Histoire de participer. Le dernier texte que j'ai écris. C'est une nouvelle en trois partie, entièrement écrite en une soirée-nuit. Tout ca a grand coup de vodka. La fin aurait put être (légèrement) différente, mais j'ai préféré ne pas la continuer une fois le One-shot passé.
Bref, un texte qui m'a dérouillé, et qui m'est venu après une discussion Facebook avec Yugo d'ailleurs ( Psyclo sur ce forum, le bougre change de blase comme de chemise! ) Enjoy! (oopa)
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1.
Zack est jeune, névrosé, déstructuré. Zack n'est ni banal, ni exceptionnel. Ni canon, ni moche. A peine plus malin que la moyenne, donc plutôt limité sur certain sujet. Peu lui importe. La seule chose qui le fait vibrer, l'adrénaline de sa vie à lui, ce sont les rencontres. Sa passion ; l'être humain débridé et la violence. Physique ou mental, vicieuse ou directe. Lorsque vous n'existez pas vraiment, l'affrontement vous procure bien souvent un sentiment d'existence qui lui est propre. La douleur mentale réveille votre esprit, la douleur physique réveille votre corps.
_Yo !
En pénétrant dans un des innombrables bar du « carré », repère hétéroclite de saoulard, d'étudiant, de clochard, de racaille et de jeune en quête d'alcool et de musique en tout genre, Zack salue le barman d'un sourire narquois.
_Et merde... T'en as pas eu assez la semaine passée, Zack ?
_J'en ai jamais assez. Tu devrais pourtant l'avoir compris.
Le jeune homme se posa sur l'un des tabourets faisant face au bar. Il passa machinalement une main dans sa chevelure d'une allure crasseuse et négligée, découvrant une impressionnante éraflure barrant son front comme une peinture de guerre. Stigmate de sa dernière « rencontre intéressante ».
_T'es la pour quoi, ce soir ?
Zack prit un air faussement indigné.
_Comment ca ? On est dans un bar, l'ami. Je viens boire un verre, me détendre, comme tout les autres.
Le barman souffla péniblement. Lui qui espérait passer une soirée plus ou moins tranquille -du moins d'un point de vue d'un barman officiant la nuit dans le carré, quoi.
_Vodka ?
_Vodka, répondit-il tout en posant son regard un peu partout.
Le café n'était ni remplit, ni déserté. Composé essentiellement d'étudiant. Un grand classique du Vendredi soir. Une ambiance qu'il appréciait particulièrement. La musique retentissait assez fort que pour être entraînante et faire danser les plus enthousiaste, tout en gardant un niveau raisonnable permettant de discuter sans devoir meugler comme une vache à lait.
_Trois euro, et payable immédiatement, si tu vois ce que je veux dire.
Zack prit une nouvelle fois son air mi offusqué, mi enjoué, et sortit un billet fripé de sa poche arrière. Il le posa sur le bar, puis leva les mains comme un malfrat dépose les armes.
_Prend mon argent, Pierre Surot le bien nommé, roi incontesté de ce café, mais laisse moi m'abreuver dignement !
Le dénommé Pierre Surot ne put s’empêcher d'esquisser un sourire qu'il voulu -presque inconsciemment- le plus discret possible. Ce gars était juste pas possible. Toujours à tout tourner en dérision, toujours déconnecté. Une véritable machine mal réglée. Il ne considérait pas Zack comme son « ami » à proprement parler. Ses amis étaient beaucoup plus... normaux ? Ouais, normaux. Un paradoxe ! Lui qui aimait se considérer comme « anti conformiste » voyait la normalité -banalité?- de ses meilleurs amis comme une bouée de sauvetage. C'était le fil du funambule qui lui permettait de résister à la folie de Zack.
_Je peux peut-être savoir ce que tu compte « faire » ce soir, lui demanda t-il en posant le verre de vodka devant un hôte qu'il se serait bien garder d’accueillir.
