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Liste des sujets

"Poèmes"

arnwaldsnuigb
arnwaldsnuigb
Niveau 8
26 juin 2018 à 00:17:17

Je ne sais pas si je fais de la poésie, mais en tout cas j'essaye.
Je vous présente deux sonnets de ma création, fait à la suite d'un bide kolossal sur le 18-25
Bref, les moments gênants mis de côté, j'ai essayé de me "up" de façon stylé ( préserver l'honneur : le plus important )

Le premier s'intitule donc "Le sonnet du up", le second "Désespoir"
Dites moi ce que vous en pensez ! ( et comment m'améliorer aussi ;) )

Lien vers le bide pour les curieux : https://www.jeuxvideo.com/forums/42-51-56673162-1-0-1-0-pave-mma-l-epreuve-de-math-en-s.htm

Le sonnet du up :

Eh ! Il nous faut parler de ce bide magistral,
Car je pressens pour ce topic,
Un léger et faible mistral,
Précédant la tempête typique des tropiques.

Mais enfin ! Qu'a-t-il donc de si mauvais ?
Pour ne pas prendre l'oeil de l'égaré,
Bousculé de sujets en sujets,
Et ne cherchant rien que l'être aimé.

Voilà peut-être mon erreur :
L'homme est un très vrai hédoniste,
Qui s'arrête à la coquil° pour pêcher les perles.

Je ferme ma fenêtre avec
L'envie de briser les carreaux
Et les vitres d'une triste virtualité.

° : J'enlève la dernière syllabe de "coquille" par nécessité ( aucune idée si c'est possible mais bon, on essaye )

Désespoir

Il est des fleuves qui sont faits de larmes,
Et autour ne pousse que des arbres de fers,
La terre, sèche et aride, n'offre aucune espèce d'ombre,
A l'étranger errant en ce désert.

Oasis née d'une divine inspiration,
Rien de beau pourtant ne pousse autour des flots,
Si ce n'est que tristesse, sources taries, poison.
L'assoiffé seul peut apprécier ce noir radeau.

Voguant sur une mer sans eau,
Marchant sur un sable brulant,
Manquant de tout - et surtout d'eau-

Le promeneur sous les étoiles,
N'a que son flair pour le guider,
Et son esprit pour contempler.

En espérant que mes modestes créations vous aient plus,

arnwaldsnuigb
arnwaldsnuigb
Niveau 8
26 juin 2018 à 21:35:25

Le château de Nantes :

Les ducs de ma patrie ont érigés un fort :
Aux murs, ils donnèrent la vie,
Les tours eurent la force,
Tandis qu'au blanc donjon revint l'étincelance.

De l'orgueil sublime de ces hommes-rois morts ,
Il ne reste plus aujourd'hui,
De cette grandeur, que l'amorce,
Et de leurs os blanchis, qu'une sèche prestance.

Quant au château, Eh bien ! Loin de tomber en ruine,
Son teint d'une blancheur sublime et mystérieuse,
Ne perd ni de son charme, ni de sa volupté.

L'artiste vagabond trouvera sous la bruine
Un chemin de pavés menant à la très pieuse ;
Un chemin de pavés, et un puits de beauté.

arnwaldsnuigb
arnwaldsnuigb
Niveau 8
27 juin 2018 à 13:22:35

Ballade d'un homme heureux :

Laissez-moi vous conter, lecteurs, la vie d'un homme.
Son âme jamais solitaire,
Ne put être troublé par le vice ou la chair.
Fidèle à l'Eglise de Rome,
Il combattit par champs, par montagnes et déserts,
Toujours défendant chrétienté.
Il naquit dans les chants du sabre et de l'épée ;
Cet homme n'avait que Dieu comme père.

Pour Jésus, pour Marie, pour ses frères d'Orient,
Il abandonna sa faucille,
Et en son coeur fleurit la croix rouge des mille ;
L'oriflamme buvait son sang.
Il vit camarades et amis tombés sous le cimeterre ;
Chrétiens enterrés sous la mer,
Sous des roches de jade, dans des tombeaux de fer.
Ces hommes n'avaient que Dieu comme père.

