Jour 1 (I)
Je sais que c'est juste une trace écrite, mais j'en suis encore sur le cul de voir par ma fenêtre qu'il n'y a...rien. Quand je dis « rien », ça veut dire que je ne vois personne dans les rues, encore moins une voiture passer et c'est assez étonnant, car je vis à Paris et vous connaissez sans doute la réputation de cette ville bruyante et active. Tout ceci me fait penser à ces films ou séries où un homme se retrouve littéralement seul au monde, du coup, je sais pas si je dois flipper ou bien m'éclater. Je garderais précieusement ce journal de bord, voire les journaux de bords car j'espère ne pas être le dernier de cette planète.
Pour commencer, je vais parcourir la ville et s'il n'y a personne en ville alors je vais parcourir l'IDF et si c'est aussi une région vide et bien, je vérifierai chaque régions et chaque départements. Le gros avantage, c'est que si je suis seul, pas besoin de flipper pour l'essence, il y en a beaucoup et pareil pour les voitures donc je peux me permettre d'en sacrifier quelques-unes à ma cause. Question bouffes, j'aurai qu'à me servir dans des appartements, maisons, hôtels, supermarchés et restaurants et je risque certainement de m'éclater pour arriver à conserver les aliments.
Bon, déjà comment se fait-il qu'il y a plus personnes dans cette ville ?
Le journal de bord, je hais ça ![]()
Pas assez vivant comme récit et c'est dur à écrire pour que ça soit intéressant. Tu peux lire la nouvelle d'un forumeur "Terres désolées" plus bas dans les topics pour te faire une idée.
Là sinon, gros manque de crédibilité pour ton début de fic, faudrait la suite pour voir si tu rattrapes le coup au fur et à mesure ![]()
T'es violent, eksanblue
Alors j'ai pas un avis aussi tranché par rapport aux journaux de bord.
Cela dit, j'ai le même ressenti par rapport au début. C'est sûrement parce que c'est le début, justement, mais l'univers n'est pas encore assez bien placé pour être tangible. J'ai un peu l'impression que tu t'es posé devant ton PC en te disant "tiens, et si j'écrivais une nouvelle SF" et que tu t'es lancé en freestyle, en te basant pour unique ressort d'intrigue sur "ces films ou séries où un homme se retrouve littéralement seul au monde". Un univers SF, ça mérite de se poser dessus pour y réfléchir.
Si ton personnage (Adam ?) vit à Paris, il a bien dû voir du monde par sa fenêtre auparavant pour établir sa comparaison... Donc c'est pas tant le fait que, aujourd'hui, il n'y ait rien, qui devrait le choquer, plutôt que le fait qu'hier, il avait quelque chose.
Ensuite, s'il n'y a personne dehors, ça ne veut pas dire que la ville se soit vidée, ça peut être aussi que tout le monde est chez soi. Ça a même plus de chances d'être ça. Il faudrait que tu t'imagines vraiment comment tu réagirais, toi, si tu voyais que ta rue était complètement vide alors que d'habitude, elle est très fréquentée. Perso, j'irai voir mes voisins
Si je peux te donner un conseil, donc, c'est de te poser pour réfléchir un peu à ton histoire avant de commencer à l'écrire : réfléchir aux événements, aux causes des événements, aux personnages, au réactions des personnages face aux événements, etc.
À ce moment-là, retape ce début d'histoire et continue-la, je suis sûr qu'il sera non seulement différent, mais en plus qu'il te plaira plus, et qu'il sera plus convaincant pour les lecteurs.
https://www.youtube.com/watch?v=ZQTQSbjecLg
(si tu comprends l'anglais)
Même impression ici, à en juger par les temps employés ton personnage est derrière sa fenêtre et se fait des films tout le long, à aucun moment il n'a l'occasion de vérifier que tout le monde a disparu et que c'est la fin du monde, il saute à des conclusions par magie et commence même à planifier, c'est très peu vraisemblable. Quand tu dis "Tout ceci me fait penser à ces films ou séries où un homme se retrouve littéralement seul au monde" c'est autant l'auteur que le personnage qui parle. On dirait que t'es pas en train d'écrire une histoire ancrée dans le réel mais que t'es juste en train de penser à ces films sans te mettre à la place, sans te projeter dans le contexte .
