Bonsoir ![]()
Voilà, ayant un certain amour pour l'écriture ainsi que pour la lecture, j'ai décidé de faire un cadeau à ma copine, soit, une histoire, un mini roman, plus ou moins long, qui doit être terminé pour Noël. Je veux vraiment lui faire plaisir, et je vous ponds ici ma première petite idée, je vous laisse deviner un peu la substance de ce projet via la première mini partie du chapitre 1. Soyez sincères, même crus, je veux vraiment le meilleur pour cette histoire, donc tout est permis, allez y...
Donc là c'est très court, justement pour que ça soit pas trop long à lire, pour que vous jugiez un peu sur le style, les phrases et ce début d'intrigue ![]()
Chapitre 1 : Robert Scola
La sensation de douleur avait disparue, c’était enfin terminé. Je ne m’étais jamais pris de balle dans la tête, c’était une première. Toutefois, le projectile métallique de 9mm qui s’était planté à l’intérieur de mon cerveau du côté gauche pour ressortir de l’autre côté, m’a causé une souffrance assez insoupçonnée. Pourtant, je n’avais pas le temps pour penser, ou peut-être que je n’avais même plus les capacités. Je devais me relever et essayer de reprendre les négociations qui, jusque-là, s’étaient quand même relativement mal passées. Une fois debout, avec du sang coulant le long des mes joues accompagné de quelques morceaux de cerveau, je fixai mes interlocuteurs. Ils me regardaient d’un air ahuri, avec leur bouche grande ouverte et leurs yeux écarquillés.
- Pourquoi vous me regardez comme ça ? C’est vous qui avez tiré. dis-je très calmement.
En m’asseyant une nouvelle fois sur une chaise assez luxueuse, dotée d’un dossier en or plaqué, je pris de nouveau la parole, en essayant d’être un peu plus clair, cette fois.
- Ecoutez, je ne suis pas ici pour vous faire perdre votre temps. Soit, vous acceptez ma proposition soit, vous la refusez. Je ne peux pas faire de dilemme plus facile que celui-là, je vous laisse encore 5 minutes.
Robert, le chef du groupe, semblait comme paralysé par ce qu’il venait de voir. Son pistolet toujours fumant, il me dévisageait depuis maintenant 3 minutes. Je pouvais voir la peur que je lui inspirais, derrière ses petits yeux bleus expressifs et son teint plus pâle qu’un fantôme. Son costume en soie noir était tâché par de petites gouttelettes de sang qui avaient dus gicler lors du contact entre la balle et ma tête. Ça a dû faire un sacré bruit. En essayant de couvrir les deux trous provoqués par son revolver, j’entendais ses deux hommes de main parler à voix basse, très lentement. C’était du russe. Je ne comprenais pas un mot de ce qu’ils se disaient, mais je n’étais pas dans une situation où je pouvais vraiment me permettre de déchiffrer. Un peu désespéré, je décidai à sortir mon arme fatale.
- Bien, comme je vois que personne ne prend la parole, vous ne me laissez pas le…
Je n’arrivais pas à finir cette phrase, je pense que mes capacités d’élocution étaient fortement diminuées. Je n’avais donc plus le choix, et cette fois, je ne voulais plus attendre. Je sortis une grenade à fragmentation et je levai mon bras tout en agitant ma main pour leur montrer qu’ils étaient réellement en danger. Robert n’avait plus son petit sourire sournois qu’il arborait avec plaisirs 7 minutes auparavant. Il était devenu plus sérieux, ses traits plus tendus et il prit enfin la parole.
- Nous acceptons. J’enverrai l’argent d’ici deux jours. Je ne veux pas de retard concernant la livraison.
Il prit son stylo Montblanc et griffonna quelque chose sur le contrat devant lui. Satisfait, je pris le morceau de papier tout en marchant jusqu’à la porte.
