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Mourir.

Murky95
Murky95
Niveau 5
03 septembre 2017 à 23:49:22

Bonjour. Nouvelle tentative pour moi, après mon texte "L'eau salée sur nos êtres amers". (http://www.jeuxvideo.com/forums/42-58-52967685-1-0-1-0-l-eau-salee-sur-nos-etres-amers-1ere-partie.htm)
Cette fois-ci, une écriture un peu plus complexe que la précédente. Je tâche de garder un style simple et épuré. Mais l'histoire étant plus détaillée et subtile (pas juste une soirée entre ado cette fois-ci), il y aura un peu plus de descriptions, de contemplations, de longueurs. J'espère que ça va passer.
Je ne veux pas le poster en plusieurs fois, de peur de vous perdre. L'attention doit rester intacte jusqu'à la fin. Je crains de vous lasser si je le poste en plusieurs parties séparées.
J'ai commencé à écrire ce texte en Avril dernier, puis je l'ai délaissé avant de le finir aujourd'hui même. Bref, j'arrête de tourner en rond. Le voici :

Mourir :

1/
Sur le ciel parfaitement bleu, il y a une lune blanche. Elle est effacée et fantomatique. Elle est légèrement mangée d’un côté. C’est comme si elle fondait. Il n’y a pas de nuage, le temps est lumineux et assez froid.
Mourir aime travailler le matin, très tôt. C’est lui le premier à profiter des rayons du soleil. Fins, vierges et doux comme de la crème. Il se sent privilégié.
Mourir a l’impression que le jour lui amène généreusement sa lumière. Un jour, propre, frais qui lui est offert. Un nouveau jour pour partir à l’aventure du monde.

Quand il se lève, le ciel est encore noir. La nuit appose son silence sur les pièces de sa maison. Mourir sort de son lit et file sous la douche. Il réveille son corps puis sa figure.
Puis il enfile des vêtements. Mourir ne trouve pas plus satisfaisant que de devoir se préparer, vite et tôt. Chaque chose, tel qu’un vêtement de travail, pratique et chaud, a son importance. Son pantalon comporte plusieurs poches, et ses coutures sont solides. Le jean s’effiloche mais il ne se détend et ne se déchire pas.
Tout a de l’importance, et Mourir aussi.
Il enfile ensuite un pull. Paré.

Une grande fenêtre s’ouvre sur la petite cuisine. On voit les toits des maisons couvrant la surface de l’horizon. Le blanc du jour arrive au loin. Il fait trop froid pour ouvrir la fenêtre. Mourir reste au chaud tant qu’il le peut. Il fait griller des tranches de pains et réchauffe le café.
Il couvre ses tartines de beurres dur tout juste sortit du frigo. Le beurre devient translucide. Il trempe ses épaisses tartines dans le café brulant et noir et croque dedans à pleine mâchoire. Sa langue accueille ses goûts bruts, non sans peiner à réveiller toutes ses papilles. La première tartine a toujours un goût âcre et piquant. Mais les autres sont chaudes et douces et sentent bon le pain grillé.

Mourir mange et boit son concentré de caféine en regardant la fenêtre. La radio est allumée. De l’autre côté, des gens se sont les tôt aussi pour venir parler. . Ilse sont levés avant tout le monde, quand la ville dort encore. Ils sont arrivés avant même l’aube dans la salle d’enregistrement.
La radio parle à Mourir de tout. D’endroits, d’évènements, de musiques, de gens. Elle assure à Mourir que l’univers existe. Derrière ces murs, là où Mourir ne peut pas voir, qui sait si il n’y a pas que du néant cruel et un silence de mort? Grace à la radio, il est assuré qu’il y a bel et bien des personnes quelque part.
Comment Mourir pourrait t-il savoir sinon ? Comment pourrait-il s’assurer que les murs ne cachent pas une terrible solitude l’entourant à l’infini ? Tout les souvenirs qu’il a du monde ne serait en fait que des illusions ?
Quand il ouvre la porte, il a peur qu’il n’y ai rien derrière et qu’il n’y ai jamais rien eu. Que tout ce qu’il y a, est ici. Dans cet appartement. Que Mourir est seul.
Il entend la radio lui assurant qu’il est bien 5h24, qu’il y aura un spectacle de Monster Truck ce weekend et qu’il est maintenant temps de passer un morceau de musique. 


