Marx et Hegel ont un point de vue assez intéressant sur le sujet, d'après moi.
Hegel défend un déterminisme historique, donc sur le plan collectif mais défend également un libre-arbitre sur le plan individuel. Cela me semble intéressant d'analyser sa pensée dans le sens où l'on a tendance à opposer déterminer et libre-arbitre/liberté (bien que ce ne soit pas exactement la même chose). Il défend le libre-arbitre dans Propédeutique philosophique, notamment.
Marx est encore plus subtil sur ce point à mon sens puisqu'il défend évidemment un déterminisme historique mais pense que le libre-arbitre n'est qu'une fiction dans le sens où pour faire très court, l'homme n'est que « produit » de la société dans laquelle il s'inscrit et dont les différents rapports de productions le façonnent. « C'est leur être social qui détermine leur conscience », et non l'inverse. En revanche, il est possible de prendre conscience de cette influence et de se libérer plus ou moins de ce conditionnement, dans l'optique d'une révolution et la fin du capitalisme, par exemple. Encore que cela peut être aussi discuté puisque la fin du capitalisme est lui-même prévu et est la finalité en quelque sorte de l'Histoire, auquel se substituera le communisme universel. Le libre-arbitre est alors remis en question, encore une fois.
Sinon Spinoza, comme l'a évoqué mon VDD.