Zack fit semblant de s'absorber dans une profonde réflexion. Il plissa fortement et d'une manière ridicule ses sourcils avant de retourner son regard vers le barman d'une manière théâtrale.
_C'est évident. Je vais d'abord m'enfiler ce verre de vodka cul-sec -le geste suivit la parole- ... puis me laisser tenter par une petite partie de fléchette. Les minettes qui sont en pleine partie ont bientôt finit. J'irais m'introduire sagement juste après le dernier coup. Il leur reste trois tours. Trois joueurs. Le premier n'a plus que le 14 à rentrer. Les deux autres sont bien derrière.
Pierre, bien que barman, se considérait comme bien au dessus de la moyenne. Il n'avait bien sur pas fait d'étude, ne possédait pas le moindre diplôme, mais jouissait d'un esprit éclairé et perspicace. Un sens des affaires aiguisé. A 27 ans à peine, ce café lui appartenait presque déja. Il en deviendrait propriétaire -selon ses propres prévisions- dans les cinq ans à venir.
Zack, lui, n'avait rien. Pas de parcours scolaire, pas de petite amie, pas d'éducation, aucun sens des affaires. Sacré sens de l'observation pour un paumé, pensa t-il sans oser le déclarer à voix haute.
_Envois-en une autre.
Le barman s’exécuta et Zack s'empressa de saisir son verre avant de plonger vers le jeu de fléchette.
Sa collègue -qu'il avait lui même d'engagé, d'ailleurs- en profita pour venir le trouver. Il avait bien sentit, qu'encore une fois, le « charme » inexplicable de Zack avait frappé. Une nouvelle fois à devoir expliquer à une gentille fille de laisser tomber sans condition. De passer pour un frustré. Le pire, c'est qu'il commençait à en avoir l'habitude.
_Il est pas mal le brun, la. Tu le connais ?
_Ouais.
_...et ?
_Ce mec est le pire connard que la terre ait porté. Il boit trop, fume trop, tape trop.
_Tu me fais quoi la, Pierre ?
_Je t'explique simplement que s’intéresser à ce gars revient à se foutre consciemment dans la merde. Alors va re faire le stock du haut et demande à Quentin de se magner le cul avec ses vidanges.
La jeune fille ne sut quoi répondre et s'empressa d'aller vérifier son stock bar. Il ne voulait pas la malmené mais l'apparition de Zack lui mettait les nerfs à vif. « L'incident » de la semaine passée lui restait toujours bien ancré dans la tête. Les coups, le sang, les flics... Oh, en travaillant ici il en avait vu, des débordement, mais lorsque Zack était impliqué, c'était encore autre chose. D'abord, et malgré la distance qu'il s’efforçait de plus en plus de maintenir entre eux, il le connaissait depuis tout petit. Deuxièmement... Deuxièmement, Zack était barjo, tout simplement. Un beau gâchis, du moins de son point de vue, mais un gâchis inévitable. Un jour, il ne se relèvera pas. Restera à terre, baignant dans son sang. Le pire, se disait Pierre, c'est qu'il voyait certainement dans cette mort la l'ultime accomplissement de sa vie.
_Putain de taré, jura t-il en s'autorisant un coup d’œil rapide vers le jeu de fléchette.
_Et pour finir, mesdemoiselles, je ferme le numéro sept les yeux fermé. Vérifiez donc vous même !
Les jeunes filles, pouffant de rire et complètement pétée, prirent un malin plaisir à le regarder avec admiration. Son air maniéré, sa façon de parler, de se tenir, tout ca éveillait en elle une attirance naturelle. C'était un -très- bon joueur de fléchette, mais c'était une chance sur quatre, cinq, tout au plus. Sa flèche déciderait de la suite de la soirée. Sans jamais tenter d'ouvrir les yeux, il lacha le projectile tout en gardant les yeux fermés, profitant du résultat par les acclamations sonores des jeunes filles présentent à ses cotés.
