Up 
Chapitre 16 : Alpha Games.
(3) : Utiliser le sifflet et vous enfuir.
Que perd-on
en un clin d’œil ?
Un battement de cils ?
Pour beaucoup du temps
Pour quelques-uns conscience
Pour certains la vieDécidément, vous avez le chic pour vous retrouver dans des impasses. Et comme toujours, la pression est à son comble. Ce n’est pas seulement votre vie qui est en jeu, mais aussi celles de Célestin et Boris, qui retiennent leur souffle face à un John qui semble n’avoir rien à perdre. Dans ce genre de situation, il y a deux réponses possibles. Votre grande cousine vous l’a appris il y a de cela quelques années, au détour d’une banale conversation entre filles.
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- Hé Célestine ! Je peux te poser une question ? 
- Vas y. 
- T’es plutôt du genre à affronter le danger, ou à le fuir ? 
- Euh, c’est une question difficile. Je t’avoue que je ne suis pas du genre à me mettre en danger. 
- Je parle pas forcément d’une situation dangereuse hein. Si un gars te siffle dans la rue, tu vas le confronter, ou passer ton chemin en faisant comme s’il n’existait pas ? 
- Pourquoi il me sifflerait ? Je ne suis pas aussi belle que toi. 
Ce compliment déguisé en autodépréciation fait mouche auprès de Maxine. Un petit sourire se dessine sur son visage parsemé de jolies tâches de rousseur, apportant la touche finale qui, à vos yeux, la rend aussi belle qu’un tableau.
- C’est gentil, mais ça ne répond pas à ma question. 
- *soupire* Je pense que j’irais le confronter. 
- Ah oui ? Et si le mec est grand comme une montagne et qu’il peut te briser en deux à la seule force de ses mains ? Tu voudras toujours le confronter ? 
- Non. 
- C’est ce que je pensais. 
- Mais pourquoi tu me poses cette question ? 
- Pour te parler de la réponse combat-fuite ! J’ai lu ça dans un livre et j’avais envie de le partager avec toi. 
- Et donc ? 
- Si jamais tu te retrouves dans une situation compliquée, fais confiance à ton instinct. Il te dira quelle est la meilleure chose à faire. 
- Je prends note. Merci du conseil Max. 
Le sourire de Maxine monte jusqu’à ses oreilles. Elle aime passer du temps avec vous, et c’est pareil de votre coté.
- De rien cousine. Et ne te dévalorises pas. Toi aussi t’es très belle tu sais. 
- Merci Max. 
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Musique d'ambiance : https://www.youtube.com/watch?v=Zlom5WrvEZg&list=PLzQA5u872Z6BkegNa7aPToz1XsO1sjXCy&index=2
Retour au présent. Une brève analyse de la situation vous permet d’écarter le combat. John a tué beaucoup de gens depuis Février dernier. Célestin et vous avez eu un aperçu de ses talents sur la plage. Le sang froid n’est pas ce qu’il manque à cet homme au visage dur comme la pierre. S’il juge nécessaire de vous tuer, il le fera sans hésiter, et sans vous laisser le temps de vous y préparer. La fuite s’impose donc comme la seule réponse possible face au danger qui se présente à vous.
Vous interprétez la soudaine montée d’adrénaline dans votre cerveau comme un message de votre instinct. Il vous dit de faire diversion, et c’est ce que vous faites sans perdre de temps.
- Bouchez vous les oreilles ! 
Vos amis s’exécutent, vous permettant de souffler de toutes vos forces dans le petit objet. Pendant cinq secondes, un son perçant se retrouve amplifié par l’acoustique du sous sol, ricoche sur les parois et s’infiltre dans les oreilles de John, qui perd momentanément ses repères suite à cette agression sonore. Vous saisissez l’instant pour prendre la poudre d’escampette, et éteignez les lumières de vos téléphones pour vous fondre dans l’obscurité.
S’en suit la course la plus effrénée de toute votre vie. Grâce à l’effet de surprise, vous gagnez au moins dix mètres d’avance sur l’oncle de Boris. Mais malgré votre allure, les pas du tueur grignotent petit à petit la distance que vous vous efforcez de laisser entre lui et vous, et derrière Célestin, Boris commence à montrer des signes de fatigue.
- Oh putain… 
- Plus vite ! Il va nous rattraper ! 
- La lumière est plus forte ! On se rapproche de la sortie ! 
- Courage Boris, tu peux le faire. Il ne tirera pas tant que t’es devant lui. 
Célestin a raison. Depuis le début de la course, John n’a pas appuyé une seule fois sur la détente par peur de toucher son neveu à votre place. Tout en courant, il tente de raisonner Boris.
- Reste en dehors de ça Boris ! Laisse moi les tuer ! 
- Non ! 
- *grogne*. 
Enragé, John se met à courir plus vite, au grand dam de Boris qui est à bout de souffle. À quelques mètres de la sortie du couloir, votre corps vous supplie de vous arrêter tant vous le poussez dans ses derniers retranchements. Le souffle vous manque, des points de cotés lacèrent vos cotes, et vos pieds hurlent de douleur à chaque pas.
Mais c’est dans votre tête que le véritable combat a lieu. Peu importe les signaux que votre cerveau vous envoie, vous devez continuer à courir, car votre survie en dépend. Consciente de cela, vous puisez dans vos réserves pour un sprint final, et priez pour que vos jambes ne vous lâchent pas en cours de route.
- Hé ! Attends nous ! 
Célestin et Boris accélèrent à leur tour et parviennent à vous rattraper. On ne peut pas en dire autant de John, qui tombe tête la première dans un effort pour attraper Boris, la faute à un lacet défait.
- Ah ! Putain ! 
- CHEH ! 
- *grogne*. 
- On est arrivés ! 