Mourir prend le bus de 6h14. Le bus traverse la ville, prend la voix rapide, et bifurque vers la zone commerciale. À 6h48, Mourir est sur son lieu de travail. Les employés embauchent à 7h et l’enseigne ouvre à 8h30.
Il y a toutes les grandes surfaces qu’il vous faut à la zone commerciale. Elles offrent des services et des objets géniaux, qui rendent la vie belle. Des outils de tous les types pour combler toutes les nécessités et ce en quantité industrielle. Mourir voit la zone industrielle comme une forme du Paradis.
Piscines, lits, téléviseurs, bolides scintillants, matériel pour animaux de compagnie, et restauration rapide. Une vie confortable, riche et bien fournie. Les familles sont souriantes et radieuses sur les affiches.
Mourir se surprend à convoiter une vie de consommation et de luxe. Les affiches sont là pour ça, c’est signe qu’elles marchent bien.

Mourir rejoint la porte du hangar où se fait le pointage des employés. Il est accueillit par John derrière son bureau. Il a son ordinateur toujours tourné vers lui. De son angle de vue, Mourir a du mal à voir ce qu’il y a sur l’écran. Il n’a toujours vu qu’une plage bleue, ponctué de petits carrés blancs. John appose l’étiquette au nom de Mourir sur le tableau de pointage et désigne la porte d’entrée en gratifiant comme toujours Mourir de sa phrase fétiche : « Encore une fois fidèle au poste, c’est tout à ton honneur. Bon travail à toi. »
Une phrase qui a le bon effet d’emplir Mourir de satisfaction tous les matins qu’il vient travailler. Mourir se rend ensuite à la porte du garage où viennent d’arriver une série de camions de livraison.
Son travail donne de la corne et des ampoules à la paume des mains. Mourir passe donc d’abord aux vestiaires, où il récupère des gants épais. Il les enfile tout en marchant et rejoint les livreurs pour s’atteler à décharger les colis.
Quand Mourir pousse le chariot chargé de boîtes pour traverser le parking de livraison, il baisse la tête et avance tout-droit. Il regarde par terre, sur le gravier son ombre large qui s’étend, légère et bleutée. Elle pointe la direction du soleil qui étire les ombres.
Ce même soleil doit être en train d’éclairer une savane quelque part en Afrique, pense Mourir. Et il trace des ombres sous les pieds des éléphants et des girafes.
Une brise fraiche revigore son corps. L’air cristallin est doux à ses poumons.
Il trouve l’énergie de travailler à la chaine. Le jour l’a appelé, pour qu’il travaille et engage chaque minute à être complète et productive.

L’équipe de magasiniers de Mourir travaille de 7h à 12h. Ils ont ensuite une pause jusqu’à 12h45, où il effectue un roulement avec l’autre équipe. L’autre équipe prend sa pause de 12h45 jusqu’à 13h30 et tout le service reprend jusqu’à 15h.
C’est le moment pour Mourir d’aller en direction des bureaux de la direction. Ils se situent aux derniers étages. Il y fait le ménage.
Quand il était petit, ses parents et lui venaient faire des courses ici. Et dans les rayons, en levant la tête il pouvait voir les étages supérieurs du hangar.
Il n’apercevait pas grand-chose, à part des jambes marcher rapidement. C’était les jambes des gens qui géraient ce magasin.
La première fois que Mourir a prit l’ascenseur, munit de son chariot de matériel, son sceau et ses serpillères, il se rappelle s’être sentit comme l’astronaute qui pour la première fois arpentait cette lune qu’il n’avait jusqu’alors toujours vu que de loin.
Mourir commence par le couloir. Il aspire la moquette et change le réservoir d’eau de la fontaine. Puis il passe dans le bureau de comptabilité qu’il ouvre avec son double des clefs. Les bureaux sont toujours vides et fermés et il n’y croise jamais personne.
Il passe donc l’aspirateur sous les tables, puis l’ordinateur et le clavier au chiffon. L’ordinateur est toujours éteint. Son écran noir est impénétrable. Le bureau est d’une neutralité déconcertante. Mais il y a néanmoins une cadre avec une petite photo floue, posé à côté de l’ordinateur. Mourir y distingue la silhouette d’une petite famille, il lui semble.
Sans s’en occuper plus, il nettoie la vitre du cadre ainsi que celles des autres accrochés sur les murs, avec des lingettes et du détergent.
Quand il pousse son chariot vers la porte, puis il lui dit à demain.
De retour dans le couloir, il s’en va passer au bureau suivant. Pendant quelques secondes, une voix donne des indications inaudibles, par un haut-parleur. C’est la fin de la journée, il n’y a plus quand monde. Mourir passe outre.

