Le quinquagénaire devait comparaître devant le tribunal ce 23 juillet pour "voyeurisme sur mineurs". Il avait été interpellé en juin, en flagrant délit, à la piscine de Hautepierre à Strasbourg. Il s'est suicidé en se jetant sous un train.
Un Strasbourgeois de 52 ans, qui devait être jugé par le tribunal correctionnel de Strasbourg ce jeudi 23 juillet pour "voyeurisme sur mineurs", a mis fin à ses jours en se jetant sous un train. L'action publique s'éteint de fait.
Il avait été interpellé le 9 juin dernier en flagrant délit, en train de filmer deux petites filles dans une cabine de la piscine de Hautepierre. C'est le papa de l'une des enfants qui avait permis son arrestation après l'avoir pris sur le fait. Lors d'une perquisition, des vidéos ont été retrouvées dans ses ordinateurs, étalées sur deux ans, par les policiers. L'audience avait d'ailleurs été repoussée pour permettre aux enquêteurs de continuer d'analyser son matériel informatique. Il était sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès.
Son avocate dénonce la "pression médiatique" que son client a subi selon elle. "Jeté en pâture par les parties civiles, sa mise à mort virtuelle a conduit à son suicide réel", a-t-elle déclaré à l'audience. De son côté, l'avocate des parents des deux petites filles victimes, Fleur Toutain, a déclaré que ses clients ne "souhaitaient pas aggraver cette dramatique annonce. Après, par rapport à leur combat, elles vont continuer à essayer d'obtenir auprès de la ville de Strasbourg des aménagements pour qu'il y ait plus de prévention, dans les piscines".
Il y a une soixantaine de victimes, outre les deux petites filles filmées en juin dernier.