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Liste des sujets

[DdP] Romance / Vert

-Say-
-Say-
Niveau 10
22 janvier 2017 à 14:36:41

ROMANCE / VERT

Ggiot VS Say

Quand Karim m’a enlevé de ma cité pour m’épouser de force dans un château syrien, il aurait pu refaire les peintures…

-Say-
-Say-
Niveau 10
22 janvier 2017 à 14:44:24

BOIRE UN VERT

Quand je décide de raconter mon histoire avec Jolyne, je ne sais jamais trop par où la commencer. Cette fois, je commencerai par mon rendez-vous avec Marcus, le matin précédant ma première rencontre avec elle. Cela faisait plusieurs mois que j’étais inscrit sur un site de rencontre, et je devais en être à mon quatre ou cinquième rendez-vous : je n'était pas particulièrement adroit sur le net, et je mettais souvent beaucoup de temps avant de me décider à passer à une rencontre physique. Lorsque je me décidais enfin, et que la fille était d'accord, je stressais pendant des nuits en composant dans ma tête toute sortes d'arbres de conversations, afin d'éviter la moindre chance de paraître ridicule le jour venu. En supplément, j'allais souvent rendre visite à Marcus pour lui en toucher deux trois mots, quand j'arrivais à trouver un créneau de libre sur son emploi du temps. Son site promettait un rendez-vous en moins de soixante-douze heures, mais en réalité il m'était arrivé de devoir m'y prendre deux semaines à l'avance : il était de plus en plus demandé.

Marcus était ophtalmologue, en plus d'être ce qui se rapprochait le plus pour moi d'un ami. Je ne peux que vous conseiller de vous trouver un copain ophtalmologue : avec le recul, je ne sais pas à quoi ma vie aurait ressemblé sans lui. Dans les moments de doutes, c'est toujours pratique d'avoir quelqu'un pour vous dire si vous voyez les choses de la bonne couleur. Alors je suis arrivé ce matin-là, c'était en novembre je crois. Je suis entré sans frapper, je me suis allongé sur le divan comme à l'accoutumée, et Marcus a installé toute la machinerie habituelle autour de mes globes oculaires. Il a mis ses gants en latex et les a fait claquer pour faire comme dans les films.

- Bon c'est pour quoi aujourd'hui ? Enfin, c'est pour qui ?

- Je la vois cette aprem' et je suis en panique. Elle s'appelle Jolyne.

- C'est un nom Jolyne ?

- C'est marqué comme ça sur le site en tout cas. Putain je sais pas comment ça se prononce, imagine je me foire.

- Bah, Jolyne, quoi, comme ça s'écrit.

- Non mais imagine c'est genre « Jolaïne » qu'il faut dire.

Pendant ce temps, le type commençait à inspecter mes pupilles sans pression. Il pointait sa petite lampe que je déteste sur le fond de mes yeux.

- Il va falloir que je te resynchronise bonhomme. Tu vois tout un ton en dessous. Trop sombre quoi.

- Ça je m'en doute. Mais je voudrais que tu me renseignes sur un truc plus précis. Mon rendez-vous de tout à l'heure, j'hésite à ne pas y aller. Ils marchent jamais ces trucs. Ça fait trois ou quatre fois que ça me plombe une semaine et que ça donne rien. Je vois juste cette histoire de rencontre en ligne comme une grosse épine qui s'enfonce un peu plus dans mon pied chaque jour. J'ai bon ou pas ?

- Nan. Tu vas pas juger ta vie amoureuse sur trois pauvres rencontres, c'est con. Tu vois les choses un poil de travers, je pense. C'est la solitude ça, c'est mauvais pour les yeux. Je te met deux trois gouttes et ça ira comme neuf, tu pourras aller à ton date le sourire aux lèvres avec un regard tout frais sur la situation !

Et il avait raison le con, comme d'habitude. En sortant de la, j’étais chaud pour un rendez vous en béton armé, et la confiance me débordait même un peu par le nez. Vers 14 heures, j'ai rejoint Jolyne en haut des escaliers du métro par lequel elle devait arriver. Après de courtes délibérations, on avait décidé qu'elle me rejoindrait dans mon quartier, qui était plus au centre, et plus animé. Dès qu'elle est apparue, en bas des marches, j'ai su que c'était elle. Elle dégageait un truc, je sais pas, c'est possible que je fantasme ça après coup, difficile à dire. Il faisait un peu froid ; c'était marrant parce qu'elle était habillée d'un petit débardeur ample - qui laissait légèrement voir son nombril – et d'un mini-short en jean, mais portait face à ça une immense écharpe la recouvrant jusqu'au nez, et un bonnet noir solidement enfoncé sur la tête. Elle m'expliqua plus tard que c'est parce qu'elle attrapait froid par le visage.