Sa flèche se tenait fièrement plantée en plein milieu du sept. Il ne put s’empêcher d'éclater de rire à s'en fendre le ventre.
_On va pas s'emmerder ce soir !
_On en fait une autre ? Lui demanda l'une des jeunes filles.
_Je vais me poser au bar pour un temps. Je ne voudrais pas gâcher de suite ce magnifique finish !
La jeune fille lui lança presque un regard de chien battu. Sophie, 19 ans, étudiante en médecine, célibataire, fille à papa notoire. C'est fou le peu de temps, encore réduit par l'alcool, que les gens mettaient à vous révéler tout ce qui composait leur être.
_De la ou je suis, je ne vois rien qui t’empêche de venir avec moi, lui lança t-il tout en adressant un clin d’œil aux deux garçons du groupe.
Les deux « hommes » tentèrent de paraître offusqués juste pour la forme. Deux lopettes, aucun intérêt. Il s'en retourna vers le bar en feignant la négligence.
Sophie empoigna le bras l'une des deux autres filles présente -Laura 18 ans, vient de rentrer à l'université, pas beaucoup plus d'info. Un bon point pour elle, tiens- et le suit sans hésitation.
Lorsqu'il revient se poser devant Pierre, comme un enfant qui aurait bien écouté les consignes de ses parents, un sourire narquois qu'il affectionnait beaucoup trop au goût du barman pendait joyeusement sur son visage. Aucun des tabourets du bar n'était disponible, il n'eut donc d'autre choix que d'en réquisitionner un. Il le bascula légèrement, juste de quoi déstabiliser son propriétaire, il le tira à lui. Il se posa dessus et fixa de suite son regard dans celui du jeune homme qui venait de perdre son siège.
_Ya un problème, peut-être ?
C'est fou ce que le regard d'un homme a comme puissance. Pas que celui la aurait put lui arranger la tronche, mais si le jeune homme ne bougea pas d'un cil, aucun rapport de force au sens premier du terme ne rentra en ligne de compte.
_T'avais bien commencé pourtant, Zack...
Il se tourna vers le barman en levant les bras comme un bandit prit sur le fait pour la deuxième fois de la soirée.
_Mais c'est lui qui me l'a donné !
Il agrippa le jeune qui restait la sans savoir vraiment quelle réaction adopté, et le prit à témoin.
_On est d'accord que ca te dérange pas de me laisser ta place ?
_C'est bon, j'me barre.
Furieux, il quitta l'établissement tout en shootant dans la porte d'entrée. Le pauvre se délestait du sentiment d'être une fiotte sur une porte inerte qui ne pouvait faire qu'encaisser. Les deux personnes l'accompagnant le suivirent, libérant un autre tabouret. Sophie sauta dessus en attirant Laura vers elle, bêtement impressionnée par quelqu'un qui montrait un tant sois peu de bagout et d'arrogance.
Pierre le fixait d'une facon neutre, comme en attente d'une explication. Non pas qu'il espère quelque chose de censé de la part de Zack, mais tenant tout de même à lui signifier que trois clients venait de foutre le camps à cause de lui.
_Tu fais chier, se contenta t-il de lui signifier.
_A jamais et pour toujours !
Zack posa un regard rieur vers les deux jeunes filles qui l'accompagnait.
_Alors, vous buvez quoi ?
_J'sais pas, tu bois quoi, toi ? Lui rétorqua Sophie en le prenant à son propre jeu, provocatrice et cynique.
_En voila une réponse adéquate, répondit-il en se tournant vers le barman, que bois-je donc, cher chef suprême ?
_De la vodka, beaucoup trop, d'ailleurs.
_Va pour trois vodka alors ! S'empressa de s'écrier Sophie.
