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Liste des sujets

L'anneau de commandement

LePerenolonch
LePerenolonch
Niveau 10
03 avril 2016 à 23:20:29

Caramel, j'ai pensé aussi pareil pour Karstark et Krastak, mais j'ai pas relevé, sauf pour Miri Naz Rhur Et Miri Maz Duur, fallait pas abuser :hap:

Chocobo_3
Chocobo_3
Niveau 22
03 avril 2016 à 23:24:31

Le 03 avril 2016 à 23:02:41 CaramelMorbide a écrit :

et je ne suis même pas sûr d'avoir bien compris si Egar était gentil et paternel, ou au contraire rude et bourru.

C'est que c'est plus ou moins réussit alors^^

Après, ca va se poser et se développer par la suite. Salak sait qu'il "était" le Prince de Libéria. Il n'a rien oublié. C'est juste qu'officiellement il est mort lors du régicide et qu'il s'était fait a cette idée la. Ils sont bien en exil, oui, un exil plus ou moins volontaire. Egar sait qu'en ramenant le prince a Libéria sans un minimum de préparation en amont, il ne tiendrait pas une journée.

Pour les noms, Krastak m'est venu comme ca, je me souviens même plus qu'il y a un Karstark dans GoT en fait^^ Par contre le nom de Miri est en effet directement inspiré de la vieille magicienne de GoT, et la manière de parler des Assassins blancs, du moins envers Miri, est aussi directement inspiré de la manière de parler des sans visages. Pour le reste si ressemblance il y a, alors c'est fortuit^^

Polochon> Krastak est mentionné car je le jugeais nécessaire, le personnage sera développé et apparaîtra par la suite^^

Message édité le 03 avril 2016 à 23:26:58 par Chocobo_3
Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 03 avril 2016 à 23:30:57

OK, j'ai rien contre le fait de s'inspirer d'autres choses, mais là pour le coup c'est tellement flagrant qu'on ne voit plus rien d'autre... :hap:
Et pour ce qui est de ce fameux exil, je le répète : j'aurais beaucoup aimé sentir la sueur du quotidien de tes protagonistes, cette peur de se faire retrouver qui doit les habiter, et justement le fait que le prince se soit fait à son exil, parce que là c'était absolument pas clair. J'ai vraiment eu l'impression qu'Egar lui faisait une révélation en mode cliffhanger "tu croyais être un roturier pendant toute ta vie, mais en fait tu es le prince". Sauf que le prince était tout à fait en âge de discernement à l'époque où il était vraiment prince, du coup c'est super bizarre.

Chocobo_3
Chocobo_3
Niveau 22
03 avril 2016 à 23:36:54

Oui, je vois ce que tu veux dire. En fait Egar s'est contenté de le garder en vie, et ils ont pas vécu des années bien folichonnes^^ Du coup pour Salak, tout ce qu'il était, ce qu'il possédait avant la nuit du régicide n'existait plus. Egar attendait qu'il fasse des progrès significatifs, notamment a l'épée, avant de changer de comportement et de lui rappeler qui il était vraiment. J'ai pas assez appuyé dessus faut croire.

Merci pour vos remarques en tout cas :)

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 03 avril 2016 à 23:40:41

Non en effet, je pense que tu gagnerais en rythme et en clarté en précisant tout ça dans le texte ^^
Sinon pas de quoi, je lirai la suite avec plaisir !

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
03 avril 2016 à 23:47:56

Lu également. Je note que tu aimes bien les grandes étoffes.
Et que la suite est un peu plan plan pour le moment... L'intro du premier chapitre fait tellement scène de film, juste bonne à expliquer au lecteur / spectateur de quoi ça cause et qu'est ce qu'on va y dire. Ca manque un peu de peps et de finesse tout ça... Mais ça passe quand même.
La suite du chapitre est également un beau prétexte pour dir que le gamin a grandi et que son muffle d'homme-lige est un sacré connard aux couilles bien pendues. Soit. Mais j'attends un peu plus de grain à moudre, car pour le moment, c'est très calme, très plan et finalement ça plante assez peu l'ambiance et l'univers, ce qui est des plus dommage.

A voir comment tu négocies la suite.

ggiot
ggiot
Niveau 10
04 avril 2016 à 00:06:46

Lu !

Lepere qui me pique mes critiques :hap:.

Bon, plus sérieusement : j'ai pas grand chose à dire, il y a des maladresses, rien de grave, mais je voudrais souligner un défaut, que j'ai aussi remarqué en lisant lepere ce week-end : la petitesse de vos parties. Tu l'avoueras facilement Choco, ton texte est relativement court et est de plus divisé en deux, pour décrire l'action chez deux personnages différents. On n'a pas le temps de se poser ! On passe de l'un à l'autre seulement pour apprendre une ou deux infos.