- Ce fut un plaisir messieurs, bo…
Je n’y arrivais pas, il était temps pour moi de partir, d’ici 24 minutes, je risquai réellement de perdre la vie…
Bordel ![]()
Tu annonce ça comme un texte à ta copine je m'attendais à de des piscines d'eau de rose ![]()
Enfin au moins pas à des cervelles qui sautent dès les premières lignes
El famoso début in medias res que tu sors tellement bien au début
![]()
Je suis pas ta copine (à toi de dire si ça peut lui plaire pareil qu'à un random sur internet tu la connais) mais moi ça m'a beaucoup plu ! Je veux bien essayer le jeu de l'amélioration au maximum pour la bonne cause mais pour ça je te laisserai faire le travail, je vais juste donner mon ressenti parce que je pense pas être plus qualifié que toi pour savoir écrire une bonne histoire ou quoi que ce soit ![]()
Alors euh,
-> "son teint plus pâle qu’un fantôme." je tique un peu, sans vraie justification mais je trouve ça "raccommodé"/rabiboché, juste pas très naturel. teint fantomatique, teint des plus cadavérique peut-être j'en ai aucune idée et c'est vraiment du détail
-> de petites gouttelettes de sang qui avaient "dus" gicler, p'tite faute d'ortho au "dus"
-> je " " décidai => il manque le "me"
->"je pense que mes capacités d’élocution étaient fortement diminuées" avis complètement subjectif encore une fois, je trouve un peu lourd. A moins que ça soit voulu pour montrer que quand il narre il fait ses phrases un peu rallongées ? Aucune idée, sinon peut-être juste "mon élocution"
-> là je mets un tiret mais c'est une pure remarque HS, merci de m'avoir fait découvrir qu'il y avait des stylos qui coutaient 1000euros ![]()
-> pareil faux-tiret : Fin aussi stylée que le début, au coeur de l'action, ça donne vraiment vraiment envie de savoir la suite, j'accroche carrément !
Bon j'ai rien de plus, c'est signe que je suis pas bon "correcteur" mais aussi et surtout que j'ai beaucoup aimé ton truc et qu'il est objectivement car mon avis est absolu très cool
Le 25 octobre 2018 à 01:23:43 Kheyveur- a écrit :
BordelTu annonce ça comme un texte à ta copine je m'attendais à de des piscines d'eau de rose
Enfin au moins pas à des cervelles qui sautent dès les premières lignes![]()
El famoso début in medias res que tu sors tellement bien au début
![]()
![]()
Je suis pas ta copine (à toi de dire si ça peut lui plaire pareil qu'à un random sur internet tu la connais) mais moi ça m'a beaucoup plu ! Je veux bien essayer le jeu de l'amélioration au maximum pour la bonne cause mais pour ça je te laisserai faire le travail, je vais juste donner mon ressenti parce que je pense pas être plus qualifié que toi pour savoir écrire une bonne histoire ou quoi que ce soit
Alors euh,
-> "son teint plus pâle qu’un fantôme." je tique un peu, sans vraie justification mais je trouve ça "raccommodé"/rabiboché, juste pas très naturel. teint fantomatique, teint des plus cadavérique peut-être j'en ai aucune idée et c'est vraiment du détail
-> de petites gouttelettes de sang qui avaient "dus" gicler, p'tite faute d'ortho au "dus"
-> je " " décidai => il manque le "me"
->"je pense que mes capacités d’élocution étaient fortement diminuées" avis complètement subjectif encore une fois, je trouve un peu lourd. A moins que ça soit voulu pour montrer que quand il narre il fait ses phrases un peu rallongées ? Aucune idée, sinon peut-être juste "mon élocution"
-> là je mets un tiret mais c'est une pure remarque HS, merci de m'avoir fait découvrir qu'il y avait des stylos qui coutaient 1000euros
-> pareil faux-tiret : Fin aussi stylée que le début, au coeur de l'action, ça donne vraiment vraiment envie de savoir la suite, j'accroche carrément !
Bon j'ai rien de plus, c'est signe que je suis pas bon "correcteur" mais aussi et surtout que j'ai beaucoup aimé ton truc et qu'il est
objectivement car mon avis est absolutrès cool
Ouais ma copine est un peu... spéciale
J’avais vraiment envie d’un truc qui sorte de l’ordinaire, entre fantastique et vie reelle ![]()
Ravi que ça te plaise, je note tes commentaires, et je vais peaufiner le texte en fonction. Pour l’instant, concernant les phrases un peu à rallonge, je garde pour savoir ce que ça peut donner pour la suite, histoire de voir
Oui en relisant y a quand même quelques petites fautes ![]()
Je vais essayer de poster la suite ce soir ![]()
Chapitre 1 : Robert Scola suite
246 km/h, je n’avais plus le temps. Plus que 7 minutes avant ma fin. Ma lamburghini Urus ne me procurait plus aucun plaisir, le stress m’envahissait et les gouttes de sueur perlaient de plus en plus rapidement sur mon front. Les trous dans ma tête ne s’étaient pas encore rebouchés, et je soupçonnais mon cerveau de vouloir abandonner la lutte qui me maintenait en vie. Sacré Robert, il a toujours eu un don pour me faire perdre la tête. Je m’engage dans le carrefour, le plus vite possible, le bruit des klaxons des voitures qui m’entouraient n’arrivaient pas à me déconcentrer, je touchais au but. 5 minutes. Ça y est j’y suis, j’allais me faire soigner. Arrivé à ma maison de repos, je pris le soin de bien fermer l’Urus. Après tout, c’était un de mes plus précieux bijoux. Une fois descendu de la voiture, je pris le temps de l’observer pendant un moment. Ses courbes fines, coupées sport qui faisaient ressortir le travail de finition des vitres, cette couleur jaune or qui la rendait tellement unique, originale. Nom de Dieu, j’ai encore perdu une minute, mais ça en valait tellement la peine.
