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Topic Les retrouvailles

Sujet : Les retrouvailles

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elina-
elina-
MP
26 mars 2020 à 21:58:19

Les retrouvailles

- Nous avons enfin retrouvé la trace de votre fille, annonça le policier d’un ton confiant au couple qu’il avait en face de lui.

Cette annonce eut comme l’effet d’une bombe sur les deux époux. Monsieur et Madame Hestia se regardèrent dans les yeux, étouffés par l’inquiétude.

- Elle… elle est… vivante ? se risqua à demander le mari d’un ton farouche, comme s’il avait juré.

Cela faisait plusieurs mois que l’enquête avait démarré et l’équipe qui travaillait dessus avait eu bien du mal à progresser sur l’affaire. Dans le bureau où se trouvaient l’agent de police et les deux convoqués, des piles de dossiers et différents documents s’étaient accumulés un peu partout dans la pièce. Sur un tableau, au feutre Velleda, étaient inscrits des noms ainsi que des numéros de téléphones barrés. Juste à côté, un plan de la ville était épinglé sur le mur et une ligne avait était dessinée afin de représenter une trajectoire entre différents lieux. On voyait bien que l’affaire avait été un véritable casse-tête pour le commissariat et que les membres qui avaient travaillé dessus durant tout ce temps avaient redoublé d’efforts en restant à l’affût de la moindre piste, du moindre indice, du moindre doute. Ils avaient passé plusieurs jours à questionner l’entourage et à éplucher les différents témoignages qu’ils avaient recueillis et ils n’avaient pas compté les heures passées à regarder les enregistrements des caméras de surveillance où l’on avait aperçu la jeune femme pour la dernière fois. Sans parler de ses affaires personnelles, son téléphone, son ordinateur, ses mails ou encore les sites qu’elle avait l’habitude de fréquenter. Une lutte acharnée de tout instant qui avait finalement porté ses fruits.

- Oui, votre fille est vivante, reprit l’agent.

Sonnés par la nouvelle, Monsieur et Madame Hestia se mirent à dévisager le policier avec la plus grande attention. Un calme étouffant régnait dans la pièce.

- Et… elle va bien, n’est-ce pas ? demanda à son tour la mère, redoutant la réponse.

Leur fille portée disparue, les parents avaient tout fait pour essayer de contacter un maximum de personnes de leur côté. Ils avaient appelé d’autres membres de la famille, des amis de leur fille, et même de simples connaissances. A court de possibilités, ils avaient dressé une liste des hôpitaux et des cliniques de la région qu’ils avaient douloureusement appelé, avec à chaque fois l’effroi et la crainte d’entendre ce qu’ils redoutaient. Mais rien. Tous les jours, ils appelaient leurs proches pour les tenir au courant de ce qu’ils avaient fait ou des personnes qu’ils avaient contactées. De leur côté, les amis de leur fille prenaient régulièrement des nouvelles, faisant du mieux qu’ils pouvaient pour les aider. La peur s’était répandue comme la peste et avait peu à peu contaminé tout l’entourage de la jeune femme. Dans la panique générale et le chaos le plus total, les époux Hestia avaient même fait la connaissance de certains amis de leur fille dont ils n’avaient jamais entendu parlé auparavant. L’affaire avait fini par réunir tant de monde et les découvertes à son sujet étaient devenues tellement rares et précieuses que la chasse aux informations s’était transformée en une véritable chasse au trésor. Et pourtant, des semaines entières s’étaient écoulées sans que les choses n’évoluent réellement. Le père et la mère ne savaient plus quoi faire. Tous ensemble, famille et amis avaient remué ciel et terre, mais sans succès. Épuises de s’investir corps et âme dans toute cette misère, les parents avaient malgré tout préféré continuer d’essayer encore et encore plutôt que d’être livrés à eux-mêmes, plutôt que de se rapprocher du néant un peu plus chaque jour. Mais ce qu’ils redoutaient tant finit par arriver. Une fois toutes les pistes explorées, ils se retrouvèrent en tête-à-tête avec leurs propres pensées et c’est là que l’horreur commença vraiment : l’inoccupation et l’inactivité leur laissaient tout le temps qu’il leur fallait pour se représenter le pire. Complètement perdus et désemparés, ils avaient alors commencé à imaginer des situations plus macabres les unes que les autres. Nombreuses étaient les nuits qu’ils avaient passées à se torturer l’esprit et à imaginer les scénarios les plus infâmes. La jeune femme n’avait laissé aucune trace. Elle s’était comme volatilisée. Ils n’avaient aucune idée de l’endroit où elle pouvait se trouver, avec qui, et dans quelles conditions. Et eux, pendant ce temps-là, pendant un temps qui s’écoulait amèrement, eux, étaient prisonniers de leur imagination. Et puis, finalement, dans leur désespoir le plus profond, un nouveau cap fut franchi : ils commencèrent à se dire qu’ils préfèreraient l’annonce d’une mauvaise nouvelle plutôt que d’être condamnés à une attente à perpétuité. Ils seraient prêts à y faire face. Ils avaient, quelque part, commencé à en accepter l’éventualité. Ils avaient même commencé à considérer le décès de leur fille comme le moyen d’avoir un dernier contact avec elle. Comme si le deuil leur permettrait de lui dire au revoir. Une fin triste et malheureuse, mais une fin qui restait largement préférable au doute, à l’incertitude et à l’ignorance. Ils se rendirent alors à la morgue avec la plus grande désolation. Mais, là encore, rien. Même la mort n’avait pas voulu d’eux.

