La négativité a ça de fou qu’elle se nourrit d’elle-même.
De l’union à la division,
Du bizut à l’érudit,
De la larve au papillon,
De ton ventre à aujourd’hui.
Digne dans ton quotidien
Aux allures de combat,
Résignée à ce que les tiens
Ne le facilite pas,
Cette dévotion j’aimerais
Tant remercier d’un bonheur franc.
Mais tous ces sacrifices faits
Courbent davantage mon dos tremblant.
Car devant toi,
Alors que jamais je ne le laissai paraître,
Se jouait un drame pantois
Dans mon être.
Tu comprends donc, Maman,
Qu’aujourd’hui, d’un tel piédestal
Se délecte fréquemment
La spirale de négativité générale :
Je suis attristé par ma tristesse
Que je vois t’attrister.
Et il n’y a, à ce grief,
Aucune âme à blâmer.
Maintenant que les stigmates resurgissent
En mille démons hurleurs,
Je comprends enfin le non-sens corrosif
Qu’est d’écarter les gens de son cœur.