D'un élément à un autre, c'est seulement le nombre de protons dans le noyau qui change. Par exemple l'hydrogène possède un seul proton et l’hélium en possède 2, ce sont les deux éléments les plus répandus dans l'univers. C'est ce qu'on appelle le numéro atomique en chimie.
En faisant varier le nombre de protons dans le noyau, on peut imaginer une infinité d'éléments chimiques en théorie. En pratique, a partir d'un certains nombres de protons, il y a un déséquilibre des forces qui entraîne une réaction de fission spontanée. Donc on suppose que le nombre de d'éléments est finis dans la nature.
Cependant on a des techniques pour retarder la fission spontanée. Les derniers éléments observées sont donc des éléments qui ont été produits en labo et qui sont très instables. Leur durée de vie est extrêmement courte. Je crois que le record pour le moment c'est un atome possédant 118 protons (l'ununoctium).
Pour ta deuxième question, il est tout à fait possible qu'il existe des atomes extrêmement lourd (plus de 120 protons par exemple) dans la nature mais qu'on a pas encore pu observer. Peut-être qu'il existe certaines configurations de noyau lourd stable qui peuvent apparaître dans des cas extrêmement rares. Tout est envisageable dans l'absolu.