Et aujourd’hui, ils étaient là, ensemble, réunis avec cet homme qui leur annonçait finalement une bonne nouvelle.

Les deux époux échangèrent un regard, rassurés mais encore inquiets à propos de l’ultime réponse qu’ils attendaient.

- Elle va bien, répondit l’agent avec un léger hochement de tête.

« Elle va bien ». Ces trois mots suffirent à redonner vie aux parents qui s’étaient comme figés depuis le début de cette entrevue. Comme si le flic les avait privé d’oxygène et qu’il leur redonnait enfin un peu de quoi respirer.

Soulagés d’avoir enfin des réponses à leurs questions, le couple sentit une joie intérieure les envahir. Encore sous le choc de ce qu’ils venaient de vivre, ils se sentaient tiraillés entre l’euphorie de la bonne nouvelle et l’affolement de ces dernières semaines, mais une joie calme et masquée prenait malgré tout le dessus. Cela faisait des jours, des semaines, des mois qu’ils avaient attendus ce moment. Et leur patience, leur force, leur courage allaient enfin être récompensés.

Comme pour accompagner la bonne nouvelle, des rayons de soleil s’immisçaient au travers de la fenêtre, rendant la pièce plus tiède et plus chaleureuse.

- Quand pourra-t-on la revoir ? demanda Madame Hestia, à la fois nerveuse et excitée par la nouvelle.

Le couple n’avait pas arrêté de compter les jours qui les séparaient de la dernière fois où ils avaient vu leur fille. Mais aujourd’hui, ce cauchemar allait enfin s’arrêter. Le père et la mère allaient enfin pouvoir crier victoire. Et cette fois, leurs angoisses, leur chagrin et leur désespoir allaient disparaître. Leurs retrouvailles mettraient un point final à toute l’horreur qu’ils avaient vécue au cours de ces dernières semaines. Les parents repensèrent soudainement à toutes les atrocités auxquelles ils avaient dû faire face. Mais peu leur importait tout ce qu’ils avaient dû traverser pour en arriver là : l’effroi touchait enfin à sa fin et la délivrance n’était plus très loin. Juste là, à quelques instants de tout savoir, de tout comprendre, de tout accepter... et de se revoir. Le père s’imaginait déjà prendre sa fille dans ses bras et la protéger de tout, comme un rempart entre elle et le monde extérieur. La mère triompha à l’idée qu’elle puisse enfin revoir le sourire de son enfant, et sentir sa tendresse et son affection qu’elle avait cru avoir perdu pour toujours. En se retrouvant après tant d’épreuves, ils courraient mutuellement les uns vers les autres pour se prendre tous les trois dans les bras, et la famille serait réunie de nouveau, comme avant. Des retrouvailles heureuses, comme dans les films. Puis ils reprendraient leur petite vie paisible d’avant, comme si rien de tout ça n’était jamais arrivé. Plus rien n’aurait d’importance, pas même la peur, la colère, la tristesse ni même l’incompréhension par lesquelles ils étaient passés : tout et n’importe quoi tant qu’ils la reverraient. Tout et n’importe quoi tant qu’ils pourraient enfin mettre un terme à cette situation.

Un court silence s’était installé avant que la conversation ne reprenne.

- Il s’agit d’une disparition volontaire, répondit calmement le policier. Vous ne la reverrez pas.