Contre vents et marées, vous atteignez la pièce centrale du sous sol, ou le groupe de Marine devrait vous rejoindre après le coup de sifflet. Mais vous ne les voyez pas, et John s’est probablement déjà relevé dans le couloir.
- Ils sont ou ? Je les vois pas ! 
- On est là ! 
Adam Marine et Dennis font irruption dans la pièce et s’arrêtent pour reprendre leur souffle. Après avoir couru l’équivalent d’un marathon dans un couloir exigu, voir sains et saufs ces trois lascars vous procure un immense soulagement. Visiblement inquiet, Dennis est le premier à prendre la parole.
- Qu’est-ce qui se passe ? 
- Il y a un mec armé dans le sous sol. 
- Il est tombé, mais il va pas tarder à revenir. Faut qu’on se bouge. 
- Ok. 
- Regardez ce que j’ai trouvé ! 
Marine vous montre un classeur rouge semblable à ceux que vous utilisez pour ranger vos cours au lycée. À première vue, l’objet n’a rien de spécial. Mais le grand 2 dessiné au marqueur sur le devant semble vous dire le contraire. En même temps que vous examinez le classeur, des pas se rapprochent de votre position.
- Ce serait pas… 
- Le dossier ! 
- Marine attention ! 
- !! 
Une détonation retentit dans la salle. À ce moment, Dennis se jette sur Marine, précipitant cette dernière au sol et lui évitant par la même occasion de prendre une balle dans le flanc. Ayant donné sa vie pour sauver celle de son amie, le jeune homme s’effondre sous vos yeux. Un cri de terreur sort des entrailles de Marine, qui voit Dennis baigner dans une mare faite de son propre sang.
- DENNIS ! 
- Non… 
- DENNIS !! 
- On doit partir. Vite. 
- Mais, on ne peut pas… 
- VIENS ! 
Adam tire Marine par le bras, la forçant à laisser Dennis à son sort. Vous ne tardez pas à les suivre en dehors du sous sol. De retour à la surface, vous vous cachez derrière une grande caisse, et regardez John quitter l’usine sans vous voir, son pistolet dans une main et le classeur dans l’autre. Désormais hors de danger, vous vous empressez de partir à votre tour et vous efforcez de mettre de la distance entre vous et ce lieu maudit. Lorsque vous vous arrêtez enfin, Marine fond en larmes sous le poids de l’émotion.
Musique d'ambiance : https://www.youtube.com/watch?v=bWc8QvIBxuA
- *snif* Dennis… j’en reviens pas. Il… Il est mort ! Il s’est sacrifié pour me sauver. 
- On est désolés Marine. 
- Ça n’aurait pas du se passer comme ça. Si seulement on avait pu l’arrêter… 
- Vous n’y êtes pour rien *snif*. Tout est de ma faute. Si seulement je ne vous avais pas retenu… peut être qu’il serait encore en vie. 
- Marine… 
La tristesse laisse place à la colère. Furieuse contre elle même, Marine tape du poing le mur à coté d’elle comme si c’était lui qui avait tué Dennis.
- MON MEILLEUR AMI EST MORT ! Et tout ça pour quoi ? Pour un vieux classeur ! On comprenait que dalle à ce qu’il y avait d’écrit dedans ! Qu’est-ce que je suis conne ! 
- Non Marine. Tu n’es pas conne. Ce n’est pas de ta faute si Dennis est mort. C’est celle de cet homme. On va le dénoncer à la police. Il ne va pas s’en tirer comme ça. 
- On est avec vous les gars. Si jamais vous avez besoin de quelque chose… 
- Un câlin. Un gros câlin. 
- Viens dans mes bras. 
Marine se jette dans les bras d’Adam et se met à pleurer toutes les larmes de son corps. Émue par la détresse de votre amie, vous éclatez en sanglots, déversant de grosses et chaudes larmes sur votre visage. Vous trouvez refuge dans les bras de Boris, qui ne dit rien, mais dont les gestes expriment une grande compassion à votre égard. Célestin de son coté fixe ses chaussures avec une grande affliction. Pendant que vous pleurez la perte de Dennis, quelqu’un s’approche de vous dans la ruelle.
- Ah, vous êtes là. 
Vous séchez vos larmes et vous retournez. Mégane, la sœur de Dennis se tient à l’entrée de la ruelle. Lorsqu’elle remarque vos têtes d’enterrement, sa voix se met à flancher.
- Ça va les gars ? Ou est Dennis ? 
- …

Vous laissez Adam et Marine lui annoncer la nouvelle. Sa réaction est sans équivoque. Ses larmes ne coulent pas, elles s’effondrent de ses yeux vairons telles des cascades de tristesse. Et comme si ça ne suffisait pas, le ciel se met pleurer la mort de Dennis au dessus de vos têtes, comme s’il le connaissait personnellement. De simples mots ne suffiraient pas à décrire la peine que vous ressentez tous en ce moment, encore moins celle de Mégane qui vient de perdre son petit frère. Vous sentant coupable de ne rien avoir pu faire pour le sauver, vous évitez de croiser le regard de cette dernière durant cet instant de recueillement.
Le ciel devient gris, et vous avez l’impression que chaque goutte de pluie cherche à vous faire payer votre impuissance face à John dans le sous sol. Vous mettez votre capuche pour vous protéger, mais la douleur persiste dans votre cœur.
10h…
La police arrive sur les lieux du crime. Des officiers sont partis examiner le corps de Dennis pendant que Mégane répond aux questions du capitaine DeFleur avec les larmes aux yeux. De leur coté, Adam et Marine sont interrogés par le lieutenant Milonakis. Cette dernière se montre très avenante envers vos amis, et ne cherche pas à les brusquer après le traumatisme qu’ils viennent de vivre. Se sentant en confiance, ils racontent à la policière tout ce qui s’est passé dans les moindres détails, de votre exploration du sous sol jusqu’à votre rencontre avec John. Le lieutenant s’approche ensuite de vous lorsqu’elle termine avec eux.
