Le 25 avril 2016 à 23:01:12 AdAeternam a écrit :
si je ne m'abuse Egar n'aime simplement pas le manteau du monsieur :hap;
Ni celui qui le porte, en effet ![]()
Merci d'avoir lu en tout cas ![]()
J'ai lu la première partie il y a quelques jours, je lis le reste puis je te commente ça. ![]()
Upi.
Je balancerais surement la suite dans la semaine, du coup si mes nombreux lecteur du début se sentent l'âme de continuer...
(On sait jamais, syndrome Marty bitch! )
J'ai lu la dernière partie.
Je n'ai pas grand chose de nouveau à rajouter. Je suis un peu confus quant au personnage de Miri, je ne me rappelle plus qui il est. (je pensais au départ que c'était le prince Salak qui était blessé dans la taverne)
Merci d'avoir lu Polochon.
Pour Miri c'est tout de même l'un des perso principaux...^^ C'est l'une des "figures" de Libéria. L'homme a la tête des diverses guildes de marchants et d'artistes de la ville. C'est lui qui a commandé l'assassinat de Salak et d'Egar de Lys. C'est également lui qui a plus ou moins mit sur pied le régicide, dix ans auparavant. (ce qui fait office de" prologue" quoi)
Désolé, ce que j'ai pas moins de 14 lectures en cours, du coup j'ai un peu de mal avec certains persos, d'autant plus que ça faisait un moment que je ne t'avais pas lu ^^
Pas grave, c'est déja bien gentil de continuer a lire ![]()
J'ai lu !
Pas grand chose à dire, tu prend quand même pour mettre en place certaines choses après nous avoir quand même imposé une plongée radicale ![]()
C'est a dire?
Je suppose qu'il manque le mot "temps" dans ta phrase?
Tu veux dire que tout allait très vite au début, et maintenant que tout ne va plus assez vite? ^^
Oui, il manque temps, attend que je le choppe celui là
Bon, sinon, ce que je voulais dire, c'est que tu prend un peu ton temps, car en fait, j'ai pas vraiment eu l'impression d'avoir été introduit au sein de l'univers, c'était allé trop vite ![]()
Ah, ouais, okay^^
Bah en fait, je voulais commencer le récit de manière forte, avec la nuit du régicide et la mort d'Egar qui devait survenir très tôt. Elle contribue a changer radicalement la psyché du perso principal. Du coup la découverte de l'univers et de ses différents aspects commence en effet seulement a apparaître ![]()
Promis je ferai un run lecture sur ton histoire choco ![]()
Merci Ggiot!
(La j'attend toujours que mon prochain chapitre revienne de correction orthographique... ca fait plus d'une semaine qu'il y est
)
La suite. On sait jamais, qu'un illustre inconnu s'y intéresse...
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IV.
Le tavernier du Renard Doré, habituée à accueillir voyageurs en tout genre et rire gras, voyait sa deuxième soirée sans clients arriver à son terme. Un manque à gagner largement compensé par l'or amassé grâce à ce jeune garçon mal en point. L'homme en manteau de fourrure, avant de le quitter et de rameuter par la suite trois hommes d'armes et un drôle d'individu, lui octroya presque le solde d'une année de dur labeur. De quoi le mettre particulièrement de bonne humeur, malgré l'atmosphère pesante qui régnait chez lui depuis qu'un inconnu à moitié mort y avait élu domicile. Il lui donna sa propre chambre, se montrant aux petits soins avec les soldats qui patientaient depuis deux jours maintenant dans son humble demeure. Les trois hommes passaient leur temps à entretenir leur armure et à jouer aux cartes.
_N'a pas l'air commode, votre patron. La dégaine d'un seigneur, qu'il a, avec son gros manteau et sa chevelure de feu. Presque pas croyable qu'un homme si âgé puisse encore avoir autant de poils sur le caillou, que j'dis ! Z'êtes sûr que ce n’est pas quelqu'un de connu, quand j'lui ai demandé, « je suis personne » qu'il m'a répondu !
Les soldats acceptèrent avec plaisir la bière du patron, mais d'un regard, l'air grave, le dissuadèrent de poser plus de questions. Le message fut bien assimilé, après tout, peu lui importait l'identité de cet ensemble hétéroclite. Seul la profondeur sans fond de leurs bourses représentait une véritable source d’intérêt à ses yeux. Les cris du gosse, à l'étage, cessèrent enfin, Kräal descendant l'escalier l'air soulagé.
_ Il est hors de danger, énonça-t-il plus pour lui-même que pour l'assemblée.
