Bonjour, je vous présente un petit essaie sans prétention, qui m'est venu comme ça. J'aimerais bien l’intégrer dans une fic à terme, mais j'ai pas encore le niveau pour me lancer dans ce genre de projet. J'ai essayé de reproduire une ambiance un peu glauque à la The Witcher.
A vrai dire, j’espérais que vous puissiez m'aider à m'améliorer, notamment sur la concordance des temps. A la base c'est de l’imparfait/Passé simple, mais j'ai voulu mettre un peu de présent pour les phases d'action. Le problème, c'est que ça m'a embrouillé, et je sais plus vraiment où mettre du passé et où mettre du présent. Voilà voilà. 
Elle ne voulait pas mouiller ses habits, en plus d'être désagréable, ils laisseraient des traces et risqueraient de la faire repérée, aussi décida-t'elle de se déshabiller. Complètement nue, elle fourra sa tenue, sa dague et ses outils de crochetage dans le grand sac de cuir qu'elle avait ammené, avant d'en lacer étroitement l'ouverture, de sorte que l'eau n'y pénètre pas. Elle attacha son cheval à une branche, sangla son sac sur son dos, puis entra doucement dans l'eau glaciale. Ses poils se dressèrent, son coeur se mit à palpiter. Elle s'immobilisa, immergée jusqu'au nombril, et calma sa respiration. Il lui faudrait économiser l'air, car elle ne pourrait pas nager en surface, elle se ferait repérée. Prête, elle plonge en silence, et se propulse sous l'eau. Le froid lui pique les yeux et endort ses sens, tandis que le courant tente de l'emporter. Elle reste calme, plie et déplie ses membres dans une chorégraphie parfaite. Elle sent vaguement des algues carresser son corps et, parfois, des poissons l'effleurer. L'air commence à lui manquer alors qu'elle estime n'en être qu'à la moitié de la traversée. Le cuir de son sac irrite la peau de son dos, et la sangle, serrée entre ses seins, lui fait mal. L'effort est de plus en plus difficile, ses poumons sont douloureux. Elle ne sent plus les algues sur son ventre, ses mains et ses pieds ont perdu toute sensibilité, et elle a l'impression de ne plus avoir ni de nez ni d'oreilles. Elle laisse échapper quelques bulles d'air, pour soulager ses poumons l'espace d'une seconde. Enfin, elle se heurt à un mur. Elle remonte à la surface et, aussi discrètement que possible, avale goulûment de grandes bouffées d'air. Pas de temps à perdre, il faut escalader. Elle frotte énergiquement ses mains et ses pieds pour les faire revivre. Dés qu'elle sent qu'elle a de nouveau le contrôle de son corps, elle se lance sur le mur. D'abord maladroite, engourdie par le froid, elle retrouve vite ses moyens. Elle escalde, malgré les pierres rendues glissantes par les algues et le vent qui agresse sa peau mouillée. Elle fait de grands mouvement, et là où elle pourrait économiser ses forces, elle utilise exagérément ses muscles pour se réchauffer. Elle arrive finalement à la hauteur des crénaux. Ceux-ci, soutenus par quelques poutres de bois, sont légèrement avancés par rapport au mur. La jeune femme s'aggrippe du bout des doigts à l'une des poutres, et ses pieds prennent appuie sur le mur. Soudain elle se jette en arrière, et s'agrippe in-extremis au rebord d'un crénau. L'espace d'un instant, elle croit qu'elle va lacher prise. Elle est mainetenue par un seul bras au dessus de dix mètres de vide. Elle pose son autre mains sur la pierre, et se sert de ses jambes comme contrepoids pour s'équilibrer. Enfin, elle se tire à la force de ses bras et passe son corps par le crénau, écorchant sa peau sur la pierre froide. Elle regarde rapidement autour d'elle. Quelques gardes discutent dans la cour, d'autres surveillent la porte principale. En contrebas, elle remarque une écurie, et elle voit l'entrée de la prison de l'autre coté de la cour. Personne ne l'a remarqué. Elle aperçoit trois silhouettes qui s'approchent. Elles seront bientôt à son niveau. Légèrement, elle se laisse glisser le long du mur, et atterri en souplesse sur le toit de l'étable. Elle soulève quelques tuiles, puis se faufile à l'intérieur. Elle tombe habillement sur un tas de foin. Son odeur de vase et de transpiration, mélangée avec celle du foin, n'alarme pas l'odorat des chevaux, et sa silhouette fine ne les inquiète guère plus. L'espionne se cache dans un recoin sombre, essort ses cheveux, et s'essuie du mieux qu'elle peut avec ses mains. Elle entends les chasseurs de sorcières rigoler non loin. Elle sort sa dague de son sac, puis le cache sous le foin. Elle reste blotie là quelques minutes, le temps de récupérer et de se réchauffer. Puis, toujours nue, elle se met à sangloter, d'abord discrètement, puis plus fort. Les gardes, ameutés par le bruit, entrent dans l'écurie. Il n'ont pas de mal à trouver la jeune femme.
"- Putain regardez moi ça! beugle l'un d'eux. Mikel m'avait pas dit qu'il nous en r'monterait une aujourd'hui! il continua, plus doucement, en promenant son regard sur le corps de la jeunne femme. Alors ma mignonne, il est où Mik'?
- Ca se voit pas? Il l'a baisé comme une bête puis il est parti s'coucher! affirma un deuxième garde, créant l'hilarité générale."
L'espionne prit un air pitoyable et leva ses yeux humides vers les hommes. Ils étaient quatres. Elle fit mine d'être terrifiée par leurs regards lubriques et leurs sourires carnassiers.
"- Bon aujourd'hui c'est moi le premier! affirma celui qui l'avait découverte."
Sur ce, il baisse son froc et se jette sur elle. L'espionne lui plante sa dague dans le coeur, le tuant sur le coup, puis, pour que les autres ne remarquenr rien, le maintient au dessus d'elle, faisant couler son sang chaud sur sa poirine. Il est prit de spasmes sous le regard hilare de ses compagnons. "Putain t'es vraiment un type bizarre, Jo!" Quelques secondes passent, Jo ne bouge pas. " Bon tu te grouille ou quoi ?! "s'énervent ses compagnons en s'approchant. Alors qu'ils sont sur le point de le tirer en arrière, l'espionne bondit, tranche la gorge des deux soldats d'un même mouvement, puis lance sa dague, qui vient se planter dans l'orbite du dernier garde. Les trois hommes s'écroulent simultanément, provocant la panique des chevaux. L'espionne distribue du foin aux animaux et leur carresse l'encolure en murmurant des paroles apaisantes. Les bêtes se calment rapidement. La jeune femmes sait que les autres soldats ne s'inquièteront pas de ce petit épisode, les chevaux sont des animaux capricieux, c'est bien connu, et visiblement l'étable était souvent visitée. Elle récupère son arme, essuie le sang qui recouvre sa poitrine avec la tunique d'un soldat, puis sort son sac de sa cachette. Elle enfile en vitesse sa tenue, puis se faufile hors de l'étable par une fenètre. Le chemin désormais libre, elle pouvait traverser la cour. Toutefois, il lui fallait attendre le bon moment, passer dans l'angle mort des soldat qui patrouillaient sur la muraille, et prier pour que ceux qui gardaient la porte ne tourne pas la tête. Lorsque l'occasion se présente, elle s'élance vers la porte de la prison. Ses semelles, recouvertes de velours, ne claquent pas sur les galets. Arrivée devant la porte elle jette un coup d'oeil rapide autour d'elle, s'assure que la voie est libre en regardant par le trou de la serrure, puis entre en silence.