Bonsoir,
Je me remets pas à pas à l'écriture avec l'achèvement de ce poème-libre.
La qualité sera sûrement revue à la baisse comparé aux précédents, et m'en excuse d'avance.
Merci !
Doux labeur
Dieu que ces êtres sont ternes,
L'esprit assiégé par le labeur.
La négligeance et la fatigue leur flanquent des cernes,
Si tel est son prix, je refuse cette chaleur.
Quand les aiguilles du clocher
Alignées sur midi crient
L'espace d'un instant je peux m'évader :
Tandis que j'erre mes songes prennent vie.
Je préfère la morsure continuelle
Du vent et de l'humidité
A leurs attentions intéressées,
Et dusse en souffrir ma constitution frêle.
C'est que la cruauté de ma pénitence
N'a d'égale que sa langueur.
Comme un songe je vois filer ma chance
D'avoir un quotidien meilleur.
Tu ne me duperas pas, collègue !
Je refuse d'arborer le même sourire sectaire.
Assurément, ils se le lèguent,
Et son usage voile leur régime de fer.
De jour en jour ces demandes
Plus puissamment m'oppressent
Pendant que son Altesse
S'adonne à mille réprimandes.
Dois-je te rappeler en somme
Du tragique destin de certains roi ?
Tandis qu'une foule d'indigents se forme,
Je m'apprête à absoudre tes lois.