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La suppression du Code Du Travail permet-elle l'amélioration des conditions d'existence des individus ? Certains libéraux pensent qu'il s'agit d'une aberration, et qu'il faut le supprimer. Pourtant je ne suis pas sûr qu'ils veulent dégrader les conditions de vie des gens. Ils doivent très certainement avoir des arguments solides qui vont dans le sens de l'Intérêt Général.
Même si vous êtes anti-liberal, faites connaître, de manière honnête, leurs arguments.
Cela repose sur l'idée que le bien commun est atteint quand chacun peut atteindre son intérêt particulier. Cela nie évidemment la différence qui peut subsister entre les deux. Cela nie également le rapport de force entre les employeurs et les employés.
En clair : la loi de la jungle économique. Regarde ce qui se passe quand on dérégule le système financier, et transpose ça dans le monde du travail productif français.
Ecoutes je vais te donner mon point de vue là dessus:
On parle d'un code mis en place suite à quoi?
- Journée de travail de 12 à 16 h.
- Journée de travail de quelques centimes.
- Contrats à la journée.
- Travail des enfants.
- Pas de congés.
- Pas de droit au congés maladie.
- Pas d'assurance chômage.
Avec a coté:
- Expulsion sauvages (le proprio t'envoyait deux malabars te casser la têtepour te faire virer si t'avais pas payés.
Si je te dis ca c'est pour que tu comprennes de quoi l'etre humain est capable et jusqu'où il est allé en France.
Maintenant je vais te dire une phrase que j'ai trouvé trés juste de la part d'une socialiste envers un ultra libéral:
" Vous ne serez satisfait que lorsqu'ils seront de nouveau esclaves "
Donc non le code du travail n'est pas une abhération.
Des usines ferment en France non PAS parce qu'elles ne sont pas bénéficiaires !
Mais parce que les actionnaires touchent plus à l'étranger.
En résumé:
- Le libéralisme poussé à son extrême devient un enfer pour les petits emploi, les salariés.
- Le code du travail est là pour protéger les travailleurs pas pour faire chier les patrons !
Le 27 juillet 2019 à 00:31:49 [][o_o][] a écrit :
Ils doivent très certainement avoir des arguments solides qui vont dans le sens de l'Intérêt Général.
The Greater Good
https://www.youtube.com/watch?v=DnqPrDN77Xg
Le code du travail doit exister, mais être plus léger. Sans ça, il y aurait trop d'abus. Mais avec ça, il y a aussi trop d'abus de l'autre parti.
Le code du travail est nécessaire dans toute société soucieuse d'associer la prospérité économique au bien être de la population. Un marché qui ne se muni pas de règles et d'institutions qui encadrent les relations économiques entre les acteurs est aussi aberrant qu'un marché verrouillé par un code trop étroit construit par l'électoralisme et la démagogie politique à l'encontre de la croissance et l'enrichissement personnel.
Bref l'auteur une fois de plus c'est une question de dosage, oui il faut un code du travail, comme en France, non il ne faut pas qu'il soit trop lourd et contraignant, comme en France. Aujourd'hui notre code du travail est devenu associal et décourage l'initiative et l'embauche, il pèse très lourd sur les TPE, PME qui constituent plus de 95% de nos entreprises.
Le constat est pourtant simple:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_libert%C3%A9_%C3%A9conomique
+
https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9mocratie
=
https://fr.wikipedia.org/rg/wiki/Liste_des_pays_par_IDH
Les pays libéraux et démocratiques sont ceux qui s'en sortent le mieux, la flexisécurité scandinave, le libéralisme suisse, le tout avec la démocratie directe et on obtient des pays riches et heureux.
L'argument des libéraux repose sur l'idée que le marché est un système auto-regulateur ; qu'en présence d'une offre de travail (demandeurs d'emploi) plus élevée que d'une demande de travail ( offres d'emploi ) les salaires, qui sont assimilés au prix de la marchandise"force de travail" devraient baisser et ainsi avoir un impact sur l'offre et la demande qui permettrait d'équilibrer les deux.