Amour et sacrifice, paresse, orgueil, morts :
Beauté, vices, pareils dans la peur.
Les meilleurs de nos fils succombait au champs d'honneur,
Seuls les plus vils, seuls les plus forts,
Demeurait encore vivants en Terre Soeur.
Entre le vice et la vertu,
Le combat entre corps devint combat entre cœurs.
Ces hommes n'étaient pas tous nés frères.

Mais voici que sonnent les cloches de l'hospice,
Voici la dernière messe avant le dernier souffle,
Priez pour ce guerrier valeureux et loyal ;
Car cet homme n'avait que Dieu comme père.

Message édité le 27 juin 2018 à 13:22:49 par arnwaldsnuigb
arnwaldsnuigb
arnwaldsnuigb
Niveau 8
05 juillet 2018 à 14:43:57

"Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !"

Imagine, cher ami, pouvoir t'envoler loin
Sans jamais t'arrêter, sans jamais redescendre,
Simplement vivre haut, vivre merle chantant,

Se penser oiseau, être météore.

Le vif émerillon pique et chute, tombe droit.
Le ciel est sa contrée mais la terre l'enchaîne ;
Que vaut donc le ciel face à un morceau de pain ?
Nos terribles besoins enferment notre esprit
Sous une toiture de fers noirs et imperméables.
Comment lutter contre soi-même, sa vie ?
Un irrésistible désir de vivre vieux
Me soumet aux flammes et à l'enfer : la lyre.

Se penser oiseau, être météore.

Vivre, se battre, applaudir, puis, l'heure arrivé,
Mourir. Heureux - peut-être, mais dans la solitude.
Car l'homme élevé seul ne peut sortir que seul
D'une vie qu'il a si longtemps mis à l'épreuve ;
D'une vie qu'il a si durement négligé ;
D'une vie qui toujours passa après son coeur.
Ce chêne immense et fort reste dans les mémoires ;
Et, même après sa mort, le parterre l'acclame.

Se penser oiseau, être météore.

Solitude ! Quel mot creux ! Jamais nous sommes seuls
Lorsque Dieu accompagne chacun de nos combats.
Mais pour le fort d'esprit, qui donc voudrait le suivre ?
Qui, si ce n'est lui-même, pourrait tenir le rang
Et oser s'appeler "l'Ami du Plus Grand Homme".
Non, nul n'en est méritant - pas même ses démons.
Seul la lyre, seul l'amour, seul l'esprit et la fougue,
Pourront l'accompagner jusqu'à sa tombe d'or.

Se penser oiseau, être météore.

Imagine, cher ami, pouvoir t'envoler loin ;
Lever les yeux au ciel, toujours fixer la lune,
Et s'en approcher de si près que d'un seul geste... !

Message édité le 05 juillet 2018 à 14:46:25 par arnwaldsnuigb
happas
happas
Niveau 1
05 juillet 2018 à 16:15:28

Personnellement je considère que qu'est poésie tout ce qui est poétique donc pour moi ton deuxième écrit est poésie à l'instar de ton premier 😉
PS: Je fais de la poésie sur Instagram n'hésitez pas à aller check ça les khey https://www.instagram.com/demnie.guarc/

arnwaldsnuigb
arnwaldsnuigb
Niveau 8
11 juillet 2018 à 10:07:33

Le 05 juillet 2018 à 16:15:28 Happas a écrit :
Personnellement je considère que qu'est poésie tout ce qui est poétique donc pour moi ton deuxième écrit est poésie à l'instar de ton premier 😉
PS: Je fais de la poésie sur Instagram n'hésitez pas à aller check ça les khey https://www.instagram.com/demnie.guarc/

