Globalement, Napoléon fait en sortes d'affaiblir son aile droite pour que la moitié des forces coalisés retranchées sur Pratzen viennent fondre sur cette même aile droite. Ceci va fonctionner et va donc affaiblir considérablement le centre des coalisés que le maréchal Soult va enfoncer, coupant ainsi l'armée russe en deux parties. Soult va, par la suite, profiter du vide crée pour manœuvrer sur les arrières et le flanc des masses venues attaquer l'aile droite française. Davout va attaquer de front à partir de cette aile droite française. Les colonnes russes, attaquées de front, de flanc et sur les arrières, se rendent les unes après les autres. Le chiffre des 20 000 prisonniers austro-russes ne me semble pas exagéré. Dans le même temps, Murat et Lannes repoussent frontalement le reste des troupes coalisés.
L'histoire des étangs gelés, c'est n'importe quoi, c'était peu profond et personne ne pouvait s'y noyer.
Austerlitz est une très jolie manœuvre tactique qui aboutit à une victoire française décisive. Elle pousse les russes à se retirer pour une année et l'empereur autrichien à traiter avec Napoléon : le traité de Presbourg. Austerlitz met définitivement fin au saint empire germanique qui ne sera pas reconduit après 1815 mais remplacé par une confédération germanique plus démocratique et donc certainement influencée par les révolutionnaires français.
Après il est vrai qu'on peut être lassé d'entendre toujours "Austerlitz" comme victoire "connue" de Bonaparte. De jolies victoires comme Rivoli (8000 prisonniers pour la bataille et 100 000 pour toute la campagne), Ulm (50 000 ennemis tués, blessés et surtout prisonniers dont 25 000 capturés directement dans la place), Iéna (20 000 prisonniers pour la bataille et 140 000 au total pour toute la campagne!), Friedland (l'armée russe en déroute et cinq ans de paix avec la Russie) mériteraient d'être associées également au personnage.