Bref ils s'appuyent sur le concept d'équilibre de marché et sur l'hypothèse de la loi de l'offre et de la demande.
Ainsi pour les libéraux il y a une injustice qui fonde la distinction entre les "insiders" les travailleurs en emploi, qui bénéficient des protections du code du travail, et les "outsiders", les chômeurs, qui ne trouvent pas d'emploi à cause des rigidités du marché de l'emploi imposées par le code du travail, qui empêcherait l'offre et la demande s'ajuster librement.
Il faut savoir cependant que cette théorie est fallacieuse. Les recherches sur le concept d'équilibre de marché ont montré qu'une économie de marché ne pouvait être modélisée par la loi de l'offre et de la demande. Bref il n'y a aucune raison de penser qu'une économie de marché tende naturellement vers l'équilibre.
D'autre part les développements théoriques apportés à la notion d'équilibre ont montré que, quand bien même ; celui ci n'est ni stable ni unique, et qu'il est prédéterminé par la réglementation de la production.
Il faut l'alléger sans pour autant le supprimer. Le problème actuel du Code du Travail, c'est qu'il assiste ceux qui ne bossent pas et pénalise ceux qui bossent.
Après, comme certains l'ont fait remarquer, les progrès en terme de droit du travail sont apparus au cours du XIXe et début XXe siècle alors que la situation des prolétaires était si précaire qu'elle donna naissance à des mouvements de grève et de révolte dans toute l'Europe ( mattées dans le sang généralement).
D'autre part je tiens à rajouter que même parmi les économistes se rattachant au concept d'équilibre de marché, s'oppose la vision classique, qui fait dépendre le niveau d'emploi du salaire et de la réglementation, et les keynésiens, pour lesquels le niveau d'emploi ne dépend que de l'activité économique globale mais pas de la relation salariale entre employeur et employé.
Le 27 juillet 2019 à 13:27:12 Black-North a écrit :
Le problème actuel du Code du Travail, c'est qu'il assiste ceux qui ne bossent pas et pénalise ceux qui bossent.
Par quelle procédé en arrive t-on a penser que le code du travail protège ceux qui ne bossent pas et nuit à ceux qui bossent ?
Par definition le code du travail s'applique à un travailleur...
Le 27 juillet 2019 à 14:56:01 CHAT0N_BARBARE a écrit :
Le 27 juillet 2019 à 13:27:12 Black-North a écrit :
Le problème actuel du Code du Travail, c'est qu'il assiste ceux qui ne bossent pas et pénalise ceux qui bossent.Par quelle procédé en arrive t-on a penser que le code du travail protège ceux qui ne bossent pas et nuit à ceux qui bossent ?
Il confond avec la sécu, je pense.
Il faut libérer et protéger
Les gauchistes veulent protéger en enfermant
Quand on s'enferme on se suicide
Il faut une liberté protectrice
Ca rejoint d'abord un très vieux débat politique. Les libéraux ont pour idéal le contrat passé par l'individu. Ils y voient le moyen s'assurer le "libre choix" de celui ci. Ca explique d'ailleurs pourquoi on peut entendre des répliques comme "mais enfin pouvez me dire au nom de quoi on empêcherait des salariés de se mettre d'accord avec leur patron pour travailler plus?" lors des débats sur le code du travail. Face à cela, d'autres familles politiques préfèrent la loi, qui restreint l'individu dans les contrats qu'il peut passer, mais permet aussi de garantir qu'il ne sera jamais mené à une situation jugée dégradante pour lui. C'est en ce sens qu'il faudrait un code du travail.
Le problème du point de vu des libéraux est que leur "libre choix" est abstrait, et peut facilement ne pas correspondre à la réalité. Qui nous dit que le contrat signé au sein de l'entreprise est vraiment le fruit d'un choix volontaire et éclairé et pas de rapports de forces au sein desquels le travailleur serait en position de faiblesse et poussé à accepter une dégradation pour garder son emploi? Et doit-on tout accepter du moment qu'un consentement formel de la personne en question a été exprimé?