En pénétrant dans l’habitation, mon niveau de stress diminuait, il me restait deux minutes.
- Il était temps Leon, je pensais vraiment que tu allais y passer.
C’était Edgar, il m’attendait là, juste en bas des escaliers. Son corps de phasme, ses cheveux très sombres, mi longs faisaient ressortir l’intensité de ses yeux bleus, aussi vides qu’une plage en hiver. Je ne lui répondis pas, au lieu de ça, je me mis à genoux, au sol avec mes mains sur ma tête. Edgar s’approcha doucement de moi, déposa ses index sur mes épaules, et la magie opéra. Une lumière incandescente ressortait de ses doigts, je me sentais envahi par une joie indescriptible. Mon corps se revitalisait, mes douleurs s’évaporaient et la peau percée de ma tête se reformait. Une fois la cure terminée, Edgar s’agenouilla près de moi et rapprocha ses lèvres de mes oreilles.
- Fais attention Leon, il ne t’en reste plus beaucoup. Que ferait Miky sans toi ? chuchota-t-il.
Miky, ma raison de vivre, la chair de ma chair, le sang de mon sang, mon fils. Il était atteint d’un cancer du cerveau, une tumeur incurable. Il ne lui restait plus beaucoup de temps à vivre. Pourtant, il restait un moyen.
- J’ai obtenu le contrat Edgar, à toi d’honorer ta part du marché.
Je n’y croyais pas. Edgar n’était pas un « homme » de parole. Mais je me devais de le tenter, pour Miky, pour mon fils.
- Quelle douleur Leon, quelle douleur de te savoir presque immortel, alors que ton fils est sur le point de mourir. A ta place, je ressentirai une honte absolue mais toi non, tu continues ton job, et tu le fais bien. J’honorerai ma part du marché, comme tu dis, une fois que le job sera terminé.
Après ces mots, un silence lourd et pesant s’installa dans la pièce. La maison était aussi grande que luxueuse. Des peintures d’artistes illustres figuraient sur les murs, le sol en marbre donnait un air moderne à l’habitation, aidé par les différentes décorations en diamant, en or et en émeraude qui ornaient les meubles de la pièce. Perdu dans mes pensées, je n’ai même pas vu Edgar se relever et prendre la porte. Mon téléphone sonna et me tira de ma torpeur.
- Ecoute, je pense qu’il y a eu un malentendu tout à l’heure, je ne voulais pas te tirer dessus, le coup est parti tout seul. Je suis content que tu t’en sois sorti. La livraison a lieu demain, dans le quartier d’Arbrat. Viens avec l’argent.
C’était Robert, sa voix rocailleuse était reconnaissable entre mille.
- J’y serai, dis-je avant de raccrocher.
Le contrat était signé, la livraison programmée. Il ne me restait plus qu’une seule chose à accomplir, la mort de Robert.
***
Robert Scola était un trafiquant, mais pas seulement. C’était aussi un créateur d’armes, aussi destructives qu’innovantes et aussi belles qu’étranges. Le contrat était simple, 24 millions d’euro en échange des plans de création de son plus précieux bijou : l’Ortiz. C’était un fusil à pompe, semblable au Winchester de 1912, mais avec des avantages nettement plus incroyables. Il disposait d’une lunette de vision extrêmement précise, différents types de calibre, différentes longueurs de canon mais surtout, des cartouches un peu spéciales. On peut y mettre de l’acide, du poison lent, des balles explosives bref, du tout en 1. La précision d’un sniper, la force brute d’un fusil à pompe et des outils de torture digne des plus grandes armes celtiques, voilà ce qu’était l’Ortiz. Je ne savais pas quel intérêt avait Edgar pour cette arme, ni pour qui ils travaillaient, mais ça ne m’importait guère, j’étais là pour remplir mon job et essayer de sauver mon fils. Pendant 3 semaines, j’avais dressé le profil psychologique de Robert Scola. Agé d’une quarantaine d’année, l’homme était marié depuis plus de 15 ans à sa femme, Sylvie. Ils avaient donné naissance à deux beaux garçons, âgés de 13 et 15 ans. Robert menait une double vie, un papa formidable le jour et, la nuit, un redoutable homme d’affaire, trafiquant d’armes. Officiellement, il travaillait pour le gouvernement russe, comme chercheur et scientifique. Officieusement, ils alimentaient les différents gangs rivaux de Russie d’innombrables armes et gadgets.