Zack lui tendit son poing, la jeune fille le cogna avec le sien tout en éclatant de rire. Pierre souffla péniblement tout en leur servant leur boisson. Finalement, si Zack ne faisait que boire et entraîner deux minettes qu'il ne connaissait pas dans son délire, c'était un mal pour un bien.
je sais pas pourquoi, lais je trouve que ton texte c'est un genre de musique, j'arrive pas à m'expliquer ![]()
De musique genre Jaques Brel ou Maitre Gims? ![]()
Stp j'ai parlé de musique
pas de "maitre" Gims ![]()
Bah justement... Tu me dis "ton texte c'est un genre de musique" donc jte demande plutot genre Jaques Brel ou plutot genre Maitre Gims.
(De plus j'ai écris ce texte sur une musique de Taylor Swit, "I Knew you were trouble". Ne me demande pas pourquoi, le titre passait a la radio, et je l'ai mis en boucle sur youtube. Sans savoir expliquer le pourquoi du comment, ca me facilitait l'écriture. D'ailleurs dans le clip, le perso masculin peut-être vu comme une sorte de Zack
)
Bref, j'écris souvent avec un fond musical, mais c'est plus souvent des OST ou des musique d'ambiance que de la pop
)
Généralement je rage pas mal des belges. Heureusement, j'ai beaucoup d'amour pour eux, ça compense ![]()
Je sais pas, ça m'énerve, j'ai l'impression qu'ils ont toujours moins de complexe vis-à-vis de la langue française, qu'ils sont plus spontané, plus franc. ça peut valoir pour la musique (brel, stromae) la BD franco belge ou même pour les interactions sociales, moins de chichis, moins de prétention sans doute et puis, le tutoiement de rigueur... étant frontalier je partage volontiers cet état d'esprit.
Ce texte me conforte dans cette pensée. Je pense l'avoir déjà lu, non y a longtemps ? ou c'était un autre truc qui se passait dans un bar ? Bref. Comme dis sur le topic de notre pauvre Kim-Pine, j'affectionne tout particulièrement les scènes de bar
Donc, rien que pour ça, tu as visé juste avec moi.
J'ai aimé la description de ce personnage. Cet espèce de petit merdeux qui emmerde tout le monde et qui en plus séduit les femmes... C'est très typique.
On sent aussi dans ton texte une volonté plus sociale, voire sociologique. Les personnages sont décrits sous le plan de leur classe sociale et de leurs inspirations par rapport à celle-ci, souvent incompatible. Le barman qui a pas fait d'étude mais qui a roulé ses bosses en servant des demis, c'est savoureux parce que ça peut paraître tellement vrai, ou tellement pathétique... Est-ce que c'est pas dans sa tête qu'il est perspicace ? Est-ce que c'est pas juste sa condescendance (comme celle dont j'ai pu faire preuve face à 24bits la dernière fois sur le blabla) qui le pousse a se persuader d'un "bon sens de l'observation".
Est-ce qu'il sait ce qu'il se passe dans la tête du héros ? Est-ce qu'on est barjo, tout simplement, sans raison ? Je pense que ce barman n'arrive pas à cerner son meilleur client et s'il continue de l'accueillir en son temple malgré ses réservés, ce n'est pas tant parce qu'il siphonne les pompes à bière comme pas deux que parce qu'il est intimidé... il a envie de le comprendre parce qu'il lui résiste à lui qui a toujours raison sur tout. Alors il suppose, il spécule... ça le frustre.
Moi j'aime bien les mecs comme Zack. Les rustres qu'on peut difficilement désarmer. Ceux dont la force de conviction n'a d'égale que leur ténacité et leur inculture. De vrais bonhommes, en somme, de ceux qui, si ça pète, seront prêt, pas comme la "fiotte" de ta nouvelle, symbole de l'occident décadent, tellement habituée aux rabrouements et aux humiliations qu'elle se casse du bar sans demander son reste...
Franchement je kiffe bien, j'homologue, et j'attends la suite.
