Zemmour ne fait pas du Napoléon. C'est plus un intellectuel de droite, plutôt conservateur qui veut restructurer la droite.
Cette dernière c'est morcelée et gauchisée quand les socialistes au pouvoir sous Mitterrand les ont diabolisés. Les jeunes LR ont fini pour beaucoup chez Macron, parce que ce sont des gens de droite socialisés. C'est sous Chirac (apparemment de droite) que l'on mettra dans la Constitution que la France est une République "sociale".
Le Pen et Macron font comme du Napoléon, Macron avec plus de réussite dans la communication, mais ni l'un, ni l'autre ne sont aussi compétent.
Jean Le Pen qui se renomme "Jean-Marie" pour se faire passer pour un catholique pratiquant... Marine Le Pen qui est dans un parti apparemment très conservateur... et qui à ma connaissance n'est pas une chrétienne bien pratiquante.
Tout ça c'est de la communication pour se différencier... et se faire élire.
Je suis idéologiquement centriste, mais dans le faits je vote plutôt à droite, sauf une fois Hollande pour virer Sarkozy.
Je connais une commune de gauche car ouvrière, mais en quelques décennies, il y a plein de maghrébins voilés (pour une bonne moitié) ou barbu (minorité) qui sont arrivés (donc ils ne veulent pas s'intégrer, se comporter comme nous, ils veulent se différencier), de trafiquants de drogue, etc. et ça nuit à l'image de la commune. Cette dernière aimerait avoir une image plus positive en attirant des gens plus respectueux, pour éviter qu'elle tombe dans un communautarisme étranger et devienne un ghetto. Cette commune de gauche à mis le RN en 1ère position aux 1er et 2ème tours de l'élection Présidentielle.
Situation similaire avec Valls. Il te parle de volonté de mélange, mixité en rajoutant plus de blancs mais c'est assez utopique. Il suffit de le voir aux Etats-Unis ou dans bon nombre de pays que les gens restent avant tout par communauté sur différents critères (culturel, religieux, ethnique, couleur de peau, etc.). Les quartiers "mélangés" sont souvent des quartiers de transition entre les grandes zones communautaires. Dès lors que tu as des membres nouveaux qui ne veulent pas faire ce que font la majorité présente depuis plus longtemps, tu as une cassure qui se crée et une marginalisation automatique des nouveaux arrivants, ce qui génère le conflit.
https://www.dailymotion.com/video/xbljiq
A New York on a "little Italy" pour une bonne raison, au même titre que la "Seine-Saint-Denis", terre des Rois de France, est connue aujourd'hui pour d'autres raisons.
Valls ancien socialiste (apparemment) qui va soutenir Macron mais qui à Barcelone s'allie avec un parti espagnol très à droite. Estrosi qui va soutenir Macron (tu tapes Estrosi Jean-Marie Le Pen sur Google tu comprends). Sans parler, de plusieurs jeunes conseillers d'Estrosi qui sont d'anciens FN... Bref, tout est question de communication et d'image. Il n'y a guère de différence entre Macron et Le Pen, si ce n'est la question européenne. Macron a été réélu car dans l'esprit de certains, il véhicule une image plus positive que Le Pen car il communique mieux. Le communautarisme qui marche en France c'est celui originelle, des régions, des identités locales, mais pour ça il faut en parallèle un nationalisme qui guide les identités vers un destin commun et des valeurs de rapprochement. La grande difficulté est de maintenir l'existant tout en restant uni. Cela passe par les convictions, les valeurs. L'histoire de la République française montre que le nationalisme français a été perverti par certains qui ont détruit les identités régionales, y compris par des gens de gauche et de droite encore aujourd'hui, qui sont des nationalistes sans l'admettre. Le nationalisme consiste juste à faire une nation et cela prend de nombreuses formes, bonnes ou mauvaises, comme toutes choses.