Pour moi, un chapitre, c'est une petite histoire : il y a une situation initiale, un élément perturbateur, des péripéties et une résolution. Chaque chapitre doit composer une partie de ce qui nous mènera à la fin du récit. Si on ne donne pas de substance à ces petites parties, aucune valeur narrative (ou peu), on se retrouve avec un ensemble mou, se limitant à une liste exhaustive d'informations données au fur et à mesure.

Comme le dit Lepere, il n'y a quasi aucune action : tu expliques ceci cela de Miri, mais au final cette partie consiste à dire que ses hommes ont retrouvé le prince. Si on ne voulait écrire que du "montrer", cela tiendrait en 3 lignes. Or il faut donner à manger à ses lecteur, sinon ils ne font qu'une bouchée de l'auteur !

Sur le style :

"Pas de confiance entre les deux hommes, Krastak étant bien trop méfiant que pour faire confiance à quelqu'un d'autre qu'à l'un de ses précieux chevaliers, mais un respect mutuel."

Ici, il faut soit mettre un verbe au début, ou alors des tirets selon moi :

:d) Il n'y avait pas de confiance entre les deux hommes, [...], mais un respect mutuel.
:d) Pas de confiance entre les deux hommes - Krastak étant [...] - mais un respect mutuel.

Autre chose, "à quelqu'un d'autre qu'à l'un de ses précieux chevaliers", est beaucoup trop lourd. Pour faire confiance à un inconnu ?

"Cela lui permit, à défaut de compter sur son soutien physique, de profiter de son accord implicite et de son absence de remords quant à la possibilité d'éliminer le seigneur de ses propres terres."

Oulà, je suis perdu là ! J'ai l'impression de pas avoir assez d'infos pour comprendre.

"Après avoir réussi à destituer le roi par le sang, il put compter sur le soutien de Krastak pour intégrer le conseil."

A ce moment là, le "il" fait encore référence à Krastak !

"L'un de ses hommes."

Il manque un verbe là, non ?

"Entre, ordonna- t-il de sa voix chantante. "

J'ai toujours eu du mal avec ça, c'est quoi une voix chantante ? Mélodieuse ? Il parle en chantant :hap: ?

"chevaliers noirs"" // "Assassins blancs" // "sentait""

Au-delà des noms peu originaux (:noel:), tu ne dois pas mettre entre guillemet les mots d'un texte. En italique à la limite, mais pas entre guillemet. Sinon on a l'impression que tu fais le geste avec tes doigts :rire: !

"passer à la vitesse supérieure"

Je trouve l'expression peu pertinente en Fantasy, elle met fait penser à "passer la seconde", lié à l'automobile moderne.

"d'une plume aux mille couleurs"

Difficile d'imaginer une simple plume avec mille couleur dessus. C'est un peu bête comme ça, mais "multicolore" ferait peut être plus l'affaire.

"Loin d'en être contrarié, il sembla plutôt enchanté à l'idée que le jeune garçon lui faisant face vienne de poser sa lame sur sa gorge."

Trop long !

:d) il semblait plutôt enchanté par ce fait.

Un truc du genre. Tu n'as pas besoin de répéter l'action qui a eu lieu juste avant.

"L'homme d'âge mûr partit d'un grand éclat de rire sonore, ce qui ne manqua pas de le surprendre."

Il se surprend de son propre rire :noel: ? J'ai compris l'idée, mais tu vois qu'il y a maladresse.

"A l'oublier, jamais je ne pourrais me résoudre."

Ce prince serait... :ouch: :bave: :hap: !

"La posture d'un chevalier qui prête allégeance."

Oui, on avait compris :rire2:.

Bon sinon, le coup de l'anneau de commandement, bon... :sarcastic:

Voilà, j'ai fait à peu près le tour, merci pour le texte :) !

Chocobo_3
Chocobo_3
Niveau 22
04 avril 2016 à 16:22:00

Merci pour vos lectures!

J'essayerais d'y penser pour les guillemets Ggiot. Le problème avec l'italique c'est qu'il ne passe pas automatiquement sur le forum. Mais bon, ya pire comme contrariété. Pour les noms je voulais quelque chose d'opposé a Chevaliers noirs, j'ai choisis assassins blancs... J'aurais peut-être pu trouver autre chose, c'est vrai :p)

-Between
-Between
Niveau 10
13 avril 2016 à 00:31:27

A kan la sweet des avantur Dkritur ? :noel:

J'adore ton univers et ton style Choco. Dès le début j'ai repensé à l'une de mes premières sagas la trilogie de bartiméus de Stroud, le tome de "l'anneau de Salomon" particulièrement.
Même si il n'y a pas beaucoup de description, j'ai pris énormément de plaisir à te lire et j'attends impatiemment une suite :-)

Homm
Homm
Niveau 24
13 avril 2016 à 15:33:14

Lu.

