CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

l'impartialité en Histoire

Farglory55
Farglory55
Niveau 9
08 décembre 2021 à 22:43:33

«l'impartialité a toujours été considéré comme la qualité la plus essentielle d'un historiens. Tous, depuis Tacite, assurent qu'ils sont impartiaux. En réalité l'écrivain voit les événements comme le peintre un paysage, c'est-à-dire avec son tempérament, son caractère et l'âme de sa race. Plusieurs artistes, placés devant un même paysage, le traduiront nécessairement d'une façon différente. Les uns mettront en valeur des détails négligés par d'autres. Chaque reproduction sera ainsi une oeuvre personnelle, c'est-à-dire interprété par une certaine forme de sensibilité.
Il en est de même pour l'écrivain. On ne peut donc pas plus parler de l'impartialité d'un historiens que de celle d'un peintre.

Sans doute l'historien peut se borner à reproduire des documents, et c'est la tendance actuelle. Mais ces documents, pour les époques peu éloignés de la nôtre, la Révolution française par exemple, étant tellement abondants qu'une vie d'hommes ne suffirait pas à les parcourir, il faut bien se résigner à choisir.

D'une façon consciente quelquefois, inconsciente le plus souvent, l'auteur sélectionne nécessairement les matériaux répondant le mieux à ses opinions politiques, religieuse et morales. Il est donc impossible à moins de se contenter de simples chronologie résumant chaque événement dans une ligne et une date, de produire un livre d'histoire impartial. Aucun auteur ne saurait l'être et il n'est pas à regretter qu'aucun ne l'ait été. La prétention d'impartialité, très répandu aujourd'hui, conduits à ces œuvres plates, grises et prodigieusement ennuyeuses qui rendent complètement impossible la compréhension d'une époque.»

extrait de : "La Révolution française et la psychologie des révolutions" de Gustave Le Bon

ChebeccaRambers
ChebeccaRambers
Niveau 31
09 décembre 2021 à 19:16:05

On parle souvent de l'objectivité et, en effet, il est impossible de l'atteindre.
Toutefois, il faut y tendre et c'est là tout le coeur de la démarche scientifique. Il faut courir derrière elle même si elle sera toujours devant. Cela oblige à avoir recours à l'intégrité, l'honnêteté intellectuelle, de savoir ce qu'on aurait pu mieux faire, ce que l'on sait mieux et ce que l'on sait moins.
Bien plus encore, réinterroger ce qu'on croit savoir mieux.

Cependant, il y aurait peut-être deux autres choses qu'il faille prendre en considération.
La première, c'est évidemment l'anachronisme. A savoir interpréter des choses du passé, des sentiments, des idées, des pratiques avec les yeux d''individu du XXIe siècle.
La seconde, c'est de ne pas oublier que nous sommes une espèce à l'intelligence limitée. Que notre cerveau obéit à des lois qui obligent à synthétiser pour être comprises, à réduire par facilité et convenance, à catégoriser pour mieux comprendre. Je crois qu'on aborde pas ou peu ce point essentiel.

Les 20 premières minutes de cette vidéo sont très intéressantes en ce sens : https://www.youtube.com/wom/watch?v=NNnIGh9g6fA&t=1292s

Catégoriser, c'est ce que l'ont fait partout, y compris dans l'éducation et l'écriture du savoir.
C'est notre limite intrinsèque et il faut en avoir conscience.

A la subjectivité, j'ajouterai donc cette limite probablement biologique.

Tiens, un petit passage du Tombeau d'Achille de Vincent Delecroix où on peut remplacer "Achille" par "le Mythe".
Comment tendre vers l'objectivité sans jamais pouvoir l'atteindre, parce qu'on est prisonnier de notre mythe.

Le casque d'Achille est trop grand pour certaines têtes. Il leur tombe sur les yeux mais la bêtise tient d'abord de vouloir s'en coiffer, il n'est fait que pour une seule tête. Pourtant la dispute pour les armes d'Achille qui, aussitôt après sa mort; opposa fameusement Ulysse et Ajax se poursuit de siècle en siècle. La littérature ou l'histoire fournit le champ d'une querelle où l'on se bat parfois comme des chiffonniers pour savoir qui en est digne. C'est à qui usera du plus de ruse, d'art ou de fourberie pour se saisir de ce que pourtant ne pourra manier. Mais la bêtise tient aussi à l'oubli que le temps a passé. L'immédiat châtiment de cet aveuglement est de mettre sur la scène de l'histoire des personnages qui sont déjà de leurs vivants anachroniques. Ils ne savent pas qu'Achille est derrière eux ou bien devant, qu'il court et se métamorphose dans cette course. Comment se blottir dans l'ombre d'un coureur ? Il faut courir à côté de lui. Sans doute parce qu'il appartient à un monde auquel Homère est encore le grand instructeur. Alexandre, en pleurant de dépit, sait qui il est. Il ne veut pas être Achille mais être dans son temps ce qu'Achille fut dans le sien. Il ne veut pas de ses armes, il veut sont inextinguible soif d'excellence, il veut la course d'Achille. Mais à ce jeu, Achille sera toujours devant tout le monde. Napoléon suit César, César suit Alexandre, Alexandre suit Achille. Et Achille ? Il court.

https://image.noelshack.com/fichiers/2021/43/4/1635449292-troie-achille-regard.png

Ces personnages de l'Histoire voient le monde en leur temps par ce qu'ils ont appris des légendes, des mythes qui nourrissent leur perception du monde. Achille est le reflet de la subjectivité de ces personnages qui ne peuvent s'extraire de leurs croyances dans l'identification qu'ils se font d'eux-mêmes avec la personne du héros grec. Alexandre, César ou Napoléon courent pour être l'Achille de leur temps, mais ils imitent un modèle mythique dont ils ne s'extrairont jamais. Leur perception du monde est déjà construite à travers leur éducation juvénile.

ARCOB91
ARCOB91
Niveau 20
10 décembre 2021 à 08:50:19

Oui, Chebecca,
Achille court. Il court. Il court après deux concepts, deux entités :la gloire dont il sait lui-même qu'il l'obtiendra, parce que prédite par les dieux, et l'amour de Briséis. Il le cherchait. On ne sait s'il l'obtint vraiment.
L'objectivité serait-elle comme l'amour de Briséis? impossible à atteindre?
L'impartialité ne ressemble pas à l"objectivité. Elle consiste à ne pas prendre parti.La réalité nous rappelle à l'ordre souvent, nous oblige à ne plus être impartial.
partagez l' opinion de Farglory

La prétention d'impartialité, très répandu aujourd'hui, conduits à ces œuvres plates, grises et >prodigieusement ennuyeuses qui rendent complètement impossible la compréhension d'une époque.»

La diversité nous enrichit.
Sincères salutations https://image.noelshack.com/fichiers/2021/49/5/1639122326-1kgx-2.png

Sous forums
  • Métiers & Orientation
  • Histoire
  • Cours et Devoirs
  • Politique
  • Environnement & Nature
  • Philosophie