Le 14 décembre 2014 à 21:43:35 -Bonapartiste- a écrit :
La quantité de travail et aussi d'implication dans le travail... Au lycée on te balance deux trois dates et événements qui constituent un socle commun à tous, à la FAC on va surtout chercher à comprendre des mécanismes qui lie les faits et les différents contextes suivant les époques.
On ne te tient pas par la main, on estime que tu as déja une certaine culture historique globale et on va chercher à la préciser, d'ailleurs tu dois par toi même beaucoup lire et chercher à agrandir cette vision que tu as de l'Histoire.
Pour l'organisation et le travail, tu dois évidemment être assidus au cours et chercher à les approfondir en travaillant chez toi et en te documentant... L'essentiel du temps est là. Les exposés dans les TD te motiveront à te pencher sur des sujets précis, et les TD en général viennent compléter les CM que les prof's te balancent. 
S'il te plait, qu'on arrête avec cette angélisation du cursus universitaire de premier cycle! Et par Teutatès, si les pauvres étudiants fraichement sortis du Secondaire avait une "certaine culture historique globale", ça se saurait! Ce n'est ni une condition pour intégrer la faculté ni une autre pour réussir!
N'importe quel glandu peut arriver et réussir, à condition - et je t'accorde ce point - d'être autonome et "assidus" (en bref, torche les CM et tu réussis tes exams).
Le système universitaire français s'inscrit dans la droite lignée de l'enseignement secondaire: CM & TD. On t'assiste et te formate pour correspondre au moule académique. Seul la méthode est plus adaptée, concentrée, à la spécificité de la discipline. En fac, on part simplement du constat que ton apprentissage précédent est une aberration intellectuelle, donc on te reformate à coup de "commentaire de document", "dissertation" et "synthèse de documents/composition".
Cela dit, une donnée est importante avant d'entrer à la fac: avoir un plan de formation menant à un métier.
Si tu penses prendre le temps pour la trouver, tu vas droit dans un mur et une désillusion douloureuse.
Licence et Master doivent te servir à "maturiser" ce plan.
Etudier l'Histoire en Licence te mène à quoi:
- une continuité dans l'enseignement (Master MEEF & Masters Recherche)
- une alternative dans les métiers du patrimoine (Master Archives [imprimées, audiovisuelles et sonores], Bibliothèques patrimoniales)
- une réorientation dans le milieu du journalisme (écoles niveau Master avec entrée par concours)
- une ouverture généraliste de culture pour des bases dans la candidature aux concours des corps du Service public ( = devenir fonctionnaire d'Etat ou de Collectivité territoriale )
Si tu n'as pas déjà réfléchi à ces orientations et/ou qu'aucune d'entre elles ne correspond à tes goûts, tu perdras ton temps.
L'université ( et ce, quelques soient les facs) ne forme pas à un métier. L'université ne professionnalise personne. Elle ne formate même pas convenablement aux concours de la Fonction Publique!
Je suis étudiant en Master 2 Histoire. Si je critique l'angélisation de la discipline, je tiens tout de même à signaler que je ne tends pas non plus à la diaboliser. Je statue - certes, avec franchise - simplement sur la réalité du système universitaire français qui est catastrophique.
Si l'Histoire - en tant que discipline - te passionne (donc si tu n'y vois qu'une dimension ludique à ta culture personnelle), deux possibilités:
- Tu changes de voie pour te former à un métier (avec un job à la clé!) et tu profites des superbes collections du merveilleux réseau de bibliothèques publiques réparties dans la France entière (universitaires, municipales, à vocation régionale, nationales)
- Tu vas voir dans les pays étrangers et les grandes universités: Angleterre, Allemagne, USA, Canada, Scandinavie. Tu douilles (casques/paies/dépenses/saignes) mais au moins, on éveille réellement ton esprit critique (sans oublier que l'avenir n'est pas ici...)