Le tavernier se contenta de continuer à astiquer sa verrerie, le sort de son hôte ne le concernant que très peu, pour ne pas dire pas du tout. Les trois soldats qui avaient eu le malheur d'être de garde devant la porte deux jours plus tôt,eux, accueillirent la nouvelle avec beaucoup plus d’enthousiasme. Ils levèrent leur verre à cette bonne nouvelle, synonyme de retour au bercail. Kräal, soulagé, s'installa à la tablée et héla le tavernier d'une voix forte, autoritaire.
_ De la bière, mon garçon ! Encore et toujours ! Cela fait longtemps que je ne me suis plus senti aussi jeune !
Il partit d'un rire sonore, attrapant l'un de ses subordonnés par le cou pour lui passer un shampoing imaginaire sur la tignasse. Celui-ci, trop surpris que pour réagir, se laissa faire docilement, sous le regard amusé de ses compagnons d'infortune. Deux grands pichets d'une belle bière brune atterrirent sur la table, accompagnés de pain et d'un panier de fromage de premier choix. Il eut à peine le temps de se servir qu'une voix douce, presque féminine, vint lui rappeler la manière dont il avait trimballé sa noble personne jusqu'ici.
_ La brutalité, le transport, l'accueil, je ne saurais dire ce qui m'étonne le plus. Peut-être le fait que vous ayez cru bon de mettre mes appartements sens dessus dessous pour emporter ce qui vous semblait nécessaire.
_ Situation d'urgence, tenta de se dédouaner Kräal, le gosse est sorti d'affaire, non ?
_Pour le moment. Je serais bien en peine de vous dire ce qui est arrivé à ce gamin, mais ses blessures psychologiques semblent autrement plus graves que les entailles parcourant sa chair. Je peux en effet lui éviter de souffrir le martyr, m'assurer qu'il verra un autre jour après celui-ci.
Kräal le vit venir, savait qu'il n'y manquerait pas. Oz Naz Rhur se posa sur le comptoir, passant une main délicate dans sa longue chevelure d'un noir d'encre. Ses trait raffinés lui rappelaient la sale petite fouine qui prenait un malin plaisir à mettre Libéria dans un désordre permanent. Cinq ans séparaient les deux frères, Oz ayant vécu dans l'ombre de son aîné, il lui en ressortait un complexe d'infériorité permanent. Une faiblesse que Kräal ne laissa pas passer. Qui souhaitait le pire à Miri Naz Rhur ne pouvait pas être un mauvais gars.
_ Je m'excuse, voilà. On ne va pas en faire tout un plat, que diable ! Je te suis redevable, je tâcherai de m'en souvenir.
_ Le voyage vers les îles d'été, lui répondit le mage avec un rictus amusé. Vous allez m'accompagner, rien de mieux qu'une personne telle que vous pour une aventure aussi périlleuse !
Kräal voulut lui rétorquer que ce n'était pas le moment de partir à l'autre bout du monde, qu'il lui était impossible de s'absenter de la capitale aussi longtemps. Cet homme tenait maintenant le sort futur du royaume entre ses mains. Lui refuser quelques caprices sous peine de voir le jeune prince succomber à ses blessures ne semblait pas être la meilleure des options. Et pourquoi pas, après tout ? Les îles d'été se situaient à l’extrême sud du continent principal. Pour y parvenir, il fallait s'aventurer jusqu'aux contrées les plus reculées, avant de s'engouffrer dans l'océan jusqu’à apercevoir de nouveau autre chose qu'une étendue d'un bleu profond. Un périple qui les emmènerait loin, très loin, de Libéria. A y réfléchir, la proposition ne manquait pas de certains avantages, dont celui de mettre le plus de distance possible entre le jeune prince et les loups de la capitale.
_ Pourquoi pas. Voilà ce que je te propose. Le gamin qui se bat pour sa vie juste au-dessus de ta tête nous accompagnera, et c'est non négociable. Plus vite tu le remettras sur pied, plus vite nous serons libre d'entreprendre ce voyage.
_Me donnes-tu ta parole, « chevalier au lion » ?
_ Ma parole d'homme.
_Bien, très bien. Avec un peu de bonne volonté, le gosse sera sur pieds dès demain, frais comme un gardon, se réjouit Oz tout en se laissant tomber sur le comptoir, ignorant la bière qui tachait sa tunique d'un bleu éclatant, dont les plis rappelaient les remous d'une rivière sauvage, indomptée. Les îles d'été... je parie que même Miri n'y a jamais mis les pieds !