Murky95
Murky95
Niveau 5
03 septembre 2017 à 23:50:09

2/
Quand Mourir retourne à l’arrêt de bus, il est 19h30. Le jour s’échappe sous une nappe violette nuançant le ciel noircit. Mourir a abandonné ses gants de services aux vestiaires.
Il attend maintenant le bus en rentrant la tête entre les épaules à chaque vent froid qui vient le fouetter.
La journée a été très longue. Chaque geste a compté et a laissé une marque dans ses muscles fatigués. La zone commerciale est déserte le soir. Plus que le matin. Le matin il y a les travailleurs qui ouvrent les portes des garages, il y a les camions qui cheminent vers les parking.
Mais le soir, ce monde est mort. Il n’y a plus que la nuit. Quelques lumières aux derniers étages des magasins persistent, et Mourir s’emplie d’empathie pour les personnes présentes dans ses pièces allumés, qui doivent continuer de travailler.
Il se demande qui ils sont et ce qu’ils font. Ils sont peut être ces gens travaillant dans ces bureaux que Mourir nettoie. Peut être qu’ils apparaissent que lorsque Mourir s’en va, à la tombée de la nuit.
Mourir ne décroche pas son regard de ces fenêtres allumées.
Comme sorti de nul part, le bus apporte son bruit de moteur et son odeur de pot d’échappement. Il s’arrête et Mourir grimpe enfin se réchauffer. Il échange un bonsoir machinal avec le chauffeur et rejoint les sièges à l’arrière. Il n’y a jamais plus de trois personnes. À chaque fois, elles attendent et dodelinent sur leur siège comme des âmes errantes. Ce soir là, Mourir trouve un vieil homme noir en costume froissé qui tient un journal. Debout, la main serrée autour d’une barre, une femme enrobée garde une main sur son sac tout en regardant l’heure de temps en temps. À la rangée du fond, là où Mourir s’assoit, il y a un homme sans âge avec une barbe légèrement frisée. Il fixe la fenêtre comme si il regardait une télé et il porte également un costume, de couleur cette fois ci. Mourir se demande dans quoi celui ci travail.
Mourir regarde les gens. Il ne les analyse pas, il ne les juge pas. Il les regarde c’est tout. Comme si ils étaient les figurants d’un film, le décor d’un jeu vidéo, les descriptions d’un roman. Le paysage dehors quitte la zone industrielle, longe la voix rapide et ses voitures noires aux feux aveuglants qui semblent terriblement rapides, et retourne à la ville.
Quand Mourir descend tout à changé.
Le bus était comme une case hors du temps dans le quel il a baigné pendant qu’un algorithme redessinait l’univers.
Maintenant de hauts immeubles noirs viennent masquer le ciel jaunit par la pollution. Les luminaires colorés parsèment son champ de vision. Des bruits de voitures, de pas, de paroles emplissent ses oreilles. Et une odeur de fumée de moteur se mélange à celle des grillades des restaurants de kébab.
Mourir dégourdit ses jambes aux travers des rues. Il marche sur le chemin vers l’appartement. Il quitte la station de bus, marche sur les rails du métro et s’engage dans le centre ville. Les rues sont fines, longilignes, comme les bâtiments. Mourir remonte l’avenue où s’éparpillent des chaises de terrasses bondées.

L’alcool des bars se ballade de table en table. Les verres brillent et font des sons de clochettes. La foule est ramassée en un seul bloc frétillant et elle ronronne, un amas sonore de voix. Les devantures colorées défilent les unes après les autres. De la fumée odorante et épaisse est soufflée par la cheminée des restaurants. Les serveurs courent d’une porte à l’autre en grillant des cigarettes et en transportant des cageots de bois. De la musique émane d’une
vitrine. Un cinéma tout en lumière crache une file de personnes, et ses grandes affichent attisent vivement les yeux. Du linge vole par les fenêtres pour se sécher aux vent. Les étages des habitations sont allumés. Des silhouettes passent sur des balcons puis rentrent dans leurs salons. Sur le toit, des ouvriers démontent un chantier et balancent des briques dans des remorques.

