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Sujet : Essai de fiction - Premier contact

1
bharaaathin2 bharaaathin2
MP
31 mai 2022 à 00:54:18

- Nous attendons d'un instant à l'autre l'établissement de la communication avec Thomas Pesquet lequel, comme vous le savez, se trouve depuis maintenant un mois à bord du vaisseau extraterrestre ancré à proximité de l'ISS. Peut-être, Léa, avons-nous le temps de faire le point sur cet évènement unique dans l'histoire de l'humanité ? Ne trouvez-vous pas que l'irruption totalement inattendue de nos visiteurs interstellaires au moment-même où l'on redoutait l'éclatement d'un conflit nucléaire, se produit à la manière d'un Deus ex machina, en suspendant miraculeusement le cours tragique de l'histoire au moment le plus désespéré ?

- En effet, Laurent. Souvenez-vous, alors que l'escalade soudaine survenue aux portes de la Moldavie, avec la menace imminente d'un ultimatum russe lancé à l'Union européenne, venait de jeter le monde entier dans l'attente effroyable d'un été apocalyptique, l'ensemble des agences spatiales, NASA en tête, mais aussi la CNSA, l'ESA, et même Roscosmos, se mit soudain à avertir unanimement le monde de l'approche d'un objet non identifié qui venait de pénétrer dans notre système solaire, en franchissant le nuage de Oort. Sa trajectoire excluait tout doute possible sur la nature artificielle de l'objet. Le fracas suscité par une telle nouvelle, tellement extraordinaire, suffit alors à suspendre le processus de la confrontation militaire.

- Et ensuite, le monde entier a eu les yeux rivés vers la Grande Ourse pour suivre la pérégrination de cet objet, véritable O.V.N.I. pour le coup - après tant et tant de canulars - qui se poursuivait dans notre direction. Pérégrination plutôt lente et hésitante, d'ailleurs...

- Oui, Laurent, rappelez-vous lorsque ce vaisseau a marqué un arrêt de plusieurs jours au beau milieu de nulle part, laissant craindre qu'il allait finalement faire demi-tour. Nous avons alors assisté à des scènes incroyables : que ce soit à Moscou ou à Paris, à Pékin, Tokyo ou New York, on voyait des manifestations spontanées brandissant des banderoles de bienvenue, dans une communion générale que nous n'avions même pas connue à l'époque du coronavirus.

- A la terreur planétaire d'une apocalypse de guerre s'est substituée cette espérance collective tout-à-fait inédite...

- Et comme s'ils avaient perçu le message, les Extraterrestres présumés ont alors remis en route leurs machines, atteignant aux rivages de la Terre où ils ont placé leur nef en orbite. Et bientôt, nous avons pu voir - ainsi que des centaines de milliers d'astronomes amateurs - la magnifique carlingue se dresser à quelques encâblures de l'ISS. Souvenez-vous ce moment inouï, lorsque ces marins de l'Espace ont décidé de mettre une chaloupe à la mer.

- Un très grand moment d'émotion, Léa. La chaloupe s'est approchée au plus près des abords de l'ISS, dont les actuels occupants, aussi bien russes qu'occidentaux, se massaient sous la fameuse "coupole", laquelle, rappelons-le, est le point d'observation panoramique de la station.

- Et parmi eux, le français Thomas Pesquet qui venait tout juste de faire son retour à bord pour remplacer en catastrophe, en tant que commandant de la station, Oleg Artemiev rappelé d'urgence sur l'ordre des autorités de son pays.

- D'ailleurs, après le départ forcé d'Oleg Artemiev, il ne restait plus que deux Russes à bord, Maltveïev et Korsakov, qui venaient tout juste de recevoir, à leur tour, l'ordre d'évacuer la station, ce que tout le monde avait interprété comme le signe avant-coureur de l'éclatement de la guerre.

- En effet, Laurent, le Soyouz censé les ramener sur terre était sur le point de décoller de Baïkonour lorsque la mystérieuse caravelle a jeté l'ancre aux abords de l'ISS. Le reste de l'équipage se composait alors de trois américains, dont une femme, à savoir Lindgren, Hines et Jessica Watkins, et de l'italienne Samantha Cristoforetti. Soit au total sept astronautes.

- Et c'est alors que se produit le spectacle le plus stupéfiant, et quelque part aussi un peu décevant : les Extraterrestres ont visage humain...

