Pour avoir croisé des étudiants venant de milieu social "élevé" qui étaient bêtes comme leur pied (et je parle pas de leur comportement mais bel et bien de problème de compréhension réel sur des sujets simples expliqués par un prof par exemple) et à l'inverse des étudiants brillants qui venaient d'un milieu très défavorisé, je pense qu'il 'y a pas trop de doute à avoir sur l’importance du matériel génétique dans l'intelligence.
Maintenant on ne peut pas nier non plus l'importance de l'acquis. Un enfant qui sera dans un milieu social favorable avec des parents qui utilisent un vocabulaire riche aura forcement plus de faculté d'abstraction qu'un enfant qui est élevé dans des conditions moins favorable avec des parents utilisant peu de mot de vocabulaire. J'ai déjà lu des études de sociologie qui montrent que le nombre de mot de vocabulaires peut varier du simple au quintuple d'une famille à l'autre. L'école ne permet pas toujours de compenser ça. Et évidement ça joue un rôle crucial dans la construction de la pensée.
Et je parle mêmes pas des conditions sociales difficiles ou de certains traumatisme qui peuvent également être un frein. On pourrait également parler des facteur purement biologique. Des infections, des maladies, etc... tout ça ça peut gêner le développement du cerveau.
Les deux sont importants. Inné et acquis. Il me paraît très difficile de mesurer selon quelle part.
Mais quand je parle de matériel génétique, c'est quelque chose très complexe évidement. Y a pas un gène responsable de l'intelligence. C'est un mélange très complexe d'une multitude de caractères. Et des parents intelligents peuvent pondre des gosses stupides et inversement, c'est tout à fait possible, il y a énormément de variabilité.
Message édité le 26 mars 2015 à 00:39:57 par Antadriel