Je dois dire que c'est pas trop mal écrit, les textes recèlent une qualité immersive certaine. Là où ça pêche c'est que tout est exposé un peu trop vite à mon sens (mais dieu sait que c'est difficile de distiller petit à petit des indices sur son univers et ses personnages).

J'attends donc la suite

Chocobo_3
Chocobo_3
Niveau 22
13 avril 2016 à 17:45:57

Merci les petits amis !

Content que ça te plaise Bet. Et Homm en effet ce que tu souligne est un problème que j'ai du mal à rectifier. J y travaille, parfois j'y arrive, parfois j'ai beau essayer, rien n'y fait^^

( et je posterais la suite ce soir normalement :oui: )

Chocobo_3
Chocobo_3
Niveau 22
13 avril 2016 à 22:49:20

II.

Ils quittèrent leur campement sans un mot, ne laissant que les braises de leur feu de fortune derrière eux. Le jeune prince, devenu vagabond par le bon vouloir des dieux, se sentait déstabilisé par la nouvelle attitude de son sauveur. Lorsqu'on l'arracha à sa vie royale et pleine de confort pour le jeter dans une existence d’errance, de doute et de sang, cet homme fut la seule chose a laquelle il put se raccrocher. Comme le dernier bout de bois d'un bateau à la dérive, seule prise pour le rescapé des flots de la vie qu'il était. Malgré les coups et les brimades, la terrible indifférence, lui qui était habitué à tant d'attention, jamais il n'avait pu lui en vouloir. Un homme qu'il pensait commencer à comprendre. Son changement d'attitude sonnait comme un avertissement. Salak, qui ne savait pas lui-même comment il en était venu à cette conclusion, marqua le pas et s’enfonça dans une réflexion qui ne le menait nulle part. Quelle facette du personnage était la plus juste, la plus représentative ? Le vagabond rude, rustre, violent ? L'homme distingué qui lui prêta allégeance, s'agenouillant comme un chevalier devant ce qui restait de sa royale personne, quelques heures plus tôt ? Sans doute un peu des deux, supposa-t-il.

— Auriez-vous au moins l’obligeance de me dire où nous allons comme ça ? Nous marchons depuis trois heures, vous êtes silencieux mais presque attentionné. Je n'aime pas ça. Je n'aime pas ça du tout.

Egar ne ralentit pas le pas, mais prit la peine de lui répondre.

— Nous avons encore un long chemin a parcourir, tout le loisir de discuter de notre but et de mon changement d'attitude qui vous perturbe tant nous sera, je pense, accordé bien assez tôt.
— Et ça vous empêche de me dire, au moins, vers quoi nous marchons comme des morts de faim ?
— Vers une vieille connaissance. Je pense d'ailleurs que sa vue ne pourra que vous mettre du baume au cœur !

Salak tenta d'en savoir plus, se heurtant a l'inflexibilité de son compagnon d'infortune. Le phrasé avait changé, l'attention aussi, mais l'homme restait le même. Une pierre brute, un animal sauvage, indomptable. Constater que sa nature même, au-delà de son apparence verbale, n'avait pas changé d'un poil le rasséréna. Comme à son habitude, il se contenta d'obéir, continuant à mettre un pied devant l'autre sans trop bien savoir pourquoi. L'enfant plein de vie d'autrefois avait, doucement, laissé la place à un adolescent taciturne, renfermé sur lui même. Il ne souriait plus, ne posait presque plus de questions. Sa curiosité naturelle avait volé en éclat, écrasée par ce qui les occupait, jour après jour, depuis dix ans maintenant,  la survie.
Pas un nuage ne se détachait du ciel, laissant le soleil de cette fin d'après-midi frapper le sol de sa lumière lourde. L'air était suffocant, sec et dénué de vitalité générant une atmosphère pesante, comme un sentiment de danger inexplicable. Il porta la main à sa gourde de fortune. Lorsqu'il releva les yeux, une douzaine de silhouettes fumeuses se détachèrent au loin.

— Préparez-vous, Majesté, cracha ironiquement Egar et surtout... et bien, vivez ! Ce qui va nous tomber dessus, si mes yeux peuvent encore se targuer de leur acuité d'autrefois, n'est rien d'autre qu'un obstacle démesuré. Nous n'aurions pas du les affronter maintenant. C'est peut-être une erreur de ma part...

Le jeune prince ne comprenait pas ce qui pouvait agiter cet homme si sûr de lui. La main calleuse du vagabond l'empoigna par le col, ramenant un visage dur et ferme tout contre le sien.

