'Une seule chose importe : apprendre à être perdant. Emil Cioran'
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Je poste une dernière citation ici pour Re-Up ce topax a citation collector et marqué mon départ symbolique du Fopo en citant ma citation en dessous de mon pseudo !!!
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'Une seule chose importe : apprendre à être perdant. Emil Cioran'
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Marie-France Garaud :''''je pensais que Chirac était du marbre dont on fait les statues/ En réalité il est de la faïence dont on fait les bidets".''
L'herbe est toujours plus verte dans l'assiette du voisin.
C'est au pied du mur que l'on voit le mieux le mur.
'Voilà pourquoi, à parler exactement, il ne peut y avoir de socialisme scientifique. C'est que, un tel socialisme fût-il possible, des sciences seraient pour cela nécessaires qui ne sont pas faites et qui ne peuvent pas être improvisées. La seule attitude que permette la science en face de ces problèmes, c'est la réserve et la circonspection, et le socialisme ne peut guère s'y tenir, sans se mentir à soi-même. En fait, il ne s'y est pas tenu. Voyez même l'œuvre la plus forte, la plus systématique, la plus riche en idées qu'ait produite l'École : Le Capital de Marx. Que de données statistiques, que de comparaisons historiques, que d'études seraient indispensables pour trancher l'une quelconque des innombrables questions qui y sont traitées! Faut-il rappeler que toute une théorie de la valeur y est établie en quelques lignes ? La vérité, c'est que les faits et les observations ainsi réunis par les théoriciens soucieux de documenter leurs affirmations ne sont guère là que pour faire figure d'arguments. Les recherches qu'ils ont faites ont été entreprises pour établir la doctrine dont ils avaient eu antérieurement l'idée, bien loin que la doctrine soit résultée de la recherche. Presque tous avaient leur siège fait avant de demander à la science l'appui qu'elle pouvait leur prêter. C'est la passion qui a été l'inspiratrice de tous ces systèmes ; ce qui leur a donné naissance et ce qui fait leur force, c'est la soif d'une justice plus parfaite, c'est la pitié pour la misère des classes laborieuses, c'est un vague sentiment du trouble qui travaille les sociétés contemporaines, etc. Le socialisme n'est pas une science, une sociologie en miniature, c'est un cri de douleur et, parfois, de colère, poussé par les hommes qui sentent le plus vivement notre malaise collectif. Il est aux faits qui le suscitent ce que sont les gémissements du malade au mal dont il est atteint et aux besoins qui le tourmentent. Or que dirait-on d'un médecin qui prendrait les réponses ou les désirs de son patient pour des aphorismes scientifiques ? D'ailleurs, les théories qu'on oppose d'ordinaire au socialisme ne sont pas d'une autre nature et ne méritent pas davantage la qualification que nous leur refusons. Quand les économistes réclament le laisser-faire, demandent qu'on réduise à rien l'influence de l'État, que la concurrence soit affranchie de tout frein, ils n'appuient pas davantage leurs revendications sur des lois scientifiquement induites. Les sciences sociales sont encore beaucoup trop jeunes pour pouvoir servir de bases à des doctrines pratiques, aussi systématiques et d'une telle étendue. Ce sont des besoins d'un autre genre qui maintiennent ces dernières, c'est le sentiment jaloux de l'autonomie individuelle, c'est l'amour de l'ordre, la crainte des nouveautés, le misonéisme, comme on dit aujourd'hui. L'individualisme, comme le socialisme, est avant tout une passion qui s'affirme, quoiqu'il puisse éventuellement demander à la raison des raisons pour se justifier. "Émile Durkheim (1928), Le socialisme : sa définition – ses débuts – la doctrine saint-simonienne"'
Pas mal du tout cette citation de Durkheim d'ailleurs !!!
