Laissez moi m’enclencher, déraisonner mon vécu
Sans être dérangé par les couleurs de vos écus.
Je ne demande rien à vos cœurs fermés,
Qu’un peu de patience et de fraternité.
Je n’ai aucune prétention, je ne viens pas solliciter
Ni le déni ni l’approbation, mais plutôt expliquer
Que de mille nuances une seule ne peut être la vraie,
Que rien n’est laissé à la chance dans cet horizon glacé.
Voyez-vous donc l’absurde mission qui nous est confiée ?
Il ne nous reste vraiment que l’abondons ou le progrès.
Que Dieu veille sur nous, car notre tache est d’aller voter
Pour des brigands, des sioux, pour une belle bande d’enculé.
Quand la Marine ronrone, s’enfume devant les télés
Qui affichent son score, 25% pour un parti au noir passé.
Ah ça oui qu’elle a réussi sa com’, les montons sont piégés
Ils ont oublié qu’elle est la patronne, la reine des préjugés.
Devant elle Macron et Fillon rigolent : ils ne sont sur d’eux.
Certains qu’au deuxième tour ils lui gicleront dans les yeux.
Ces deux leaders d’un système qui n’en fini pas de nous baiser
Deux élites, la crème de la crème, les premiers à frauder.
Au fond, bons derniers, Hamon et Mélenchon sont à bout.
Ils ont pour eux l’honnêteté mais certainement pas les sous
Pour financer leur utopie : donner du blé aux sans abri, aux branleurs
Qui glandent dans leur lit pendant que toujours se lèvent les travailleurs.
Waish moi j’vous l’dis c’est pas sérieux les élections.
Venait plutôt dans ma boutique acheter des pythons.
De très beau Mambas Lescouilles, parfait pour le printemps
Le top du top pour mettre dans l’urne un papier blanc.