La mise en place est moins crédible que dans les films catastrophe qui sont déjà rarement crédibles.
Jour 1 (II)
Après avoir fait un petit tour toute la journée dans Paris, je me suis rendu compte qu'il n'y avait plus personnes. Pour en avoir le cœur net, j'ai quand même décidé de vérifier les apparts et il n'y avait personne, j'ai failli pleurer en voyant une photo encadrées et puis j'ai vu une PS4 donc je l'ai utilisée. J'ai relativisé en me disant « Je ne suis pas comme Will Smith dans « Je suis une légende » alors je n'ai pas besoin d'avoir peur. C'est le pied de pouvoir rentrer comme ça chez les gens ».
Je sais que je fais le fier, mais honnêtement, j'avais un peu la boule au ventre en rentrant dans cet appart mais finalement, vu qu'il était inoccupé, je me suis dit que ce serait trop con de pas en profiter.
Bon, ça ne me dit toujours pas où sont passés les gens, mais ils sont quand même sympa avec moi puisqu'ils m'ont laissé déjà un terrain de plusieurs kilomètres et si le pays est entièrement vidés, dans ce cas, j'aurai un terrain de jeux de 1000 km et ça s'est cool. Par conséquent, je suis libre de faire ce que je veux dans Paris, et même loger dans les ministères ou à l'Elysée , dormir au sommet de la Tour Eiffel. Grosso modo, je pourrais faire seul ce que des millions de gens rêveraient de faire.
J'ai attrapé dans un magasin une carte avec toutes les régions de France ainsi que ses départements, ça me sera utile pour voir les endroits qui sont déserts ou pas et j'espère qu'il y a encore quelqu'un d'autres sur cette planète, ça me ferait bien chier d'être le dernier de mon espèce, mais au moins j'ai quand même la chance d'être le dernier élu de l'Humanité ainsi qu'à la France. Je n'ai pas de voiture, mais ce n'est pas grave, il y en a tellement que je vais devoir choisir qu'elle sera ma monture pour ce tour de France et ce sera dur parce qu'à Paris, on trouve n'importe quelle marque, mais d'un côté j'ai presque toute la vie (enfin, le restant de ma vie) pour profiter des voitures ou d'autres véhicules.
Je n'ai pas de voiture, mais ce n'est pas grave, il y en a tellement que je vais devoir choisir qu'elle sera ma monture pour ce tour de France et ce sera dur parce qu'à Paris, on trouve n'importe quelle marque, mais d'un côté j'ai presque toute la vie (enfin, le restant de ma vie) pour profiter des voitures ou d'autres véhicules. J'ai aucune idée de comment on utilise un bateau et je sais qu'il y a toujours l'option de prendre l'avion, mais là non plus je ne sais pas en piloter. Pas grave, j'ai le temps d'accomplir ces choses-là, mais je n'ai pas tellement envie de mourir bêtement dans un crash d'avion.
Ca fait trop remake de "Je suis une légende" sans y apporter de fraicheur...
On a aucune attache pour ton personnage par manque de crédibilité. Première chose quand tu te lèves et ne voit personne : allumer la télé, aller sur internet, twitter pour chercher des infos. Même avant : tu appelles ta famille, tu paniques un peu etc... L'obsession du gars pour les voitures me dépasse. ![]()
Ne prend surtout pas sévérement mon avis, il n'engage que moi et le but du jeu c'est d'aider chacun à améliorer ses projets ![]()
L'idée d'un mec qui se réveille et ne trouve personne, c'est classique mais toujours intéressant
Il y a moyen de faire un truc sympa, original et qui va passionner tes lecteurs. Continue ton récit, essaye de le rendre plus crédible, de faire attention aux répétitions (voiture par exemple), et de le retravailler. Tu y gagneras un texte chouette à lire et des compétences pour tes futurs écrits.
Jour 2
Avant de commencer mon périple, j'ai décidé de prendre un bon petit déj' et surtout de me lever tôt. Après, j'ai préparé un sac avec de quoi manger et je suis parti de mon appart. J'ai fouillé chaque immeuble pour trouver des clés de voiture ce qui m'a pris 3 heures, et j'ai encore perdu du temps quand je les ai essayées sur les voitures de la marque de la clef. En gros, j'ai perdu du temps à chercher une Peugeot 106. Je crois que j'avais dit que je n'avais pas de voiture, la vérité, c'est qu'elle a été chopée par le fourrière hier, c'est-à-dire quand il y avait encore du monde et à vrai dire, j'ai la flemme d'aller la chercher parce que ça me ferait beaucoup de trottes.