- Exit les figures spongieuses et granuleuses aux traits allongés en forme d'amande, lorsque s'ouvre la portière de la chaloupe, nous en voyons surgir un banal astronaute, dans une combinaison certes de type inconnu, mais à l'aspect "humanoïde" très familier. L'individu porte un casque opaque, dissimulant encore son visage. Il se propulse ensuite vers la coupole de l'ISS, à laquelle il s'agrippe. Et c'est au moment où il bascule son couvre-casque, que le monde entier découvre le visage d'un vieil homme souriant... Dans ce face-à-face étrange, le temps s'est trouvé comme suspendu pendant quelques instants. Et c'est comme s'il avait voulu rompre une gêne peut-être perceptible que le visiteur s'est livré à ce geste cocasse en frappant contre la paroi comme s'il demandait qu'on lui ouvre les portes de l'ISS.

- Ce geste cocasse, comme vous dites, chère Léa, est également le premier acte formellement "diplomatique" de ce qu'il faut bien appeler une ambassade extraterrestre.

- Absolument, Laurent. L'engagement de relations diplomatiques doit en effet passer, à un moment, par la simple situation où un messager se présente à l'entrée du pays étranger. Et l'ISS constitue effectivement un morceau de territoire terrestre, en orbite autour de notre planète, dont elle est par défaut la porte d'entrée.

- Mais il ne faut pas oublier la station chinoise en cours de construction qui représente une autre entrée possible...

- Celle-ci, cher Laurent, ne représente qu'un seul Etat, tandis que l'ISS peut prétendre à représenter l'humanité dans son ensemble.

- Du moins, tant que Denis Matveïev et Sergeï Korsakov se trouvaient encore à son bord. On peut dire, quelque part, que l'irruption de la caravelle extraterrestre a permis de préserver, tout juste à temps, le caractère international de l'ISS.

- Et la suite, tout le monde s'en souvient. En tant que commandant de l'ISS, Thomas Pesquet a été autorisé à effectuer une sortie dans l'espace pour aller à la rencontre du vieillard, qui patientait alors depuis une bonne heure dans sa chaloupe. Car pendant que Pesquet se préparait à sortir, les autres membres de l'ISS s'agitaient comme ils pouvaient sous la coupole pour faire comprendre par signe au visiteur qu'une sortie se préparait.

- Puis nous avons vu l'homme pénétrer à l'intérieur de l'ISS, malgré les risques de contamination éventuelle.

- Au stade d'effervescence où nous en étions, tout le monde était d'accord - peut-être imprudemment, la suite le dira - à payer le prix d'une infection par un virus extraterrestre pour établir ce premier contact avec Kalork Balandit-Fu, puisque tel est son nom, commandant de l'embarcation dénommée Kelitorska, qui se traduit, paraît-il, par "Traîne d'étoile".

- On m'annonce que Thomas Pesquet est en ligne. Nous pouvons le faire basculer à l'antenne quand nous voulons. Un dernier petit mot pour terminer ce résumé de la situation : après avoir visité l'ISS, Kalork Balandit-Fu a invité Thomas Pesquet à prendre place dans la chaloupe pour rejoindre le vaisseau extraterrestre. Avec l'accord conjoint de la NASA et de Roscosmos, Pesquet s'est donc assis à l'arrière de la chaloupe, copilotée par Balandit-Fu et son jeune assistant, emmenant avec lui un sac d'effets personnels, dont en particulier son téléphone pour garder le contact avec nous.

- Oui, Laurent, et donc Thomas Pesquet se trouve désormais depuis un mois logé, blanchi et nourri à bord du Kelitorska. Il a découvert sur place une accueillante petite équipe aux allures familiales de dix-huit membres, dont quatre enfants et une matriarche d'un âge avancé. Les occupants bénéficient d'une gravité artificielle, qui a été exceptionnellement réglée à un niveau partiel pour faciliter l'accueil de Pesquet le jour de son arrivée. Ce dernier, après avoir franchi le sas, fut introduit dans un surprenant salon, confortablement aménagé, orné d'huisseries et d'un parquet, d'une riche bibliothèque, de tableaux suspendus aux murs. Un buffet était dressé en son honneur. Il put alors goûter à des spécialités d'un goût très raffiné. Manifestement, le confort offert par cette riche caravelle tranche avec les conditions de vie spartiates de l'ISS.

- Il faut abréger, Léa, pour ne pas faire trop attendre Thomas.

