Mais ceci dit l'exercice est cool à faire, je le pratique pas mal en impro, et c'est vrai que ça aide à développer une méthode pour raconter des histoires sur le vif en se laissant surprendre.
Après c'est vraiment efficace quand tu maîtrises la structure narrative dont parle Yugo, avec situation initiale et tout le tralala.
L'idée c'est de bien connaître ces structures et de les utiliser pour que ton récit tienne la route, et ensuite d'y greffer tes 3 mots imposés (ou plus). Mais faut les traiter ces mots, en faire quelque chose qui a un impact sur le récit, faut pas les passer en douce de façon anecdotique.
Si on t'impose "rayon de lune", c'est pas intéressant de juste caser "y avait un rayon de lune" et de plus jamais en reparler. Il faut que tes mots imposés soient traités, qu'ils soient importants pour l'histoire, que si on t'avait dit "pluie" au lieu de "rayon de lune", l'histoire ait été totalement différente. Je sais pas si je me fais bien comprendre.
Et l'exercice n'a de sens que si tu fais une histoire complète à mon avis, avec développement, résolution et situation finale.
Eb gros faut que les mots imposés soient à la fois le centre, le pivot et le moteur de l'histoire, pas juste des détails pour colorer le récit.
Pourquoi ils ramassent des escargots ? Qu'est ce que ça a de si important ? En quoi le fait que ce soit des rayons de lune et pas de soleil qui les éclaire change le récit ? Etc etc
En gros la structure narrative (situation initiale, chaos, péripétie, résolution, nouvel équilibre qui peut repartir sur un deuxième chaos si tu veux continuer l'histoire) c'est ton filet de secours, ce qui t'assure de pas te péter la gueule, et les éléments imposés c'est les articulations que tu utilises pour lier toutes c'est différentes étapes.