Un corbeau et un écureil s’aimaient à la folie. C’était près d’une plage de sables mouvants. Il y avait des baigneurs sans foi ni loin, puisque leur seul loisir en cette vie de folie sans but et sans pics de plaisir éternel était de procurer la mort aux autres. La peur et la sensation douloureuse d’une mort imminente par la douleur instable et obscène d’ampleur propre à déchirer l’univers entier. Oui en effet, les hommes, les mortels, les chiens, les corbeaux, les maîtres les esclaves n’ont pas le droit de découvrir ce qu’il y a au delà du plaisir. Fruit défendu. Le surplaisir, ce sentiment, cette sensation que je ne peux décrire. Qui peut la décrire, sinon le Seigneur du seigneur. Elles, les femmes, elles ne comprennent rien à Dieu, elles laissent cette tâche aux hommes, qui reviennent humbles et sales et se lavent et recoiffent en vitesse.
Bien sûr, je ne crois pas en Dieu, je crois au néant et au désespoir, à l’horreur. Voilà ce qu’il y a au delà du plaisir extrême, la chute, l’orgasme extrême. Les sadomasochistes sont bien malins. L’humiliation, rien de plus doux, de plus parfait que l’humilation. Vomir, transpirer du sang, sentir une colonie de vers dans son corps grouiller de méchanceté, s’étrangler avec une corde, étouffer, se faire sodomiser devant une assemblée. Ca c’est bien supérieur à l’orgasme, mais peu sont assez courageux pour réellement rechercher la satisfaction dans l’horreur, dans la démunition, dans l’abandon au mauvais. Autre chose que d’être abandonné au bien. Oui, grandir jusqu’à Dieu par une souffrance extrême et vorace, et sentir enfin qu’on ne désire pas aller au delà de cet orgasme là. Cette pure satisfaction.