C'est un sujet complexe et d'autant plus sur un personnage que ce genre de problématique que si elle portait sur un lieu de mémoire et d'histoire. Tu dois bien définir ce qu'est la mémoire et sa particularité par rapport à l'histoire qui ne sont pas la même chose. C'est d'ailleurs tout l'enjeu de ton sujet. A savoir, que la mémoire est une représentation collective déformée et héritée en perpétuel mouvement souvent éprise de passion et d'affects. C'est le pendant ardent de l'histoire en ce sens qu'elle est l'histoire pensée par l'humain dans sa chair, subjective.
Je pense que lire les mémoires de Höss est important pour ton exposé car c'est sa façon de s'expliquer, de s'extirper, et il est possible de la confronter d'une manière plus large aux nazis fonctionnaires des industries de la mort. Il faudrait peut-être la mettre en relation avec les écrits novateurs de Christian Ingrao sur l'enrôlement de juristes, d'intellectuels, de militaires de carrière, de fonctionnaires au service de la destruction dans on ouvrage : Croire et détruire : les intellectuels dans la machine de guerre SS.
Höss n'a pas une carrière intellectuelle à ce qu'il me semble mais c'est un homme typique séduit par le nazisme : militaire de carrière qui a servi durant la PGM, qui a subi comme nombre d'Allemands la sévérité du Traité de Versailles, la révolution rouge du pays (il a été emprisonné pour le meurtre d'un militant communiste en 1924).
Message édité le 03 mai 2018 à 17:07:19 par Dark_Bisou