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Le 24 décembre 2021 à 00:03:01 :
'Voilà pourquoi, à parler exactement, il ne peut y avoir de socialisme scientifique. C'est que, un tel socialisme fût-il possible, des sciences seraient pour cela nécessaires qui ne sont pas faites et qui ne peuvent pas être improvisées. La seule attitude que permette la science en face de ces problèmes, c'est la réserve et la circonspection, et le socialisme ne peut guère s'y tenir, sans se mentir à soi-même. En fait, il ne s'y est pas tenu. Voyez même l'œuvre la plus forte, la plus systématique, la plus riche en idées qu'ait produite l'École : Le Capital de Marx. Que de données statistiques, que de comparaisons historiques, que d'études seraient indispensables pour trancher l'une quelconque des innombrables questions qui y sont traitées! Faut-il rappeler que toute une théorie de la valeur y est établie en quelques lignes ? La vérité, c'est que les faits et les observations ainsi réunis par les théoriciens soucieux de documenter leurs affirmations ne sont guère là que pour faire figure d'arguments. Les recherches qu'ils ont faites ont été entreprises pour établir la doctrine dont ils avaient eu antérieurement l'idée, bien loin que la doctrine soit résultée de la recherche. Presque tous avaient leur siège fait avant de demander à la science l'appui qu'elle pouvait leur prêter. C'est la passion qui a été l'inspiratrice de tous ces systèmes ; ce qui leur a donné naissance et ce qui fait leur force, c'est la soif d'une justice plus parfaite, c'est la pitié pour la misère des classes laborieuses, c'est un vague sentiment du trouble qui travaille les sociétés contemporaines, etc. Le socialisme n'est pas une science, une sociologie en miniature, c'est un cri de douleur et, parfois, de colère, poussé par les hommes qui sentent le plus vivement notre malaise collectif. Il est aux faits qui le suscitent ce que sont les gémissements du malade au mal dont il est atteint et aux besoins qui le tourmentent. Or que dirait-on d'un médecin qui prendrait les réponses ou les désirs de son patient pour des aphorismes scientifiques ? D'ailleurs, les théories qu'on oppose d'ordinaire au socialisme ne sont pas d'une autre nature et ne méritent pas davantage la qualification que nous leur refusons. Quand les économistes réclament le laisser-faire, demandent qu'on réduise à rien l'influence de l'État, que la concurrence soit affranchie de tout frein, ils n'appuient pas davantage leurs revendications sur des lois scientifiquement induites. Les sciences sociales sont encore beaucoup trop jeunes pour pouvoir servir de bases à des doctrines pratiques, aussi systématiques et d'une telle étendue. Ce sont des besoins d'un autre genre qui maintiennent ces dernières, c'est le sentiment jaloux de l'autonomie individuelle, c'est l'amour de l'ordre, la crainte des nouveautés, le misonéisme, comme on dit aujourd'hui. L'individualisme, comme le socialisme, est avant tout une passion qui s'affirme, quoiqu'il puisse éventuellement demander à la raison des raisons pour se justifier. "Émile Durkheim (1928), Le socialisme : sa définition – ses débuts – la doctrine saint-simonienne"'Pas mal du tout cette citation de Durkheim d'ailleurs !!!
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+ en bonus du même Durkheim également au passage !!!
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'Sans même opposer au matérialisme économique aucun fait défini, comment ne pas remarquer l'insuffisance des preuves sur lesquelles il repose ? Voilà une loi qui a la prétention d'être la clef de l'histoire ! Or, pour la démontrer, on se contente de citer quelques faits épars, disjoints, qui ne constituent aucune série méthodique et dont l'interprétation est loin d'être fixée. [..] Non seulement l'hypothèse marxiste n'est pas prouvée, mais elle est contraire à des faits qui paraissent établis. "Emile Durkheim, La conception matérialiste de l'histoire"'
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'Ce n'est pas seulement pour duper nos enfants que nous les entretenons dans la croyance au Père Noël : leur ferveur nous réchauffe, nous aide à nous tromper nous-mêmes et à croire, puisqu'ils y croient, qu'un monde de générosité sans contrepartie n'est pas absolument incompatible avec la réalité. Claude Lévi-Strauss'
'Le Père Noël est vêtu d'écarlate : c'est un roi. Sa barbe blanche, ses fourrures et ses bottes, le traineau dans lequel il voyage, évoquent l'hiver. On l'appelle "Père" et c'est un vieillard, donc il incarne la forme bienveillante de l'autorité des anciens. Tout cela est assez clair, mais dans quelle catégorie convient-il de le ranger, du point de vue de la typologie religieuse ? Ce n'est pas un être mythique, car il n'y a pas de mythe qui rende compte de son origine et de ses fonctions ; et ce n'est pas non plus un personnage de légende puisqu'aucun récit semi-historique ne lui est attaché. En fait, cet être surnaturel et immuable, éternellement fixé dans sa forme et défini par une fonction exclusive et un retour périodique, relève plutôt de la famille des divinités ; il reçoit d'ailleurs un culte de la part des enfants, à certaines époques de l'année, sous forme de lettres et de prières ; il récompense les bons et prive les méchants. C'est la divinité d'une classe d'âge de notre société, et la seule différence entre le Père Noël et une divinité véritable est que les adultes ne croient pas en lui, bien qu'ils encouragent leurs enfants à y croire et qu'ils entretiennent cette croyance par un grand nombre de mystifications.
Le Père Noël est donc, d'abord, l'expression d'un statut différentiel entre les petits enfants d'une part, les adolescents et les adultes d'autre part. A cet égard, il se rattache à un vaste ensemble de croyances et de pratiques que les ethnologues ont étudié dans la plupart des sociétés, à savoir les rites de passage et d'initiation.
(...) Il est bien certain que rites et mythes d'initiation ont, dans les sociétés humaines, une fonction pratique : ils aident les ainés à maintenir leurs cadets dans l'ordre et l'obéissance.
(...) la grande différence entre religions antiques et religions modernes tient à ce que "les païens priaient les morts, tandis que les chrétiens prient pour les morts". Sans doute y-a-t-il loin de la prière aux morts à cette prière toute mêlée de conjurations, que chaque année nous adressons aux petits enfants - incarnation traditionnelle des morts - pour qu'ils consentent, en croyant au Père Noël, à nous aider à croire en la vie. Claude Lévi-Strauss'
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« Seuls les poissons morts suivent le courant. »
"Il faut accueillir tous les afghans, même les terroristes."
Sandrine Rousseau ![]()
"La vie fleurit par le travail" Arthur Rimbaud
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"Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l' usine, quelle différence ?"
Pierre Bergé
Pour comprendre le monde, il faut d’abord fermer _Le Monde_.
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Être un perroquet ou un complotiste, telle est l’alternative dans notre monde de l’esprit critique.