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Perception & Conscience

CaptainPoke
CaptainPoke
Niveau 6
14 décembre 2016 à 21:09:03

Il est évident que la perception est différente pour chacun de nous, peu importe le pays, la région, le village ou la culture. Cette perception vient de notre conscience qui est notre être. La question que je me pose c'est que nous, le soi, avons une conscience qui est proportionnelle à notre soi, mais est-ce que le fait de se cultiver augmente notre soi, qui augmente notre conscience, qui augmente à son tour notre perception?
Je me demande si les personnes "bêtes" (désolé d'employer ce mot barbare, mais c'est court et ça défini bien la caste d'individus visée) ont conscience de leur perception. Et si ils ont conscience d'avoir conscience.
Je sais qu'ils ont une conscience maximale de leur être. Mais en se cultivant la conscience devrait augmenter, et ils devraient donc être plus "conscient". Mais ont-ils conscience qu'ils peuvent augmenter leur conscience? Et est-ce possible d'augmenter sa conscience en cultivant son être?

Désolé par avance si j'ai été brute dans mes explications et si celles-ci ont été assez confuses. Beaucoup d'interrogations me viennent à l'esprit, j'aimerai entendre vos idées à ce sujet.

Piccolo62
Piccolo62
Niveau 21
14 décembre 2016 à 23:02:34

Je sais pas trop si c'est vraiment une histoire de conscience. Enfin je veux dire que je suis pas certain qu'on puisse être plus ou moins conscient à ce niveau. On a juste conscience de choses différentes. C'est comme quand tu joues à un jeu ou que tu parles avec quelqu'un. Dans les deux cas tu es conscient, mais c'est une conscience différente.

Pour ce qui est de la perception, pas mal de modèles de la psychologie cognitive ne la distinguent pas de la mémoire. Et donc en ce sens oui, toutes tes expériences passées influencent ta perception présente.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 14 décembre 2016 à 23:16:39

Avant de tirer des plans sur la comète, tu devrais définir précisément tes termes. La conscience, c'est une capacité. On distingue traditionnellement :

  • la conscience d'accès : « je suis conscient que François Hollande est l'actuel président de la République française »
  • la conscience phénoménale : l'effet que ça fait de manger du chocolat

En te cultivant, tu es conscient de plus de choses mais ça n'augmente pas ta conscience en tant que capacité. Par exemple, on sait qu'on ne peut avoir qu'environ 5 à 9 items dans notre mémoire de travail. Tu auras beau t'exercer, si je te demande de restituer une liste de 15 mots que je te présente sur un temps assez court, tu n'y arriveras pas. D'ailleurs, il n'y a pas besoin de se cultiver pour être conscient de plus de choses. Il me suffit de me concentrer sur le battement de mon cœur ou ma respiration pour en prendre conscience.

CaptainPoke
CaptainPoke
Niveau 6
15 décembre 2016 à 18:24:44

Je ne pense pas que la conscience soit une capacité telle que la mémoire par exemple. Je vois plutôt ça comme quelque chose d’immatériel, qui ne peut pas augmenter 'seule', c'est-à-dire qu'elle dépend de beaucoup de paramètres pour pouvoir évoluer.

On est tous conscient, logique, mais est-ce que le fait de se cultiver ne nous permettrait pas d'avoir conscience d'être conscient. Les individus moins cultivés ont conscience mais n'ont peut-être pas conscience d'avoir conscience. Pour reprendre ton exemple sur avoir conscience de sa respiration, tous les individus ont conscience de respirer mais il n'y pense pas vraiment, ils n'ont pas cette logique de se concentrer pour prendre conscience de leur respiration: Ils n'ont pas conscience d'avoir conscience. Alors si ils se cultivaient, ils pourraient 'débloquer' cette sorte de seconde conscience.
Mais on en revient au point de début: Comme ils n'ont pas conscience d'avoir conscience, ils ne peuvent pas avoir conscience qu'il faut se cultiver pour pouvoir avoir cette seconde conscience. Je vois ça comme une boucle sans fin.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 15 décembre 2016 à 19:08:49

Le 15 décembre 2016 à 18:24:44 CaptainPoke a écrit :
Je ne pense pas que la conscience soit une capacité telle que la mémoire par exemple. Je vois plutôt ça comme quelque chose d’immatériel, qui ne peut pas augmenter 'seule', c'est-à-dire qu'elle dépend de beaucoup de paramètres pour pouvoir évoluer.