Elle avait les sourcils froncés et grimpa les escaliers rapidement. Elle était venue sans sac, les mains dans les poches. En haut, elle me glissa une bise rapide en m'enfonçant sa gigantesque écharpe sur le visage :

- C'est moi Jolyne.

- Et moi c'est Alex du coup. On va où ?

- On va prendre un vert nan ?

L'odeur de son écharpe, et cet accent que je n'avais jamais entendu. Son air d'en avoir déjà marre. Nous n'avions discuté que de quelques banalités par Internet – elle était resté concise, montrant simplement son intérêt pour mon profil - et Jolyne m'intriguait plus que prévu. Je savais évidemment qu'on irait prendre un verre et j'avais déjà prévu un café, auquel j'avais minutieusement réfléchi depuis le lundi précédent. Quelque chose de classique mais pas trop, qu'on pourrait ranger sous l'étiquette « sympa ». Qui ne révélerait pas grand-chose de moi en somme. On s'est assis à une table à l'intérieur et Jolyne a enlevé tout son accoutrement hivernal, pour me révéler son visage.

Je me souviens être resté un instant paralysé devant ce que j'ai découvert là dessous. Les lèvres de Jolyne étaient minutieusement recouvertes d'un couche de rouge à lèvres vert pomme, qui contrastait avec son absence totale de maquillage, et ses cheveux étaient partiellement teints de la même couleur. Elle leva très haut un de ses sourcils devant ma paralysie, et je prétextais d'être fatigué et perdu dans mes pensées, tout en essayant de me remettre les idées en place. Mes yeux ne pouvaient pas me détacher de son visage : Jolyne venait de soulever à l'intérieur de mon cœur quelque chose que je n'aurais jamais imaginé y retrouver.

Ma vision de l'amour a toujours été un peu particulière. Au début de mon adolescence, j'avais une nuit fait un rêve d'une intensité jamais égalée depuis. Je n'en avais conservé aucun souvenir après mon réveil, mais j'étais persuadé d'y avoir été profondément amoureux. Toute les années qui suivirent, j'ai poursuivi ce sentiment pour essayer de le retrouver dans une relation réelle. Le temps m'aida à me résigner à des relations aux sentiments plus modestes, mais qui avait le mérite de me permettre de ne pas rester célibataire pour l'éternité. Mais je pense pouvoir dire que je n'avais jamais été « amoureux » jusqu'ici. Toutefois, le visage de Jolyne, ce jour là, fit ressurgir en moi tous ces fantasmes adolescent du grand amour. Elle était la plus belle personne que je n'avais jamais vu.

Devant un café allongé et un chocolat chaud, Jolyne et moi avons longtemps discuté. Le torrent de désir qui déferlait sous ma peau m'avait redonné une certaine confiance et je parvins à ne pas trop bafouiller. Ou plutôt non. Je crois que j'ai bafouillé, souvent même, mais que je n'en avais plus grand-chose à faire, à ce moment là. Rapidement, Jolyne en vint à me parler de son idole, Spider-Man. Elle avait toujours voulu devenir Spider-Man. Elle me décrivit tous ce qu'elle ferait si elle avait la possibilité de se balancer au dessus de la ville au bout d'une toile. A cet instant, mon cœur s'est mit à bouillonner.

J'aurais aimé enregistrer l'émotion qui grimpait dans mon cou à cet instant. Jolyne me parlait de son super-héros rouge et bleu, et ses délicieuses lèvres vertes prononçaient chaque mot avec cet accent délicieux, qu'on avait envie de siroter. J'imaginais son corps se balançant au sommet de la ville, et je brûlait de l'embrasser, de la prendre dans mes bras et de ne plus jamais la lâcher.