- Tiens tiens. 
- On a rien fait cette fois, je vous jure. 
- Je sais. 
- … 
Pendant quelques secondes, votre regard se perd dans le vague. Le lieutenant Milonakis passe sa main dans ses cheveux et brise le silence qui a pris place.
- Vous le connaissiez bien ? 
- Pas assez. J’aurais aimé passer plus de temps avec lui. 
- Pareil. 
- Je comprends. Toutes mes condoléances. 
- Merci Lieutenant. 
- Il y a t’il quelque chose que l’on puisse faire pour aider ? 
- La sœur de Dennis et vos amis nous ont raconté les grandes lignes, mais si vous avez d’autres informations, je suis preneuse. 
Vous échangez un regard avec Boris. Celui ci comprend et se tourne vers le lieutenant.
- Le tueur… c’est mon oncle. Il s’appelle John Arnakian. 
- John Arnakian… Intéressant. Merci jeune homme. Ça nous sera très utile. 
- De rien. 
- Et cet homme avec qui vous étiez en garde à vue, comment s’appelait t’il déjà ? 
- Steven. 
-Voilà. Que devient t’il ? 
- Euh… t’as des nouvelles de Steven ? 
La question vous prend au dépourvu. Vous répondez d’une voix hésitante :
- Non. 
- Vous vous êtes revus depuis l’incident de la cave ? 
- Lundi. On a été à la plage avec lui, puis plus de nouvelles. 
- Pourquoi vous êtes allés à la plage avec…
oh et puis merde, je veux pas savoir. Vous pensez qu’il a disparu ? 
- Je ne sais pas vraiment. On a pas pensé à prendre de ses nouvelles. 
- Tout ce qu’on sait, c’est qu’il travaille à Starbucks. 
- Je vois. 
- Pourquoi cette question Lieutenant ? Ça n’a rien à voir avec le meurtre de Dennis. 
Le lieutenant remonte ses lunettes sur son nez.
- Je sais. J’étais simplement curieuse. Pour une raison que j’ignore, j’ai pensé à lui quand je vous ai vu ici. 
- Vous allez essayer de le retrouver ? 
Elle regarde sa montre.
- Si j’ai le temps, peut-être que j’irais chez Starbucks pour parler à ses collègues. Ça fait longtemps que j’y suis pas allée en plus. 
- Hmm hmm… 
A coté de vous, le capitaine DeFleur serre la main de Mégane et fait signe au lieutenant de la rejoindre, marquant la fin de leur interrogatoire. Avant qu’elle ne s’éloigne, vous échangez un regard avec Célestin et d’un commun accord, vous retenez la policière.
- Lieutenant Milonakis ! 
- Oui ? 
- On voulait s’excuser pour la dernière fois. On vous a fait perdre du temps avec nos bêtises et… 
- Le passé c’est le passé. Ne vous excusez pas. L’important, c’est que vous ayez reconnu votre erreur et tiré des leçons de celle ci. 
- Oui… 
- Bon courage pour la suite, Célestin et Célestine. 
- Merci Lieutenant.

10h30…
Mégane vous dépose dans votre quartier après un détour par la résidence d’Adam et Marine. Malgré votre volonté de ne pas vous imposer, la grande sœur de Dennis a tenu a vous prendre dans la voiture de sa mère. Ce fut le trajet le plus déprimant de toute votre vie. Que ce soit vous, Célestin ou les autres, personne n’osait déloger le silence qui régnait en maître dans l’habitacle du véhicule.
C’était peut-être mieux ainsi, car comme vous le savez, des mots mal choisis peuvent blesser ou rouvrir les cicatrices du passé. Vous adressez toutefois vos condoléances à Mégane lorsque celle-ci prend congé de vous La métisse s’efforce de vous sourire avant de reprendre le volant. Le silence qui pesait à l’intérieur de la voiture semble vous avoir suivi dehors, mais Boris décide de le chasser d’une simple question :
- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? 
- Euh… 
- Et si on regardait le débat chez moi ? 
- C’est aujourd'hui ? 
- Ouais. J’ai du pop-corn à la maison et… 
- Sucré ou salé ? 
- Les deux. 
Satisfait, Boris serre la main de Célestin avec le sourire aux lèvres.
- Vendu. 
- Super. Tu viens Célestine ? 
- Ouais, pourquoi pas. 
- Allons-y alors. 
Vous voilà dans la maison de Célestin. Ce dernier file vers la cuisine pour préparer le pop-corn et vous laisse prendre vos aises dans le salon avec Boris. Affalé dans le canapé, l’arménien regarde les publicités avec tellement d’intérêt que vous vous demandez s’il regarde souvent la télévision chez lui, ou même si ses parents en possèdent une. Ressentant l’envie de parler, vous vous rapprochez de lui tout en lui laissant un minimum d’espace.
- Ça va Boris ? 
- Ça peut aller. Tu vas bien toi ? 
- Plus ou moins. Je me sens encore un peu triste pour ce qui est arrivé à Dennis. 
- Moi je suis en colère. Comment mon oncle peut tuer des innocents comme si c’était rien ? Qu’est-ce qui le pousse à faire ça ? Qu’est-ce qu’il y gagne ? A t’il un message a faire passer par le biais de tous ces meurtres ? 
- Oui. Il cherche à nous faire croire que nous ne sommes pas en sécurité avec le père de Célestin à la mairie. Et devine quoi ? Ça fonctionne. Depuis la mort de Taloche, sa cote à fortement baissé dans les sondages. Il reste l’un des trois favoris, mais s’il n’arrive pas à se défendre face à Vanlerberghe, il risque de descendre au même niveau que Viviane Philippakis, c’est à dire très bas. Tu vois ce que je veux dire ? 