— Si tout ça devait tourner mal, un homme vous attend à l'auberge du Renard Doré. Continuez vers le nord, vous tomberez sur une grande ville, vous ne devriez pas la manquer. Si tout va bien, nous le rencontrerons ensemble, sinon... alors dites lui que je n'ai pu que faire de mon mieux, que le reste lui importe, désormais et que son manteau de fourrure est vraiment à chier.

Le convoi leur faisant face se disloqua comme un bout de glace qui éclate. Deux hommes se dirigèrent à droite, deux autres à gauche. Un autre accéléra le pas et se plaça en tête de cortège. La demi-douzaine d'hommes restants s'articulèrent autour de la calèche, les deux chevaux puissants qui la menaient  stoppant net sous l'impulsion du cocher. Un homme en descendit, son habit coloré jurant avec les tuniques d'un blanc éclatant de ceux qu'il semblait commander. L'air amusé, il éleva la voix pour se faire entendre.

— Tu as l'air surpris, vagabond de Lys ! Peut-être ne t'attendais tu pas à pareil contretemps. Je ne te ferais pas l'outrance d'un long discours, tu es un homme d'action, après tout. Disparais, emmène avec toi cette relique du passé que tu traînes comme un fardeau.

La sentence tomba, irrévocable. Les assassins blancs se dirigèrent vers la proie que leur maître venait de cibler. Comme un groupement d'insectes indéfini, une vague blanche engloutit son champs de vision. Egar se plaça devant le jeune prince, dégaina son épée et cracha à terre comme un animal acculé. Une plaine dégagée, un soleil de plomb ; un terrain de jeu pour le moins inapproprié. Les seules zones d'ombre à mille lieux n'étaient que leurs propres silhouettes. En face du vagabond de Lys se tenait, arme à la main, une douzaine d'homme surentraînés, jeunes certes, mais redoutables. Tous connus pour être, malgré leur âge, la fine fleur de Libéria. Dans de telles circonstances, peut-être un peu trop. Comme pour lui rappeler sa propre faiblesse, sa vieille blessure se réveilla. S'était-elle jamais endormie ? Il se mit à penser que, peut-être, l'un des hommes lui faisant face pourrait en être l'auteur. Ridicule. Le plus âgé des désormais célèbres assassins blancs n'avait pas plus d'une bonne vingtaine de printemps.

— Voila qui complique tout, Majesté. Je me dois d'avancer certaines choses, alors écoutez bien. Je ne vous ai jamais spécialement porté dans mon cœur, mais force est de constater que vous avez su vous endurcir, forger votre carapace. Le gamin capricieux a laissé la place à quelque chose qui pourrait bientôt ressembler à un homme. Je ne pense pas que l'on puisse ressortir vivant de ce qui va nous tomber dessus. Cependant... cependant ! Si cela devait être le cas et que je vous accompagne ou non, souvenez-vous du nom de votre père. Un grand homme. Il ne sera pas dit que la lignée des Maelys s'est éteinte par mon manque de courage et de ténacité !

Egar se jeta en avant, choisissant l'offensive. Un mince espoir subsistait. Tout se jouerait dans les premiers instants. L'impossible n'est qu'une version du possible pour un homme de Lys. Advienne que pourra.

Salak ne pouvait qu'observer nerveusement l'écoulement du temps. Lui qui n'était qu'un gosse, encore un enfant, dut se forcer à regarder des hommes à peine plus âgés que lui se comporter en véritables guerriers. A peine un cri lorsque le premier se fit trancher le bras. Juste un souffle quand le deuxième se fit briser la rotule. Egar de Lys dansait avec sa lame, morcelant l'ennemi comme un animal sauvage démantèle sa proie. Une double estocade le frappa au flan, transperçant l'habit de cuir bouilli qui lui servait d'armure. L'un des deux assaillants perdit un œil dans la manœuvre. Le retour de flamme ne se fit pas attendre et une demi-douzaine de lames, l'encerclant de toutes parts, fondirent sur lui comme un seul homme.
Il en dévia deux, évita une troisième, avant de cracher le sang. Son jeu de jambe lui permit d'éviter la mort, mais pas l'épée de celui qui s'était glissé dans son ombre, le transperçant de part en part. D'un revers, sa lame balaya ses arrières, forçant l'homme dans son dos à reculer de quelques pas. Il en profita pour se projeter en avant, se dégageant de la morsure de l'épée qui le transperçait. Sa vue se brouilla, il se vidait de son sang comme un porc que l'on égorge. Rassemblant ses dernières forces, il se concentra sur ce qui resterait probablement son dernier fait d'arme. Il dégaina son poignard, le lança de toute ses forces et réussit à atteindre l'un des assaillants à la jugulaire. Quatre d'entre eux se vidaient déjà de leur sang sur le sol sec et sableux de la plaine, leur tunique d'un blanc éclatant se teintant d'un rouge écarlate. Tombant à genoux, il ne put trouver la force que de jeter un regard empli de fureur vers l'homme aux habits colorés. La moitié de ses hommes venaient de perdre la vie, ce qui ne semblait pas l'émouvoir outre mesure. Trop vieux, abîmé par les années d’errance qui ne lui avaient jamais véritablement permis de guérir des séquelles que lui avait laissé cette fameuse nuit, Egar de Lys dut se résoudre à voir sa mission se terminer sur un lamentable échec. Miri Naz Rhur replaça machinalement son couvre-chef avant de daigner soutenir son regard.