Message édité le 26 mars 2020 à 21:59:43 par elina-
VeyIox
VeyIox
MP
27 mars 2020 à 00:03:59

Bon, il y a quelques problèmes avec ce texte et la plupart sont causés par l'importance que tu accordes à la chute

1) T'as pas grand chose à dire dans le corps du texte, les paragraphes principaux -qui sont massifs- peuvent se résumer à "les parents avaient attendu dans l'angoisse", et ils tournent en boucle parce que finalement c'est tout ce que t'as besoin de véhiculer vu que tout tourne autour de la chute

2) Le fait que le corps du texte en lui-même ne raconte pas grand chose dévalue la chute, puisqu'on n'est divertis/intéressés par rien et on comprend donc très vite que ce que t'essayes de raconter est ailleurs

3) L'emploi du conditionnel sur la fin confirme encore plus fort, et bien trop tôt, la présence de la chute, ce qui la désamorce encore plus. "Les parents étaient contents, ils la prendraient dans leur bras, ils lui diraient qu'ils l'aiment", ce genre de choses. C'est beaucoup trop "télégraphé" si je me permets l'anglicisme

4) problème de forme cette fois ; essaye de faire un CTRL+F et tape "avaient", ensuite clique sur la petite flèche à répétition pour faire des montagnes russes

Bref, moins convaincu par ce texte-ci perso, il mise trop de choses sur la chute (qui est trop vite cramée), il est pas assez intéressant au niveau du reste (tout le monde sait à quoi ressemble les semaines qui suivent une disparition, et tu ne fais rien pour raconter quelque chose de plus dans ta manière de les décrire)

J'ai mal à la tête si jamais, peut-être que ça m'a aidé à m'ennuyer

Message édité le 27 mars 2020 à 00:07:10 par VeyIox
elina-
elina-
MP
27 mars 2020 à 23:04:51

j'essayerais de faire moins mal à la tête la prochaine fois https://image.noelshack.com/fichiers/2018/13/4/1522354888-chirac.png

Mandoulis
Mandoulis
MP
28 mars 2020 à 09:46:05

se risqua à demander le mari d’un ton farouche
Le ton farouche ne correspond pas du tout à la situation et à la question posée.

Leurs retrouvailles mettraient un point final à toute l’horreur qu’ils avaient vécue au cours de ces dernières semaines. Les parents repensèrent soudainement à toutes les atrocités auxquelles ils avaient dû faire face. Mais peu leur importait tout ce qu’ils avaient dû traverser pour en arriver là :

Ce passage résume assez bien le sentiment qui m’est venu à la lecture de ton texte. Beaucoup de généralités, mais au final peu de détails. Tu mentionnes toute l’horreur, toutes les atrocités, tout ce qu’ils ont dû traverser, mais sans vraiment l’expliquer. Alors oui on se l’imagine bien nous-même, mais l’absence de détails empêche de réellement souffrir avec les personnages. On ne fait que survoler la scène au lieu d’y être plongés. Beaucoup de lieux communs que l’on s’imagine aisément dans le cadre d’une disparition, c’est trop fade, trop général. Je me suis ennuyé. De vrais détails permettraient de s’y plonger davantage.

Si c’est un texte à chute, je trouve la chute mal formulée. Certes, je ne m’y attendais pas, mais j’ai néanmoins été déçu. Tout ce blabla pour ça.

-_eli_-
-_eli_-
MP
30 mai 2021 à 20:50:06

Les retrouvailles : MAJ

- Nous avons enfin retrouvé la trace de votre fille, annonça le policier d’un ton confiant au couple qu’il avait en face de lui.

Cette annonce eut comme l’effet d’une bombe sur les deux époux. Monsieur et Madame Hestia se regardèrent dans les yeux, étouffés par l’inquiétude.

- Elle… elle est… vivante ? se risqua à demander le mari d’un ton farouche, comme s’il avait juré.

Cela faisait plusieurs mois que l’enquête avait démarré et l’équipe qui travaillait dessus avait eu bien du mal à progresser sur l’affaire. Dans le bureau où se trouvaient l’agent de police et les deux convoqués, des piles de dossiers et différents documents s’étaient accumulés un peu partout dans la pièce. Sur un tableau, au feutre Velleda, étaient inscrits des noms ainsi que des numéros de téléphones barrés. Juste à côté, un plan de la ville était épinglé sur le mur et une ligne avait était dessinée afin de représenter une trajectoire entre différents lieux. On voyait bien que l’affaire avait été un véritable casse-tête pour le commissariat et que les membres qui avaient travaillé dessus durant tout ce temps avaient redoublé d’efforts en restant à l’affût de la moindre piste, du moindre indice, du moindre doute. Ils avaient passé plusieurs jours à questionner l’entourage et à éplucher les différents témoignages qu’ils avaient recueillis et ils n’avaient pas compté les heures passées à regarder les enregistrements des caméras de surveillance où l’on avait aperçu la jeune femme pour la dernière fois. Sans parler de ses affaires personnelles, son téléphone, son ordinateur, ses mails ou encore les sites qu’elle avait l’habitude de fréquenter. Une lutte acharnée de tout instant qui avait finalement porté ses fruits.