Je lui parlais de ma vie, aussi. Elle faisait pâle figure face à la sienne, mais bon, chacun son truc. Je lui parlais de Marcus, de moi, de ma volonté obsessionnelle de faire bien les choses, mais de mon échec permanent quand à mener quoi que ce soit à terme. Le café se prolongeant dans un petit bar du quartier, ma langue se délia un peu plus. Je lui parlais de ma vision de l'amour, du sens de la vie, de toutes ces choses qui paraissent intelligents quand l'alcool monte, et qui viennent probablement du cœur, mais n'ont en réalité pas grand intérêt. La langue de Jolyne se délia aussi. Je crois qu'elle m'aimait bien, ses yeux étaient plongés en permanence dans les miens et les dressaient comme des serpents. Des mecs l'avaient fait chier par le passé, et je crois qu'elle aimait mon côté hésitant, bafouillant. De mon côté, c'était son côté directe et puissante qui me charmait. A bien y réfléchir, elle incarnait tout ce que j'aurai voulu être moi-même. Alors qu'elle partait aux toilettes, je fixais ses mèches vertes et sa démarche d'un œil halluciné. Dans sa masculinité exacerbée, elle parvenait à être d'une sensualité folle ; je ne comprenais pas tout à fait par quel miracle.

Quand elle est revenue, elle s'est assise et un petit silence s'est installé. Elle m'a regardé l'air dubitative, et à fait ce petit mouvement de lèvres si érotique. On s'est embrassé. C'était bizarre la première fois, un peu la deuxième aussi, et après nous étions lancés. Poser mes lèvres sur les siennes, pouvoir goûter à ce vert enivrant, quel délice. Ses lèvres étaient sucrées, délicieuses, et sa langue glissait tranquillement contre la mienne, avec cette assurance qui la caractérisait si bien. Dans mes souvenirs, notre étreinte dura trente minutes. Je pense qu'elle en dura deux ou trois, en réalité. Jolyne remit une de ses mèches colorées en place, et me demanda :

- Tu habites dans le coin du coup ?

- Ouais à deux trois rues plus au nord.

- Hmm, je vois. C'est vert la mairie.

Ce petit accent, ce n'était plus possible. Mon pantalon devenait trop serré pour moi. Jolyne me prit la main violemment. C'était étrange, je l'amenais chez moi, et pourtant c'était elle qui me guidait. Ou alors je confonds tout, mes souvenirs sont peut être erronés. Toute cette soirée est un peu obscure pour moi. Tout ce dont je me souviens, une fois passée la porte de chez moi, c'est d'un torrent de chair, d'un délice sexuel vert pomme, contre les murs, le sol, les meubles. Le haut, le bas, tout se confondait. Il n'y avait plus que Jolyne.

-Say-
-Say-
Niveau 10
22 janvier 2017 à 14:44:42

Suite à cette soirée, j'ai sans doute passé le meilleur mois de ma vie. Je passais mes journées et mes nuits chez elle, et réciproquement. Lorsque nous faisions l'amour, c'était incroyable. A chaque fois, j'avais l'impression de toucher mon rêve du bout des doigts, pendant quelques minutes. C'est par la suite que tout a commencé à se gâter. Jolyne était du genre impulsive, elle essayait plein de choses. Et un jour, en ouvrant la porte de son appartement, j’eus la surprise de découvrir une tignasse de cheveux blonds sur sa tête, accompagnés d'un rouge à lèvres rose bonbon. Le choc initial passé, une boule commença à se serrer dans ma gorge pendant que Jolyne m'embrassait sur son canapé. Mes sentiments ne fonctionnaient plus. Jolyne s'aperçut que je n'était pas bien. Je l'aimais bien hein, c'était quelqu'un de génial. Mais je l'aimais en tant qu'amie. Au lit, impossible de faire quoi que ce soit. J'évoquais une déprime passagère, pour faire passer la pilule. Difficile de dormir cette nuit là.

Le souci, c'est que cette situation se prolongea un moment. J'ai cherché à comprendre. Est ce que c'était Jolyne que j'aimais, ou est ce que c'était ses couleurs verte ? Nous avions fait plusieurs fois des choses assez intenses dans le noir pourtant. J'aurais aimé pouvoir comprendre. Jolyne avait l'air constamment blasée et impassible, mais je l'avais connu un mois blasée et heureuse, je commençais à la connaître blasée et triste. De mon côté, sans désir, mon admiration pour elle se transforma lentement en jalousie amère. Elle était balèze, et si cette histoire s'arrêtait là, elle s'en remettrait vite. C'était l'incompréhension qui la rendait triste. Mais moi j'avais peur. De me perdre maintenant, si proche de retrouver mon rêve de collégien.

