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Liste des sujets

The Division : Second Wave

the_windboy
the_windboy
Niveau 4
24 mars 2016 à 20:21:36

Oyez Oyez !

Voici votre prochain livre de chevet, votre prochaine addiction, l'objet qui remplacera votre smartphone :

The Division : Second Wave

Ceci est une histoire largement inspirée du jeu vidéo du moment, qui met en scène une équipe d'agents cherchant à sauver NY d'une mystérieuse épidémie.

Cette oeuvre en cours d'écriture, s'adresse à tout ceux qui ne connaissent pas le jeu, où qui n'apprécient pas le style du jeu mais qui aiment les histoires de science-fiction. Elle s'adresse aussi évidemment à tout ceux qui souhaitent se divertir avec une histoire envoutante, cohérente et documentée.

Je vous invite à partager ici ou directement sur la plateforme Wattpad vos commentaires, corrections, suggestions et retours sur tout élément qui vous semblerait bizarre ou qu'au contraire, que vous adoreriez !

Sans plus attendre, je vous donne le lien :

https://www.wattpad.com/story/66179815-the-division-second-wave

Bonne lecture à tous et amusez-vous !

:pave:

ggiot
ggiot
Niveau 10
24 mars 2016 à 20:23:50

Salut !

Il faudrait que tu postes le texte ici pour ne pas voir ton topic supprimé :)

DickFigures
DickFigures
Niveau 11
24 mars 2016 à 22:35:27

Voici votre prochain livre de chevet, votre prochaine addiction, l'objet qui remplacera votre smartphone

OMG, je vais lire ça de suite :bave:

the_windboy
the_windboy
Niveau 4
24 mars 2016 à 22:45:53

J'ai bien lu les règles et j'ai bien hésité avant de poster le lien ou le texte directement.
J'ai finalement laissé le lien parce que c'est bien plus pratique pour moi (écriture, chapitrage, relecture, stats etc...) et pour les lecteurs aussi (confort de lecture, suivi, commentaires ).

Cette plateforme (sans vouloir en faire la pub) est très bien fichue pour les écrivains en herbe, même si on peut être vite noyé parmi les fanfiction Bieber/directioners (contre lesquelles je n'ai rien ...).

Je laisse l'ultime décision aux modos

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
24 mars 2016 à 23:35:17

Bonsoir et bienvenue à toi Windboy.
Comme tu l'as lu dans les règles, si tu veux disposer d'un topic nominatif à ton texte, tu dois poster tout ou partie de celui-ci, à raison d'au moins un tiers.

Je te laisse jusqu'à demain pour régulariser. Si tu ne souhaites pas poster le texte, je serai dans l'obligation de fermer le topic.

Cordialement,
le modo.

DickFigures
DickFigures
Niveau 11
24 mars 2016 à 23:38:30

Tu n'es pas le premier à poster un lien redirigeant vers une autre plateforme, ton topic sera supprimé.

EDIT : Devancé...

Message édité le 24 mars 2016 à 23:38:57 par DickFigures
the_windboy
the_windboy
Niveau 4
25 mars 2016 à 09:12:10

Bien reçu ! Je poste de suite le prologue qui correspond pour le moment à un tiers. Cependant, lorsque j'aurai écrit plus de chapitres, devrai-je en poster plus ?

Merci et bonne lecture !

Avant Propos

L'histoire qui va suivre est la version romancée du jeu vidéo à succès The Division édité par Ubisoft. Le scénario, les personnages ainsi que les principales actions y seront repris. J'y ajoute cependant ma vision et mes agents afin que vous découvriez ce New York dévasté comme si vous y étiez.

Prologue

" Putain ! il avance pas !

– Porte-le alors !

– Je fous quoi à ton avis ?

– Prend à gauche !

– Non ! Non ! Ça mène droit sur l'open-space. "

Le groupe courrait le long des couloirs. De longues séries de portes qui se suivaient. Derrière eux, des bruits sourds et des éclats de voix. Ça enfonçait des portes, ça cherchait et retournait tout. Puis ils passaient à la suivante. Ils finiront par leur tomber dessus.

" Ici ! ça fera l'affaire, haleta l'homme en tête. Ok, Angel avec moi. On clear et tu t'occupes du gamin. Midas tu couvres le couloir.

