Plop à toi !
Au contraire, quand on regarde de près, ton existence est indispensable : si tu n'étais pas là, des tas de personnes ne t'auraient pas rencontré, et leur vie en aurait été différente. Comme dit Pascal : « le nez de Clépoâtre, s'il eût été plus court, la face du monde en eût été changée ».
Si la forme d'un nez a pu changer l'histoire, imagine, toit, individu dans sa totalité, comment tu changes l'histoire.
Certes, tu ne laisseras peut-être pas un souvenir de toi impérissable après ta mort (et encore, ça, on n'en sait encore rien : personne, pas même lui, n'aurait pu prédire qu'Einstein allait changer le monde, quand il avait 8 ans ! Einstein a grandi dans l'anonymat, comme tout enfant huamin. Si ça se trouve, tu es le prochain Newton, mais personne ne le sait encore !), mais la chaîne des relations et des rencontres fait que tu influences, à ton échelle, le monde.
Chacun est indispensable : même les plus humbles. Si personne ne produisait de nourriture, Sir Newton, Kepler, Conan Doyle et Jules Verne n'auraient pas pu se nourrir le corps ni l'esprit. Et sans lecteurs, pas d'auteur, puisqu'on écrit pour être lu. Le plus important, est-ce l'auteur ou les lecteurs ? 
Bref, on laisse une trace, aussi minime soit-elle, même si personne ne s'en souvient.
Mais, et c'est là que je suis d'accord : l'être humain est faible à l'échelle de l'Univers.
Aussi, et tout d'abord, Si l'Univers est indifférent à l'être humain (indifférent à tout, d'ailleurs, - à moins que ceux qui croient en une conscience cosmique aient raison en fi de compte.), pourquoi devrions-nous, nous pauvres humains, nous tourmenter à son propos.On devrait plutôt se ficher de l'avis de l'Univers - et ce d'autant plus qu'il n'en a pas, n'a même pas la faculté d'en avoir.
Pour finir, la noblesse de la philosophie est exprimé par Pascal d'une manière telle que je ne pourrais dire mieux :
« Je puis bien concevoir un homme sans mains, pieds, tête (car ce n’est que l’expérience qui nous apprend que la tête est plus nécessaire que les pieds). Mais je ne puis concevoir l’homme sans pensée : ce serait une pierre ou une brute. Penser fait la grandeur de l’homme.
L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers tout entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il nous faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale.
Roseau pensant. Ce n’est point de l’espace que je dois chercher ma dignité, mais c’est du règlement de ma pensée. Je n’aurai pas d’avantage en possédant des terres : par l’espace, l’univers me comprend et m’engloutit comme un point ; par la pensée, je le comprends. »
Pensée S230 -(édition Sellier).