Une nuit, n'y tenant plus, je lui appliquait une légère et discrète couche de peinture verte sur les joues, pendant son sommeil. Je ne sais pas si cela m'a rendu heureux ou désespéré, mais mon désir et mon amour sont remontés en flèche. J'ai réveillé Jolyne et je l'ai embrassé, d'un baiser doux-amer, brûlant de passion mais à l'arrière goût désagréable. Nous fîmes l'amour intensément, rattrapant des semaines d'abstinence dans ce lit qui n'attendait que ça. Nous avons fini par nous rendormir dans les bras l'un de l'autre. Alors que mon esprit replongeait dans le sommeil, une pensée me glaça le cerveau : je n'avais pas pensé au démaquillage. Je me suis levé, et ai filé chercher du démaquillant et un coton, entreprenant d'effectuer l'opération le plus discrètement possible, en espérant que Jolyne ait le sommeil assez lourd. Cela ne fonctionna pas : elle se réveilla en grognant et l'odeur du démaquillant la fit bondir : elle détestait ça. Lorsqu'elle découvrit son visage repeint dans le miroir, elle ouvrit grand les yeux et me balança dehors avec mes affaires. Elle eut l'air déçue mais soulagée d'avoir compris le fin mot de l'histoire : je n'était qu'un psychopathe fétichiste et je n'en valait pas la peine.

Je suis retourné chez moi réfléchir, étalé sur mon armoire-lit. Jolyne avait été l'amour de ma vie, et je n'avais pu l'aimer qu'un mois avant qu'elle ne change de couleur. J'ai pensé à un moment, cette nuit là, a essayer de tomber amoureux du concept de la couleur verte. J'effectuais une tentative le lendemain : j'ai été me rouler dans la pelouse du parc proche de chez moi, en amoureux. Je me suis vite rendu compte que c'était absurde, que ça ne fonctionnait pas. J'avais besoin de voir Marcus.

J'ai débarqué chez lui avant l'ouverture de son cabinet, un jeudi matin si je me souvient bien. Il a eu l'air surprit, et un peu dérangé par ma présence.

- Marcus, mon pote, j'ai une grosse demande pour toi.

- Hola, Alex, ça m'annonce rien de bon ça. C'est quoi le problème ?

- J'aimerais bien que tu dérègles mes yeux.

- Hein ? Ça me paraît pas très correct, ton affaire.

- Je voudrais savoir, est ce qu'il y a MOYEN de faire en sorte que je vois le monde totalement en nuances de vert ?

- Techniquement, oui, si je te fais éclater toutes les autres couleurs du cerveau avec un pic à glace. Mais tu pourras pas les retrouver après, donc ça me semble assez radical comme idée.

- Fonce. Je paye tout ce que tu veux. Et j'en parle à personne.

C'est ainsi que quelques jours plus tard, Marcus se mit à charcuter mon cerveau à coup de pic à glace, dans la plus grande des discrétions. La vie se révéla à moi sous un nouveau jour. Ma plus grande crainte avait été, alors, de tomber amoureux de chaque personne que je croise dans la rue. Il n'en fut rien. La magie ne fonctionnait qu'avec Jolyne. Le reste du monde me semblait simplement accueillant, amical, onirique. En soignant mes mots, je la réinvitais au café, sans la brusquer, et la redécouvrit comme au premier jour : dans de délicates teintes de vert. Nous avons discuté un peu de notre rupture, je me suis excusé et j'ai essayé de lui expliquer tant bien que mal la situation, en arrondissant les bords et en lui cachant mon opération. Elle m'a dit sans trop y croire qu'elle me laissait une seconde chance, parce qu'elle avait passé un très bon mois avec moi. Au pire elle me virerait une seconde fois, définitivement.

A partir d'ici, nos vies furent heureuses. Notre passion d'un mois pu renaître de ses cendres, et se prolonger sur plusieurs années passionnantes. Jolyne était bien, moi aussi je crois. Jusqu'à il y a quelques jours, jusqu'à ce que je réfléchisse. Toutes ces années passées dans le vert commencent à me peser. Au cours de ces années, Jolyne a vécu, a grandi, elle est passé par plein de couleurs différentes. Je la vois toujours en teintes de vert. Je suis bloqué dans ma couleur, et je n'arrive pas à bouger. Jolyne est active et puissante, elle vagabonde et évolue, et moi je ne grandit pas. Je pense que pour elle, je suis un centre de gravité fixe, intouchable, autour duquel elle peut virevolter autant qu'elle veut, retombant toujours sur ses pattes, sans crainte. Ça la rend heureuse sans doute, mais moi ? En se retournant vers le réel, mon rêve s'est renversé. Il est devenu vert, et m'a piégé, en enfermant mes yeux dans une cage.