La 106 avait le réservoir à moitié plein. C'était suffisant pour arriver à sortir de la région sauf que j'ai prévu de faire le tour des départements de la région pour espérer voir des gens donc je vais certainement devoir utiliser une autre bagnole pour arriver à en faire le tour. Prudent comme je suis, j'ai décidé de me rendre dans un commissariat pour chercher une arme et des munitions parce que j'en aurais sans doute besoin. J'ai galéré à trouver l'armurerie et une fois trouvé, j'ai dû de nouveau trouver un moyen d'ouvrir la porte. J'aurais été bien con d'essayer de défoncer la porte étant donné qu'elle était en métal. Enfin, je dis « porte » mais il s'agissait juste d'une grille avec des gros barreaux, mais ça change rien au fait qu'il fallait trouver la clé. Des clés, toujours des clés....Ça devient un véritable casse-tête de les chercher. J'ai à nouveau perdu du temps à les trouver, mais ça valait le coup de le perdre parce que c'est très impressionnant de voir le nombre d'armes à feu que peut avoir un commissariat. Je vous vois venir dire, « C'est normal, en même temps » et moi, je vous répondrais que vous non plus vous ne connaissez pas les armureries policières.
Une fois l'arme récupérée, j'ai conduit jusqu'à la Défense et j'ai eu encore cet effroyable constat de voir que c'était hyper vide. Les villes du 92 n'étaient pas mieux. Toutes aussi vides, les unes que les autres. Puis j'ai décidé d'aller dans le 95 et c'était vide. Il n'y avait personne dans Cergy ni dans les quelques autres villes que j'avais visitées. Je n'ai pas encore fini mon tour de la région, ce qui fait que je suis actuellement dans un appart de St Denis. Ce n'est pas que je n'avais pas le choix, mais j'ai voulu avancer un max et en plus, j'ai bientôt plus d'essence.
Jour 3
Après avoir dormi dans un lit qui sentait la clope, je suis de nouveau parti à la recherche d'une sacro-sainte clé de voiture. Je commençais à regretter de pas savoir démarrer une caisse en dénudant des fils ni même crocheter sa serrure ou briser une vitre sans se blesser. Avant que je ne mette à péter un câble pour rechercher une putain de clé, j'ai décidé de surfer sur le web. Heureusement, l'ordi portable que j'avais trouvé dans une chambre m'a permit d'y accéder et je pense que je vais le garder avec moi, car il me sera sans doute de grande utilité. Les quelques tutoriels que j'avais trouvés étaient plus ou moins bien foutus.
Je sais que c'est con d'abandonner une voiture encore en état de marche, mais je tiens pas à avoir une panne sèche sur la route. C'est déjà bien assez emmerdant de se retrouver seul au monde alors pas besoin d'en rajouter une couche ! Bref, je suis descendu et j'ai pu, à l'aide d'un tournevis trouvé dans une commode, crocheter une serrure et j'ai su également démarrer l'engin. McGyver serait sans doute jaloux de moi. Une fois sur l'autoroute, j'ai été surpris de voir qu'un avion coupait la voie. Naturellement, il s'était crashé et du trou où s'échappait une fine fumée grise, il y avait une aile encore debout. Certaines parties étaient arrachées et il y avait des briques de partout. J'ai rebroussé chemin et une nouvelle fois, tout était vide.
tout ceci me fait penser à ces films ou séries où un homme se retrouve littéralement seul au monde,
T’es pas le seul, mon vieux, t’es pas le seul.
Bon, y a encore du boulot. Au premier plan, je te dirais de réfléchir avant d’écrire, de ne pas foncer tête baissée en te disant juste « je vais écrire un jour ». A chaque passage, il doit y avoir un but, une structure, quelque chose avec un début et une fin. Réfléchis aussi aux conséquences directes de ce que tu écris, au niveau de la réaction du personnage (le gars qui est calmé par la PS4 pro oklm) que des conséquences : si tout le monde disparait, Internet fonctionne ? Sûr ? Si tout le monde disparait, les avions sont encore en feu au bout de trois jours ? Qu’est-ce qui peut arriver ? Prend une feuille et note tout. Le sujet est assez large pour couvrir pas mal de trucs.