C'est toujours pas une définition de la conscience. On ne parle peut-être pas de la même chose, mais il faut que tu clarifies le sens des termes que tu utilises. La conscience désigne quelque chose de bien particulier en sciences et en philosophie de l'esprit. On a identifié un certain nombre de propriétés (exemple : on ne peut pas être conscient de multiples choses à la fois). Quant aux arguments de l'immatérialité, ils sont bien faibles.

On est tous conscient, logique, mais est-ce que le fait de se cultiver ne nous permettrait pas d'avoir conscience d'être conscient.

La culture te permet d'avoir conscience de X, Y ou Z. Mais en soit, le fait de savoir qu'il y a une guerre en Syrie ne te rend pas spécialement plus conscient que tu es conscient. On le voit bien avec le cogito. Lors de l'expérience de pensée, les degrés d'abstraction font qu'on questionne le fait qu'on est en train de douter, ce qui équivaut plus ou moins à être conscient qu'on est conscient. Mais ça n'a pas grand chose à voir avec la culture, c'est en fait un exercice pratique. Et il n'y a pas d'acquis, l'expérience de pensée doit être renouvelée pour accéder à ces degrés d'abstraction.

Les individus moins cultivés ont conscience mais n'ont peut-être pas conscience d'avoir conscience. Pour reprendre ton exemple sur avoir conscience de sa respiration, tous les individus ont conscience de respirer mais il n'y pense pas vraiment, ils n'ont pas cette logique de se concentrer pour prendre conscience de leur respiration:

Non. J'ai rappelé les deux distinctions classiques de la conscience (accès et phénoménale). Appliquons le cas de la respiration :

  • Si je ne suis pas en train de penser que je suis en train de respirer, alors je ne suis pas conscient de ma respiration.
  • Dans le cas conscience phénoménale, c'est moins clair. Il y a des cas où ma respiration pourrait faire partie d'une impression d'ensemble (exemple je viens de courir le 100 mètres et je suis essoufflé, mais je ne pense pas spécifiquement à ma respiration), mais il n'y a rien de systématique.
Message édité le 15 décembre 2016 à 19:10:35 par Pseudo supprimé
CaptainPoke
CaptainPoke
Niveau 6
15 décembre 2016 à 19:33:56

Ma définition personnelle de la conscience: Savoir que l'action l'on subit, que l'on soit acteur ou spectateur, est entrain de se dérouler.
Le fait de savoir que l'on marche, nous sommes spectateur car on se voit marcher, mais nous sommes acteur car nous marchons. La conscience ici est le spectateur, nous savons que nous marchons car nous nous voyons marcher.

Je parle ici de conscience interne, propre à soi-même, donc toute action extérieure ne peut pas être prise en compte. On ne peut pas être conscient de choses que l'on ne fait/subit pas. Cette conscience est évidemment en adéquation avec nos actions. On ne peut avoir conscience de plus d'actions que ce que l'on peut physiquement faire. L'esprit est concentré sur les actions que l'on fait, on ne peut pas prendre conscience d'une action que l'on ne fait pas car ça reviendrait à penser à rien et donc cette pensée ne pourrait exister.

Nous sommes tous naturellement conscient que l'on respire, c'est biologique. Notre être est toujours conscient du fait que l'on respire, mais nous ne sommes pas forcément conscient d'avoir conscience que l'on respire car ce reflex est une habitude et puis ce n'est pas l'action qui est au 'premier plan' de ta conscience. Après une course, cette action passe au premier plan car nous sommes essoufflé et nous ne pensons car respirer afin de revenir à notre état stable.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 15 décembre 2016 à 19:41:12

J'acte notre désaccord. Personnellement, je trouve ta position incohérente sur la respiration avec ta propre définition. J'irais pas plus loin vu que j'ai déjà expliqué ma position.