- Oui, votre fille est vivante, reprit l’agent.

Sonnés par la nouvelle, Monsieur et Madame Hestia se mirent à dévisager le policier avec la plus grande attention. Un calme étouffant régnait dans la pièce.

- Et… elle va bien, n’est-ce pas ? demanda à son tour la mère, redoutant la réponse.

Leur fille portée disparue, les parents avaient tout fait pour essayer de contacter un maximum de personnes de leur côté. Ils avaient appelé d’autres membres de la famille, des amis de leur fille, et même de simples connaissances. A court de possibilités, ils avaient dressé une liste des hôpitaux et des cliniques de la région qu’ils avaient douloureusement appelé, avec à chaque fois l’effroi et la crainte d’entendre ce qu’ils redoutaient. Mais rien. Tous les jours, ils appelaient leurs proches pour les tenir au courant de ce qu’ils avaient fait ou des personnes qu’ils avaient contactées. De leur côté, les amis de leur fille prenaient régulièrement des nouvelles, faisant du mieux qu’ils pouvaient pour les aider. La peur s’était répandue comme la peste et avait peu à peu contaminé tout l’entourage de la jeune femme. Dans la panique générale et le chaos le plus total, les époux Hestia avaient même fait la connaissance de certains amis de leur fille dont ils n’avaient jamais entendu parlé auparavant. L’affaire avait fini par réunir tant de monde et les découvertes à son sujet étaient devenues tellement rares et précieuses que la chasse aux informations s’était transformée en une véritable chasse au trésor. Et pourtant, des semaines entières s’étaient écoulées sans que les choses n’évoluent réellement. Le père et la mère ne savaient plus quoi faire. Tous ensemble, famille et amis avaient remué ciel et terre, mais sans succès. Épuisés de s'être investis corps et âme dans toute cette misère, les parents avaient malgré tout préféré continuer d’essayer encore et encore plutôt que d’être livrés à eux-mêmes, plutôt que de se rapprocher du néant un peu plus chaque jour. Mais ce qu’ils redoutaient tant finit par arriver.

Une fois toutes les pistes explorées, ils se retrouvèrent en tête-à-tête avec leurs propres pensées et c’est là que l’horreur commença vraiment : l’inoccupation et l’inactivité leur laissaient tout le temps qu’il leur fallait pour se représenter le pire. Complètement perdus et désemparés, ils avaient alors commencé à imaginer des situations plus macabres les unes que les autres. Nombreuses étaient les nuits qu’ils avaient passées à se torturer l’esprit et à imaginer les scénarios les plus infâmes. La jeune femme n’avait laissé aucune trace. Elle s’était comme volatilisée. Ils n’avaient aucune idée de l’endroit où elle pouvait se trouver, avec qui, et dans quelles conditions. Et eux, pendant ce temps-là, pendant un temps qui s’écoulait amèrement, eux, étaient prisonniers de leur imagination. Et puis, finalement, dans leur désespoir le plus profond, un nouveau cap fut franchi : ils commencèrent à se dire qu’ils préfèreraient l’annonce d’une mauvaise nouvelle plutôt que d’être condamnés à une attente à perpétuité. Ils seraient prêts à y faire face. Ils avaient, quelque part, commencé à en accepter l’éventualité. Ils avaient même commencé à considérer le décès de leur fille comme le moyen d’avoir un dernier contact avec elle. Comme si le deuil leur permettrait de lui dire au revoir. Une fin triste et malheureuse, mais une fin qui restait largement préférable au doute, à l’incertitude et à l’ignorance. Ils se rendirent alors à la morgue avec la plus grande désolation. Mais, là encore, rien. Même la mort n’avait pas voulu d’eux.

Et aujourd’hui, ils étaient là, ensemble, réunis avec cet homme qui leur annonçait finalement une bonne nouvelle.

Les deux époux échangèrent un regard, rassurés mais encore inquiets à propos de l’ultime réponse qu’ils attendaient.

- Elle va bien, répondit l’agent avec un léger hochement de tête.

« Elle va bien ». Ces trois mots suffirent à redonner vie aux parents qui s’étaient comme figés depuis le début de cette entrevue. Comme si le flic les avait privé d’oxygène et qu’il leur redonnait enfin un peu de quoi respirer.