Jolyne sait que cette couleur m'excite, je sais que parfois, elle remet ce rouge à lèvres vert pomme qui la rendait si belle le premier jour. Mais je ne peux plus le voir. Et si un jour elle devenait Spider-Man, si un jour elle s'accomplissait, je ne verrais ni le bleu ni le rouge de son costume.

Vinmole
Vinmole
Niveau 10
22 janvier 2017 à 16:32:13

Bonjour Say,

Je ne vais pas me lancer dans un long commentaire d'abord parce que ce n'est pas ma spécialité, ensuite parce que je suis sur mobile. Je vais me contenter de te faire part de mon ressenti.
Eh bien je dois dire que j'ai beaucoup aimé ! Et pourtant ce genre de sujet m'effraie toujours un petit peu. Disons que je sors de ma zone de confort et si ton style ne m'avait pas immédiatement accroché j'aurai fermé la page après diX lignes.
C'était une belle histoire bien écrite.

LePerenolonch
LePerenolonch
Niveau 10
22 janvier 2017 à 17:33:21

Je suis un peu sur le cul :hap:

Au premier quart du texte je pensais que le mec était daltonien en fait et qu'il avait genre un traitement qu'il prenait chez Marcus pour avoir une vision normale, et que ça allait partir en couille pendant le rdv avec Jolyne :hap:

Après je pensais aussi que Jolyne c'était genre un extraterrestre avec son coup de j'ai froid qu'à la tête, son accent, tout ça

Puis la petite conclusion à la fin avec la morale c'est niquel :hap:

ggiot
ggiot
Niveau 10
22 janvier 2017 à 17:36:47

Lepere qui part trop loin :rire:

Ba moi j'ai apprécié sans plus, c'est surtout le style qui m'a embêté, y'a plusieurs répétitions, des trucs d'inattention en général je pense. Sinon l'histoire fait son taff.

J'ai plus qu'à me bouger le cul pour pondre un truc :hap:

-Say-
-Say-
Niveau 10
22 janvier 2017 à 17:42:39

Allez Ggiot :fete: ! Tu peux le faire !
Pour les fautes d'inattention, c'est possible, vu que j'ai assez peu de recul sur le texte encore ! Il faudra que je revienne un peu dessus par la suite je pense !

LePere :d) Ces interprétations :rire: C'est intéressant de voir comment t'as pris ça au fur et à mesure :hap:

Vinmole :d) Merci pour ton commentaire ! :-)

Bon allez il faut que j'aille commenter / voter pour les textes de la semaine moi maintenant !

PIeinair
PIeinair
Niveau 47
22 janvier 2017 à 18:37:28

Jolyne

https://image.noelshack.com/fichiers/2016/35/1472666224-jolysitas-copie.png

Les lèvres de Jolyne étaient minutieusement recouvertes d'un couche de rouge à lèvres vert pomme

Mais...c'est vraiment Jolyne? https://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/1474553570-1467335935-jesus1.png

Si l'inspiration vient bien de là ça rend ce paragraphe
Ma vision de l'amour a toujours été un peu particulière. Au début de mon adolescence, j'avais une nuit fait un rêve d'une intensité jamais égalée depuis. Je n'en avais conservé aucun souvenir après mon réveil, mais j'étais persuadé d'y avoir été profondément amoureux. Toute les années qui suivirent, j'ai poursuivi ce sentiment pour essayer de le retrouver dans une relation réelle. Le temps m'aida à me résigner à des relations aux sentiments plus modestes, mais qui avait le mérite de me permettre de ne pas rester célibataire pour l'éternité. Mais je pense pouvoir dire que je n'avais jamais été « amoureux » jusqu'ici. Toutefois, le visage de Jolyne, ce jour là, fit ressurgir en moi tous ces fantasmes adolescent du grand amour. Elle était la plus belle personne que je n'avais jamais vu.

d'autant plus intéressant et paradoxal :hap:

Jolyne en vint à me parler de son idole, Spider-Man.