Merci pour ta review Yugo
Je pense que tu avais jeté un oeil dessus vite fait a l'époque. Elle date de décembre , et faisait suite a un échange qu'on avait eu sur Facebook comme quoi, en très très gros, un seul mot sur une page Word en valait facilement dix mille sur Facebook
Le perso du barman est essentiel (du moins à mes yeux) pour comprendre comment fonctionne Zack, et ce qui lui reste d'humanité, qu'il tente de cacher par tout les moyens. On y viendra dans la suite^^
(Concernant l'aspect classe social, culture, niveau d'étude, ce genre de truc, c'est vrai que ca revient souvent dans mes écrits de mettre plus facilement en avant des gens sans bagage que le contraire. Parce que je le suis, déja, mais surtout parce que j'ai vraiment rencontré beaucoup de gens très "évolué", niveau étude, place dans la société, ce que tu veux, mais qui entravait quedal à la plupart des trucs qui sortait de leur domaine de compétence. Et parce que ca m'emmerde de devoir spécifier mon niveau scolaire, inférieur a une gamine de 17 ans, et qui pense que tout ceux qui n'ont pas poussé bien loin a l'école sont des abrutit juste bon a faire de la mécanique...
)
Lu cette seconde partie.
Donc le mec propose une "course d'orientation" en pleine nuit dans la forêt et tout le monde accepte ? ![]()
Il les a hypnotisé ou quoi ?
L'idée est marrante mais je vois pas le but du jeu dans "s'enfoncer le plus possible de la forêt."
Déjà, peu de chances qu'ils atterrissent tous au même endroit, donc impossible à vérifier et ensuite, ils vont se lasser rapidement, une fois l'euphorie alcoolique passée, crois moi qu'ils vont retourner dans la grande maison ultra confortable que tu nous as décris... Bon j'imagine que c'est le but de Zack, se retrouver un peu seul avec Sophie ou un truc dans ce genre ...
Sinon, pour le positif, ben, toujours la même, narration fluide, pertinence sur la psychologie des personnages (bien qu'il aurait fallut plus décrire le mécanisme qui pousse les 20 convives à accepter la ballade nocturne)
Sur ce, j'attends le chapitre final pour émettre un jugement définitif et sentencieux sur l'oeuvre de ta vie ![]()
Lu le premier post. Commençons.
"donc plutôt limité sur certain sujet" certains sujets
Changement de temps (du présent au passé) à partir de : "Le jeune homme se posa sur l'un des tabourets faisant face au bar. Il passa machinalement une main dans sa chevelure d'une allure crasseuse et négligée, découvrant une impressionnante éraflure barrant son front comme une peinture de guerre. Stigmate de sa dernière « rencontre intéressante »."
"Le café n'était ni remplit" rempli
"Le café n'était ni remplit, ni déserté. Composé essentiellement d'étudiant. Un grand classique du Vendredi soir. Une ambiance qu'il appréciait particulièrement." L'anacholute de la deuxième phrase m'a l'air particulièrement maladroite. De plus, le café n'est pas composé d'étudiants, c'est la foule dans le café qui l'est. Enfin, le "il appréciait" signifie que le vendredi soir appréciait l'ambiance, non pas Zack.
"La musique retentissait assez fort que pour être entraînante et faire danser les plus enthousiaste, tout en gardant un niveau raisonnable permettant de discuter sans devoir meugler comme une vache à lait."
que pour être entraînante?
Oh, et juste pour la blague, en tant que connaisseur du lieu, je suis étonné. Je croyais qu'il n'y avait que deux niveaux de volumes dans les sonos du carrés: assourdissant et muet. ![]()
"qu'il voulu" voulut
"que tu compte « faire » ce soir" comptes
" Les minettes qui sont en pleine partie ont bientôt finit" ... I give up *explosion*
Sérieusement, je voulais faire un classique relevé des fautes et autres trucs dans le genre, mais j'abandonne. Loin de moi l'idée d'être méchant, mais au niveau de la forme, c'est juste dégueulasse. Les temps qui changent sans arrêt, l'orthographe aléatoire et, sabre de bois, ces tirets au sol? Gnéééé. J'ai vraiment l'impression qu'il n'y a eu aucune relecture et ça me dérange vraiment.