Je ne comprenais pas ce besoin pour lui de mener cette vie de Docteur Jekyll et Mr. Hyde. Il avait de l’argent, une famille, de l’influence et un poste important. Qu’est-ce qui amène les hommes à prendre des risques aussi insensés ? Quoi qu’il en soit, mon plan était déjà en marche. Dans 12 heures de 23 minutes, il sera mort et enterré laissant derrière lui une veuve triste et des enfants entamant l’âge difficile sans père. Tant que ça pouvait sauver mon fils. Heureux à cette idée, je me couchai dans mon lit, avec un cadre en ébène pure et une couette en soie et fermai les yeux.
Voilà la suite, on arrive tout doucement à la fin du premier chapitre ![]()
Chapitre 1 : Robert Scola, fin
7h30. Ça y est, le jour est arrivé. Barbe bien taillé, coiffure impeccable et habillement coûteux, je sortis de la maison pour retrouver mon amour d’Urus. Quelle beauté ! Pas une trace de griffe, pas une salissure n’étaient présentes pour ternir l’apparence de la carrosserie. L’échange était programmé à 12 heure, mais la mort de Robert interviendra bien avant.
Pendant trois semaines, j’avais mené une filature exceptionnelle pour analyser la routine ainsi que le mode de vie de ma victime. Ce matin, il allait emmener son plus jeune fils à l’école, pas loin de ma maison. Evidemment, c’était une école privée, et une des plus huppées de la ville. S’y introduire était terriblement compliqué.
8h. Voilà une 24 minutes que j’attendais, caché, devant l’imposant bâtiment scolaire. Robert et son fils devaient arriver d’ici approximativement trois minutes. Je sentais l’adrénaline m’alimenter de la tête aux pieds. Ce n’était pas la première fois que j’avais ce type de contrat à exécuter, mais c’est bien la première fois que je pouvais tuer quelqu’un m’ayant mis une balle dans la tête. Les voilà, Robert et sa silhouette imposante pointaient à l’horizon, vêtu d’un costume Burberry 3 pièces, on ne pouvait pas le manquer. A ses côtés, un petit garçon, avec les petits yeux bleus de son père, avec un air plutôt naïf, presque stupide. Le jeune adolescent ne se doutait pas que ce jour marquerait un tournant dans sa vie. Ils marchèrent jusqu’à la porte d’entrée, gardée par deux vigiles ressemblant davantage à des gorilles plutôt qu’à des hommes. Robert chuchota quelques mots à l’un des deux, lui laissa son fils et tourna les talons pour aller rejoindre sa voiture. 8h04. Plus que 18 minutes.
Je suivais maintenant sa Range Rover noire depuis 7 minutes. Il respectait sa routine à la lettre. Après avoir déposé son fils, Robert allait à chaque fois au cimetière pour se recueillir auprès de la tombe de sa mère, décédée dans d’atroces circonstances deux ans auparavant. Les rumeurs disaient qu’elle s’était suicidée à l’aide d’une arme crée par son fils, une des plus horribles, juste pour faire prendre conscience à Robert que la voie qu’il avait choisie n’était pas la bonne. Il allait bientôt la rejoindre pour tout lui expliquer. 8h13. Le trafiquant descendit de la voiture et s’engagea dans le cimetière. Après avoir passé deux rangées, il s’arrêta à une immense pierre tombale, beaucoup plus grande et bien plus imposante que les autres. Etrangement, aucune pierre précieuse, aucune fleur rare ou petites plaquettes d’or ne venaient décorer la pierre. Ce n’était pas le genre de Robert de faire dans la simplicité. Triste, mélancolique, il mit un genou à terre et commença tout doucement à réciter sa traditionnelle prière.