Justement, je me demande si on ne pourrait pas considérer comme "poétique" que ce qui est beau.
Ainsi, le critère majeur pour déterminer si tel ou tel texte est poétique serait sa qualité esthétique.
On pourrait donc être poète en ayant produit qu'un seul texte purement "poétique" ; tandis que les autres seraient considérés, au mieux, comme des sortes d'essais.
Parce que si écrire suffit à produire de la "poésie", cela ne suffit pas à produire du "beau", qui est d'ailleurs autrement plus compliqué à déterminer, à créer.
Or, si est poésie ce qui est, et n'est pas, beau ; la poésie n'est plus intrinsèquement belle : elle deviendrait une sorte de genre littéraire constitué à la fois de "beau" et de laid.
Sauf que reconnaître que la poésie n'est pas belle en soi est un non-sens : il n'y a que le beau - le beau véritable - qui peut nous amener à ressentir, à "créer" en nous-mêmes des sensations. Lui-seul anime l'imagination.
La poésie est en tout points pareille à la musique : seule la musique "belle" est capable de nous faire vivre des sensations, des émotions etc.
La poésie a besoin du beau pour être, car, étymologiquement, la poésie est "création" : on peut interpréter cela comme la création littéraire, mais je préfère penser cette création en terme d'effets sur le lecteur. Est poétique ce qui peut créer chez le lecteur des sensations, des émotions etc ; et le beau est le moyen pour y parvenir. Donc le beau et le poétique seraient intimement liés.
Et en pensant ainsi on ne pourrait considérer comme poétique que les textes étant "beau", c'est-à-dire les textes animant l'imagination et donnant une chance au lecteur de se vivre autrement ( dans le sens "à un plus haut degré" ).

arnwaldsnuigb
arnwaldsnuigb
Niveau 8
11 juillet 2018 à 11:02:20

Décasyllabes, quatrains.

Soleil assassiné :

La mer s'éteint dans l'horizon mourant.
Des feux de malheur illuminent la
Baie. Déclin du vieux soleil éclairant
Son flanc mutilé.La mort d'un Dieu.

Crépuscule :

La nuit doucement s'avance, sans bruits, fourbe.
Noyant le soleil sous ses cendres sèchent,
Il s'affaisse, et va embrasser la bourbe.
Quelques lumières diffusent subsiste.

Nuit noire :

Tout n'est plus que peur dans ce petit bourg :
L'espoir et la vie ont désertés, loin,
Pour ne laisser là qu'enfants endormis
Et bambins aux milles plaintes naissantes.

Aube :

Soudain, dans ce bourg, renaît le soleil.
Sans cris et sans pleurs, ce chérubin lève
Ses yeux sur la lande encore endormis.
Une légère chaleur nous réveille.

Aurore :

Chante, coq ! Chante et danse ! Le soleil est né !
Animaux et hommes, venez donc prier !
Soleil ! Soleil ! Notre Dieu bienheureux !
Puisses-tu faire, de ce jour, une fête.

arnwaldsnuigb
arnwaldsnuigb
Niveau 8
26 août 2018 à 21:47:30

C'est ici, dans mon lit, que la magie prend vie.
Le stylo se dérobe à l'auteur enflammé :
Le voilà ! Il écrit. Quoi ? Ou plutôt, pourquoi ?
Pour la postérité ? Pour ne jamais mourir ?
Pour vivre, toujours ? Laisser à ses enfants
Un souvenir ardent ? Qu'importe ! Sa plume vole.
Il écrit, voilà tout. Et ses pensées remuent,
Et ses idées dansent, dansent, dansent sur le papier.

Quel rythme d'opéra grésille sur la feuille ?
Un air heureux peut-être - chantant, dansant, mourant ? - .
Un air qui respire la vie, qui la célèbre ?

Et quelle vie ! Plaisirs, passions, amour,
En somme, joies de jouisseur. Rien de bon. Rien de bien.
Une vie résumée en un mot : décevante.
Et le poète pense. Mais il pense en poète.
En vivant qui contemple, en homme qui respire ;
Et non en philosophe, en homme qui aspire
Seulement à mourir dans le digne repos
Acquis par la pensée d'un travail accomplis.