– Ok Chef ! répondirent Midas et Angel en choeur. "

La porte fut ouverte et en un rien de temps, l'homme en tête et la jeune femme s'introduisirent dans la pièce. Un à gauche. L'autre à droite. En quelques secondes, les armes brandies eurent vérifié l'endroit. C'était une pièce en longueur avec des étagères sur tout le mur côté couloir. En face se trouvait une baie vitrée équipée de ces vitres teintées comme on en trouvait partout à New York. À l'extérieur, la neige formait un épais manteau sur la rue à peine éclairée des quelques lampadaires encore en états de marche.

Angel retourna à l'entrée aider Midas à porter le corps inerte du jeune garçon. Ils le déposèrent contre le mur afin qu'elle vérifie son état. Midas se dirigea vers l'homme et lui dit :

" Bordel Kruger ! Dans quoi tu nous as foutu ?

– Je réfléchis putain, lui répondit-il assez calmement.

– Le gamin, tu aurais du le laisser où il était, s'énerva Midas. On se le trimballe maintenant ! Je propose qu'on ...

– Tu proposes rien du tout, coupa Kruger. Tu vas me surveiller le couloir et faire le compte dans les munitions. Jusqu'à preuve du contraire, je suis aux commandes de cette opé.

– Regarde où ça nous à mené, marmonna Midas en s'éloignant vers la porte. "

Il retira sa mitrailleuse M60 de sa bandoulière et arrangea un spot de tir - une petite barricade faites de meubles de rangement et d'étagères - directement orienté sur le couloir. Il déploya enfin le trépied de l'imposante arme et commença le décompte des munitions restantes.

Angel ausculta de ses gestes précis le jeune homme encore inconscient. Aucune plaies. Fonctions vitales normales. Il avait juste beaucoup de mal à se remettre du coup de crosse donné par Kruger une dizaine de minutes plus tôt.

" Bon il est ok mais il est pas réveillé avant un bon moment. Tu l'as bien sonné.

– Il devenait bruyant et commençait à s'agiter, rétorqua le chef de groupe. Je pense qu'il à des choses à nous apprendre sur ce qui c'est passé.

– Sauf que là on a une trentaine de putains de soldats qui nous cherche dans ce trou à rat Kruger ! s'énerva Angel. C'était pas le moment de jouer les bons samaritains !

– Il faut qu'on contacte la B.O et qu'on demande une extraction prioritaire, posa calmement Kruger.

– Tu te fous de moi ? lança Midas toujours occupé à compter les munitions. On est en plein milieu de la Dark Zone ! Pas de contact avec la B.O et encore moins d'extraction de personnels d'ici !

– Il faut quand même essayer, il a raison, souffla la médecin d'un air résigné.

– Ecoutez, je sais que je nous ai foutu dans cette merde, avoua Kruger. Mais maintenant, on doit s'en sortir et tenter de l'extraire. Ce gamin en savait plus que nous et nos foutus services de renseignement sur l'épidémie ! Je suis sûr qu'il a des infos pour retrouver Kenner. Et nous, nous en avons les moyens.

– Et tu les contactes comment à la B.O ? posa Midas d'un ton sarcastique, toujours à l'affut du moindre mouvement dans le couloir. Les communications ne passent pas en DZ. Et il nous reste à peine de quoi tenir un raid.

– Combien de fusée ? demanda Kruger.

– 4, répondit-il. "

Kruger se tenait droit, le regard à travers la vitre. L'extraction ne fonctionnerait pas avec cette tempête. Il retournait la situation dans tout les sens mais rien ne venait. Angel n'était pas beaucoup plus rassurée. Elle farfouillait dans son sac à la recherche du moindre élément qui aurait pu changer la donne. Mais il fallait se rendre à l'évidence. Aucune solution sûre n'était à envisager.