Boris hoche la tête. Vous ne le lui dites pas, mais vous trouvez ce geste particulièrement mignon. Vous le trouvez encore plus mignon lorsqu’il porte ses doigts à son menton pour caresser une barbe inexistante.
- Maintenant que tu le dis, je pense que ça a quelque chose à voir avec ce João que mon père soutient. Je veux dire, la politique c’est comme un sport de combat : tous les moyens sont bons pour gagner. Autrement dit, tout ceci n’est qu’une mascarade pour empêcher Roger de gagner. 
- Exactement. Bien vu Boris. 
- Hé hé. 
Boris sourit. Vos regards se croisent le temps d’un instant que Boris saisit pour vous demander quelque chose.
- Ça te dit qu’on… 
- Le pop-corn est prêt ! Vous sentez cette bonne odeur ? 
La délicieuse odeur du pop-corn se rapproche en même temps que Célestin, qui prend place à coté de vous. Les effluves chaudes qui émanent des saladiers vous apportent un peu de réconfort après tout ce qui s’est passé.
- Ça sent bon. 
- Tu l’as dit bouffie ! Sers toi. 
Pas la peine de vous le dire deux fois. Vous plongez votre main dans le pop-corn sucré et en remplissez votre bouche comme un hamster. Boris semble contrarié d’avoir été interrompu mais pioche volontiers dans le mais soufflé.
- Monte le son Boris, le débat va commencer. 
- Ok. 
- (la bouche pleine) T’en fais pas Boris, on parlera une autre fois si tu veux. 
- Ouais… 
La publicité laisse place au fameux plateau de Rasoir TV, sur lequel Roger Paliéra et Michel Vanlerberghe sont assis face à face tels des gladiateurs prêts à en découdre dans l’arène. Après les avoir montrés en plan large, la caméra passe en gros plan sur votre oncle Arnaud et Violette Auf Der Maur, les présentateurs de ce débat.
- Bonjour à tous. Bienvenue sur Rasoir TV pour un débat d’anthologie entre deux poids lourds des élections municipales. 
- A ma droite se trouve un véritable architecte du logos. Armurier, disciple d’Alain Soral et figure de proue du RN en Normandie, voici Michel Vanlerberghe ! 
Michel sourit à la caméra d’un air confiant. Célestin lève les yeux au ciel lorsqu’il voit cet affreux personnage à l’écran. Il faut croire que votre ami n’a toujours pas digéré les propos désobligeants que l’armurier a tenu à l’encontre de son père lors de votre visite.
- On ne présente plus l’homme qui se trouve à ma gauche ! Depuis six ans, cet homme au grand cœur veille sur ses administrés comme s’ils étaient ses enfants. Fidèle au Parti Socialiste, il est bien décidé à défendre son titre de maire face à de redoutables adversaires. Mesdames et messieurs derrière vos écrans, un tonnerre d’applaudissements pour Roger Paliéra ! 
Vous applaudissez le maire de la ville qui hoche la tête en guise de salutations. Même si vous le sentez un peu tendu face à Vanlerberghe, vous ne vous inquiétez pas pour lui et avez hâte de voir sa performance lors de ce débat.
- Avant de commencer à débattre, nous vous demandons de bien vouloir rester courtois l’un envers l’autre. Le débat est un exercice… 
- Qu’est-ce qu’on s’en bat les couilles de la courtoisie ! Que le débat commence ! 
Gênée, Violette fait la moue. Visiblement, elle ne partage pas la niaqu de votre oncle.
- Bon. Votre débat portera sur la question de la sécurité à Ennui-Sur-Mer. Cela vous convient t’il ? 
- Oui. 
- Pareillement. 
- Parfait. À vous l’honneur Michel. 
- Merci Violette. 
Michel ajuste le micro accroché à son costume tandis que Roger se prépare à prendre des notes pendant son intervention. La tension s’installe lentement sur le plateau, annonçant un affrontement sans pitié entre deux hommes que tout oppose.
- C’est quand vous voulez Michel. 
- Je suis prêt. 
- Allez y. 
- Sommes nous en sécurité à Ennui-Sur-Mer ? La réponse est simple : non. 
Il marque une pause.
- Je pourrais m’arrêter là et quitter ce débat sans élaborer, mais ce ne serait pas digne de l’intellectuel que je suis. 
- (avec sarcasme) Bien évidemment. 
- Je vais donc vous faire le plaisir d’étayer ma réflexion sur ce sujet qui mérite d’être abordé. Êtes vous prêts ? 
Michel regarde Roger, mais vous avez l’impression qu’il s’adresse à tout le monde, y compris les téléspectateurs dont vous faites partie. Pour vous, ce n’est pas une question, mais une invitation à suivre en direct la destruction de Roger depuis cette maison.
- Et bien, je pense que tout le monde est prêt à vous écouter Michel. Venez en au fait. 
- Vous voulez que j’en vienne au fait ? Il y a un un tueur qui rode en ville et qui s’en prend à tout le monde, y compris à nos enfants. Nous sommes le 1er Mars, soit bientôt un mois depuis les premier meurtres, et cet individu n’est toujours pas derrière les barreaux alors que nous connaissons son visage ! Il a sûrement récidivé à l’heure ou on parle ! 
Il s’arrête un court instant.
- Monsieur Paliéra. Vous qui avez accordé plus de moyens à la police municipale, comment expliquez vous que ce tueur soit encore en liberté ? La parole est à vous. 