CaptainPoke
CaptainPoke
Niveau 6
15 décembre 2016 à 19:47:00

Je comprends ton explication et excuse mes arguments flous, j'essaye justement de clarifier mes pensées ce qui n'est pas chose évidente. Merci de tes réponses et de ton temps.

Message édité le 15 décembre 2016 à 19:48:53 par CaptainPoke
Laapetitepensee
Laapetitepensee
Niveau 5
15 décembre 2016 à 21:27:06

La conscience est toujours du passé, jamais du présent, l'on n'est conscient que de ce qui est passé.
Vous n'êtes conscients de ce que j'essaie de dire que la seconde d'après, n'est-ce pas?
Vous le comprenez un moment plus tard, vous n'êtes jamais conscients du « maintenant » vous ne le percevez pas.
La conscience fonctionne entre le passé et le futur, que le présent n'est que le passage du passé au futur. La conscience est, par conséquent, un mouvement qui va du passé au futur.
Et dans ce processus en lequel le présent n'est pas vous verrez que le mouvement du passé au futur est un processus en lequel le présent n'est pas.
Tantôt le passé est un chemin d'évasion hors du présent (lequel est probablement désagréable), tantôt le futur est un espoir situé en dehors du présent ; l'esprit est toujours absorbé dans le passé et dans le futur et rejette l'actuel.
En effet, l'esprit est conditionné par le passé, conditionné par les croyances et les nationalistes , etc., et cet esprit conditionné se projette dans le futur ; par conséquent, il n'est jamais capable de regarder un fait directement et impartialement, soit qu'il le condamne et le rejette, soit qu'il l'accepte et s'identifie à lui.
Un tel esprit est évidemment incapable de voir un fait en tant que fait.
tel est notre état de conscience, conditionné par le passé ; et notre pensée est une réaction (conditionnée)
à la provocation d'un fait ; plus vous réagissez selon le conditionnement d'une croyance, d'un passé, plus vous renforcez le passé.
Ce renforcement du passé n'est évidemment qu'un prolongement du passé lui-même, qu'il appelle futur.
L'état de notre esprit, de notre conscience, est celui d'un pendule qui va et vient entre le passé et le futur.
Telle est notre conscience ; elle ne connaît que ce mouvement de va-et vient.
Si vous l'observez très soigneusement, vous verrez que ce mouvement n'est pas continu mais qu'un intervalle se produit entre deux pensées. Bien qu'il puisse ne durer qu'une fraction infinitésimale de seconde, cet intervalle existe et a son importance dans le mouvement de va-et-vient du pendule.
Il est aisé de voir que notre pensée est conditionnée par le passé, lequel est projeté dans le futur.
Sitôt que l'on admet le passé, l'on doit aussi admettre le futur, car ces deux états dits passé et futur ne sont, en fait, qu'un seul état, qui inclut le conscient et l'inconscient, le passé collectif et le passé individuel.
Ces deux passés, en réponse au présent, émettent certaines réponses réactions, lesquelles créent la conscience individuelle.
Notre conscience appartient par conséquent au passé ; et là est tout l'arrière-plan de notre existence.
Dès que vous avez le passé, vous avez inévitablement le futur, parce que le futur n'est que la continuité d'un passé modifié, c'est-à-dire encore du passé.
Notre problème consiste donc à produire une transformation dans ce processus du passé sans créer un autre conditionnement, un autre passé.

Message édité le 15 décembre 2016 à 21:29:23 par Laapetitepensee
Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 15 décembre 2016 à 21:42:36

Le 15 décembre 2016 à 21:27:06 LaaPetitepensee a écrit :
La conscience est toujours du passé, jamais du présent, l'on n'est conscient que de ce qui est passé.
Vous n'êtes conscients de ce que j'essaie de dire que la seconde d'après, n'est-ce pas?