Kruger se retourna brusquement et attrapa le sac du gamin. Il le retourna et vida son contenu au sol : lampe de poche ; piles ; deux petites bouteilles d'eau ; une boite de haricots à la tomate ; un couteau suisse ; un chargeur de glock 26 ; un vieux PDA et deux ou trois carnets. Ils étaient tous noir à l'exception d'un seul, rouge vif. Le plus usé était recouvert de phrases tirées de livres ou d'une encyclopédie. Ça décrivait des maladies, des schémas de molécules ou encore des formules chimiques. Aucune infos à tirer de ça sans un spécialiste. Il fourra les carnets noirs ainsi que le reste du matériel dans le sac et attrapa le dernier élément. Le carnet, qui était en fait un livre, était bien plus épais que les autres et semblait avoir été épluché jusqu'au moindre détail. Des annotations se trouvaient dans chaque coins, chaque ligne contenait des gribouillis, des rayures et des corrections. Sur une des pages plus vierge que les autres, Kruger s'attarda sur un espèce de code ajouté au stylo. Un ensemble de symboles illisible dont il cherchait la signification. Puis son regard se stoppa net sur une phrase :

" KENNER 88.16 ; 63.7 ; 18.25.53 "

Son sang n'avait fait qu'un tour. Même si ce n'était qu'un code, le nom du traitre apparaissait clairement dans ce livre. Il fallait ces informations et il les fallait maintenant. Le bruit des soldats se rapprochait de plus en plus. Ils n'étaient plus qu'à un étage en dessous. Il fallait réveiller le gamin et lui tirer des infos sur le champ.

Kruger eu à peine le temps de se retourner pour empoigner le jeune homme inconscient. Le gamin tenait Angel en joue avec son glock. Une arme ridiculement petite mais à cette distance, ça ne ferait pas de différences. Il décala son visage sur la gauche pour regarder Kruger qui avait déjà sorti son arme de poing de son holster et le braquait à son tour. Le gamin ne cilla pas. Il ouvrit la bouche et déclara d'un ton posé :

" Vous me sortez d'ici, vous me protégez et je vous emmène à Kenner."

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
25 mars 2016 à 12:21:38

Pour l'instant ça suffira... Attends de voir si tu auras des lecteurs.

DickFigures
DickFigures
Niveau 11
25 mars 2016 à 17:36:56

Ensuite, concernant le style littéraire proprement dit, c'est...trop simpliste. Peut-être est-ce personnel, mais j'ai trouvé les constructions et le vocabulaire employé trop simples, ça ne fait pas vraiment littéraire.

Je te rejoins totalement. En fait, je suis assez d'accord avec l'entièreté de la critique que tu formules.
En plus du style impersonnel et du manque d'intimisme, on trouve également des faiblesses dans la forme, au niveau des erreurs de français... Il s'agit néanmoins que de petites fautes qui pourraient être aisément corrigées à l'aide d'un correcteur basique. Donc bon, voilà. Ainsi dès les premières lignes :

– Prend à gauche !

Prends

Le groupe courrait le long des couloirs.

courait

Mais bon, aussi insignifiantes soient-elles (rien qui ne m'ait réellement explosé dans la face), le ratio est trop élevé au vu de la taille de ce prologue. C'est bof bof pour ton lectorat.
Plop, dernier reproche et j'ai terminé : le trop grand nombre de répétitions. Un bête exemple, tu appelles l'autre neuf fois le gamin, un peu de diversité ne ferait pas de mal... Un autre petit exemple :

Le groupe courrait le long des couloirs. De longues séries de portes qui se suivaient. Derrière eux, des bruits sourds et des éclats de voix. Ça enfonçait des portes, ça cherchait et retournait tout.

Je ne sais pas si cela te paraît anodin ou non de ton côté, mais du mien cela déplaît à mon oreille. Te relire à haute voix ne pourra que te faire remarquer les diverses inconsistances, et pourra apporter une petit vent de fraîcheur à ton texte une fois les corrections apportées.

Bonne continuation !

the_windboy
the_windboy
Niveau 4
25 mars 2016 à 19:37:07

Comme quoi, c'est important d'avoir des avis divers ! J'ai posté le texte sur des forums divers (spécialisés en récits et jeux vidéo) et j'ai pas du tout eu les même retours !

Pour les fautes, gros Mea Culpa car je ne suis pas de ceux qui en font d'habitude mais comme j'écris directement de la plateforme (qui ne possède pas de correcteur ni d'outil de mise en page), je ne fais pas vraiment attention. Elles viennent aussi du fait que j'ai écris pour un concours que je n'ai pas remporté (et je sais pourquoi maintenant :) ) et que lorsque j'ai posté le texte, on m'a demandé une suite rapidement. Dans l'excitation du " succès ", j'ai enchaîné deux chapitres sans me relire.