Alors le poète continue de penser
Mais il ne réfléchit pas lorsqu'il tient la plume
D'oie. Il s'arrête, se pose, et la furlane tonne.
Les mots s'entrecroisent et s'entrechoquent mal
Dans une ritournelle - faux refrain mélodieux -
Aux airs violents du cœur aussi rond que brutal.
Le poète s'enflamme. Il écrit, il écrit.
Mais rien de beau ne sort de son mauvais esprit.

Les vices avilissent : le pêché à ôté
Au papier raturé toutes ses belles beautés.
Voilà un châtiment bien triste, mais il est juste.

Message édité le 26 août 2018 à 21:50:25 par arnwaldsnuigb
arnwaldsnuigb
arnwaldsnuigb
Niveau 8
27 août 2018 à 23:10:48

Sur la route de Brest :

Des champs et des nuages,
De forêts, des villages,
Sur la route de Brest.

Et partout où l'oeil voit,
Il rencontre nos croix,
Sur la route de Brest.

Pays né de la mer,
C'est elle qui nous perd,
Sur la route de Brest.

Collines et falaises,
Avec son golfe, voici Breizh !
Enfin je suis au port ! Brest, je suis revenu.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 29 août 2018 à 20:16:27

C'est bon.
Je pense que tu as du talent, continu à écrire s'il te plais :)

QuarryDuluoz
QuarryDuluoz
Niveau 5
30 août 2018 à 18:03:52

(Incruste insolente — c'est pas le titre, hein.)
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Choir de bon matin
au beau milieu d’un pré
un brin d’herbe dans la bouche.
Il fait frisquet
et la rosée perle
s’accroche aux fibres de la veste
joue la funambule
sur les pointes des cheveux.

Les cigarettes détrempées
s’effritent entre les doigts ;
les gouttes d’encre
qui roulent
sur le papier glacé du ticket-caisse
ressemblent aux larmes
d’une fille triste

– les rideaux de pluie qui se dressent
laissent à penser
que le ciel l’est lui aussi.

arnwaldsnuigb
arnwaldsnuigb
Niveau 8
30 août 2018 à 20:59:34

Le 30 août 2018 à 18:03:52 QuarryDuluoz a écrit :
(Incruste insolente — c'est pas le titre, hein.)

Il est très flatteur pour moi de voir que mon topic attire d'autres écrivains !
Est-ce un poème en vers libre, ou est-ce là une forme que je ne connais pas ?
Il me semble peut-être reconnaître une influence du Haiku si je ne me trompe pas... Notamment sur l'utilisation de vers très courts.
En tout cas félicitations, il est réussi : la scène se présente vivement à l'esprit.
J'émettrai la simple critique que des vers aussi courts semblent "hacher" la narration. C'est un détail et plus une opinion qu'une critique, mais préférant les vers un petit peu plus longs il me fallait le dire.
Il est en tout cas très beau, mais il lui manque un titre !
S'il n'est pas "incruste insolente", qu'est-il donc ? A moins qu'il n'y en ait pas ?

QuarryDuluoz
QuarryDuluoz
Niveau 5
30 août 2018 à 21:56:38

Encore plus alors pour moi, que mon poème te plaise.

C'est du vers libre, et on retrouve, c'est vrai, une dimension du haïku dans cette esquisse de l'instant et de sensations qui l'accompagnent. J'aime la brièveté en poésie – sans pour autant répugner les vers longs. Elle permet une forme d’expressionnisme.
Et oui, je vois ce que tu veux dire, sur cet aspect saccadé, d'ailleurs possiblement appuyé par la quasi-absence de ponctuation, qui est une manière de rythmer le poème, ainsi que sa lecture. Ça permet de mettre en relief certains mots, ou certaines sensations. Je comprends que ça puisse quelque peu rebuter.

Quant au titre, aucune foutre idée. A dire vrai, je n'pense jamais au titre. C'est même ardu à certains moments. Mais gardons l'incruste insolente, ça sonne bien.

Tout cas merci beaucoup (puis faut que j'fasse plus de haïkus).

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