Salut, dites-moi ce que vous en pensez svp 
Cela y était ! Je tenais une idée alors que les rayons lumineux du soleil surplombait l’horizon.
Il ne fallait pas qu’elle fuie comme d’habitude avec mes idées. Je marchais, retraçant le chemin que je faisais tous les jours pour me libérer l’esprit et ainsi mieux réfléchir.
Je sortais à peine des bois, quand je fus retiré de ma réflexion par un craquement de branche.
Et l’instant d’après, lors duquel, je me remettais en route, je sentais l’idée s’émanciper subrepticement de mon conscient et s’immiscer dans les méandres de mon inconscient. Je tentai ingénument de tirer cette corde de pensées à laquelle était suspendue mon idée, mais en en vain. Elle s’était enfuie. Je cognai mon pied contre une protubérance du sol. Je poursuivis mon chemin, en passant par un sentier boueux tandis que je fronçai les sourcils. Des esquisses d’idée s’emparait de mon attention, tentant vainement d’apaiser ma frustration. Ainsi, mon esprit s’ensevelissait dans un gouffre de pensées. Le temps s’écoulait. Une heure était passée et aucune ébauche ne se mettait en place. Le soir même à dix-neuf heures j’allais trancher. Les turbulences reprirent plus tard dans la journée tandis qu’un mäelstorm de pensées chaotiques alternaient avec confusion et néant. Après quelque période de raisonnement éprouvant, les flux impétueux de pensées se voyaient obturés.
Installé confortablement dans mon fauteuil de cuir noir dont je tripotais les ornements dorés, je tentais de me concentrer et de ne pas me laisser divertir par le moindre stimuli. Je me focalisais à tel point sur l’idée que je cherchais que j’en voyais presque défilé mes souvenirs un par un, en observant respectivement chaque détail. Mais encore une fois, je fus extirpé de mon expérience de pensée, par le bourdonnement d’une mouche. Et le tourbillon infernal de l’esprit reprit de plus belle, les images, chiffres, dates, s’enchainaient et se mélangeaient avec d’autres à n’en plus pouvoir rouvrir les yeux. Toute cette histoire me tourmentait à tel point que je commençais à en avoir mal à la tête. De ce fait, je sortis prendre l’air à nouveau vers 17h, en passant par le même bois et le même sentier, tentant tant bien que mal de me remettre en tête mon idée initiale.
Soudain, je fus soulagé, soulagé par ce même déclic, retour à l’ordre, par cette même illumination qui me gagnait lorsque je recouvrais la mémoire. L’air me caressait le visage alors qu’il ne restait à peine que quelques dixièmes de secondes avant que mes pensées ne se reformulent clairement. Et, au point culminant de ma réflexion, je pris enfin conscience: ce soir, je mangerais des nouilles !