- Je termine. Rapidement, les échanges cordiaux se transforment en séances de travail assidues se résumant pour l'essentiel à un enseignement linguistique. Religieusement rassemblés, tous les membres de l'équipage se réunit chaque matin - c'est devenu un rituel - pour apprendre le français sous la houlette de Thomas Pesquet. L'après-midi, après un déjeuner communautaire, les rôles s'inversent, et c'est Thomas qui devient l'élève de ses hôtes pour apprendre à son tour leur langue, que l'on nomme le farfadol. Et tout cela dans le but de parvenir à se comprendre. Le hasard fait que la première langue apprise par nos visiteurs d'outre-étoiles aura été le français, ce qui procura d'ailleurs dans un premier temps un cas de conscience à notre astronaute, lorsqu'il comprit qu'il allait conditionner, malgré lui, la destinée de cette relation diplomatique naissante, mais il poursuivit ce labeur après que l'ONU ait donné son accord. Après tout, le Français est encore de nos jours la langue officielle de la diplomatie mondiale.

- Thomas, vous nous entendez ?

- Bonjour, Léa et Laurent. Comme vous le voyez, je n'ai pas rejoint ma chambre comme je le fais régulièrement tous les soirs, depuis que je suis à bord du Kelitorska pour vous communiquer un bilan de mon activité de la journée. Les Burmans ont d'ailleurs fini par découvrir que dans l'intimité, à l'aide de mon iphone, je diffusais un compte-rendu quotidien qui se trouvait ensuite retransmis dans le monde entier. Mais très compréhensifs, tout en s'en amusant, ils avaient laissé perdurer ce "rituel". Ce soir, cependant, le contexte est très différent, car nous arrivons désormais à nous comprendre très bien, que ce soit en français, langue qu'ils commencent à manier avec aisance, ou en farfadol dans lequel je commence à me sentir moi-même à l'aise.

- Pardonnez-moi de vous couper, Thomas, mais vous avez parlé de Burmans. Pour nos spectateurs, peut-on rappeler ce que désigne ce nom ?

- Chère Léa, comme je l'avais confirmé il y a quelques temps, Burma est le nom par lequel les Farfadais désignent leur planète.

- C'est assez amusant, d'ailleurs, ce nom.

- Oui, ça fait penser à Nestor Burma. Et en plus, l'un des membres de l'équipage s'appelle Nechtor. Le hasard est incroyable. J'espère un jour pouvoir leur parler de l'oeuvre de Léo Malet. ça les amusera beaucoup, je pense.

- Mais ils ne prononcent pas plutôt "Bourma" ?

- Non, Laurent, car ils connaissent notre son "u", comme en français. Cette planète s'appelle vraiment Burma, exactement comme Nestor Burma. En fait, en farfadol, Burma veut dire tout simplement "terre", "argile", "glaise"...

- Mais Thomas, vous disiez que ce soir, votre compte-rendu serait un peu particulier ?

- Oui, car j'ai appris tellement de choses ces derniers temps que je suis en mesure de vous faire un topo très complet de la situation : d'où viennent nos visiteurs interstellaires, pourquoi ils sont là, et vers quoi nous nous dirigeons dans notre relation avec eux. Je ne suis donc pas reclus ce soir dans ma chambre comme à l'accoutumée, mais je me trouve en ce moment dans le salon d’apparat de la caravelle, et tous les membres de l'équipage est rassemblé pour écouter cette communication. Vous pouvez d'ailleurs voir que le commandant Kalork Balandit-Fu est à mes côtés.

- Thomas, nous arrêtons de vous interrompre, si vous souhaitez faire votre compte-rendu.

- Ce sera un compte-rendu au long cours. Mais lorsque j'aurai terminé, le monde entier sera entièrement avisé de la situation.

- Nous vous écoutons.

NadaIen NadaIen
MP
27 juin 2022 à 15:46:05

Bravo et super, la réalité fait donc se rejoindre les deux principales hypothèses concernant le premier contact :

Celle des anciens astronautes, architectes des pyramides africaines et américaines, ou des animaux géants sculptés de Gobekli Tepe en actuelle Turquie, des pétroglyphes de Nazca, des alignements de menhirs de Karnak en Bretagne etc.

Celle d'une humanité plus évoluée que la nôtre, venue du futur.

Nous écoutons donc Thomas Pesquet :ok:

Sinon, une Twetteuse s'appelle Farfardol !

Parisportif Parisportif
MP
29 août 2022 à 11:13:09

Nous vous écoutons toujours..:question:

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