- Écoutez, je suis conscient du problème que représente cet individu pour notre sécurité, et je suis sur que nos policiers le sont aussi. Pour moi, c’est l’imprévisibilité du tueur qui pose problème aux policiers. Contrairement à d’autres malfaiteurs tels que l’école du Feng Shui, on ne peut pas savoir ou, quand et comment il va agir. Une fois sa cible éliminée, il disparaît sans laisser de trace. J’ai croisé le capitaine DeFleur à Lidl, et celle ci m’a confié n’avoir jamais eu affaire à un tel cas en plus de vingt ans de carrière. C’est dire à quel point il donne du fil à retordre à nos forces de l’ordre ! 
Michel profite de ce blanc pour griffonner quelques mots sur sa feuille. Son langage corporel vous donne l’impression qu’il n’accorde pas beaucoup de crédit aux arguments de son adversaire, qui se défend du mieux qu’il peut.
- Je peux comprendre votre critique concernant les compétences de nos forces de l’ordre, mais j’ai la certitude que tôt ou tard, et grâce aux nouveaux arrivants qui épaulent les anciens, justice sera faite pour nos morts. 
- C’est une belle promesse que vous nous faites Roger. Mais honnêtement, je pense que ce tueur est le cadet de nos soucis. 
- Que voulez vous dire Michel ? 
- Qu’il y a une autre menace pour notre sécurité en ville. Une menace sous-jacente, qui s’intensifie de jour en jour dans le silence des médias. J’ai nommé : la délinquance juvénile. 
Michel marque une pause pour que les mots « délinquance juvénile » retentisse plus fort dans les esprits. Cette tactique fonctionne car vous êtes intriguée par ce qui va suivre.
- Avez vous remarqué l’attrait croissant de nos jeunes pour la violence et les délits en tout genre ? Dans le quartier nord, nous avons affaire à un ensauvagement de la société. Influencés par les comportements qu’ils voient dehors ou sur les réseaux sociaux, de plus en plus de jeunes désœuvrés se mettent à dealer ou à piller nos magasins quand ils n’agressent pas leurs concitoyens. 
Attentif, Roger note les arguments de Michel et semble préparer soigneusement sa riposte. Pour l’heure, il attend que son opposant finisse.
- Et on en revient à la police. Entre ça, le tueur ou l’affaire Pereira, nos officiers sont tout simplement débordés. Comment peut t’on vivre en sécurité quand les forces de l’ordre ne savent plus ou donner de la tête ? Avec tout le respect que j’ai pour vous Roger, je pense qu’avec vous, cette ville sombre de plus en plus dans la décadence. 
A votre droite, Célestin serre la télécommande de la télévision comme s’il voulait l’étouffer. Depuis les premières interventions de Vanlerberghe, vous sentez qu’il retient sa colère envers ce dernier. Un peu plus, et votre ami aurait cassé la télévision sous vos yeux. À l’écran, Roger encaisse la critique de son rival sans broncher, déterminé à lui rendre la monnaie de sa pièce quand son tour viendra.
- Et que proposez vous pour faire face à cette insécurité Michel ? 
- Déployer plus d’officiers compétents en ville, des patrouilles plus que régulières dans tous nos quartiers, l’installation de caméras de surveillance, et même un couvre-feu pour les jeunes du quartier nord. On ne peut pas prendre de gants pour régler un problème d’une telle envergure. Si on veut garantir la sécurité des ennuimarins, nous devons prendre des mesures drastiques. Autrement, cette ville sera un coupe gorge, à même titre que des trous à rats comme Nantes ou Marseille. J’ai terminé. 
- Merci beaucoup monsieur Vanlerberghe. Voyons ce que Roger a à dire. 
- Il est chaud bouillant ! Ça se voit. J’attends sa réponse avec impatience ! 
- Allez y quand vous voulez Roger. 
Le père de Célestin s’éclaircit la gorge, puis regarde Michel droit dans les yeux.
- Avant de commencer, j’aimerais remercier Michel d’avoir exposé son point de vue sur ce plateau. 
- Mais de rien. 
- Maintenant, permettez moi d’exposer le mien. 
- On vous permet Roger. 
- Merci beaucoup. Alors, j’aimerais vous répondre concernant la délinquance juvénile. C’est un sujet qui nous tient à cœur à la mairie avec Olivier, et je trouve certaines de vos idées intéressantes… 
Roger continue de parler, mais aucun son ne sort de sa bouche alors que ses lèvres bougent encore à l’écran. De quoi laisser perplexe un Boris qui a la main lourde sur le pop-corn.
- Pourquoi on entend rien ? On l’entendait bien tout à l’heure quand il a répondu à la question du chauve. 
- C’est sûrement un problème de micro. Ils vont régler ça vite. 
- Euh, nous avons un petit souci avec le micro de Roger, mais Déborah me dit qu’elle l’a réglé. Parlez dans le micro Roger. 
Roger rapproche le micro de sa bouche et tapote dessus avant de parler dedans.
- Test, un deux un deux. Vous m’entendez ? 
- On vous entend Roger. 
- Qu’elle est forte notre Déborah. Vous pouvez reprendre monsieur le maire. 
- Je disais… 
Le maire recommence à parler, mais son micro se coupe à nouveau, l’empêchant de démarrer sa réponse. Alors qu’Arnaud et Michel semblent se délecter du spectacle, Violette partage le malaise de Roger vis à vis de la situation.
- Décidément, ce micro ne cesse de faire des siennes ! 
- Vous allez bien Roger ? On ne vous entend pas. 
- Je vais très bien Michel. 
- Ah ! Voilà qui est mieux ! Continuez donc. Je meurs d’envie de connaître la suite. 
- Comme je le disais… 
Pendant dix bonnes minutes, le son de Roger saute par intermittences, haché menu par ce micro dysfonctionnel. Sous les yeux d’un Michel amusé par ce désagrément, le maire d’Ennui-Sur-Mer commence à perdre patience, en témoigne la veine qui palpite sur son cou.
- Putain… 
- Veuillez rester courtois monsieur le maire. 
