Une vie de bohème, tout ce dont j’avais tant
Rêvé ; un long fleuve d’insouciance, berceau de paix,
Me recueillant sur les routes, au près des paysans.
Songerie devenue cauchemar ; ô regrets !
Inspiration fuyante, encres amères,
La page reste vierge, mes idées sont fugaces :
J’essaye, je peine, je croque, je m’agace.
Que j’aimerai partager avec mes pairs !
Trop grande désillusion, d’une gifle m’abat.
Divertissements omniscients, m’échappant à
Ma tâche. J’accuse la perdition des médias,
Et aux amoureux, l’affiche de leurs ébats.
Je me déteste, moi, production de nos temps,
Ainsi que vous, fiers camarades d’errances.
Objet de mes griefs, ô mécontentement !
Écoutons le cri de notre décadence.