https://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/1474553570-1467335935-jesus1.png https://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/1474553570-1467335935-jesus1.png https://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/1474553570-1467335935-jesus1.png

me dis pas qu'à la fin le narrateur la fout en prison

Bon, j'ai bien aimé ce texte, c'est assez osé, peut-être maladroit par moments dans la forme, mais rien que d'imaginer les scènes avec Jolyne dedans ça m'a fait sourire tout le long

Je sais pas comment commenter ce texte exactement, surtout que j'aime bien avoir le deuxième support pour comparer un peu, je le trouve très sympathique, agréable, rien de transcendant, rien de dégoûtant

Dans le thème, et avec une conclusion assez cool :oui:

Insulare
Insulare
Niveau 3
22 janvier 2017 à 18:48:18

C'est fluide, agréable à lire, juste ce qu'il faut d'humour, le personnage féminin est attachant.
Mention spéciale pour l'utilisation du mot vert en lieu et place de ses homonymes :ok:
Et ce battage de couilles sur le plan neurologique exécuté dans les règles de l'art :noel:
J'ai aimé :oui:

-Say-
-Say-
Niveau 10
22 janvier 2017 à 20:15:59

Pleinair :d) Haha yes, je me disais bien que quelqu'un aurait la référence ! :hap: Concernant Jolyne, j'avoue que j'ai hésité a laisser le nom tel quel de peur que ça ne fasse trop blague privée / fanfiction, ce qui n'est pas du tout le but du texte. J'ai hésité à l'appeler Irène au départ, référence plus subtile au personnage (nospoil).

En gros c'est pas vraiment Jolyne Cujoh, mais je me suis complètement inspiré du personnage physiquement pour la Jolyne de mon texte. Et vu que je l'ai écrit en pensant physiquement à elle, je me suis dit que finalement j'allais laisser le nom tel quel, mais ça changera peut être, je sais pas :hap: ! Voila !

Pour ceux qui ne connaissent pas le personnage, pas de problème, du coup, c'est largement secondaire :noel:

(Je réponds aux autres commentaires plus tard, là je dois filer :oui: ).

Nato8888Rifs
Nato8888Rifs
Niveau 10
23 janvier 2017 à 12:02:59

Très bon texte.

Comme polochon, au début j'ai cru ton perso daltonien. En fait, tout le texte m'a fait chercher des hypothèses un peu barrées. Genre Alex aurait été un robot et Marcus celui chargé de le recalibrer. Un moment, je m'attendais presque à ce que Jolyne soit un ficus ou une courgette dont Alex serait tombé amoureux dans une crise de démence, voire encore un blob extraterrestre vert fluo.
c'est d'un torrent de chair, d'un délice sexuel vert pomme, contre les murs, le sol, les meubles. Le haut, le bas, tout se confondait. Il n'y avait plus que Jolyne.
m'a presque fait croire qu'il avait repeint sa chambre avec un blob explosé pendant l'acte sexuel. :doute:
Ton narrateur est suffisamment taré pour qu'on ne puisse pas faire confiance à ce qu'il nous raconte et on cherche une explication plus rationnelle. Marcus aussi en fait. C'est un vrai ophtalmo ? Ou c'est un type glauque sous un pont qui utilise la bière croupie comme collyre et charcute le cerveau des autres clodos au pic à glace ?

J'aime bien l'idée de sa vie de rêve qui prend des relents de cauchemar sous un certain angle et cela évoque parfaitement le vert maladif dont il a repeint son quotidien.
Bref, c'est parfaitement dans le thème et tu captes l'attention du lecteur tout le long du texte, que du bon à en dire. (ouais bon, quelques coquilles, mais rien de grave)
Bravo. :oui:

AlexGnar4j5
AlexGnar4j5
Niveau 5
24 janvier 2017 à 22:59:30

Très bon texte! Je n'ai pu en décrocher mon regard qu'au tout dernier mot ;) L'histoire est prenante, on prend vite le partie du protagoniste, Jolyne est aussi attachante.

En se retournant vers le réel, mon rêve s'est renversé. Il est devenu vert, et m'a piégé, en enfermant mes yeux dans une cage.

Très belle formule j'ai trouvé, parfait pour conclure! Bravo :D

Mandoulis
Mandoulis
Niveau 27
25 janvier 2017 à 18:15:06

Lu, un très bon texte, pas grand chose à rajouter, j'ai aimé l'utilisation de vert pour les synonymes, l'histoire, mais pas trop bien compris qui est vraiment Marcus... Ophtalmologiste? Psychologue ? Clodo sous le pont comme le dit Nato ?

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