Soulagés d’avoir enfin des réponses à leurs questions, le couple sentit une joie intérieure les envahir. Encore sous le choc de ce qu’ils venaient de vivre, ils se sentaient tiraillés entre l’euphorie de la bonne nouvelle et l’affolement de ces dernières semaines, mais une joie calme et masquée prenait malgré tout le dessus. Cela faisait des jours, des semaines, des mois qu’ils avaient attendus ce moment. Et leur patience, leur force, leur courage allaient enfin être récompensés.

Comme pour accompagner la bonne nouvelle, des rayons de soleil entrèrent par la fenêtre, rendant la pièce plus tiède et plus chaleureuse.

- Quand pourra-t-on la revoir ? demanda Madame Hestia, à la fois nerveuse et excitée par la nouvelle.

Le couple n’avait pas arrêté de compter les jours qui les séparaient de la dernière fois où ils avaient vu leur fille. Mais aujourd’hui, ce cauchemar allait enfin s’arrêter. Le père et la mère allaient enfin pouvoir crier victoire. Et cette fois, leurs angoisses, leur chagrin et leur désespoir allaient disparaître. Leurs retrouvailles mettraient un point final à toute l’horreur qu’ils avaient vécue au cours de ces dernières semaines. Les parents repensèrent soudainement à toutes les atrocités auxquelles ils avaient dû faire face. Mais peu leur importait tout ce qu’ils avaient dû traverser pour en arriver là : l’effroi touchait enfin à sa fin et la délivrance n’était plus très loin. Juste là, à quelques instants de tout savoir, de tout comprendre, de tout accepter... et de se revoir. Le père s’imaginait déjà prendre sa fille dans ses bras et la protéger de tout, comme un rempart entre elle et le monde extérieur. La mère triompha à l’idée qu’elle puisse enfin revoir le sourire de son enfant, et sentir sa tendresse et son affection qu’elle avait cru avoir perdu pour toujours. En se retrouvant après tant d’épreuves, ils courraient mutuellement les uns vers les autres pour se prendre tous les trois dans les bras, et la famille serait réunie de nouveau, comme avant. Des retrouvailles heureuses, comme dans les films. Puis ils reprendraient leur petite vie paisible d’avant, comme si rien de tout ça n’était jamais arrivé. Plus rien n’aurait d’importance, pas même la peur, la colère, la tristesse ni même l’incompréhension par lesquelles ils étaient passés : tout et n’importe quoi tant qu’ils la reverraient. Tout et n’importe quoi tant qu’ils pourraient enfin mettre un terme à cette situation.

Un court silence s’était installé avant que la conversation ne reprenne. Puis, calmement, le policier répondit:

- Il s’agit d’une disparition volontaire.

-_eli_-
-_eli_-
MP
30 mai 2021 à 20:52:36

je relis ce texte 1 an après et franchement je le trouve pas si dégueu, il a plutôt bien veilli à mon sens

après c'est peut-être aussi parce que ça me parle davantage qu'à vous autres

dans tous les cas, j'en reste relativement satisfaite

https://image.noelshack.com/fichiers/2018/05/3/1517394378-20180131-112505.jpg

Message édité le 30 mai 2021 à 20:53:15 par -_eli_-
adinucci
adinucci
MP
25 juin 2021 à 08:23:35

j'ai beaucoup aimé personnellement . J'arrive très longtemps après la guerre mais ton texte m'a franchement plu . Je trouve les critiques légèrement trop "personnelles" elles étaient peut être bienveillantes et axées sur le texte mais pour certains on dirait qu'il s'agit de juger l'auteur . Mais bon si elles t'ont aidées c'est le principal

[eli]
[eli]
MP
25 juin 2021 à 12:44:22

Le 25 juin 2021 à 08:23:35 :
j'ai beaucoup aimé personnellement . J'arrive très longtemps après la guerre mais ton texte m'a franchement plu . Je trouve les critiques légèrement trop "personnelles" elles étaient peut être bienveillantes et axées sur le texte mais pour certains on dirait qu'il s'agit de juger l'auteur . Mais bon si elles t'ont aidées c'est le principal

Merci pour ton retour, ça fait plaisir.
Oui, j'ai l'impression que c'est un peu chacun son ressenti perso

Le 28 mars 2020 à 09:46:05 :
Si c’est un texte à chute, je trouve la chute mal formulée. Certes, je ne m’y attendais pas, mais j’ai néanmoins été déçu. Tout ce blabla pour ça.

et ça colle parfaitement au texte justement: tout ça pour ça. C'est la conclusion.

Message édité le 25 juin 2021 à 12:45:14 par [eli]
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