— Faites sauter la tête de cet idéaliste, que son regard rempli de haine à mon égard roule à mes pieds.

Les lames des survivants s’apprêtèrent à rendre la sentence, plongeant vers son cou, la teinte ensanglantée du métal luisant à la faveur de ce lourd soleil d'été. Les lames stoppées comme des papillons fragiles dans une toile d'araignée, leurs possesseurs posèrent chacun un genoux au sol, une force immatérielle leur imposant la soumission. Egar tomba à la renverse et cracha une nouvelle gerbe de sang tout en fixant celui qu'il considérait comme son fils spirituel dans le blanc des yeux. Cette fois, il ne s'en sortirait pas. Et après ? Quelle plus belle mort qu'un trépas par les armes, la vue sur un pouvoir que personne n'aurait pu soupçonner. Le gosse n'avait même pas l'anneau.

— L'auberge... du renard doré. Plein nord. Kräal. Manteau de fourrure. Moche. Crève pas, gamin.

Ses yeux se refermèrent sur le monde comme ils s'y étaient ouverts, dans le sang et la violence. Il enregistra l'image de Salak, pleurant tout en arborant un sourire froid. Puis le noir, sans fin, sans fond. Ainsi se termina la vie d'Egar de Lys.

LePerenolonch
LePerenolonch
Niveau 10
14 avril 2016 à 12:44:28

a laquelle

A laquelle

Pour le langage de noble, ça va pas trop. Il y a des éléments de langage soutenu, genre « Auriez vous l’obligeance blabla et après tu pars sur du courant, du coup à la place je te conseille :
« Auriez-vous l’obligeance de me dire où nous nous rendons ? Cela fait trois heures que nous marchons, vous restez silencieux/ne débecté pas un mot (débecter pour faire aristo-racaille). (par contre je comprends pas trop le attentionné la), Cela me déplait. Cela me déplait grandement/fortement.
C’était juste une suggestion, mais je trouve ça plus cohérent, sinon ça va genre le mec qui essaye de bien parler. En fait, ce qui me gêne c’est l’usage de « ça », ça fait pas très aristo :noel:

continuant à mettre un pied

Continuant de mettre un pied.

— Préparez-vous, Majesté, cracha ironiquement Egar et surtout... et bien, vivez !

Il faut bien faire la différence entre narration et dialogue. Là c’est confus. Proposition de correction :
[….] cracha ironiquement Egar. Et surtout …. Eh bien, vivez !

Nous n'aurions pas du les affronter maintenant.

Dû

sinon... alors dites lui que je n'ai pu que faire de mon mieux, que le reste lui importe, désormais et que son manteau de fourrure est vraiment à chier.

C’est chaotique la ponctuation :-p
Proposition : sinon... dites-lui que je n'ai pu que faire de mon mieux, que le reste lui importe, désormais. Ajoute aussi que son manteau de fourrure est vraiment à chier.
Pour la longue tirade d’Egar, c’est étrange qu’il prenne le temps de dire tout ça juste avant le combat alors qu’ils sont démasqués quoi.

un regard empli de fureur vers l'homme

La moitié de ses hommes venaient de perdre la vie

Répétition de homme.

WTF la fin ? Il dit à Salak ou est ce qu’il doit se rendre alors qu’il y a pas moins de 15 ennemis juste autour à portée de voix ? C’est Egar qui porte l’anneau ? Pourquoi les assassins en ont rien à faire de Salak ?