- Comment voulez vous que je reste courtois alors que ce micro fait n’importe quoi quand je parle ?! 
- Doucement Roger. On vous entend très bien là. Reprenez avant que le son ne se coupe une nouvelle fois. 
- Ouais… 
Roger prend une grande inspiration pour essayer de se calmer, mais c’est sans compter sur les messes basses d’Arnaud et Michel, qui vous sont audibles malgré leurs voix feutrées.
- Vous ne le trouvez pas un peu fatigué ? 
- Si, un petit peu. Qu’il s’estime heureux, sa défaite aux élections lui permettra d’enfin prendre sa retraite. 
- Ha ha ! 
S’ensuit la scène la plus loufoque qu’ils vous ait été donné de voir sur cette chaîne. Tel un fauve, Roger bondit de la table, et plaque Michel au sol avec violence. Sentant le potentiel de ce rebondissement, Arnaud exhorte le cadreur à rapprocher la caméra des deux candidats qui se battent pendant que Violette semble prise d’une crise de panique.
- Oh putain ! 
- Mais qu’est-ce qu’il lui prend ?! C’est quoi ce cirque ?! 
- Il en a gros sur le patate ton père Célestin. Vous avez vu comment il a sauté ? T’en penses quoi Célestine ? 
- Que Roger a détruit ses chances d’être réélu en direct. 
- Grave. 
Vous décelez une pointe de déception dans sa voix. Au bout de quelques secondes, l’affrontement entre Michel et Roger laisse place à une nouvelle page de publicités, vous permettant de réfléchir à ce qui vient de se passer.
- Pourquoi le micro de ton père sautait comme ça, alors que ceux de Michel et des journalistes fonctionnaient très bien ? 
- Mais qu’est-ce que j’en sais putain ?! Mon père s’est ridiculisé devant ses administrés ! Il gère sa colère mieux que ça d’habitude ! Merde ! 
- Et si quelqu’un au sein de la production avait saboté son micro pour le tourner en ridicule et niquer ses chances ? Ça pourrait être cette Déborah dont parlait le mec aux cheveux longs. 
- Si c’est le cas, ça voudrait dire qu’elle est de mèche avec un des candidats. Mais qui ? 
- Ça n’a aucune importance. Son image est ruinée à tout jamais aux yeux de tout le monde. Et le pire, c’est que ça aura des répercussions sur ma vie ! Quel cauchemar ! 
Boris lâche enfin le pop-corn et pose sa main sur l’épaule de Célestin.
- Ça va aller mec, t’en fais pas. 
- Facile à dire. T’es pas le fils du maire. 
- C’est pas la fin du monde Célestin. Les gens oublieront ça après les élections. 
- Tu penses ? 
- Mais oui ! Moi aussi j’aurais craqué sous une telle pression. La patience a ses limites tu sais ? 
- Mais… 
- Je suis sur que ton père s’en veut d’avoir fait ça à l’autre, alors faut pas lui en vouloir. En attendant, assieds toi et prends un verre d’eau, ça va te faire du bien. 
- Si tu le dis… 
Malgré vos efforts pour réconforter Célestin, son moral reste au ras des pâquerettes, tout comme le votre après tout ce qui s’est passé ce matin. Il est évident que la fin désastreuse de ce débat aura des conséquences sur les résultats des élections le lundi 10 mars. Vous repensez à votre vision de João qui devient maire. Et si c’était une prophétie autoréalisatrice ? Pour l’instant, rien n’est joué, mais l’inquiétude quant aux conséquences de sa victoire subsiste dans un coin de votre tête.
Pendant ce temps…
Point de vue de Bertrand Comeau.
« Eurêka ! » 
Pourquoi Bertrand est t’il de si bonne humeur ? La réponse se trouve dans sa boite mail. Grâce à un entretien téléphonique avec Viviane Philippakis, le capitaine va enfin pouvoir avancer dans l’affaire Pereira. Tout ce qu’il a à faire, c’est d’ouvrir la pièce jointe sobrement intitulée « Crédits Poppy.pdf ».
« Regardons tout ça ». 
Comme son nom l’indique, le fichier que Bertrand vient d’ouvrir dévoile les noms de toutes les personnes qui ont travaillé sur l’émission déprogrammée de Pauline, alias Poppy. Armé de sa souris et d’une tasse de café, le capitaine se lance dans la lecture du document.
- « La maison de Poppy ». « Présentée par Pauline Pereira, basée sur une idée originale de Pauline Pereira ». D’accord. Voyons la suite. 
Parmi les personnes ayant travaillé sur cette émission, certains noms sont familiers à Bertrand, d’autres un peu moins. Il prend néanmoins le temps de les noter dans un carnet pour en garder une trace autre part que sur le vieil ordinateur de son bureau.
En regardant la mer de noms qui recouvre les pages d’une encre noire, le capitaine ne sait par ou continuer son investigation. Alors qu’il termine son café, il se rend compte qu’il lui reste deux noms à noter. Il se rapproche de son écran, et là…
- Qu’est-ce que ? « Remerciements spéciaux : Serj et Daron Arnakian ». L’un d’eux ne serait pas le gars de la campagne de João ? Je crois que c’est Serj. 
Désireux d’en savoir plus sur Serj Arnakian, Bertrand fait courir ses doigts sur le clavier puis interroge l’internet d’un coup sec sur la touche entrée. Il tombe sur la page Linkedin de Serj.
- Si j’en crois son CV, cet homme est un psychologue. Intéressant. Regardons son parcours. 
Le parcours de Serj est assez classique. Après des études de psychologie à l’université d’état d’Erevan, il commence sa carrière dans la même ville et s’intéresse de très près aux comportements humains et à la manipulation mentale. Bertrand sent que quelque chose cloche. Il poursuit sa lecture, et lorsqu’il arrive à l’année 2020, il n’en croit pas ses yeux.
