Bonjour, bonsoir, ceci est un recueil de poésie en progression,
j'apprécie le mètre mais j'ai encore du mal à en saisir toutes les subtilités.
Je n'ai qu'un texte à poster pour le moment, pourtant il me semble crucial de l'exposer ici,
La raison est la suivante, je doute énormément sur la manière de composer mes images, et je préfère avoir un retour alors que mon style possède encore une certaine volatilité.
Je vous remercie d'avance pour les potentiels retours,
I. Finis Aetatis.
Dans les cendres du monde, un vieillard pathétique
s’avance en titubant, le doigt pointé au loin
d’étranges psaumes d’une ferveur fanatique,
martèlent hardiment la ténèbre qui l’oint.
Les héros, familiers de l’antique antienne,
d’une corde rêche préviennent au danger.
Le mystérieux chant qu’entonnent les sirènes,
offre le paradis d’un amas de rocher.
Aussi, rien ne demeure à l’endroit qu’il désigne,
haïssable promesse où l’on espère en vain !
À sa gauche s’anime une flamme maligne,
le Désir tyrannique, infâme séraphin.
Pourtant, l’ombre vétuste, avant que d’être épave,
dérobait en idole, les folles ovations.
Tandis que de l’Histoire il crût faire un esclave,
vif, le fouet cingla sur la Création.
Qu’elle embrase l’orgueil, la singulière image,
en se faisant l’écho de la mythique tour.
De la force des dieux, de la pensée des sages,
un oubli besogneux condamne le labour.
Comme le chevalier empêtré dans la quête,
n’a de cesse d'escompter du ressort théâtral,
d’un insolent espoir abordons la défaite,
convaincu d’y trahir la courbure du Graal.
Faut-il rire, pleurer, de l’odieux naufrage,
du savant capitaine, de l’infâme vaisseau ?
Ils s’abandonnent aux flots dont ils étaient otages,
Qu’on ose le railler, ce hardi matelot !
Car parmi les décombres que le Soleil habille, où surnagent les chimères en fécondes ondées,
qui ne peut déceler un sien fragment du Rêve, dans les nombreux lambeaux que la mer éparpille ?