Chocobo_3
Chocobo_3
Niveau 22
14 avril 2016 à 20:55:03

En fait ma correctrice a changé la ponctuation, et en effet c'est le bordel, je sais pas ce qu'elle a foutu :p)

Pour la fin... apparemment c'est pas très clair puisque tu semble n'avoir rien compris du tout :p) Je vais attendre une ou deux review avant d'expliquer, parce qu'en relisant ca me semble pas bien compliqué a comprendre en fait. Mais bon, c'est moi qui écrit aussi, ca aide :noel:

HelpingFR
HelpingFR
Niveau 36
19 avril 2016 à 20:40:13

Pour la fin, je pense avoir compris que Salak est resté en retrait ou s'est échappé pendant qu'Egar distrayait les assassins blancs. Ce qu'il semble dire à haute voix, ça a l'air d'être plutôt une forme de récitation des instructions, comme pour se rassurer que Salak allait les appliquer. Et pour l'anneau, je pense que ça a un rapport avec le manteau :oui:

J'ai juste ? :hap:

Chocobo_3
Chocobo_3
Niveau 22
19 avril 2016 à 20:46:46

En effet, Salak est resté en retrait, Egar monopolisant l'attention des ennemis. Et il se moque bien que les ennemis puissent l'entendre. Miri n'a pas la possibilité d'attaquer l'homme qui l'attend a l'auberge comme il se permet de le faire avec nos deux vagabond^^

Sinon pour l'anneau, personne ne l'a... Egar remarque simplement que Salak utilise un pouvoir comparable sans même l'avoir sur lui. Et commence a imaginer ce que le gosse pourrait faire si il le possédait. Bref, faut croire que c'est pas très clair^^

HelpingFR
HelpingFR
Niveau 36
19 avril 2016 à 21:50:02

Ah ouais. :(

En fait, je vois pas vraiment le pouvoir de Salak en fait, c'es pour ça que je comprend pas trop ça (et Nono aussi :oui: )

Chocobo_3
Chocobo_3
Niveau 22
19 avril 2016 à 21:56:27

C'est parce qu'il n'est pas encore vraiment expliqué^^

(Mais on peut imaginer de quoi il s'agit vu la fin du chapitre... en théorie quoi :p) )

Chocobo_3
Chocobo_3
Niveau 22
25 avril 2016 à 16:38:55

La suite!

(Elle est "découpée" en deux point de vue différent, mais pour le coup je trouve que c'était pertinent. Pour la suite, j'essaye de ne plus le faire :) )

-

III.
 
La taverne se vida peu à peu, les alcooliques rentrant chez eux éméchés, les voyageurs se dirigeant vers les différentes auberges de la ville. Ne restait que lui, le propriétaire des lieux et deux vieux amis qui trinquaient à la réussite de quelques prouesses futiles. Son verre vide, il héla le tavernier. Que restait-il du légendaire chevalier au lion, si ce n'étaient des remords et des regrets ? Chef des armées de Libéria, la bonne blague ! A peine capable de maintenir un semblant d'ordre, que cette sale petite fouine de Miri tentait tant bien que mal de faire voler en éclats. Son poing frappa rageusement la table de bois, son verre se renversant sur le sol crasseux et déjà bien imbibé.
Un seul petit bout de papier, voilà qui avait suffi à le faire patienter plus de six heures dans ce taudis indigne d'une personne de son rang. Un message plein de sous-entendus, presque illisible, signé de la main d'un certain « vagabond ». Kräal Nibelungen n'avait souvenir que d'un seul « vagabond » susceptible de lui envoyer un message d'une telle teneur ; Egar de Lys. Un homme qu'il avait remis à sa place mainte et mainte fois, lui signifiant, au moindre mot déplacé, sa condition d'homme de peu. Puis arriva cette nuit funeste. De ce qu'il en savait, le vagabond avait donné sa vie pour tenter de protéger le jeune prince. Aucun des deux corps n'avait été retrouvé.

— Aidez-moi à le porter sur une table !

Plongé dans ses pensées, il n'avait même pas remarqué que la porte de la taverne s'était ouverte, laissant le corps meurtri d'un jeune homme s'ajouter à sa joyeuse compagnie. Bien mal en point, il n'avait, semble-t-il, même plus la force d'articuler correctement. Kräal, poussé par une saine curiosité, s'approcha du malheureux. Ses yeux rencontrèrent les siens, alors il sut.

— Egar... Egar. Plus là. Auberge. Manteau de fourrure. Pas crevé... je suis pas... crevé !

Le chef des armée de Libéria ordonna au tavernier de tenir le gosse à l’œil, dégrafa son imposant manteau de fourrure et le plaça sur le corps meurtri qui tomba comme une feuille en automne. Le temps n'était pas aux questions. Le jeune prince semblait grièvement blessé, seule une prise en charge optimale pouvait lui garantir la vie sauve. Kräal, comme demandé dans la missive, était venu seul. Il se maudit lui-même d'avoir été aussi obéissant ! Ou bien était-il juste trop sûr de lui et imbu de lui-même ? Le résultat restait le même, il se trouvait à une demi-journée de Libéria. Maudit soit-il !

— Voilà de quoi assurer votre temps lors des prochaines journées, hurla-t-il tout en jetant sa bourse aux pieds du tavernier, je serai de retour demain. Prenez tout, faites-en ce que bon vous semble, mais surtout, ne laissez pas ce gamin vous claquer entre les doigts !