J’attendais qu’il termine, pour le prendre totalement par surprise. 8h20. Plus que deux minutes. Mon cœur s’emballa, ses battements étaient de plus en plus rapides, de plus en plus fort. Je savais qu’avec ce meurtre, peut-être avais-je une chance de sauver Miky. Je m’approchai silencieusement, un poignard à la main. Mes pas étaient aussi délicats qu’un lion chassant l’antilope. Ma proie était en face, esseulé et sans protection. Le temps n’était pas très beau à Moscou. De larges nuages cachaient le ciel et commençaient doucement à lâcher leurs premières gouttes de pluie. Comme prévu. 8h22. C’était le moment. Aussi vif qu’un aigle, je bondis sur Robert, l’empoignant avec ma main libre par la taille. Il ne s’y attendait pas, il avait le souffle coupé. Je n’attendis pas plus longtemps. Le poignard était déjà sur sa gorge, d’un coup sec et précis, je sectionnai son cou, laissant Robert agoniser et se vider de son sang. J’avais lâché le poignard pour pouvoir tenir sa tête, bien haute pour que le trou dans sa gorge soit suffisamment ouvert pour laisser le sang s’en échapper. Il se démena, pendant plusieurs secondes, avant de finalement sombrer dans l’inconscience. Doucement, j’enlevai mes mains de son corps pour le laisser mourir par terre.
Grâce à la pluie, le sang disparaissait rapidement comme aspiré par le sol. J’avais déjà creusé un trou, deux jours auparavant pour pouvoir l’enterrer proprement. 8h23. C’était terminé, Robert était mort, mon job était accompli. J’étais soulagé, tout s’était déroulé comme prévu, il n’y a eu aucun accroc. Je n’avais maintenant plus qu’à l’enterrer. Je pris quelques instants pour sentir les gouttes de pluie sur ma peau, cela me détendait. Je venais de briser une famille, de tuer un homme devant le cercueil de sa mère, après tout, je me devais de savourer ce moment. Perdu dans mes pensées, j’ai bien dû rester deux minutes immobile, regardant le vide. Tout à coup, j’entendis une voix, une voix rocailleuse.
- Ce n’est pas fini, Leon.
Robert ? Il n’était pas mort ?
Oublie ta copine et épouse-moi grand fou 
Enfin du coup ! J'ai toujours autant aimé ! T'as su maintenir le rythme du début, j'avais peur que ça s’essouffle mais pas du tout.
Sinon trois tout petits trucs qui m'ont tilt mais à toi de juger si ça se modifie ou pas bien sûr :
-"Les trous dans ma tête ne s’étaient pas encore rebouchés, et je soupçonnais mon cerveau de vouloir abandonner la lutte qui me maintenait en vie. Sacré Robert, il a toujours eu un don pour me faire perdre la tête." => ici d'habitude les répétitions ça me gêne pas trop mais là j'ai l'impression que le jeu de mot aurait pu être super incisif si t'avais remplacé le premier "tête" par "crâne" ou autre, juste parce que du coup ça casse l'inattendu de ta punchline enfin on s'y attend + c'est ce que ça m'a un peu fait ![]()
-"mais avec des avantages nettement plus incroyables" => je sais pas si c'est une vraie faute ou si je trouve pas ça beau mais 'plus incroyable' ça fait bizarre, soit c'est incroyable soit ça l'est pas
du coup avec le "nettement" en + ça m'a tilt ![]()
-"mais la mort de Robert interviendra bien avant" je trouve 'interviendra' pas assez fort, comme si c'était pour intervenir à un débat, lever la main en classe ou faire une petite précision
Advenir ? ¯\_(ツ)_/¯
Merci ça me fait plaisir, espérons que le chapitre 2 soit à la hauteur ![]()
J’espère que d’autres lecteurs viendront ![]()
Première partie du chapitre 2 ![]()
Chapitre 2 : Edgar Neuville
J’étais comme paralysé. Je ne comprenais plus, je venais de lui trancher la gorge. Comment pouvait-il parler, articuler des mots, me regarder ? Plus rien n’avait de sens pour moi. La pluie s’intensifiait au-dessus du cimetière, le vent soufflait de plus en plus fort. Robert ne disait plus un mot. Était-ce mon imagination ? Est-ce que ma paranoïa trompait ma vision des choses ? Je ne devais plus réfléchir, le temps manquait. A 8h35, d’autres personnes allaient venir se recueillir auprès de la pierre tombale d’un défunt, il fallait que j’enterre le trafiquant d’arme au plus vite.
Au bout de 4 minutes de travail, Robert était enfin sous terre, probablement mort, à peu de choses près. Il n’avait plus parlé pendant tout ce temps, finalement, mon esprit m’avait vraiment joué des tours. Il était 8h27, je ne devais plus partir de là. Il ne me restait plus que 8 minutes pour retourner à mon Urus et aller rencontrer Edgar pour l’informer de la réussite de ma mission. Mon fils était enfin sauvé.