Outre ça, je vais pas mentir, j'ai pas du tout aimé. Même si la fibre nostalgique en moi a aimé que ça se passe dans le carré, ça ne suffit pas. A ce niveau-là, c'est presque un désavantage pour ton texte, puisque je connais l'ambiance du carré, et ce que je lis ne me le retranscrit pas. Sans oublier que je sais également que chaque bar dans le carré a une ambiance particulière, avec des fréquentations quasi-spécifiques. Ton texte se déroulerait au café des sports en bas de chez moi ou dans un pub en Angleterre, ça changerait que dalle, d'après ce que j'en lis.
Outre ces éléments assez spécifiques de ma personne, je rajouterai que je n'ai pas du tout aimé la manière dont tu présentes tes personnages. Prenons Zack, qu'est vraiment typique. Le premier paragraphe, qui le décrit, est direct, avec même trop d'informations à mon goût, et le place directement comme quelqu'un de sinistre. Et puis non. Le reste fait de lui un personnage charmant, à peine connard sur les bords avec son coup du tabouret, sans vraiment l'être, avec juste le barman qui est là "Oui, mais non, il est pas cool". La goutte d'eau pour moi, c'est le coup des fléchettes les yeux fermés. Ça joue dans une espèce de surenchère autour du mec qui me révulse juste. Tout pue le construit purement imaginaire, sans aucune tentative pour lui donner une forme de crédibilité. Pareil au niveau du barman qui nage dans le n'importe quoi. Son attitude envers Zack est juste délirante. Il sait que le mec va foutre la merde, le mec fout la merde, et il n'a aucune réaction valable? Après on nous dit qu'il veut devenir propriétaire du bar (ce dont, personnellement, je me fous éperdument), mais le mec qui le ruine (parce qu'un mec qui se bagarre de façon coutumière dans un bar, ça a des conséquences vachement négatives pour l'établissement) il l'accueille comme un bon pote qui déconne de temps en temps?
Franchement, toute cette histoire de la violence de Zack, sur laquelle tu insistes super lourdement, j'y crois pas. Deux façons dont ça peut évoluer :
1. Il y a aura une forme d'explication/excuse pour son comportement et on devra se sentir désolé pour lui d'une façon ou d'une autre. Sans moi.
2. Il va s'en prendre plein la gueule, on devra se dire que le vilain a été puni et que c'est cool. C'est pas cool, parce qu'on nous donne un personnage dont la violence est totalement artificielle et qu'on ne peut pas l'intégrer dans notre image de lui.
La violence, qui est censé être l'aspect principal de ce personnage, ne fonctionne pas. On n'a pas d'exemple concret à ce niveau-ci, mais le bal est ouvert avec une déclaration sur sa violence. ça doit être dans le texte, très vite, de manière frontale. Mais le texte n'assume pas et utilise juste les déclarations d'un barman totalement incohérent pour nous le faire sentir. Sauf que je ne le sens pas.
"Pareil au niveau du barman qui nage dans le n'importe quoi. Son attitude envers Zack est juste délirante. Il sait que le mec va foutre la merde, le mec fout la merde, et il n'a aucune réaction valable? Après on nous dit qu'il veut devenir propriétaire du bar (ce dont, personnellement, je me fous éperdument), mais le mec qui le ruine (parce qu'un mec qui se bagarre de façon coutumière dans un bar, ça a des conséquences vachement négatives pour l'établissement) il l'accueille comme un bon pote qui déconne de temps en temps ?"
Pas tout à fait d'accord. Bon certes il fout la merde mais il met pas non plus le bar à feu et à sang et dans les bars, on aime les tauliers... Tous les barmans sont entre guillemets esclave de leur pilier, et réciproquement. C'est ce lien si particulier, uniquement mercantile mais qui débouche au final sur une pure relation d'affect/tendresse.