Les vies abondent et déambulent dans l’univers. Mourir tournoi son regard pour voir chacune d’elle. Les gens, le monde, le son, des choses partout.
Mourir passe au travers, comme un fantôme et ce fantôme serait dans une bulle. Il contemple mais ne touche pas. Il se berce dans son propre silence.
Il se rappelle. Ses souvenirs.
rattachés à des souvenirs très loin. L’esprit de Mourir se remplit d’images.
Il se rappelle quand il sortait, quand il buvait, qu’il parlait et même des fois qu’il rigolait. Il se rappelle quand il se fondait dans ces moments. Les discussions, les soirées, les moments.
Finissant le travail à une heure si tard, il en avait oublié le monde.
Mais ce soir, il lui souvient de son existence, et qu’il en faisait partie il n’y a longtemps. Il se remémore comment c’était lorsque Amour était encore là.

Murky95
Murky95
Niveau 5
03 septembre 2017 à 23:50:45

3/ Quand Amour était encore là, le soir ils sortaient boire de l’alcool.
Dans le quartier douteux, les gens voulaient s’amuser sans mesure. Amour et Mourir déambulait durant toute la nuit violacée. Souvent Mourir s’égarait, trop ivre. Amour le cherchait parmi les gens saouls. Des hommes lui proposaient de la drogue.

Une fois elle a retrouvé Mourir dans un appartement. La porte était ouverte. Il y avait un carton froissé qui pendait du plafond, comme un rideau. Dans le hall il y avait un couloir et un escalier miteux. Par terre, il y avait des morceaux de cartons. Ils formaient un sentier qui longeait le couloir et qui tournait à gauche, dans une embouchure du mur où le papier peint s’effrite.
Mourir était dans la pièce qui se trouvait après cette embouchure. La pièce était bas de plafond et les volets étaient fermés. Les lumières de la rue rentraient par minces rayons où flottait la poussière.
Mourir était appuyé à un comptoir. Il discutait avec un petit homme, derrière le bar. Le petit homme avait le crâne dégarni, une moustache noire qui descendait sur ses babines de bull-dog et des sourcils froncés. Il portait une veste en cuire sans manche où étaient plantés des clous et des médailles. Mourir demandait à l’homme si il partirait finalement aux U.S.A. L’homme lui répondit que c’était pour bientôt et qu’il allait nettoyer tous ces enculés. Derrière lui, il y avait un drapeau des Etats-Unies en tissus. Des cartons cachaient la moisissure des papiers peint. Il y avait des messages écrit au marqueur sur ces cartons.
Le plus grand carton trônait cloué à un poteau. Il y avait une carte, des croix, et pleins de phrases gribouillées dessus. Ça ressemblait à un plan d’attaque.
Amour avait tiré Mourir par le bras. Il commençait à dire au petit homme qu’il voulait l’accompagner aux U.S.A, pour voir.
Quand Mourir se tourna vers Amour, il l’entraina vers le fond de la pièce. Il y avait un petit frigo. Il l’ouvrit et dévora un gâteau à la crème. Puis il regarda la date de péremption et cracha le foutu gâteau dans une corbeille.
Amour ramena Mourir chez lui et il s’endormi aussitôt.

Après ces nuits sales, Mourir regrettait. Mais le jour se relevait à chaque fois. Et Amour revenait.

Elle revenait et ils allaient prendre l’air, à la mer. Il y avait une crique derrière une route. L’eau était bien froide. Ils aimaient bien s’y baigner. Même si une fois dans l’eau, on pouvait sentir qu’elle était épaisse et graisseuse.
Quand le jour déclinait et qu’il commençait à faire frisquet, ils se rhabillaient et remontait sur la route. En longeant la route, il y avait des caravanes qui vendaient des boissons. Il y avait des chaises en plastiques et des tables disposées sur les criques.
Mourir et Amour y allaient boire une bière. Ils partaient à la nuit tombée.
Ils retournaient en ville, pour aller se coucher.