***
Edgar se tenait là, comme à son habitude, au pied des échelles de ma maison. Il avait toujours ce regard froid et vide. Pourtant, cette fois-là, quelque chose ne tournait pas rond, quelque chose en lui avait changé.
- Alors Leon, pas de blessure mortelle à soigner ?
Il ne m’inspirait pas confiance. Edgar était un homme mystérieux, secret et surtout, très dangereux.
- La mission est accomplie, Robert Scola est mort. Mon job est maintenant terminé. Soigne mon fils en retour, comme tu me l’avais promis Edgar.
- Il n’est pas mort.
Sans ajouter un mot de plus, Edgar s’approcha doucement de moi. Il mit une main autour de sa gorge pendant une seconde, et en l’enlevant, je vis apparaitre une sorte de cicatrice. Elle était grande, elle prenait tout l’espace de son cou, comme si un poignard le lui avait tranché. Qu’est-ce que ça voulait dire ?
- En attendant, tu as une autre mission Leon. Lisa Porter, Miami en Floride. Je te donne 5 jours.
- Non je refuse, j’ai accompli ma première mission, c’est terminé. Soigne mon fils et laisse-nous en paix.
Edgar esquissa un sourire. Je ne l’avais jamais vu faire ça. J’avais terriblement peur et ses yeux qui passèrent du bleu au rouge ne faisaient qu’accentuer ma trouille.
- Tu… refuses ?
Ces mots me glacèrent le sang. La voix rocailleuse sortie de sa bouche m’en rappelait une autre : celle de Robert ! Je ne comprenais plus. Mes reflexes de tueurs à gage ont vite repris le dessus, mon calme était revenu et je ne pouvais pas me permettre de mourir maintenant.
- Lisa Porter, dis-je d’une voix assurée. Ça sera fait. Quelle est la raison ?
J’avais souvent l’habitude de demander les raisons qui poussaient mes employeurs à exécuter quelqu’un. Ça pouvait soulager un tant soit peu ma conscience, s’il m’en restait toujours une.
- Pour ton fils.
Ma gorge s’était nouée, je ne savais plus quoi répondre. Edgar ne s’attarda pas plus longtemps, il tourna les talons et s’en alla discrètement par la porte d’entrée. Qu’est-ce que je venais de vivre ?
***
Edgar Neuville était jeune, une trentaine d’années, tout au plus. A première vue, c’était un homme normal, frêle, long, fragile. Ses yeux bleus n’avaient jamais d’expression, il ne parlait pas souvent non plus et pourtant, il me terrifiait. Tout au long de mes différents contrats, aucun employeur ne m’a vraiment fait peur. J’étais là pour exécuter une cible, pour encaisser l’argent… et c’est tout. Ici, Edgar m’avait proposé de soigner mon fils, le contrat était donc d’une nature différente. Je n’ai jamais su comment il avait obtenu les informations qu’il avait sur moi. Robert était la deuxième personne que je devais tuer pour lui. Je ne connaissais pas les motivations d’Edgar, ni ses intérêts et à vrai dire, ça m’importait peu jusqu’à présent. Il a toujours eu une longueur d’avance sur moi, il me tenait par le nez, je n’aimais pas ça. Convaincu du bien fondé de mes pensées, une idée me vint à l’esprit : je devais traquer Edgar. Je devais en découvrir plus sur lui, sur ses activités et ses préoccupations. Je ne savais pas si c’était vraiment un bon plan, mais je n’avais pas le choix. J’avais l’impression que je m’embarquais dans quelque chose que je ne pouvais pas maitriser. Il m’a donné un délai de 5 jours pour tuer Lisa Porter. Deux d’entre eux allaient me servir à analyser Edgar.
(je me fait discret mais je suis toujours là, je valide depuis l'ombre
)
((celui-là est moins intense que les autres c'est normal une histoire qui va constamment à 200 à l'heure c'est nul, pour Edgar le bg tu pourrais presque le teaser un peu plus ! J'ai pas ressenti l'aura de peur
))
Le 30 octobre 2018 à 02:04:18 Kheyveur- a écrit :
(je me fait discret mais je suis toujours là, je valide depuis l'ombre)
((celui-là est moins intense que les autres c'est normal une histoire qui va constamment à 200 à l'heure c'est nul, pour Edgar le bg tu pourrais presque le teaser un peu plus ! J'ai pas ressenti l'aura de peur
))
Ca arrive, le chapitre est consacré à lui ![]()
Up ![]()
La suite après quelques temps d'absence, fin du chapitre 2
:
Chapitre 2 : Edgar Neuville, suite.