Sur le style, je suis assez d'accord avec vous. Je pensais faire un style éraillé, coupé et brut mais après quelques paragraphes, je me suis remis dans un style plus conventionnel et je crois que j'ai jonglé entre les deux sans m'en rendre compte.

Concernant le souci avec les descriptions, je n'ai pas vraiment compris le problème. Si vous pouviez m'éclairez de vos précieuses lanternes.

Pour les dialogues enfin, j'ai voulu m'en à l'action et le faire cru et rapide. Les personnages n'ont pas le temps d'en faire des tonnes et je ne voulais pas alourdir. En fait je crois qu'à chaque fois, je me suis retenu pour ne pas alourdir et je n'arrive pas à voir la limite entre le trop et le pas assez !

Je suis très content de vos retours. Je vais tenter une réécriture et surtout me relire et faire lire par mon entourage.

Merci beaucoup à vous !

the_windboy
the_windboy
Niveau 4
06 avril 2016 à 11:56:56

Rebonjour !

Voilà maintenant une bonne semaine que je retravaille le début de l’histoire (différent du prologue) et je pense être arrivé à une bonne première partie de ce fameux chapitre 1. Si vous pouviez laisser des avis et suggestions, critiques et commentaires pour me permettre de m’améliorer encore, je vous en serais très reconnaissant !

J’attends aussi vos retours pour savoir si je me lance dans la réécriture du prologue ou si je fais débuter mon histoire par ce chapitre.

Chapitre I

La lumière du petit matin filtrait à travers les lames des stores, se déposant en rayons diffus dans la chambre. La pièce, ouverte sur le salon, arborait une décoration sobre mais chaleureuse. Meubles de bois design, commode chargée de quelques objets du monde ou encore tapis pop-art noir et blanc aux rayures en zigzag.
Sur le lit double, l’homme allongé en étoile par-dessus la couverture commençait à se réveiller. La douce chaleur du rare soleil de décembre se déposait sur son visage, le forçant à ouvrir les yeux. Il s’étira, se releva et s’assit sur le bord du lit, les mains caressant son crâne rasé. Le poids des années de service s’abattait sur son corps. La barbe fournie mais taillée lui conférait ce style bâti des anciens de l’US Marine ; le tatouage de drapeau américain flottant au vent sur son cou ne laissait aucune supposition possible sur son patriotisme. Celui qui était inscrit sur son bras en revanche, lui avait permis de se sortir de quelques situations délicates. « Semper Fi »…
Gerald se leva et d’un air lourd, traversa la pièce unique qui composait son large studio de Brooklyn et ouvrit le réfrigérateur afin de satisfaire son appétit du matin. L’appareil hors d’usage permettait au presque quarantenaire de conserver hermétiquement ses vivres. Quelques fruits, des bouteilles d’eau, un paquet de barres de céréales et entre le morceau de pain et un pot de beurre de cacahuètes, un Colt 1911. Il fallait en effet depuis le début de ce cauchemar, changer ses habitudes et trouver des solutions aux survivants pour se maintenir en vie. Gerald attrapa une bouteille d’un demi-litre ainsi que le morceau de pain et referma son garde-manger.
Nonchalamment, il se déplaça à la seule et unique table de la pièce : une petite table basse en bois vieilli, certainement acheté dans une grande enseigne suédoise. Elle était jonchée de boites de pizza ou de nourriture chinoise. Les quelques marques visibles à sa surface étaient des traces rondes de café séché et incrusté ou encore de brulures noircies d’un mégot de cigarette volontairement écrasé. Il se vautra nu dans le vieux sofa de cuir noir usé recouvert d’un plaid et entama son petit déjeuner. L’appartement semblait à l’abandon. Les déchets de précédents repas s’amoncelaient sur la poubelle déjà pleine ; un areca dans le coin de la pièce se laissait dessécher et pourtant, il en fallait beaucoup à cette plante d’intérieur pour en arriver à un tel point de dégradation. C’était Catherine d’ordinaire, la petite amie avec laquelle Gerald entretenait une liaison depuis bientôt quatre mois qui était partie chez sa mère souffrante à Boston une semaine auparavant, qui s’occupait de la plante. Il n’avait plus de nouvelles depuis lors et sentait que quelque chose clochait, mais il savait aussi que très vite, ses compétences seraient requises ici ou juste de l’autre côté de l’Hudson, à Manhattan.
Brooklyn s’éveillait à peine. La veille à la même heure, on pouvait entendre éclats de voix et coup de feu à quelques rues à peine. Gerald arpenta l’appartement à la recherche de matériel ; il se préparait à partir. Même si son sac d’urgence contenant un Tec 9mm, des chargeurs, un kit de soin et quelques vêtements était prêt, il cherchait autre chose. Une boite rectangulaire verrouillée qui avait certainement été remisée par Catherine. Elle avait peu à peu installé ses affaires dans les placards du studio situé au dernier étage d’un bel immeuble du quartier DUMBO, entre les ponts menant à l’ile de Manhattan. Gerald finit par mettre la main — au fond d’un tiroir de la commode — sur la fameuse petite boite qui contenait son kit d’agent dormant.
C’était un coffret noir de trente sur vingt centimètres. On aurait presque dit un livre, à l’exception de l’anneau orange qui s’illumina lorsque Gerald enclencha l’unique bouton situé sur le dessus. Un faisceau balaya le visage de l’agent et après une vérification, la boite se déverrouilla laissant apparaitre son contenu : une montre noire au bracelet de tissu, une oreillette auriculaire, un boitier ainsi qu’un étui circulaire de la taille d’une pièce. La montre se glissa à son poignet et le dispositif de communication à l’oreille. Le boitier — ordinateur personnel des membres de la cellule dormante — était en fibre de carbone et métal. Sa forme convexe aux angles cassés rappelait celle des vieux téléphones à clapets épais de la fin du siècle précédent. Doté d’une antenne plate, il pouvait se connecter directement aux satellites, relais ou toute autre source d’émission afin de récupérer les données cryptées envoyées par l’agence secrète. Gerald enclencha l’appareil et un cercle lumineux orange s’éclaira sur la façade en même temps que sur le cadran de la montre sportive. Après quelques secondes, ils clignotèrent ensemble indiquant que l’initialisation était terminée.

