Bah non, personne n'a de convictions à 12 ans
j'étais ravie de partir. mes parents étaient de grands voyageurs ils se sont rencontrés en URSS.
mais crois le ou non, déjà à l'adolescence, j'ai ressenti le malaise de ne pas être là où j'aurais dû être. Surtout que le Canada c'est rempli de blancs mais ça s'est fait de telle manière que ça sonne faux
enfin à mes yeux ça sonne faux en tous cas. on avait un chalet au Nouveau-Brunswick, province canadienne atlantique, là j'adorais, y avait des amérindiens, des métisses descendants de basques, de charentais, de bretons mélangés avec les Miqmaq (la tribu du coin) là tu sentais qu'il s'était passé un truc, un vrai morceau d'histoire. le reste c'est le rouleau compresseur anglais, pour moi c'est pas intéressant.
Même si j'ai adoré les 8 ans de canada c'était pas possible pour moi j'avais l'impression d'être au milieu de tout et nulle part sans cohérence. j'étais toujours pas dans le délire pas de voyage à 20 ans mais déjà dans le délire habiter où ça fait sens, les racines toussa. Le pas de voyage ça date davantage de mes 25, 26 ans... Quand mon père a commencé à être vraiment malade. Je n'ai plus vu d'intérêt à partir ailleurs qu'en charente pour le voir. Tout le reste me paraissait débile et superficiel. J'avais envie d'utiliser au mieux le temps qui restait. Et maintenant qu'il n'y a que ma mère bah... j'ai encore envie d'aller qu'en charente pour la voir et lui tenir compagnie
En tous cas je voyage le moins loin possible, et toujours avec un but autre que faire le touriste. voir des gens sur place. Je ne dis pas que ça ne m'arrivera plus jamais mais vraiment pas souvent.
J'ai la nationalité canadienne qui me sert bien à rien du coup 