12h56. Edgar Neuville était très facile à suivre. Il ne se retournait jamais, ne doutait de rien et ne semblait pas du tout inquiet par ce qui se passait autour de lui. La plupart du temps, mes clients étaient incroyablement prudents, que ça soit à leur domicile ou dans la rue. Ils avaient au minimum deux ou trois colosses pour les surveiller et assurer leur sécurité. Pas Edgar. C’était d’autant plus étrange qu’il habitait une petite maison en plein centre-ville, sans jardin, avec des fenêtres sales et des rideaux datant de la préhistoire. Pas de luxe, de grandes baraques ou d’escaliers en or, simplement une habituation des plus habituelles dans ce coin de la ville. Ça faisait maintenant plus de 2 heures que je surveillais l’entrée, et toujours rien. Edgar ne m’avait donné que 5 jours pour ma prochaine cible, je perdais un temps fou là à l’instant. Devais-je abandonner, aller tuer cette Lisa Porter à Miami et attendre sagement que cet homme sauve mon fils ? Je l’ai pensé très fort jusqu’à ce qu’enfin, la porte en bois de sa maison s’ouvrit, laissant place à un cadavre humain. Il me semblait encore plus mince et laid que d’habitude… D’où est-ce qu’il tenait ses pouvoirs ?
Il se mit à marcher le long de la rue, je le suivais discrètement, me cachant dans la foule. Je n’avais de toute façon rien à craindre, Edgar était si imprudent. Cela faisait exactement 7 minutes qu’il se promenait en ville, sans véritable but, en allant où le vent l’emmenait. N’avait-il pas de routine comme la plupart des gens ? Au bout de la 11ème minute, il prit finalement une petite ruelle, peu fréquentée et plutôt sombre. Il était maintenant 13h08 et pourtant, on pouvait penser qu’il était tard dans la nuit, à cause de gros nuages gris couvrant le ciel. Edgar s’était arrêté au milieu de la ruelle, il était seul, désarmé, inattentif. C’était ma chance. Doucement, je m’approchai de sa position, en me cachant de temps à autres derrière les bennes à ordure disposés dans la ruelle. Heureusement, l’une d’elle était tout proche d’Edgar. Je n’étais plus qu’à un bon mètre de sa gorge. Je sortis mon poignard, m’apprêta à lui tomber dessus.
- Attention.
Edgar venait de parler, mais à qui et surtout, pour quoi ? Il ne m’avait pourtant pas vu. Décidé à en finir, je me relevai de ma position accroupie et en une fraction de seconde, ma lame était sous sa gorge. Il n’avait pas l’air surpris du tout.
- C’est fini Edgar, plus de pression. Tu soignes mon fils, maintenant et je sais que tu en es capable, ou je t’ouvre la gorge.
A ces mots, je sentis des bras se poser sur mes épaules, et, d’une force hallucinante, presque inhumaine, me repousser d’Edgar Neuville. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, il n’y avait pourtant personne.
- Attention… répéta Edgar.
Dans une poussée d’adrénaline, je n’écoutai même pas ce qu’il me disait. Je fonçai encore une fois sur lui et dans ma course, ces mêmes mains se reposèrent sur mes épaules et me plaquèrent contre le sol, la tête contre le béton. Dans la panique, j’essayais de me débattre mais rien n’y faisait, les mains étaient beaucoup trop fortes, trop solides pour moi. C’était sûrement un colosse qui me tenait aussi fermement au sol, pourtant, je ne ressentais aucune présence au-dessus de moi.
- Attention, une dernière fois.