Chevauchant son étalon, Kräal ne pouvait que s’interroger sur la suite possible des opérations. Retrouver le jeune prince, mal en point mais bien en vie, ressemblait à une énième intervention divine. Des interventions venues d'ailleurs que la plupart des gens nommaient erronément « chance », des interventions qui l'avaient suivi toute sa vie durant. Au crépuscule de celle-ci, les dieux lui donnaient la possibilité d'un dernier baroud d'honneur. La possibilité d'inscrire une dernière ligne dans le grand livre de la vie. Il mit pied à terre près d'une rivière qui leur barrait la route. La nuit ne tarderait plus à recouvrir de son voile sombre les environs, ce qui leur donna l'occasion d'accepter la pause qu'Oz ne cessait de leur quémander depuis leur départ de la taverne. Le jeune prince semblait quant à lui encaisser parfaitement de longues chevauchée, il n'ouvrait la bouche que pour répondre aux questions.
Une fois son état stationnaire, Kräal lui soumit l'idée d'un voyage vers les îles d'été, s’apprêtant à devoir argumenter quant à la nécessité de l'éloigner de la capitale. Le gosse se contenta de lui donner son consentement, sans même lui poser la moindre question. Le choix des dieux, il le sentait. Alors il se mit en marche vers le dernier bastion des terres civilisées, poussé par une volonté qui n'était plus la sienne. Emmenant dans sa course l'héritier légitime de Libéria et le petit frère de son ennemi juré.
_Toi qui est si insistant quant à la possibilité de stopper temporairement notre marche en avant, installe donc le camp et attache les chevaux.
_Et on peut savoir ce que vous comptez faire, pendant ce temps ?
Le chef des armées de Libéria posa un regard amusé sur l'homme qui avait proposé ce périple. Oz, habitué à l'opulence et au confort depuis tout petit, n'avait pas idée de ce qu'un voyage vers les îles d'été signifiait véritablement. La première chose qu'il lui sembla bon de lui enseigner fut l'éloignement de la sécurité alimentaire qu'offraient les grandes villes.
_Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, nos rations sont limitées. Je vais donc tenter de les agrémenter de quelques menus de choix. Allume un feu, sors les couvertures. Auriez-vous l’obligeance de me prêter assistance, jeune prince ?
_Seulement si vous cessez de me parler de la sorte. Commencez par me nommer Salak. C'est comme ça qu'il m’appelait.
Kräal se contenta d’acquiescer. Ce satané vagabond de Lys, non content d'avoir réussi à maintenir le jeune prince en vie durant tout ce temps, voilà qu'il donnait sa vie pour assurer la sienne. Un acte de bravoure qu'il aurait souhaité pouvoir lui rendre. Egar de Lys n'existait plus et c'était à lui, désormais, de veiller sur l'enfant.
_Pas évident de vous nommer de la sorte, mais soit, je le ferai. Egar de Lys était un rustre, un homme peu convenable. Un homme qui me donne l'occasion, aujourd'hui, de revoir mon jugement. Il serait de toute façon mal venu que de vous traiter comme une personne royale. Suis-moi, Salak. Si c'est avec ce genre d'homme que tu as passé les dix dernières années, alors je ne doute pas de ta capacité à nous fournir la viande de ce soir.
Meeeeeerde, je suis grave à la bourre de ce coté là aussi
!
Ah merde j'ai oublié d'aérer la mise en page et de remettre "les grands tirets"... ^^
Hello !
Je passe par ici (comme à chaque fois que je suis pris de "crises d'écriture", ce qui arrive trop rarement) donc je commente !
Je lis quantité de commentaires très bien rédigés, très constructifs, je ne suis pas capable d'être aussi disert (d'autant que je suis sur mobile).
Mais bref ! J'ai bien aimé. La trame qui se dessine semble classique (reconquête du pourvoir/voyage initiatique) mais réserve, je pense, son lot de surprises. J'ai apprécié le fait de ne pas être noyé sous les personnages et les lieux (une tendance actuelle, sans doute inspirée par GoT). Pourtant on sent que tu as tout un monde qui attend de se déployer sous ta plume. Distillation, distillation !
Comme d'autres avant moi je note quelques fautes de styles qui peuvent entraver la compréhension (je pense ici à la fin du combat d'Egar).
Dans le dernier chapitre tu parles de "menus de choix" je crois que le terme approprié aurait été "mets de choix".
Une impression largement positive dans l'ensemble. J'attends de découvrir les Îles d'Été !
![]()
J'ai lu l'intégralité de tes chapitres cette nuit vers 2h.. Malgré une fatigue intense tu as su garder mes paupières ouvertes jusque la dernière ligne. On est rapidement embarqué par l'histoire, malgré quelques moments où je me suis sentis perdu (notamment entre le prologue et le premier chapitre, ou encore lorsqu'on découvre le prince devenu vagabond), par contre je n'ai pas compris le rôle que joue l'anneau, ni celui du manteau?
De manière générale j'aime beaucoup le thème et les personnages, j'ai hâte de découvrir la suite ![]()
Si ça peut rassurer, de mon côté j'avais bien saisi pour l'anneau et le manteau.