Le mercredi ? Rien de particulier sinon que la cour de récré devait être un peu plus animée que les autres après-midi.
Ah si, comme je "restais au cours" le soir, avec le tiers des autres gosses, tout le monde glandait en pensant à ce qu'on allait faire le lendemain dans la rue, dans les jardins des copains. Alors, au bout d'un moment, l'instit' nous donnait quasiment la solution du problème de calcul et des questions de grammaire que ceux qui ne restaient pas à l’Étude devaient résoudre chez eux pour le vendredi matin.
L'insouciance ... le jeudi matin, mes parents partis travailler, il devait être dans les 10h quand je faisais ma toilette dans l'évier de la cuisine, à côté de la cuisinière à bois pendant que Gilbert Bécaud s'époumonait à chanter "les marchés de Provence" à la radio. https://www.youtube.com/watch?v=ZLt_LT-TYTo (notez l'ombre du micro du perche-man sur le rideau ^^! Ah les pros de la télé de Papa !)
J'étais presque prêt à aller écumer les rues du village, jouer aux billes, tirer des Mokarex ...
Le temps de traîner un peu et j'arrivais chez "la dame qui me gardait" (en fait, la grand-mère d'un copain de classe). On passait l'après-midi dans son jardin avec Pierrick, à bouffer des cerises de l'énorme arbre, et des framboises. On faisait des circuits dans la terre, on jouait avec nos "p'tites voitures", avec nos cyclistes qu'on faisait avancer à coups de dés ou de billes.
L'heure du goûter arrivait, la Mémé nous appelait depuis sa cuisine
"Deomp de'i bugale, prest eo ar chokolad !"
Le pain-beurre et le chocolat râpé dessus et la télé N/B et ... ZORRO, enfin !
On jouait encore après aux jardins et le soir arrivait, ma mère venait me chercher pour rentrer à la maison, le dîner et au lit, avec des rêves plein la tête.
Décidément, je crois bien préférer mon enfance à celle des gosses d'aujourd'hui.