Sur la personnalité c'est vrai qu'il est un peu imbuvable et son arrogance, si elle ne le rend pas attachant (le coup de la fiotte qui se fait dégager du tabouret) , tend à tenir le lecteur un peu en haleine. Logiquement, ça devrait mal finir pour lui, genre il faudrait qu'un mec, qui évoquerait la quintessence de la virilité héléno-chrétienne, vienne le choper par le col et lui mette deux baffes, ça lui ferait pas de mal ![]()
Après je me rends compte que j'ai pas été très constructif sur mon commentaire mais c'est que dit McM sur "l'ambiance du carré" ... Moi je n'y ai jamais été et c'est vrai que je n'ai pas ressenti, hormis dans cet aspect "décomplexé" que j'évoquais dans mon précédent message, une vraie particularité dans, je sais pas l'architecture, les gens, etc.... Mais un bar lambda, c'est aussi plus parlant, on peut facilement s'identifier parce, de toute manière, un bar reste un bar et après trois grammes, que les poutres soient apparente ou non, ça nous fait une belle jambe. Il y a plusieurs écoles, en somme ![]()
Pas tout à fait d'accord. Bon certes il fout la merde mais il met pas non plus le bar à feu et à sang et dans les bars, on aime les tauliers... Tous les barmans sont entre guillemets esclave de leur pilier, et réciproquement. C'est ce lien si particulier, uniquement mercantile mais qui débouche au final sur une pure relation d'affect/tendresse.
La relation est intéressante, c'est vrai et ça peut expliquer beaucoup des contradictions que j'ai vues. Sauf que ce n'est pas dans le texte. A aucun moment le barman ne met en avant cette relation et insiste sur ce qu'elle signifie pour lui, et pour le bar. Il dit qu'il est un habitué, qu'il le connait depuis longtemps, oui. Mais jamais il n'explique la relation et le pourquoi Zack est encore toléré. Ce qui est dans le texte par contre, c'est le fait que la dernière fois que Zack était au bar, ça a mal fini, qu'il y a eu des flics, du sang et tout le tralala. Sans l'explication de la relation de Zack au barman, et des motivations de celui-ci pour son acceptation, on n'a qu'une incohérence. Et en tant que lecteur, mon rôle n'est pas de les résoudre, c'est à l'auteur de le faire.
Après je me rends compte que j'ai pas été très constructif sur mon commentaire mais c'est que dit McM sur "l'ambiance du carré" ... Moi je n'y ai jamais été et c'est vrai que je n'ai pas ressenti, hormis dans cet aspect "décomplexé" que j'évoquais dans mon précédent message, une vraie particularité dans, je sais pas l'architecture, les gens, etc.... Mais un bar lambda, c'est aussi plus parlant, on peut facilement s'identifier parce, de toute manière, un bar reste un bar et après trois grammes, que les poutres soient apparente ou non, ça nous fait une belle jambe. Il y a plusieurs écoles, en somme
C'est un élément qui, je l'avoue, m'est typiquement lié, et qui n'est pas un problème en soi. Néanmoins, moi, mon école, c'est la rétention anale. Si c'est un bar lambda, il faut décrire un bar lambda. Si c'est un bar spécifique, il faut décrire un bar spécifique. Il y a un choix au niveau lieu, et le fait que je connaisse ce lieu me fait me demander "pourquoi ce lieu ?". Et je vois que ça peut être n'importe quel lieu, et ça me frustre. Voila.
moi, mon école, c'est la rétention anale.
c'est combien l'inscription ? ![]()
Disons juste que, quand tu paies, ça fait mal au c*l ![]()
Merci pour vos com en tout cas, même si tu semble ne pas avoir aimé du tout, Fatuite. Alors j'ai un gros problème avec l'orthographe, la conjugaison, tout ca... Bon, je le sais, et même si c'est chiant, crois moi, vu "d'ou je viens", c'est plutot pas mal, en fait...
