Bonsoir ! Décidément, il y a de jolies plumes poétiques par ici.
Perso, j'aime bien ce genre de poèmes. Où l'on ne comprend pas tout voire rien, mais avec une atmosphère sensible et sombre. Si j'peux t'en faire une critique... Je pourrai pas, en fait parce que d'une, tu es le seul à savoir ce que tu as voulu dire, de deux, c'est tout le charme, que chacun voie la chose avec ses yeux.
Il y a une erreur notable, mais en vrai, quand on lit, on est porté par la forme et les ambiances construites par le flash de mots et de tournures, alors ça passe presque inaperçu. Mais ça m'a quand même fait légèrement tiquer à la lecture :
Ci-gît, indécis, les espoirs du tourmenté
Ce devrait être Ci-gisent, indécis, les espoirs du tourmenté
Je ne sais pas si c'est par choix, pour la gloire de l'alexandrin (ou du dodécasyllabe), que tu as pris cette licence poétique, mais au cas où ce ne le serait pas, je le dis 8)
J'apporte un avis contraire à celui de Pleinair, qui dit:
Au niveau du fond je pense que ça mériterait d'être un peu plus clair, on sent que la métrique et l'envie de donner des images fortes nuisent un peu au propos. Le fond se plie aux exigences de la forme, il a du mal à trouver son compte.
Tout simplement parce que, eh bien... Ça dépend de ce que tu veux, toi. Si tu as une idée de fond et que tu tiens à la transmettre, alors oui, si on te signale qu'elle n'est pas évidente, ça mérite de retravailler ça. Mais on peut tout aussi bien miser sur la forme et créer des images précisément pour la rêverie et la contemplation à laquelle elles invite. C'est quelque chose qui, personnellement, me séduit beaucoup. Qui me séduit tellement que je me retrouve déçu
(Une fois, j'ai acheté un livre de M.K.E. vendu comme une "épopée onirique", un "conte obscur" avec un miroir ensorcelé, la quête sans fin d'une montagne qui s'éloigne d'elle-même et un vieillard maudit qui crache des crapauds. Je m'attendais à des images poétiques auxquelles je ne comprendrais rien. Grosse erreur. Je n'ai rien compris, mais à des images de blagues paillardes et d'armées de crapauds) (Anecdote à part)
Enfin voilà ! Je dis ça pour tempérer un peu ce que Pleinair a dit, parce que c'est vrai, oui, mais en partie, et ça dépend aussi de ce que tu veux faire. Il n'y a pas qu'une seule façon d'écrire, où la forme doit être au service du fond. Et on n'est pas obligé de mettre du contenu dans ce qu'on écrit.
À bientôt !