Concrètement, il me semble que, puisqu'on parle de libre arbitre, on parle d'une qualité: la possibilité que notre comportement ne soit pas déterminé, ou autrement dit, qu'il soit déterminé par nous-même.
Je ne vais même aller voir du côté de la biologie ou des lois physiques - je pense qu'il n'y en a pas besoin.
Le libre arbitre me semble ne pouvoir être postulé que chez l'être humain, étant donné que, jusqu'à preuve du contraire, lui seul possède la capacité de réflexion (penser sa pensée), donc d'opérer un retour sur lui-même.
Sans parler du processus computationnel opéré dans le cerveau, ni des aspects probabilistes/chaotiques, il a été largement démontré que l'homme est sujet à des influences de tous types, en permanence.
De plus, sa capacité attentionnelle ne lui permet pas de faire attention à tous les éléments au sein d'une scène au même moment, encore moins aux éléments maîtres de la causalité des éléments de la scène.
On peut y rajouter le fait qu'une scène écologique n'est que très exceptionnellement non-dynamique.
Et enfin que nombre des influences sont dites "inconscientes" (voir les expériences en marketing, économie comportementale, neuroéconomie, etc.)
Concernant la mécanique quantique: le probabilisme de la loi du chaos spécifie que, du fait de la flèche du temps, le déterminisme n'est possible qu'a posteriori.
A l'échelle humaine, il se passe la même chose niveau computationnel (au niveau de la circulation des molécules et hormones qui, par exemple, déterminent la possibilité d'apprendre/non un événement jugé important/non.)