Pas exactement. Je ne suis pas conscient de ce que ce qui s'est vraiment passé. Je suis conscient d'une représentation de ce qui s'est passé. En gros, on vit (expériences, ressentis...) dans notre tête.

Il y a un décalage temporel entre le monde extérieur et ma représentation mentale. Mais il n'y a pas vraiment de décalage temporel entre ma représentation mentale et mon accès conscient à cette représentation mentale. Au moment où je fait l'expérience de pensée du cogito, je suis dans le présent.

Message édité le 15 décembre 2016 à 21:43:10 par Pseudo supprimé
Laapetitepensee
Laapetitepensee
Niveau 5
15 décembre 2016 à 21:44:32

La perception est comme la lucidité, c'est un état de perception qui ne comporte ni condamnation, ni identification, mais est silencieux et permet, par conséquent, de se comprendre.
Quelle que soit la chose que je veux comprendre, je dois l'observer, et non pas la critiquer ou la condamner, ou la poursuivre en tant que plaisir, ou l'éviter si elle est déplaisante.
Dans la silencieuse observation d'un fait, il n'y a aucun but à atteindre mais la perception de chaque mouvement, au fur et à mesure qu'il se produit.
Cette observation, et la compréhension qui en résulte, cessent lorsqu'il y a condamnation, identification ou justification.
L'introspection a pour but l'amélioration de soi même , c'est donc une activité égocentrique.
La lucidité ne se propose pas comme but à un perfectionnement du moi mais, au contraire, grâce à elle, le moi prend fin, le « je », avec ses caractéristiques individuelles, ses souvenirs, ses exigences et ses poursuites. L'introspection comporte une identification et une condamnation ; la lucidité, ne comportant ni l'une ni l'autre, n'entraîne aucune amélioration de soi. Il y a une grande différence entre les deux.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 15 décembre 2016 à 21:48:06

J'espère que ton message n'était pas une réponse au mien, car si c'était le cas je ne vois pas où tu veux en venir.

Message édité le 15 décembre 2016 à 21:50:09 par Pseudo supprimé
Laapetitepensee
Laapetitepensee
Niveau 5
15 décembre 2016 à 21:55:54

J'ai oublié de parler sur la perception dans mon premier message, je n'ai pas vu ton message.
pour rependre à ton message dans l’état de perception il n y a pas de décalage temporel et pas de distance ; le commencement et la fin sont un.