Pour le reste, contrairement à Eksanblue, le journal me va très bien. A voir ce que ça donne avec la suite.
Désolé d'upper ce topic mais j'en suis le secondaire.
Jour 28
oilà 28 jours que je suis définitivement le dernier Homme sur Terre. Je ne sais pas quoi dire tellement ça me déprime. J'ai décidé de m'installer à Marseille, le temps que je m'apprenne à naviguer avec un bateau et tenter de rejoindre la Corse. Je pense que j'en profiterai pour apprendre à pêcher avec un filet et à chasser, car je n'ai pas envie de me retrouver sans rien à manger. De toute façon, les supermarchés de la ville me serviront en quelques sortes d'entrepôt. Malheureusement, il n'y a plus d'électricité et il faut que je rationne l'essence et que j'évite d'en gaspiller bêtement. Heureusement, il y a quelques jours, j'ai pensé à imprimer des plans pour fabriquer une éolienne et ainsi avoir de l'électricité. Le reste, j'ai décidé de prendre des bouquins à la bibliothèque et en priorité, j'ai tout de suite cherché des livres sur la médecine et j'ai trouvé dans un magasin bio des recettes pour faire soi-même ses propres pommades avec des plantes. Du coup, je pense qu'à un moment donné, je vais sans doute devoir faire une petite escapade dans les Alpes pour en trouver, des plantes, car certaines sont justes présentes dans les zones montagneuses.
Pour revenir à l’électricité, un truc me fait vachement peur : les centrales nucléaires. Il y en a beaucoup, c'est vrai, mais je ne sais pas si elles ont pété étant donné qu'il peut y avoir un accident vu que les déchets doivent être sans cesse refroidi afin d'éviter ce genre d'incident. Du coup, ça fait 19 jours que certaines ont dû exploser et vu qu'il y en a une au nord de Marseille, je prie pour qu'elle ne pète pas tant que je suis encore ici. Je n'ai pas encore perdu mes cheveux donc je présume que les radiations n'ont pas encore touché la ville.
D'après l'heure solaire, il est 13 h et je vais faire un petit tour dans le port pour trouver un bateau pour rallier la Corse.
Jour 29
J'en ai trouvé un pas mal, hier, dans le port. Il a l'air petit, mais il y a énormément de chose à l'intérieur. Tout ce dont il me faudra pour traverser la mer et ça ne risque pas d'être une partie de plaisir étant donné que je ne sais pas comment on pilote (ou plutôt « navigue ») un rafiot. Il va falloir que j'apprenne éventuellement directement sur le tas à naviguer, c'est-à-dire que je vais devoir vérifier la quantité de mazout et éventuellement en reprendre de nouveau.
J'ai décidé de faire un inventaire de la nourriture que j'ai et que je vais devoir embarquer sur le bateau. Je pense que je vais piocher un peu dans les supermarchés, mais une chose m’inquiète un peu : le temps de navigation. Pour avoir déjà testé le ferry pour y aller, il a fallu 15 h, mais est-ce que je vais mettre plus de temps ou moins ? Ajaccio est approximativement à 300 km à vol d'oiseau de Marseille et avec un chalutier, je vais pouvoir grimper jusqu'à 9km/h si je pêche donc je vais devoir mettre presque 34 heures pour aller en Corse. Autrement dit, il me faut une journée et demi de navigation, si je ne me plante pas, bien entendu. Au cas où je me planterais de direction, je penserai à prendre pour 2 voir 3 jours de nourriture et un pack de bouteilles d'eau. Je prends que ça parce que je vais pouvoir encore me nourrir dans les supermarchés, la seule chose qui a sans doute morflé sont la viande, les produits surgelés, les fruits et les légumes et tout ce qui est yaourts, fromages et plats à faire cuire aux micro-ondes. Ce qui est mangeable n'est juste que les boîtes de conserve et le pain de mie, des boissons du genre alcool, eau, sodas et jus de fruit et le reste ne sont que des choses inutiles comme des jouets ou des produits high-tech.
