Lu !
"dans les flammes qui semblaient tracer des runes sur l’ardoise noire des cieux."
C'est un peu trop imagé pour moi, ton texte en est déjà blindé (d'images), là c'est peut être un peu lourd.
"le vent propageait la pestilence pour napper les ténèbres du parfum de la mort"
Je ne sais pas pourquoi, j'aurai mis "d'un parfum de mort". Je trouve ça plus fluide et pertinent. Non ?
"il finit par gagner sommet de l’ouvrage"
Il manque le "le" ?
"Puis, la blancheur de ses os se noya "
La transition avec la phrase précédente est difficile, du fait que tu parles du prêtre et des pauvres hères, puis reprends ta phrase avec "ses os", on se demande un instant "à qui ?".
"Un mince manteau de brumes loqueteuses nimbait la plaine"
C'est la même image qu'au début du texte, quand la nuit se lève, seulement ici, c'est le lendemain matin, donc cette indication ne marque pas de changement particulier, c'est dommage : l'ambiance est la même (on ne voit pas le temps passer avec la météo, or c'est le but de cette phrase).
"Les fragments putrides se condensèrent à une masse informe"
"en une masse informe" ?
Tu répètes le mot "silhouette" et "mort" dans ton texte, et comme il est court, on le voit tout de suite. Il y a peut être moyen d'y remédier. Tu insistes aussi beaucoup sur l'ambiance générale, en répétant les mêmes motifs à plusieurs reprises : la pestilence, la lumière, la froideur, ... c'est un peu lourd dans un texte qui se veut, encore une fois, plutôt court. De même, tu utilises deux fois l'image des étoiles accrochées par l'homme mystérieux.
Voilà qui m'intrigue : comme Pyro je me demande si c'est un OS. Notamment de par le détail de la ville d'Avignon et de l'année. Doit-on chercher le rapport par nous même ou c'est une nouvelle que tu nous écris, dans laquelle tu développeras des réponses ?
C'est pour moi un peu forcé sur les images, j'aurai peut-être préféré une narration moins "poétique".
Merci pour le texte !