Le problème des Vénézuéliens, c’est qu’ils n’ont pas les moyens de leurs ambitions. Ils sont aux portes des États-Unis, première puissance mondiale, et s’obstinent à jouer les dissidents et cela ne date pas d’hier.
Il faut être réaliste : le socialisme ne peut pas tenir durablement dans la sphère d’influence américaine, encore moins lorsqu’il repose sur un trésor aussi colossal que le pétrole.
Bref, les États-Unis vont intervenir pas forcément pour se servir directement, mais surtout pour empêcher la Chine d’y avoir accès. La Chine détient les terres rares ; les États-Unis, eux, ont le pétrole.
Avec la révolution des technologies de l’information et de l’électrification, le monde devient de plus en plus dépendant des métaux, à l’instar de ce qu’il fut du pétrole. Mais il faut rappeler que les chars, les bateaux, les avions de guerre, etc., ne fonctionnent qu’au pétrole, et en consomment des quantités énormes avec des carburants d’excellence.
Ainsi, dans l’hypothèse d’un nouveau conflit froid entre les États-Unis et la Chine, cette dernière pourrait pratiquer une politique de rétention sur les métaux stratégiques (terres rares, aimants, etc.), ce qu’elle commence déjà à faire plus ouvertement. Les États-Unis, pour leur part, doivent répondre en sécurisant le contrôle des zones pétrolières : le Venezuela, l’Iran, l’Irak, et en maintenant une relation stable avec le Moyen-Orient. C’est là la clé pour conserver la mainmise sur l’or noir.