La fin du code du travail s'inscrit aussi de fait dans une précarisation du marché du travail. Les libéraux avancent alors souvent la baisse du chômage qui en résulterait, invoquant des exemples étrangers ou des sentences comme "faciliter les licenciements = faciliter les embauches". Au delà du débat sur la réalité de ces conséquences, j'y vois un moyen de dépolitiser le débat en accusant tout contradicteur d'inculture économique ou de démagogie.
En réalité, il s'agit d'un choix de modèle de société, et à nouveau des principes idéologiques traditionnels du libéralisme. Une société où le chômage a reculé et la précarité s'est généralisée permet la venue de l'individu sans attache, qui n'a pas un métier mais enchaine une multitude de "jobs", qui au nom de la "mobilité" peut ne plus avoir de région ni de ville où il s'inscrit dans la durée, qui ne se syndique pas, ne s'inscrit pas durablement dans le groupe humain qu'est une même entreprise.
Avant d’être un pas vers une meilleure mise des travailleurs au service du capitalisme libéral, la suppression du code du travail correspond profondément aux principes libéraux que sont l'individualisme et l'affirmation d'un libre choix abstrait, d'où la défense de cette mesure par les libéraux.
Les libéraux ne pensent pas ça, leur paradigme initial sur ces questions c'est littéralement effondré face à l'adversité de la réalité, a moins d'être un autrichien du turfu ta mère, ils ne pensent que celui ci ne devrait qu'être simplifié.
Si un employeur fait une sale demande de contrat, si les individus ne sont pas bêtes, ils ne vont pas travailler pour lui. Le patron n'ayant pas de travailleur, son industrie s'effondre et son sale contrat de travail esclavagiste ne fonctionne donc pas, n'est jamais mis en route. Et comme le marché serait libre, si quelqu'un va dedans, il taff un mois peut-être puis voit que c'est nul et donc s'en va...
Si un taff me plait pas, je résilie, c'est tout. Et maintenant, c'est limite astreignant si le travailleur lui même n'a plus tous les droits. Il faut des motifs si le boss n'est pas d'accord. Comme si le boss avait propriété sur nous.
Un individu doit pouvoir rentrer et sortir comme il le veut. Et un patron doit pouvoir faire sortir et faire rentrer pareillement.
Mais par la lucidité d'esprit et la volonté de travail de chacun, tout doit pouvoir être permis. Ainsi plus aucune exploitation ne sera faite intuitivement, naturellement.
[13:11:54] <-The[Flash]->
Si un employeur fait une sale demande de contrat, si les individus ne sont pas bêtes, ils ne vont pas travailler pour lui. Le patron n'ayant pas de travailleur, son industrie s'effondre et son sale contrat de travail esclavagiste ne fonctionne donc pas, n'est jamais mis en route. Et comme le marché serait libre, si quelqu'un va dedans, il taff un mois peut-être puis voit que c'est nul et donc s'en va...Si un taff me plait pas, je résilie, c'est tout. Et maintenant, c'est limite astreignant si le travailleur lui même n'a plus tous les droits. Il faut des motifs si le boss n'est pas d'accord. Comme si le boss avait propriété sur nous.
Un individu doit pouvoir rentrer et sortir comme il le veut. Et un patron doit pouvoir faire sortir et faire rentrer pareillement.
Mais par la lucidité d'esprit et la volonté de travail de chacun, tout doit pouvoir être permis. Ainsi plus aucune exploitation ne sera faite intuitivement, naturellement.
Ouais donc ça repose sur l'utopie égalitaire sur la notion d'intelligence dans le cadre de la production et de l'emploi
Le code du travail , c'est comme les droit de l'homme pour l'ensemble de la population.
Si tu ne protège pas la partie la plus faible , tu permets que les pires choses lui arrivent.
Si encore ça faisait baisser le chômage , mais même pas , le code du travail est de plus en plus précaire mais le nombre de chômeur ne diminue pas .
Le fait d'avoir un taux de chômage élevé et le fait d'attaquer les protections du code du travail vont dans le même sens : accroître la liberté (et donc le pouvoir) de l'exploiteur sur l'exploité. Et ce dans le but que les exploiteurs s'enrichissent toujours +