Une chose vient de revenir, c'est qu'il n'y a plus aucune prévision météorologique donc je prie pour ne pas qu'il y ait une tempête ou une autre couille du genre. J'ai également remarqué une chose, c'est que depuis qu'il n'y a plus aucun humain sur cette planète, il fait un peu plus frais et il y a surtout plus aucune pollution. J'avais justement vu un documentaire où ils expliquaient que la température du corps humain jouaient sur la température extérieure. Bref, j'ai mis mes provisions dans la cale et je pense que je vais prendre la mer demain.
Jour 30
La journée a commencé pour moi avec la préparation de ma boîte à pharmacie. J'ai mis tout ce dont j'avais besoin dans une boîte en plastique que j'ai mis dans un tiroir d'une étagère du chalutier. Ensuite, j'ai cherché dans une école pour passer le permis bateau des sortes de livrets ou de prospectus pour me donner une petite idée de comment marche un navire. Après avoir embarqué mes provisions, j'ai décidé de lever l'ancre et de partir. C'était dur à le démarrer au début et puis après, c'était vraiment simple par contre je me demande comment je vais faire si je prévois de quitter la Corse. J'ai attrapé le mal de mer et j'ai vomi, je sentais plus mes jambes et j'avais très envie de m'allonger dans ma couchette, mais j'ai vu qu'il fallait que j'aie l'oeil rivé sur la mer pour éviter de péter la coque et d'avoir l'air con au milieu de la Méditerranée, il a fallu que je tienne.
Je ne vois pas trop ce que je peux dire de plus si ce n'est que j'ai mis 10 heures pour faire 90km et je me suis rendu compte qu'il me manquerait encore 287 km avant d'atteindre Ajaccio. Donc j'ai très mal calculé et il me faudra encore 2 jours de navigations avant d'arriver à bon port. Fait chier.
Ces jours-ci moi aussi je me sens seul, je sais pas si tu écris ton journal de bord au jours le jours, mais en tt cas ça résonne pas mal avec mes impressions personnels, et sans doute avec celles de pas mal de monde en ce moment. Ça fait un peu fiction de l'esprit, ou rêverie ambiante...
Le 04 janvier 2017 à 21:00:56 abalevodor a écrit :
Ces jours-ci moi aussi je me sens seul, je sais pas si tu écris ton journal de bord au jours le jours, mais en tt cas ça résonne pas mal avec mes impressions personnels, et sans doute avec celles de pas mal de monde en ce moment. Ça fait un peu fiction de l'esprit, ou rêverie ambiante...
Salut.
J'écris toute mes fics au jour le jour ce qui fait que c'est quand je finis un "chapitre", je viens le poster ici. ça me permet de prendre en compte les conseils qui m'ont été donné pour éviter de tout réécrire.
Jour 33
Je suis enfin arrivé à Ajaccio depuis hier soir 23 heures. C'était assez étrange, de voir aucune âme émaner de cette ville. Je n'avais pas pensé à prendre avec moi une lampe torche et j'avais juste le projecteur du navire, mais malheureusement ça ne pouvait pas éclairer toute la ville.
Au petit matin, j'ai décidé de faire un tour dans cette ville. J'avais pensé à prendre avec moi une arme avec moi. Je sursautai quand j'entendis une vitrine exploser, je pointai mon arme dans la direction de la vitrine et je vis juste un animal qui en sortit après et qui me regarda droit dans les yeux. Je continuai ma ronde et puis je quittai la ville, je décidai donc d'aller plus loin et je volai un Range Rover. Ce n'était pas utile de casser la vitre ni même de dénuder des câbles pour activer le démarreur, les clefs étaient dans la serrure. Je démarrai le 4x4 et je fis un petit tour dans la campagne.
J'étais près d'un petit village et quelque chose vint me perturber. Il y avait un cercle de pierre avec du bois en train de brûler et un sac à dos. Une voiture n'était pas loin et il y avait une espèce de fil qui reliait 2 arbres entre eux avec des fringues dessus. Je sortis de la voiture et je regardai les affaires qui jonchées le sol. Je m'approchai des vêtements, je me souviens les avoir palpées quand soudain, j'entendis une voix féminine dire « Vous êtes qui ? » et puis c'est le grand vide à partir de ce moment-là.
