Salut je reviens avec un nouveau texte. Je viens de l'écrire. J'aimerais récolter quelques avis.
Dites moi ce que vous en penser. (Je m'excuse par avance des potentielles coquilles mais je n'ai pas trop dormis cette nuit).
Bonne lecture :p
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Assis confortablement aux toilettes à feuilleter les pages d'un magazine de presse féminine, je constatait avec stupéfaction le nombre incroyable d'idioties que l'on pouvait y lire - En respectant ces 10 astuces votre vie sera parfaite -
Parmi ces astuces l'on pouvait y lire toute sorte de conseils : boire du thé chaque soir, se mettre au yoga, passer à un mode de vie "bio", voyager, faire du sport.
Je doute fortement que ces sottises puissent avoir un quelconque impact sur la vie de quelqu'un, du moins à long terme.
Comment Suzanne peut-elle accorder de l’intérêt à ces sottises ?
Suzanne, est ma meilleure et unique amie. On se connait depuis le collège. Nous sommes rapidement devenus amis car nous étions les seuls élèves de sixième à être encore bercés par le monde de l'enfance. Nous cherchions à fuir à tout prix l'adolescence. Nous voulions rester des enfants à jamais. Continuer à rêver, à croire que tout est possible. Et c'est encore le cas aujourd’hui... en tout cas pour moi.
Ainsi malgré notre manque de maturité flagrant, nous formions un duo, un tandem plus fort que tout face aux brimades diverses des autres collégiens à mon égard. Ces êtres impitoyables, qui jetaient mon cartables aux fond des toilettes de l'école ou s'amusaient à lancer des rumeurs en tout genre. Je me souviens même qu'une année Jimmy Woods élève de ma classe avait inventé que j'était atteint d'une maladie génétique rare. Cette maladie me rendait sensible au moindre signe de violence. Mes camarades, bienveillants, se donnaient à cœur joie de me lancer des morceaux d'objets en tout genre : du bout d'équerre en passant par la cartouche d'encre pleine. Le collège que d’aventures !
Je garde des souvenirs plutôt amusants de cette époque grâce à deux choses. Petit un, mon refus systématique de grandir, qui me conduisait à me comporter comme un enfant. Je pleurait, criait et rendait la pareil face aux hostilités de mes petits camarades. Petit deux, ma meilleur amie Suzanne qui fut épargnée de toute brimade car Jimmy Woods en avait décidé ainsi. Il l'appréciait, elle était donc libre. Elle était un soutient face à l'ennemis et arrivait à négocier pour qu'aucun projectile ne me soit jeté à la figure durant les cours d'histoire de Mme Stones. L'histoire, ma matière préférée.
Les années passèrent, Suzanne entra en fac de droit et moi de biologie. Nous sommes toujours en contact et je suis aujourd'hui chez elle, pour fêter son vint quatrième anniversaire. Assis dans ses toilettes, pensant à une époque que j'affectionne tout particulièrement, mais qui ne reviendra plus jamais. Moi aussi j'ai vint-quatre ans. Je n'en ai pas envie. Je suis pris d'une mauvaise nostalgie, celle qui vous fait vous fait comprendre que tout est finis. Qu'il faut grandir à présent.
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Bon, je vais le lire... ce magazine finalement...