Bonsoir, j'ai une explication de texte sur un texte de Freud. Qqun pour m'aider à formuler une these please ? 
Ce qu’on appelle bonheur au sens le plus strict découle de la satisfaction plutôt subite de besoins fortement mis en stase (1) et, d’après sa nature, n’est possible que comme phénomène épisodique. Toute persistance d’une situation désirée par le principe de plaisir ne donne qu’un sentiment d’aise assez tiède ; nos dispositifs sont tels que nous ne pouvons jouir intensément que de ce qui est contraste, et ne pouvons jouir que très peu de ce qui est état. Ainsi donc nos possibilités de bonheur sont limitées déjà par notre constitution. Il y a beaucoup moins de difficultés à faire l’expérience du malheur. La souffrance menace de trois côtés, en provenance du corps propre qui, voué à la déchéance et à la dissolution, ne peut même pas se passer de la douleur et de l’angoisse comme signaux d’alarme, en provenance du monde extérieur qui peut faire rage contre nous avec des forces surpuissantes, inexorables et destructrices, et finalement à partir des relations avec d’autres hommes. La souffrance issue de cette source, nous la ressentons peut-être plus douloureusement que toute autre ; nous sommes enclins à voir en elle un ingrédient en quelque sorte superflu, même si, en termes de destin, elle n’est peut-être bien pas moins inéluctable que la souffrance d’une autre provenance.
Rien d’étonnant à ce que, sous la pression de ces possibilités de souffrance, les hommes n’aient cessé de modérer leur prétention au bonheur, (…) à ce qu’on s’estime déjà heureux de s’être sauvé du malheur, d’avoir échappé à la souffrance, à ce que, de façon tout à fait générale, la tâche de l’évitement de la souffrance repousse à l’arrière-plan celle du gain de plaisir. La réflexion enseigne que l’on peut tenter de résoudre cette tâche par des voies très diverses ; toutes ces voies ont été recommandées par les différentes écoles de sagesse et empruntées par les hommes.