Bonjour tout le monde.
On constate qu'il existe une stratégie en politique qui consiste à re-poser une question lorsque la réponse précédemment donnée à celle-ci n'était pas satisfaisante. De la même façon, lorsque le peuple s'élève contre un texte qui finit par être jeté/abrogé, c'est uniquement pour voir re-surgir ce texte un peu plus tard, avec une virgule de changée ci ou là.
En répétant le processus suffisamment de fois on peut tout faire passer. Le peuple finira par se lasser, on finira par le prendre de vitesse et, actualité et vacances aidant, le bon timing finira par sortir.
Ne pourrait-on pas imaginer que, lorsqu'un tel texte est refusé, soit automatiquement mit en place une commission ayant pour but de proposer un texte contraire ? Si un texte autorisant le flicage de la population était refusé, un texte interdisant un tel flicage devrait être étudié et proposé. Si un référendum sur l'europe recevait un "non", automatiquement serait mit en place un texte tuant dans l'oeuf toute possibilité de faire du forcing en reposant, encore, la même question.
Que pensez-vous d'une telle proposition (qui serait à développer et à préciser) ? En particulier dans un monde où les élites semblent de plus en plus déconnectées du peuple, cela fournirait un réel pouvoir à ce dernier.
C'est plutôt une bonne idée, cependant, le texte empêchant le forcing ne devrait avoir qu'une durée d'application limitée(par exemple dix ans), puisque le peuple change.
Le 05 décembre 2016 à 01:01:06 cobra35291 a écrit :
C'est plutôt une bonne idée, cependant, le texte empêchant le forcing ne devrait avoir qu'une durée d'application limitée(par exemple dix ans), puisque le peuple change.
Pour l'idée de base : ok.
Mais je pense qu'on peut être plus fin que "10 ans". On peut, par exemple, tenir compte de l'espérance de vie (en particulier pour les référendums).
Si 60% de la population vote "non", ça signifie qu'il faut attendre qu'au moins 10% de la population vivante au moment du vote disparaisse. Bon, pas 10%, ça supposerait qu'on compte tous les morts comme étant des gens ayant voté "non". C'est probablement + un truc genre 10% + 6% mais là ça relève d'un savant calcul scientifique qui dépasse ce que mes neurones fatigués peuvent fournir.
On peut aussi dire qu'au bout de cette période le texte interdisant ne tombe pas mais est remit en référendum. Du coup on peut le prolonger (ou le faire disparaître).
Et si 6 mois plus tard les gens veulent en forte majorité le texte ?
Le 05 décembre 2016 à 02:11:05 Paulop a écrit :
Et si 6 mois plus tard les gens veulent en forte majorité le texte ?
Boarf, ils avaient qu'à se décider plus tôt.
Ou alors on vire l'histoire du temps "fixe" et on met un système de gradation.
Par défaut : il faut 50% de oui pour que ça soit accepté (ou 50% de non pour que ça soit rejeté quoi).
Si le texte est rejeté, il faut maintenant 75% de oui pour que ça soit accepté (et une participation d'au moins blablabla %
).
Si le texte est re-présenté et re-rejeté, il faut maintenant 95% de oui.
Et ensuite le texte est "ko" pour un certain temps (cf le discours au dessus sur le temps).
Les 75% et 95% sont indicatifs. A débattre.
En répétant le processus suffisamment de fois on peut tout faire passer. Le peuple finira par se lasser, on finira par le prendre de vitesse et, actualité et vacances aidant, le bon timing finira par sortir.
Ne pourrait-on pas imaginer que, lorsqu'un tel texte est refusé, soit automatiquement mit en place une commission ayant pour but de proposer un texte contraire ?
donc pour pas que les citoyens soient dépassés tu proposes de faire 2 fois plus de textes ?
Et tu fais quoi si l'autre est aussi refusé ? tu repropose le texte initial ?
s'ils votent pas comme on leur dit, c'est surement qu'ils ont pas compris la question ![]()
C'est pas si con
Le 05 décembre 2016 à 02:16:04 Yeo-Yin a écrit :
Boarf, ils avaient qu'à se décider plus tôt.
Ou alors on vire l'histoire du temps "fixe" et on met un système de gradation.Par défaut : il faut 50% de oui pour que ça soit accepté (ou 50% de non pour que ça soit rejeté quoi).
Si le texte est rejeté, il faut maintenant 75% de oui pour que ça soit accepté (et une participation d'au moins blablabla %).
