Si nous imaginons un être connaissant, comprenant et voyant tout, la question de notre persistance après la mort n'aurait sans doute aucun sens pour lui, parce qu'au delà de notre existence actuelle, temporelle et individuelle, persistance et cessation n'auraient plus de sens et seraient des idées impossibles à distinguer.
--> Il parle de Dieu pas de toi ou moi. Il parle d'un etre qui a tout connu depuis le debut de tout qui comprend tout ce qui se passe et pourquoi ca se passe et qui a vu des milliard et es milliard de vie naitre et mourir : pour lui l'idée de vie et de mort n'ont pas le meme sens.
En conséquence, ni l'idée de destruction ni celle de persistance ne trouveraient leur application à notre être réel et vrai ou à la chose en soi se représentant dans notre phénomène, vu que ceux-ci sont empruntés au temps, qui est seulement la forme du phénomène. En attendant, nous pouvons nous imaginer l'indestructibilité de ce noyau de notre phénomène comme une simple continuation de celui-ci, et, il faut l'ajouter, conformément au schéma de la matière, qui, à travers toutes les modifications de ses formes, se maintient dans le temps.
--> Nous sommes piégés dans une representation du monde qui donne trop d'importance au temps : c'est normal d'ici 10-20 60 voir 100 ans nous allons mourir. Si tu veux te rapprocher de la verité universelle tu devrais essayer de fermer les yeux et imaginer que le temps et ses effets n'ont pas d'importance. te mettre au dessus de ca. Quand tu te place au dela du temps tu te rend compte que la vie et la mort ne sont que des appellations que l'ont donne à la matière par rapport au temps. Tout du moins c'est la sa thèse.
Il me semble que schoppenhauer avait beaucoup lu de boudhisme. Il a été influencé par les idée de reincarnation ou tout du moins de persistance de la matière. Il me semble qu'il réfère à ca dans la suite du texte : "la matière, qui, à travers toutes les modifications de ses formes, se maintient dans le temps."
Il ne faut pas voir une vie qui meurt mais plutot une vie devenir poussiere, revenir à la terre, et cette meme terre donnait naissance à une plante (par exemple)