J'ouvris mes yeux avec beaucoup de mal, mais je voyais ce visage féminin me regarder avec un grand sourire. Elle était brune, avec des yeux bleus. Je murmurai un truc du genre « Je crois que je suis en train de rêver » et elle rigola et me répondit.
-Non, je suis bien réelle, t'es pas en train de rêver.
J'étais à la fois choqué et fou de joie de retrouver quelqu'un, j'étais tellement rassuré de savoir que je n'étais pas le seul sur terre que je me suis mis à pleurer. Elle me fit asseoir par terre et me donna une boîte de conserve, c'était du cassoulet et puis elle me demanda.
-T'es arrivé quand ?
-Hier soir, répondais-je. J'ai quitté avant-hier Marseille en bateau.
-Wouah ! S'exclama-t-elle.
-Et toi ?
-Je vis ici depuis une semaine, je viens d'Italie.
J'étais assez impressionné, elle parlait le français comme si c'était sa langue maternelle et elle n'avait aucun accent. Elle ne m'avait pas dit comment elle était arrivée jusqu'ici, mais franchement, ça m'importait peu. J'étais trop content de revoir un de mes semblables pour poser ce genre de question.
Lu les deux premiers posts.
Et je suis pas convaincu. Si je devais citer le problème central dans ce récit, je dirais que c'est l'ambiance. Ton narrateur prend le problème EXTRÊMEMENT GRAVE de la disparition totale de l'humanité (à part lui) vraiment à la légère. Pas de panique, pas d'interrogation sur le devenir de ses proches, au contraire, le mec a l'air de trouver ça génial. Le truc, c'est que je vois pas vraiment si c'est une vraie intention. Et si ç'en est une, il faut que ce soit clair dés le début. Pourquoi est-ce que ton personnage veut tellement s'amuser, au fond ? Pourquoi il s'en moque tellement du sort de l'humanité ? On a pas vraiment d'infos sur le personnage qui justifierait ce trait de caractère. Hors, comme c'est lui le narrateur, ça se sent qu'il y a un manque, avec ce décalage qui n'est jamais relevé. Donc, peut-être qu'il faudrait retravailler ça.
Voila, bonne continuation ![]()
Jour 60
Nous étions devenus inséparables et nous avons décidé de rester ici, en Corse. Elle préparait toujours des plats succulents et j'allais des fois pêcher au sud de la Sardaigne. C'était une mesure de précaution que je m'étais imposé moi-même, je ne savais pas si les radiations avaient touché l'île, ce qui n'était pas impossible et je ne voulais pas prendre le risque de nous faire manger du poisson nucléaire.
Entre-temps, je me suis rendu avec Helena à l'aéroport pour me mettre à piloter un avion. Elle a appris à piloter ce genre d'appareil alors je lui fais confiance, de toute façon il n'y a plus d'instructeurs de pilotage pour me former. J'ai donc ainsi appris à piloter un Cessna Skyhawk. C'est un peu un genre de citadine, mais version aérienne. Elle pense que d'ici quelques mois, je pourrais piloter un plus gros appareil. Pour le moment, je me contente juste d'écouter ses conseils et nous passons tellement des temps ensemble que j'ai arrêté pendant quelque temps d'écrire mon journal mais bon, dans tout bon journal de bord qui se respecte, on peut quand même laisser des trous, non ? Peu importe, de toute façon je m'en fous de votre avis.
A présent, je vais un peu vous raconter ma vie. Pour commencer, on a plus d'électricité ni d'eau courante donc on ne peut rien faire, on est obligé de se servir du feu pour survivre. Heureusement, une petite rivière coule en bas de chez nous donc Helena s'occupe de la chercher, elle l'a fait bouillir pour la rendre potable et prépare le repas, je l'aide quand même de temps en temps et elle aussi embarque des fois en mer avec moi ou vient carrément chasser. Elle en a gâché des munitions, ça oui, mais elle a fini par bien maîtriser cette arme et je dois reconnaître que moi aussi, je tirais comme un sac, mais ça va mieux maintenant.
Y a également une grosse question que je me pose depuis le début, mais que je n'ai pas osé de la poser, c'est pourquoi est-ce que du jour au lendemain Helena et moi sommes devenus les derniers humains de cette planète ?