Il est cool ce dernier ! Je ne t'aurais pas cru à ce point tourmenté par les politiques.
Je me permet d'en poster un des miens, un peu piqué de ton style.
Silence dans l'arène
Muette les sirènes.
Même la vieille,
Tremblante la veille,
Tend l'oreille :
Écoute la haine,
Prie le Caïn.
Pourtant il vit.
Lui qui est maudit,
Lui qui jamais ne ris,
Et toujours se plie
Aux désirs enfouis.
Ce n'est pas tant
Que ses tenant
Et aboutissant
Étaient malfaisants
Mais plutôt tremblant
Fragiles sous le vents
Faible sinon chancelant.
Ils l'ont vite défait
Caché le méfaits
Et aussitôt disparait !
Seul reste l'épée
De sang, toute rouillée.
À tous ils l'ont montré
Disant : "voyez !"
"Le monstre que c'était !"
Les gens ont apprécié,
Ont cru être sauver,
Que le danger était passé.
Pauvres idiots,
Vaincus par des mots,
La haine à bon dos
Dans la bouche des héros.
Pour qui se fane,
Brise la cane,
Affame l'ane.
Pour qui se brûle,
Ceux qu'on adule,
Prends du recul !
Vois les dessins
De tes saints
Vois leur malice
Et leur caprice
Et méfie toi
De celui qui voudra
Recouvrir d'un drap
Le corps des vaincu :
Il te baise à ton insu.
Comme le bois pourri
Plus vite sous la pluie
L'homme souvent cède,
Se noie sans aide,
Devant la vision
De ses sombres pulsions.