Si le texte est re-présenté et re-rejeté, il faut maintenant 95% de oui.Et ensuite le texte est "ko" pour un certain temps (cf le discours au dessus sur le temps).
Les 75% et 95% sont indicatifs. A débattre.
Quel intérêt ?
Un scrutin peut, et doit pouvoir, renverser une décision qui a été prise lors d'un autre scrutin dans les mêmes conditions.
Il n'y aucune raison rationnelle pour rétroactivement considérer qu'un second référendum est mauvais alors que celui-ci donne une solution contraire au premier.
![]()
On ne peut dûment invoquer l'infini que quand le coût de la chose est nul ![]()
Le 05 décembre 2016 à 15:54:24 Abaque25 a écrit :
T'es hors sujet
Ok ![]()
Le terme coût n'a pas qu'un sens économique.
Si tu le dis.
On peut déjà faire des référendums a l'infini, pourtant ça ne se fait pas.
Le 05 décembre 2016 à 16:11:02 Abaque25 a écrit :
Bon passons sur l'infini puisque c'est ici que ça bloque.On organise un référendum. Si on organise ensuite un second référendum, qui contredit ou pas le résultat du premier, il n'y a pas de raison de s'arrêter là.
Il n'y a aucune raison que ce qui vaut pour le référendum 1 et le référendum 2 ne vaille pas pour le référendum 2 et le référendum 3, ni le référendum 3 et le référendum 4, ni le référendum 4 et le référendum 5, ni le référendum n et le référendum n+1.
Chaque référendum décidé par les gouvernants a un coût énorme. Un coût politique j'entends, ils doivent toujours assumer un grand risque quand ils en entreprennent un.
Si le référendum en question a le même objet qu'un autre tenu récemment, ce risque est décuplé. C'est pour cela que les prétendus risques de dérives sont absurdes. S'il est à nouveau un échec, alors les conséquences seront lourdes, cette décision ne peut pas être prise à la légère. A fortiori pour un troisième référendum.
L'opportunité de la tenue des référendums est appréciée de façon discrétionnaire par les gouvernants. Peut-être que tu n'apprécies pas cela, que tu ne leur fais pas confiance, mais en aucun cas c'est spécifique à ces référendums. Ca vaut pour tous les référendums.
Je ne dis pas que le second référendum n'est pas en soi critiquable. Je dis qu'il l'est tout autant pour les autres référendums.
Si à l'inverse tu apprécies la manière dont la Ve République envisage les référendums, tu ne peux pas être contre par principe au second référendum. Car aucune critique contre lui ne pourrait pas être opposée au principe même du référendum.
Cela n'empêche pas de critiquer certains seconds référendums, mais alors en raison de leur inopportunité et non en raison de leur principe même. Et il est impossible de considérer rétroactivement un second référendum d’inopportun s'il fut victorieux.
Et pourtant ça se fait pas.
Et de toute façon je vois pas le problème à ce que ça se fasse.
Le 05 décembre 2016 à 16:37:28 Abaque25 a écrit :
Si l'on fait des seconds référendums, "qui ont un coût politique énorme", il n'y aucune raison de ne pas en faire de troisième et de s'arrêter là.
Abaque est quelqu'un d'assez extraordinaire et digne d'un intérêt scientifique, il sait écrire mais il ne sait apparemment pas lire ![]()
Le 05 décembre 2016 à 16:51:30 Abaque25 a écrit :
J'ai lu tout ce que tu as écrit et je ne vois pas toujours pas ce qui distingue le second référendum du troisième.
J'ai dit d'une part que les abus sont improbables, et de tout manière sanctionnés spontanément, et d'autre part que leur principe (que ce soit le 2e, 3e, 4e ...) n'est pas en soi critiquable, en tout cas pas plus que les autres référendums.
Rien ne distingue le second du troisième, hormis leur opportunité le cas échéant, et on s'en fout. Je dis que tu ne sais pas lire car tu es encore sur ça.
Un référendum peut être inopportun dès sa première occurrence tandis qu'un autre peut encore être opportun à sa troisième occurrence. Certes, il est plus probable qu'un premier référendum soit opportun qu'un troisième, mais leur opportunité ou leur inopportunité n'est consubstantielle.
Il y a aucune raison rationnelle pour écarter le principe même d'un nouveau référendum, si ce n'est à abolir tous les référendums. Tout est une question d'opportunité.
Et comme les seconds référendums sur l'Europe ont tous été victorieux, alors ils étaient tous opportuns.