Les choses se renouvelaient. Le jour pardonnait à Mourir ce qu’il avait fait la veille, quand il se réveillait endoloris et crasseux avec la gueule de bois. Et Amour venait toquer à la porte.
Mais tout un coup, ça s’est arrêté. Le jour s’est levé, mais Amour n’est pas revenue.

Mourir regarde la nuit bleue marine par la vitre de la fenêtre. Le calme est religieux. Il est proche de la sérénité du Paradis. Mourir est assit dans un fauteuil. Le fauteuil est devant une table basse. Mourir a arrêté de décorer son appartement au même moment qu’il a arrêté de boire et de se droguer.

Il se souvient quand Amour accrochait ses tirages en noir et blanc sur les murs. Ils recouvraient toute la surface. Amour prenait beaucoup de photos. Mourir se souvient des vernissages et des expositions aux quelles ils allaient ensemble. Il se souvient des grandes salles propres, des néons jaunes, des personnes bien habillées, qui buvaient du vin et parlaient intelligemment. Il se souvient de la ville qui s’étendait par delà les baies vitrées du dernier étage, sommet des soirées mondaines.
Amour et Mourir se fondaient parmi les gosses de riches qui couraient entre les jambes des invités et pillaient le buffet et les boissons fraiches en pouffant.
Amour et Mourir venaient pour la vue, le vin gratuit et les canapés de saumon, pour le sentiment de luxure, la convoitise d’un égo enivré de richesse, d’importance et d’art.
Les gens bavardaient sous les grandes toiles et les belles photos. Les images paraient les murs avec majesté et prestance. Cela devait être cette force de présence que Amour jalousait, quand elle transfigurait l’appartement de Mourir par des photos, des posters et des lingeries.

Leur lit était humide et chaud. Les draps avaient une texture de peau. Les fibres étaient imbibés de l’odeur de Mourir et Amour. Le lit a obtenu une présence organique à force de ne pas être lavé. Il respirait. Des fois ci fort, qu’une voix s’échappait de sa gorge. D’abord un chuchotement. Puis il jouissait. 


DomDomz
DomDomz
Niveau 7
04 septembre 2017 à 18:15:10

Lu !
Et personnellement j'ai adoré :)
Tu as su garder ton style tout en l'adaptant à une histoire plus longue et pour le coup je trouve que ça marche super bien. C'est assez fluide à la lecture, super agréable.
Même si avec un nom pareil on s'attend forcement à cette fin, elle est bien amené et je trouve qu'on ressent vraiment une sorte d'empathie envers son personnage, malgré ce qu'il a pu faire dans sa vie.
Ah oui juste un truc :

Il regarde par terre, sur le gravier son ombre large qui s’étend, légère et bleutée. Elle pointe la direction du soleil qui étire les ombres.

C'est moi qui ait du mal comprendre, mais tu dis que son ombre pointe en direction du soleil ? c'est pas très très possible ça :hap:

dream-writer
dream-writer
Niveau 4
04 septembre 2017 à 23:45:08

franchement pas mal mais assez déprimant en fait, ce coté froid et réaliste du récit ma totalement surpris.
pas sure que ca plaise a tout le monde par contre, en tout cas moi je dis bravo.

:d) par Il n’y a jamais plus de trois personnes. À chaque fois, elles attendent et dodelinent sur leur siège comme des âmes errantes. Ce soir là, Mourir trouve un vieil homme noir en costume froissé qui tient un journal. Debout, la main serrée autour d’une barre, :g)

pas très logique si il n'y a pas grand monde ils sont assis, quoi que après tout rien n'est réel donc ...

BluePeaks
BluePeaks
Niveau 3
05 septembre 2017 à 01:20:40

Le 04 septembre 2017 à 18:15:10 DomDomZ a écrit :
Tu as su garder ton style tout en l'adaptant à une histoire plus longue et pour le coup je trouve que ça marche super bien. C'est assez fluide à la lecture, super agréable.

Je vais rebondir sur ce qu'a dit DomDomZ. Le style est toujours aussi prenant, même si j'ai eu du mal à voir la différence avec L'eau salée sur nos êtres amers au début de ma lecture. Ce n'est que par la suite que j'ai saisi le remaniement qui permet de s'immiscer dans l'histoire aux côtés de Mourir. C'est un texte très contemplatif je dirai, ce qui est toujours perturbant quand on attaque le cœur de l'affaire mais qui se révèle imparable.