- « Avril 2020, Ennui-Sur-Mer (76) : Projet Petite Merveille, en collaboration avec Rasoir TV ». Minute… 
Bertrand récupère le dossier de l’affaire Pereira sur son bureau. La jeune femme est portée disparue depuis le 1er Avril 2020, date à laquelle Rasoir TV l’a appelé pour une urgence d'après ses parents. Pour le capitaine, il n’y a plus de doutes : Serj Arnakian et la chaîne de télévision sont impliqués dans la disparition de Pauline.
- Je sais ou chercher. C’est parti. 
Sweet ? 
Up
- Hep, j'crois qu'il y a du mouvement 
- IL EST LAAAAAAA !! 
- Et Bl0op qui a posté, on est pas couché 
- Tais-toi et lance le chapitre. Il a l'air super long, c'est sûr qu'il s'est passé des trucs graves 
Que perd-on
en un clin d’œil ?
Un battement de cils ?
Pour beaucoup du temps
Pour quelques-uns conscience
Pour certains la vie
- ... Je sais pas si c'est vraiment une bonne idée finalement 
- A défaut d'avoir assisté à la petite-mort de Célestin, on va voir la grande 
- Je parle pas forcément d’une situation dangereuse hein. Si un gars te siffle dans la rue, tu vas le confronter, ou passer ton chemin en faisant comme s’il n’existait pas ?
- Je baisse la tête et je continue d'avancer 
- Mon poing dans sa gueule 
- Un garçon qui n'a pas froid au yeux, je l'invite à ma prochaine soirée 
- Si jamais tu te retrouves dans une situation compliquée, fais confiance à ton instinct. Il te dira quelle est la meilleure chose à faire.
On en revient au poing dans la figure 
- De rien cousine. Et ne te dévalorises pas. Toi aussi t’es très belle tu sais.
Physiquement peut-être. Son âme par contre... 
S’en suit la course la plus effrénée de toute votre vie. Grâce à l’effet de surprise, vous gagnez au moins dix mètres d’avance sur l’oncle de Boris. Mais malgré votre allure, les pas du tueur grignotent petit à petit la distance que vous vous efforcez de laisser entre lui et vous, et derrière Célestin, Boris commence à montrer des signes de fatigue.
- Mais courrez plus vite ! Allez ! 
- Pas trop quand même. Faut garder un peu de suspens 
Célestin et Boris accélèrent à leur tour et parviennent à vous rattraper. On ne peut pas en dire autant de John, qui tombe tête la première dans un effort pour attraper Boris, la faute à un lacet défait.
- OUI ! 
- J'ai toujours préféré les scratchs 
Marine vous montre un classeur rouge semblable à ceux que vous utilisez pour ranger vos cours au lycée. À première vue, l’objet n’a rien de spécial. Mais le grand 2 dessiné au marqueur sur le devant semble vous dire le contraire. En même temps que vous examinez le classeur, des pas se rapprochent de votre position.
On va même rafler le dossier ! 
Une détonation retentit dans la salle.
- Non pas ça... 
- Alors peut-être... 
À ce moment, Dennis se jette sur Marine, précipitant cette dernière au sol et lui évitant par la même occasion de prendre une balle dans le flanc. Ayant donné sa vie pour sauver celle de son amie, le jeune homme s’effondre sous vos yeux. Un cri de terreur sort des entrailles de Marine, qui voit Dennis baigner dans une mare faite de son propre sang.
- 
- Mais on le connaît même pas ! 
- Tais-toi s'il te plaît. 
- Pourquoi je fais binôme avec une si petite nature 
- On est trois techniquement. 
- Ouais mais toi tu prends la parole seulement pour dire des horreurs. 
- Rien à voir avec toi effectivement 
- ... 
- *snif* Dennis… j’en reviens pas. Il… Il est mort ! Il s’est sacrifié pour me sauver.
- Encore un soldat tombé au combat pour une femme 
- Elle est sortie. Je crois que j'ai abusé. 
- Elle reviendra. C'est pas ton premier dérapage et ce sera pas le dernier. Et puis elle t'aime trop pour ne pas te pardonner 
- Hm... 
- Dis, c'est pas lui qui a une mère bonne ? Celle qui nous a fait visiter Rasoir TV. Elle va avoir besoin de quelqu'un pour la consoler 
- Je sais pas quoi dire... tu me dépasses 
- MON MEILLEUR AMI EST MORT ! Et tout ça pour quoi ? Pour un vieux classeur ! On comprenait que dalle à ce qu’il y avait d’écrit dedans ! Qu’est-ce que je suis conne !
Friendzone jusqu'au bout le type 
Vous laissez Adam et Marine lui annoncer la nouvelle. Sa réaction est sans équivoque. Ses larmes ne coulent pas, elles s’effondrent de ses yeux vairons telles des cascades de tristesse. Et comme si ça ne suffisait pas, le ciel se met pleurer la mort de Dennis au dessus de vos têtes, comme s’il le connaissait personnellement. De simples mots ne suffiraient pas à décrire la peine que vous ressentez tous en ce moment, encore moins celle de Mégane qui vient de perdre son petit frère. Vous sentant coupable de ne rien avoir pu faire pour le sauver, vous évitez de croiser le regard de cette dernière durant cet instant de recueillement.
Le ciel devient gris, et vous avez l’impression que chaque goutte de pluie cherche à vous faire payer votre impuissance face à John dans le sous sol. Vous mettez votre capuche pour vous protéger, mais la douleur persiste dans votre cœur.
- Ouais bon là c'est sûr que présenté comme ça impossible de ne pas rester indifférent 
- Peut-être que la 1 l'aurait sauvé 
- Peut-être qu'on aurait dût suivre l'instinct du troisième élément et rester avec Jo surtout 
- On aurait appris trois morts dans le journal 
- Hm... pas faux 
- Tiens tiens.
