Le stoicisme ne consiste pas à dire que plus on souffre mieux c'est,
J'exagère un peu, mais pour avoir lu Sénèque, Marc Aurèle et Epictète dans le texte, et connaissant leur biographie et les anecdotes dont ils nous font part concernant la vie de leurs propres modèles, je pense pouvoir affirmer qu'ils sont proches de penser que plus on souffre mieux c'est 
L'ataraxie chez eux est celle de l'âme, non du corps ; c'est tout le contraire des épicuriens, qui eux pour le coup s'engageraient plus volontiers par compassion et désir d'atténuer les souffrances physiques du peuple.
c'est une vision qui n'a pas compris que le stoicisme est une philosophie de vie qui n'encourage pas à la passivité
En effet le stoïcisme pousse à l'action, mais moins pour changer le monde et l'ordre social existant que pour se changer soi-même, changer ses désirs. C'est là un point central du stoïcisme. L'action est individuelle avant tout.
Dernier point, il n'y a pas que le stoicisme grec alors je ne sais pas à quel stoicisme Mélenchon fait référence.
Je ne vois pas beaucoup de différences entre le stoïcisme romain et le stoïcisme grec... Mais éclaire-moi si tu peux.
Bref, je ne dis pas que le stoïcisme est incompatible avec le progrès social, loin de là ; mais ce n'est pas lui qui l'alimentera idéologiquement. C'est pas une doctrine qui veut changer le monde ; c'est une doctrine qui enseigne à accepter le monde tel qu'il est et à se changer soi. Liberté intérieure plutôt que liberté extérieure et politique.