J'ai beaucoup apprécié ta manière de décrire ce que ressent et voit Mourir, ce n'est jamais redondant, c'est toujours parfaitement logique dans le ton employé. Je vais vraiment accentuer ce point car je trouve que c'est ce qu'il y a de plus difficile à faire, moi par exemple j'éprouve quelques difficultés à réaliser ça correctement sur le texte que je suis en train d'écrire donc si je vois que c'est bien mené, j'applaudis.

Bravo ! :)

Murky95
Murky95
Niveau 5
06 septembre 2017 à 02:33:04

Le 04 septembre 2017 à 18:15:10 DomDomZ a écrit :
C'est moi qui ait du mal comprendre, mais tu dis que son ombre pointe en direction du soleil ? c'est pas très très possible ça :hap:

Ouuaais. Quand je l'ai écris, je partais du principe que une ombre n'avait pas de devant ni de derrière. Elle forme une ligne, c'est tout. Est cette ligne pointe le soleil, logiquement. Non ?

En tout cas, merci à tous d'avoir eu le courage de tout lire.

La pire chose que je veux essayer d'éviter lors de mes prochaines textes, c'est que le lecteur se perde dans des paragraphes de descriptions et qu'il s'emmerde. Mais le problème c'est que les descriptions valent pour beaucoup ! Si vous avez trouvé la lecture fluide et prenante, c'est ce que je cherchais.
Merci encore pour vos avis. :)

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 09 septembre 2017 à 22:50:26

Décidément j'aime beaucoup ce que tu écris :hap:

Après tu rentre dans le cliché de l'auteur mélancolique et dépressif mais je trouve que cela a son charme et se n'est pas dérangeant :hap: Tu écris depuis combien de temps ? Tu m'as l'air d'avoir de l'expérience :hap:

Murky95
Murky95
Niveau 5
09 septembre 2017 à 23:03:04

Le 09 septembre 2017 à 22:50:26 NonaLuce a écrit :
Décidément j'aime beaucoup ce que tu écris :hap:

Après tu rentre dans le cliché de l'auteur mélancolique et dépressif mais je trouve que cela a son charme et se n'est pas dérangeant :hap: Tu écris depuis combien de temps ? Tu m'as l'air d'avoir de l'expérience :hap:

MOI ?! Un cliché ? :rire:
J'écris depuis toujours. Mais je ne montrais pas spécialement mes textes et moi même je leur donnais pas beaucoup de valeur. Je m'en foutais en gros, puisque j'étais surtout concentrée sur la peinture.
Les 3 textes qui sont sur le forum Ecriture sont les premiers textes que je partages.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 10 septembre 2017 à 09:54:03

Le 09 septembre 2017 à 23:03:04 Murky95 a écrit :

Le 09 septembre 2017 à 22:50:26 NonaLuce a écrit :
Décidément j'aime beaucoup ce que tu écris :hap:

Après tu rentre dans le cliché de l'auteur mélancolique et dépressif mais je trouve que cela a son charme et se n'est pas dérangeant :hap: Tu écris depuis combien de temps ? Tu m'as l'air d'avoir de l'expérience :hap:

MOI ?! Un cliché ? :rire:
J'écris depuis toujours. Mais je ne montrais pas spécialement mes textes et moi même je leur donnais pas beaucoup de valeur. Je m'en foutais en gros, puisque j'étais surtout concentrée sur la peinture.
Les 3 textes qui sont sur le forum Ecriture sont les premiers textes que je partages.

Je voulais pas te vexer Khey, je trouve ça juste cliché cette histoire d'écrivain mélancolique qui parle de mort et d'amour dans ses textes [[sticker:p/1kki]]

Ah je vois, et bien tu as bien fait de les mettre ici [[sticker:p/1kki]]

Murky95
Murky95
Niveau 5
10 septembre 2017 à 10:59:49

Le 10 septembre 2017 à 09:54:03 NonaLuce a écrit :
Je voulais pas te vexer Khey, je trouve ça juste cliché cette histoire d'écrivain mélancolique qui parle de mort et d'amour dans ses textes [[sticker:p/1kki]]

[[sticker:p/1kks]]
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