Dominé par un sentiment d'impuissance teinté d'une colère sourde et lancinante, il se jeta à corps perdu vers Libéria. Son amour des bêtes lui donna du cœur à l'ouvrage. Il possédait l'étalon le plus rapide de tout le royaume, une machine de guerre capable d'avaler les plaines comme la plus redoutable des flèches. Ses pensées fusaient en tous sens. La seule chose qui comptait, maintenant, restait son aptitude à atteindre la cité le plus rapidement possible. Il concentra son attention sur la route, poussant sa monture comme jamais. Peut-être entra-t-elle en symbiose avec son cavalier car, lorsqu'il traversa un village perdu entre les deux villes, la légende du cavalier fantôme vit le jour. Un homme sans tête traversant les bourgades perdues une fois la nuit tombée, rapide comme l'éclair, poussant un hurlement d'avertissement. Un démon défiant les dieux pour les paysans, qui n'était qu'un homme pressé, lancé vers ce qui pouvait peut-être rendre sa fin de vie moins accablante.

Il atteignit Libéria en pleine après-midi, les immenses portes de la ville grandes ouvertes sur le flot de voyageurs en tous genres qui se rendaient à la capitale. Sa monture se cambra et marqua le pas devant la foule. Un des passants, bousculé par la bête, voulut lui faire part de son indignation, le regarda dans les yeux, puis baissa les siens. En sueur, le cœur battant à cent à l'heure, Kräal posa pied à terre près d'une garnison de ses soldats en faction et leur confia son étalon fougueux, encore imprégné par la course folle qu'il venait de réaliser.

— Donnez-lui de l'eau et de l'avoine, préparez trois autres bêtes, les plus rapide que vous pourrez réquisitionner sur le champ. Je reviens ici dans quelques heures maximum, prêt à partir !

Sans leur laisser le temps de lui répondre, il s’enfonça dans les rues de la cité comme un taureau a la corrida, pourfendant la foule de son pas lourd et puissant. Arrivé à destination, il hésita sur la marche à suivre, se décida pour la manière forte, poussa la porte sans prendre la peine de s'annoncer et fut soulagé de le voir posé négligemment sur son lit, un bouquin dans la main droite, un verre de vin dans la gauche.

— Vous m'avez l'air bien secoué, aujourd'hui. Une potion de Lyken vous ferait le plus grand bien.
 
Kräal n'avait pas le temps de discuter, pas le temps de rentrer dans de longues négociations futiles et vides de sens. Il se devait de ramener cet homme au plus vite au chevet du jeune prince. Il ne connaissait qu'un seul moyen rapide et efficace pour obliger ce drôle de personnage à le suivre sur le champ.

— Je suis désolé, Oz, mais tu ne profiteras pas du voyage.

Son poing le frappa durement au menton, le rejetant sur le lit qu'il venait de quitter. Kräal avait tenté de retenir son coup le plus possible. Sa mâchoire ne semblait pas brisée. Bien, très bien. Il le hissa sur son épaule et retourna à l'entrée de la ville. Ses hommes l'attendaient sur le qui-vive, son étalon et trois autres belles bêtes entre les mains.

— Que les trois meilleurs cavaliers d'entre-vous me suivent, les deux autres iront de ce pas prévenir Kadoc. Il est possible que je m'absente quelques temps, signifiez le lui. Dites-lui aussi de ne prévenir personne d'autre et d'éviter d'ébruiter l'information autant que faire se peut. En selle !

Ils quittèrent la ville sous les regards des curieux, Kräal prenant la tête du convoi. Son passager, toujours somnolant, l’empêchait de prendre une allure aussi soutenue qu'à l'aller, une bien vilaine manière de traiter l'un de ses meilleurs soutiens.

— Monsieur, ôtez-moi d'un doute, souffla l'un de ses hommes, se portant à ses côtés, la personne que vous trimbalez comme un vulgaire fétu de paille...
— Oz Naz Rhur, en effet, le coupa son supérieur, j'espère qu'il ne se formalisera pas trop de sa condition lorsqu'il se réveillera.