Un bruit fracassant retentit dans la rue. D’un geste, il attrapa entre caleçons et chaussettes - un revolver et le braqua vers la fenêtre. Ses vieux réflexes militaires avaient la peau dure. Il avança prudemment, toujours dans le plus simple appareil, vers la porte vitrée menant à la terrasse. Il ouvrit avec vigilance et sortit sur le balcon. La neige s’y était déposée en une fine couche blanche, recouvrant le mobilier et le barbecue utilisé encore un mois auparavant lors de soirées entre amis. Gerald tendit le cou par-dessus la rambarde de briquettes rougeâtres pour examiner la rue. Rien de plus que les véhicules stationnés depuis le début de l’épidémie et les amoncellements de sacs d’ordures, délaissés par les services municipaux. Le bruit venait de plus loin. Il se retourna vers l’appartement et l’aperçut qui s’élevait au-dessus des immeubles : l’épaisse fumée noire. Elle devait être à deux voire trois blocs tout au plus. L’ancien consultant en sécurité reconnaissait l’odeur de pneu brûlé, utilisé par les milices arméniennes pour barrer la route aux convois de l’état. Il l’avait observée et approchée si près que les vapeurs l’avaient presque mis K.O une fois. Il devait aller vérifier. Les gangs et délinquants de Brownsville à l’Est, s’étaient éparpillés dans le Tout-Brooklyn pour y ramasser des vivres, quitte à détrousser ou tuer quelques personnes innocentes au passage. Ils avaient vu l’opportunité de laisser sortir la rage et leur envie de destruction. Maintenant que la police ne savait plus où donner de la tête, les casseurs comme on les appelait se baladaient en maitres dans le coin.
Gerald enfila caleçon et jeans ; T-shirt de sport thermique et, attrapa son blouson de cuir marron, héritage de son père. Il chaussa ses chaussures étanches militaires et, son sac d’urgence sur le dos, récupéra le 1911 dans le réfrigérateur et l’installa dans le holster à sa cuisse. Le petit revolver se glissa à sa cheville, dissimulé dans le pantalon. Enfin, il coiffa un bonnet de laine gris à rebords avant de se diriger vers l’entrée de l’appartement. Il jeta un dernier coup d’œil à ce nid à souvenir et sans grande émotion, verrouilla la porte derrière lui à double tour.

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