J'aurais une théorie en lien avec le scepticisme.
Étant donné qu'il y a une grande différence naturelle entre la façon qu'ont les hommes en général et les femmes en général de penser, l'admission sociale du doute ne peut-il pas être une manière de cultiver le lien intellectuel entre les hommes et les femmes ? Autrement dit, ceux qui combattent l'admission sociale du doute ne peuvent-ils pas rechercher une séparation intellectuelle entre les hommes et les femmes ? Si oui, pourquoi ?
Dans ce cas, le développement de la pensée humaine n'est-il pas conséquent à la misère du couple ?
Si oui, le scepticisme ne pourrait-il pas être une manière de cultiver cette misère du couple dans le but d'obliger le développement de la pensée humaine ?
Sauf qu'étant donné le caractère nécessairement intègre de la recherche de la vérité, qui est obligatoire au perfectionnement des mécanismes mentaux et donc, à la concrétisation du développement de la pensée humaine, le scepticisme ne renferme-t-il pas aussi une part d'illégitime lorsqu'il cherche à confronter une certaine facilité à vivre ?
Autrement dit, ne devrions-nous pas chercher plutôt une sorte de liberté de pensée, complète, honnête et utile à l'humanité, plutôt qu'un cheminement philosophique à développer et à partager aux autres ?
Ne devrions-nous pas comprendre que ce qui compte vraiment n'est pas notre compréhension de la réalité, mais le travail réel et concret que ce travail permet d'accomplir ?
Un travail intellectuel a-t-il un sens en dehors du travail qu'il permet d'accomplir ?
N'est-il pas là un tort important de la rationalisation sociale que de ne pas accorder d'importance à notre développement social en recherchant simplement le plus grand éventail intellectuel possible ? Pouvons-nous vraiment agir avec suffisance comme cela ?
Ne sommes-nous pas fous de répondre aux problèmes les plus importants pour cultiver une permanence de l'esprit dans l'espoir que celle-ci conduira à un éventail intellectuel nouveau et suffisant, sans nous préoccuper suffisamment de ce que nous faisons vraiment ?
L'avenir est-il davantage dépendant de nos travaux concrets ou intellectuels ?
Le fait d'être sceptique n'est-il pas, aussi, une manière de se détourner des travaux concrets pour cultiver une idée agréable de perfectionnement intellectuelle ?
Quels sont les plus importants problèmes actuels de notre société ?