Cette fois-ci, Edgar avait laissé tomber un objet au sol, suivi d’une sorte de lettre. Après quelques longues secondes, les mains finirent par me lâcher et en m’asseyant au sol, je ne voyais plus ma cible, elle s’était enfouie. Il était exactement 13h09. Cela n’avait duré qu’une minute ? Il me semblait qu’au moins 5 bonnes minutes s’étaient passées, entre temps. Une fois calmé, j’observa un peu mieux ce qu’Edgar avait laissé tomber, juste à côté de ma tête. En y faisant plus attention, c’était en fait quelque chose emballé dans un mouchoir tâché de sang, presque entièrement rouge. Je pris l’objet avec dégoût, l’ouvra et un haut le cœur se coinca dans ma gorge : c’était un orteil humain. La coupure était nette, et ça avait l’air encore frais. Je déposai rapidement cette horreur sur le sol pour prendre la lettre qui était à côté. En fait, ce n’était pas une lettre… c’était une photo de mon fils ! Mon sang ne fit qu’un tour, c’était mon fils, Miky, en train de pleurer, le pied ensanglanté. Je fis très rapidement le rapprochement, c’était l’orteil de mon fils que je venais de tenir dans mes mains, bon sang ! N’ayant même pas le temps de reprendre mes esprits, quelque chose avait transpercé le milieu de mes omoplates, par derrière. Une lame en acier, très fine, acérée venait de ressortir par mon torse, vers l’avant… Allais-je vraiment mourir, moi l’immortel ? Ce fut ma dernière question, avant de doucement sombrer dans l’inconscience, sans ressentir le moindre mal…
Up ![]()
m’a causé une souffrance assez insoupçonnée
L utilisation du "assez" me semble être de trop. En fait si t enlevais le mot ça voudrait dire exactement la même chose et je ne vois pas ce qui justifie l utilisation de "assez".
Pourtant, je n’avais pas le temps pour penser, ou peut-être que je n’avais même plus les capacités.
Idem que précédemment pour l'utilisation du "Pourtant" qui me semble de trop.
La phrase "Peut-être que je n'EN avais même plus les capacités" me semble plus correct, après j ai un mauvais niveau d orthographe donc je me trompe peut-être.
En m’asseyant une nouvelle fois sur une chaise
L utilisation du "une nouvelle fois" me gêne étant donné qu'on a pas eu la description de cette action dans les lignes précédentes. Je comprends que tu es voulu dire qu il c était déjà assis sur cette chaise mais je l aurais formulé autrement.
"Je me rassis sur la chaise de laquelle j'étais tombé" par exemple.
Peut-être que l utilisation de "la chaise" au lieu de "une chaise" est plus juste ???
Ça a dû faire un sacré bruit
Ca avait dû faire plutôt ??? Je me pose la question, vraiment je suis nul en orthographe, mais la j ai l impression que tu passes du passé au présent.
son petit sourire sournois qu’il arborait avec plaisirs
Avec plaisir plutôt ??? Le s me semble de trop.
J'aime bien l intro in média rez, on se sent direct happé dans l action, j ai toujours trouvé ce type d intro plus captivante pour le lecteur.
Début sympa, ça me fait penser à une intro de scenar de Vampire/In Nomine Satanis Magnas Veritas (deux JDR connus).
Mes impressions sur le dernier chapitres:
avec des fenêtres sales et des rideaux datant de la préhistoire.
Bon je vais être rabat-jour (oui mes jeux de mots sont à chier) mais même si je devine que ses rideaux sont très vieux/démodés j aurais apporté plus de style à la phrase. Car on se doute que les rideaux ne datent pas de la préhistoire mais c edt pourtant ce qu affirme la phrase. J aurais aimé une description plus travaillé.
"... Et des rideaux ternes aux couleurs usés par le temps, qu'on jurerait daté de la préhistoire" par exemple. Plus de détail quoi. Beaucoup de gens n aiment pas les descriptions car ça ralentit l action mais je trouve ça important pour la visualisation.
Sans trop abuser non plus parce que Stephen King qui te décrit le vélo Silver pendant 2 pages c est chiant.
jusqu’à ce qu’enfin, la porte en bois de sa maison s’ouvrit, laissant place à un cadavre humain. Il me semblait encore plus mince et laid que d’habitude…
Le fait que la scène ne soit pas assez décrite j ai réellement pensé à la première lecture qu'un vrai cadavre humain sortais de la maison. J ai du relire le tout pour bien comprendre.
"Son teint fantomatique (pour reprendre une remarque d'un de mes VDD
et sa démarche cassé lui donnait l'air d'un cadavre." Par exemple.
Je sortis mon poignard, m’apprêta à lui tomber dessus.
M'appretant.
à qui et surtout, pour quoi ?
"Pourquoi" me semble plus juste non ?
elle s’était enfouie.
Enfuie ou enfouie ? Parce qu'enfouie il est sous le sol.
Je pris l’objet avec dégoût, l’ouvra
Je crois que le verbe ouvrir est mal conjugué. "l'ouvrai" plutôt non ? (première personne du passé simple).
c’était une photo de mon fils ! Mon sang ne fit qu’un tour, c’était mon fils, Miky,
Répétition de "mon fils". Je pense que "c'était Miky" suffirait.
Sinon t'es textes datent de 2018 et tu up en 2020.Ton texte à t'il était finis avant Noël ? ![]()
Ta copine a aimé ? (C est le principal).