Pour quelqu'un qui a, au minimum, suivit une scolarité plus ou moins normal, qui connait les règles de Francais, oui, forcément, c'est pas super. Vu d'ou je viens, et les progrès que j'ai fais (si si, j'ai fais énormément de progrès
) c'est respectable. Respectable pour quelqu'un qui sait a peine ce qu'est un pronom ou un COD quoi^^
J'avoue n'avoir fais aucune relecture, je l'ai dis au début, c'est un pur one-shot qui n'a pas été retouché. Cela dit, même avec relecture, je doute que beaucoup de fautes se soient effacées par magie.
Concernant les bars du carré, même si je n'y vais plus (sauf exception) depuis des années, ils ne sont pas tous pareil, en effet. Ils peuvent même être très différent. Tu compare le Smile au point de vue, ou la cour st jean au pot au lait... C'est sur que c'est des univers très différents. Mais la musique n'est pas toujours assourdissante. Mon histoire prend place au Bar a Rhum, et c'est le genre de café ou de temps en temps, l'ambiance est assez conviviale, la musique ne va pas trop fort...
Sur le fait que tout soit un peu décousu et pas très bien construit, je te l'accorde. Et ca s'explique parfaitement par le fait que ce texte est un énorme dérouillage, sans ligne de conduite. Bref, merci d'avoir lu et d'avoir commenté de façon pertinente
Et Yugo... "genre il faudrait qu'un mec, qui évoquerait la quintessence de la virilité héléno-chrétienne, vienne le choper par le col et lui mette deux baffes, ça lui ferait pas de mal
"
Je vois pas du tout de qui tu parle... ![]()
C'est ultra cliché: le mec badass, les filles stupides, etc. c'est dommage parce que certains passages sont pas mal, mais suivre une histoire aussi clichée ça m'emmerde un peu... je pense que si tu sortais un peu des sentiers battus et que tu écrivais avec la folie dont Zack semble touché, ça pourrait donner quelque chose d'intéressant. Mais là c'est un peu trop convenu.
J'ai pas aimé cet écrit, ce qui ne veut pas dire que tu écris mal, simplement que cette histoire ne convainc pas.
Peut-être que tu as écrit d'autres textes que tu as posté sur le forum ? Je serai curieux de lire.
J'ai écris des tonnes de trucs, mais surtout de la fantasy ou des nouvelles plus courte. J'ai pas tout posté, mais si tu tape "chocobo3" dans l'onglet de recherche, tu tombera sur pas mal de topic. J'suis pas fier de tout, mais j'assume tout, par contre
(Cela dit, les deux fiction plus ou moins récente et construite que j'ai écris ne sont pas sur ce forum ci, puisque j'en étais banni a vue avant le changement de modération
) Tu ne trouvera donc ici que des vieux trucs^^ ) Je viens de regarder et le plus "récent" date de 2007
Sinon je suis assez d'accord. C'est assez cliché, par contre c'est tout à fait réaliste. (Puisque ce n'est qu'un assemblage de lieux et de fait relatif a ma jeunesse. )
Tu pourrais peut-être m'orienter vers quelque chose que tu considères comme plus aboutit ?
C'était ce que ma question évoquait implicitement.
Tu pourrais donc m'orienter vers quelque chose que tu estimes plus abouti ? ![]()
Ya ca: https://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-180247-1-0-1-0-infection.htm
J'viens de voir que je l'avais posté ici, finalement. Bon ca date (le début du moins) de quatre ans déja. Alors je doute qu'au niveau écriture ce soit forcément plus aboutit, mais au niveau de ce que j'ai voulu faire, de l'histoire et des protagonistes, je le considère comme plus conséquent, en tout cas. Ya bien certaine situation un peu absurde ou peu crédible, mais c'est plus ou moins du fantastique et en tout cas, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire^^