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L'eau chaude, presque brûlante, contribua à lui rendre son calme et son discernement habituels. Les bains de Libéria étaient presque vides lorsqu'il en poussa la porte, titubant comme un ivrogne. Le patron, bien que surpris par son état, lui signifia que son emplacement de prédilection ne pouvait malheureusement pas se libérer pour ce soir. Il le gifla si fort que le vieux bourgeois en tomba à la renverse. Choqué et peu habitué à cette facette du personnage, il mit dehors sans ménagements les clients présents dans le bain attitré de Miri Naz Rhur. La peur qu'il ressentit lorsqu'il croisa son regard fut un premier pas vers son retour à l'état normal. L'engourdissement provoqué par l'eau bouillante se chargea du reste. Drôle de sentiment ! Après tout ce temps passé à monter de toutes pièces son propre empire, sa propre force de frappe, tout faillit voler en éclat.
Le gosse d'autrefois avait bien grandi. Il se mit à rire de sa propre incompétence à éliminer une cible aussi facile d'accès. Sans compter sa propre personne – Miri ne se battait jamais - plus d'une dizaine de ses précieux assassins blancs furent mobilisés. L'attaque eut lieu dans des conditions optimales. Ce satané Egar de Lys avait opposé plus de résistance qu'escompté. Soit, que s'était-il exactement passé ? Ce morveux de sang royal, qui tremblait comme une feuille a l'idée de se faire passer une lame à travers la chair, regardait l'affrontement, désemparé. Ses hommes finirent par venir à bout de ce foutu vagabond. Il la...

— Serait-ce du sang, que j’aperçois sur ton corps ?

Une silhouette se découpait dans l'encadrement de la porte d'entrée du bain. Un visiteur qui aurait bien fini par refaire surface, tôt au tard. Le moment semblait inopportun, mais après tout, à quoi bon tenter d'influer sur des choses hors de votre portée ? Cette journée en finirait-elle jamais ?

— Je n'ai jamais compris comment tu te débrouillais pour tomber inlassablement au plus mauvais moment possible, lui lança Miri tout en arborant son sourire narquois.
— Si tu as encore la force d'ironiser et de chantonner de ta petite voix aiguë, c'est que tu ne te portes pas trop mal. Je suis ravi de pouvoir le constater par moi-même. Les informations vont vite, ce n'est pas à toi que je vais l'apprendre. Te confronter à la douleur de l'épée ne peut pas être une si mauvaise chose, énonça l'inconnu d'une voix grave et rocailleuse.

Miri se laissa glisser plus profondément encore, ses cheveux délicats profitant à leur tour de la purification par la chaleur. Seul son visage en sueur émergeait de l'eau fumante, le faisant presque passer pour une apparition. Traiter avec cet individu, en pareille circonstance, complètement nu, blessé, éreinté, ne lui paraissait pas la meilleure des options.

— Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, ceci est un bain privé, un lieu de détente et d'apaisement où les gens se laissent aller à savourer le régal de cette eau bouillante parcourant librement leurs corps. Pour faire court, un lieu bien peu adapté à la discussion que, je n'en doute pas, tu m'obligeras à subir.

L'inconnu le fixa longuement droit dans les yeux, Miri pouvait presque sentir son aura inflexible le pousser plus profondément encore dans le bassin. Il tenta d'ignorer cette sensation désagréable et soutint son regard, se permettant même d'agrémenter son éloquence par son sourire carnassier.

— Je reviendrai demain dans tes appartements et je ne me contenterai pas de belles paroles, Miri. Oh non, je ne m'en contenterai pas. 

AdAeternam
AdAeternam
Niveau 28
25 avril 2016 à 23:01:12

J'ai lu les chapitres 2 et 3.

Je suis sur mobile, alors je vais faire court. C'est bon, mais pas exempt de ratés je trouve. Il y a quelques choix de temps qui me laisse perplexe, quelques structures de phrases également. Je pense au passage avec les lames qui s'arrêtent avant d'exécuter Egar. Je ne détaillerais pas maintenant donc mais en te relisant tu peux sûrement voir de quoi je veux parler.
Par contre je tiens à signaler que j'avais bien compris le déroulement global, pour que tu ne le penses pas si peu clair, si je ne m'abuse Egar n'aime simplement pas le manteau du monsieur :hap;

Le chapitre 3 me laisse plus mitigé. Je ressens là une pause dans l'action, car en soi il ne se passe pas grand chose, mais j'ai du mal à comprendre où est-ce que cette pause est bénéfique. On comprend que le chevalier est haut placé dans la hiérarchie militaire, qu'il en impose - j'aime bien l'image du taureau, mais la corrida, ça m'a pris de court. Un simple "comme un taureau" me semble plus judicieux -. On est un peu teasé sur l'arrivée prochaine d'un futur antagoniste, mais à part ça, mais ça en reste là. Une coupe dans l'avancement du récit qui peut être intéressante, mais qui pèche par un manque d'autre chose en somme. Bon c'est peut-être mon envie d'action qui parle, mais voilà, c'est ce que j'en retire.
Pour ne pas finir sur une note négative, rien dans la forme qui ne m'a trop fait tiquer (je ne parle pas des fautes, d'autres que moi seraient biiiien plus capables que moi d'en repérer :hap:), ça reste lisible sans accroc pour moi.

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