Alors tout d'abord bonjour, je ne me suis pas encore présenté, je le ferai sans tarder. Ca fait quelques temps que j'ai envie de poster des textes ici et je me lance finalement avec un texte court, histoire d'avoir vos impressions.
Avant que vous continuiez, je dois vous avertir que je ne sais pas trop si je devrais mettre une balise du style [+18], il n'y a rien d'explicite mais c'est pas un texte que je ferais lire à ma nièce non plus.
Du coup j'espère le thème et l'ambiance vont pas vous rebuter direct, en revanche, n'hésitez pas à critiquer
bonne lecture !
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BALADE NOCTURNE
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Acte 1, scène 1. Forêt de banlieue, 1h du matin. L'air est froid et brumeux. Les réverbère illuminent juste assez l'endroit pour qu'on y aperçoive une danse étrange et silencieuse. Des silhouettes se déplacent dans la pénombre, comme des animaux à l'affut. Les fauves vont lentement, leur regard tourne et traque, cherchant à la fois la victime et le bourreau. Les gazelles sont plus rapides. Tête baissée, elles semblent fuir ce qu'elles sont venues trouver. Tous tournent inlassablement. Chacun se suit et se fuit, se cache et veut voir l'autre, partagé entre des pulsions animales et la honte de ne pas savoir les oublier.
La ronde est grotesque, mais chargée d'émotion.
Lui, il est là.
Au milieu de cette athmosphère sordide et désespérement silencieuse, lui aussi guette en fumant. Il observe avec un faux calme les corps qui passent près de lui. Il connaît les codes et les accords conclus sans parole.
Il n'est pas du genre élitiste. Malgré son jeune âge et son allure harmonieuse, je l'ai déjà vu passer d'un vieux maigre à un vieux gros sans broncher. Les présentations, si elle se font, ne durent pas des heures et les pantalons subissent la gravité avec force et vitesse. Quelques mouvement désordonnés, une grimpette à un rideau bas de gamme, parfois une ou deux paire d'yeux intéressés autour et les pantalons remontent. Les plus polis attendent que les retardataires finissent leur corvée, les plus honteux repartent en fermant leur braguette sur un vague "bonsoir".
Lui, il proposait plutôt à une des paires d'yeux de continuer le travail. Pas vraiment par excitation, plutôt dans une sorte de soumission volontaire.
Je l'ai vu retrouver régulièrement un homme ici, légèrement plus vieux, avec qui il discutait beaucoup. Ces soirs là, pas de danse pour eux deux, si ce n'est celle des cigarettes sorties, fumées, jetées les unes après les autres dans des discussions enflammées. Un soir, il se sont quitté en s'embrassant et je ne l'ai plus revu pendant queques mois.
Et puis il est revenu. Et il s'est remis à chasser, avec un dégoût encore plus évident pour ces sorties, mais toujours plus d'application dans la tâche.
Et la danse a repris.
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