Laapetitepensee
Laapetitepensee
Niveau 5
15 décembre 2016 à 22:28:19

Le décalage temporel entre le monde extérieur et ma représentation mentale est l’état de conscience.
Il y a donc une très grande différence entre l'état de perception et l'expansion de soi.
Celle-ci mène à une frustration,tandis que la lucidité est un processus qui libère de l'action du moi en nous rendant conscients de tous nos mouvements intérieurs et conscients, et de ceux d'autrui.
L'homme qui veut s'améliorer ne peut jamais être lucide, car l'amélioration implique une condamnation et la réussite d'une entreprise.
La lucidité ne comporte ni refus ni acceptation.
Elle commence avec le monde extérieur, dans les contacts avec le monde extérieur, dans les contacts avec les objets, avec la nature: tout d'abord il y a une perception aiguë de ce qui est autour de nous, une sensibilité par rapport aux objets, à la nature, puis aux personnes c'est-à-dire à tout notre monde de relations, et enfin la perception des idées.
Cette lucidité, cette sensibilité en relation avec les choses, la nature, les personnes, les idées, n'est pas un assemblage de processus distincts, mais un processus unique.
C'est une constante observation de tout, de chaque pensée, de chaque sentiment, de chaque acte, au fur et à mesure qu'ils se produisent en nous.
Et comme la lucidité ne comporte pas de condamnation, elle n'accumule rien.
On ne condamne que lorsqu'on a un critérium, ce qui veut dire accumulation et, par conséquent, amélioration du moi.
Être lucide, c'est comprendre les activités du moi, du « je », dans les rapports avec les personnes, les idées et les choses.
Cette lucidité est d'instant en instant et, par conséquent, on ne peut pas s'y entraîner.
S'exercer à quelque chose, c'est en faire une habitude, et la lucidité n'est pas une habitude.
Un esprit routinier n'est pas sensitif ; un esprit qui fonctionne dans le sillon d'une action particulière est obtus, rigide, tandis que la lucidité exige de la souplesse et de la vivacité.
Et cela n'est pas difficile à avoir: c'est, en fait, ce qui vous arrive chaque fois que quelque chose vous intéresse, lorsque vous observez votre enfant, votre femme, un paysage, les arbres, les oiseaux.
Vous observez sans condamnation, sans identification, de sorte qu'en cet état il y a communion complète: l'observateur et ce qu'il observe sont en complète communion.
C'est ce qui se produit en fait, lorsque quelque chose vous intéresse profondément.
Lorsque je veux me connaître, connaître mon être entier, tout le contenu de moi-même et pas seulement une ou deux zones de ma conscience", il est évident qu'il ne doit y avoir aucune condamnation.
Car je dois m'ouvrir à chaque pensée, à chaque sentiment, à chaque humeur, à chaque refoulement ; et au fur et à mesure que cette lucidité s'élargit, il se produit une liberté de plus en plus grande par rapport aux mouvements cachés des pensées, des mobiles et des poursuites.
La lucidité est liberté ; elle engendre la liberté, elle dégage la liberté, tandis que l'introspection entretient des conflits en un processus qui se referme sur lui-même et qui contient toujours, par conséquent, une frustration et de la peur.
Lorsque vous êtes en colère, dans ce fragment de seconde d'extrême intensité de colère, de jalousie ou de joie, êtes-vous conscient d'être en colère, jaloux ou joyeux?
Ce n'est que lorsque l'expérience est passée que surgit le sujet, l'observateur distinct de l'objet del'expérience.
Au moment même de l'expérience, il n'y a ni observateur, ni objet d'observation, il n'y a qu'expérience. Mais la plupart d'entre nous ne sont pas en état d'expérience.
Nous sommes en dehors de cet état, et c'est pourquoi nous posons la question: « qui » est lucide? C'est une question mal posée.
Au moment de l'expérience, il n'existe pas une « entité » lucide face à un objet qu'elle verrait clairement ; il n'y a
qu'un état d'expérience.
Mais il est très difficile d'être dans cet état ; il y faut une souplesse, une rapidité, une sensibilité extraordinaires et qui nous font défaut, lorsque nous poursuivons un résultat, lorsque nous voulons réussir, lorsque nous avons un but en vue, lorsque nous calculons, car toutes ces actions ne créent en nous qu'un sens de frustration.
Par contre, l'homme qui n'a aucun de ces désirs, qui n'aspire à aucune réussite d'aucune sorte, est constamment en état d'expérience.
Pour lui, tout est en mouvement, tout a un sens, rien n'est vieux, rien n'est consumé, rien ne se répète,
parce que ce qui « est » n'est jamais vieux.
La provocation de la vie est toujours neuve.
C'est la réaction à la provocation qui est vieille et qui ajoute des résidus à ceux qui existent déjà, sous forme de mémoire.
Celle-ci devient l'observateur qui se sépare de la provocation, de l'expérience.
La plupart d'entre nous veulent faire un saut, commencer au loin sans se rendre compte de ce qui est tout près d'eux.
Mais sitôt que nous comprenons l'immédiat, nous voyons que la distance à franchir n'existe pas.

Message édité le 15 décembre 2016 à 22:29:38 par Laapetitepensee
foundernoob
foundernoob
Niveau 10
16 décembre 2016 à 02:11:32

C'est cool le copié-collé mais la moindre des choses est de donner la source...

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