- Tiens tiens 
- Tiens Tiens 
- Oh, le Monsieur Madame. On sait toujours pas par quel bout le/la prendre celle la. Vous avez compris ? Le "bout" 
- ...

- Je sais. J’étais simplement curieuse. Pour une raison que j’ignore, j’ai pensé à lui quand je vous ai vu ici.
Et vous pensez souvent à Steven comme ça ? 
- Si j’ai le temps, peut-être que j’irais chez Starbucks pour parler à ses collègues. Ça fait longtemps que j’y suis pas allée en plus.
Coup de foudre confirmé. Ce BG putain. J'en connais un qui va être aussi vert que son chapeau 
- Ça peut aller. Tu vas bien toi ?
- Plus ou moins. Je me sens encore un peu triste pour ce qui est arrivé à Dennis.
- Elle veut être prise dans des bras, idiot. 
- Ça te dit qu’on…
- Le pop-corn est prêt ! Vous sentez cette bonne odeur ?
Pas très Bro-code ça 
- Vous voulez que j’en vienne au fait ? Il y a un un tueur qui rode en ville et qui s’en prend à tout le monde, y compris à nos enfants. Nous sommes le 1er Mars, soit bientôt un mois depuis les premier meurtres, et cet individu n’est toujours pas derrière les barreaux alors que nous connaissons son visage ! Il a sûrement récidivé à l’heure ou on parle !
Faut dire qu'avec un Lieutenant qui préfère planifier ses passages au Starbucks plutôt qu'enquêter... 
- Qu’il y a une autre menace pour notre sécurité en ville. Une menace sous-jacente, qui s’intensifie de jour en jour dans le silence des médias. J’ai nommé : la délinquance juvénile.
- Je crois voir où il veut en venir... 
- On va décidément la payer chère cette virée dans la cave 
- C’est sûrement un problème de micro. Ils vont régler ça vite.
Joli coup, il faut le reconnaître 
S’ensuit la scène la plus loufoque qu’ils vous ait été donné de voir sur cette chaîne. Tel un fauve, Roger bondit de la table, et plaque Michel au sol avec violence. Sentant le potentiel de ce rebondissement, Arnaud exhorte le cadreur à rapprocher la caméra des deux candidats qui se battent pendant que Violette semble prise d’une crise de panique.
Oh Putain mais j'adore cet arc. ON VA ENFIN AVOIR UNE BAGARRE ! 
- Facile à dire. T’es pas le fils du maire.
Toi non plus bientôt 
Pourquoi Bertrand est t’il de si bonne humeur ? La réponse se trouve dans sa boite mail. Grâce à un entretien téléphonique avec Viviane Philippakis, le capitaine va enfin pouvoir avancer dans l’affaire Pereira. Tout ce qu’il a à faire, c’est d’ouvrir la pièce jointe sobrement intitulée « Crédits Poppy.pdf ».
- Poppy...

- Je sais ou chercher. C’est parti.
Sweet ?
- Et pas qu'un peu !

- ... 
- Elle reviendra, t'inquiète pas 
- Elle fait ce qu'elle veut. Moi ça m'atteint pas, faut qu'elle grandisse. En attendant qu'elle finisse de bouder il faut aller lire chez Bl0op. 
- ... 
- Quoi ? 
- ... laisse tomber 
Sweet, on ne peut pas rester là dessus.
Enfin Roger se lâche, il était temps d'en coller une à l'autre casse bonbon
Chapitre 16 : Alpha Games.
J'ai réussi à échapper à sa surveillance pour écrire cette revue, je compte sur votre discrétion
Que perd-on
en un clin d’œil ?
Un battement de cils ?
Pour beaucoup du temps
Pour quelques-uns conscience
Pour certains la vie
Dans ce genre de situation, il y a deux réponses possibles.
Celle du savant et celle du poète ?
Ah non, mauvaise fic
- Pourquoi il me sifflerait ? Je ne suis pas aussi belle que toi.
On a tous nos préférées
- De rien cousine. Et ne te dévalorises pas. Toi aussi t’es très belle tu sais.
- Merci Max.
La fuite s’impose donc comme la seule réponse possible face au danger qui se présente à vous.
Prions le saint-sifflet
Boris commence à montrer des signes de fatigue.
Il faut bosser le cardio
Peu importe les signaux
Un classique : même dans ces expressions toutes faites, il faut accorder, "peu importent"
Je fais pas un cours de grammaire complet, ça va l'attirer comme l'odeur du sang...
- CHEH !
Ahi le sticker
- Ok.
Arrête de broyer du noir et COURS
Un cri de terreur sort des entrailles de Marine, qui voit Dennis baigner dans une mare faite de son propre sang.
Sa soeur va vraiment devenir démoniaque
De retour à la surface, vous vous cachez derrière une grande caisse, et regardez John quitter l’usine sans vous voir, son pistolet dans une main et le classeur dans l’autre.
Donc il a tué Dennis (au lieu de Marine), mais n'a pas vu les autres ?
Pour un vieux classeur ! On comprenait que dalle à ce qu’il y avait d’écrit dedans !
Les plans abscons de la machine dont la construction est supervisée par les arméniens ?
- Ça va les gars ? Ou est Dennis ?
- …![]()
Dans un endroit meilleur, j'espère...
Le ciel devient gris, et vous avez l’impression que chaque goutte de pluie cherche à vous faire payer votre impuissance face à John dans le sous sol. Vous mettez votre capuche pour vous protéger, mais la douleur persiste dans votre cœur.
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville
Passage réussi 
- Tiens tiens.
- John Arnakian… Intéressant. Merci jeune homme. Ça nous sera très utile.
Tu as évidemment subodoré un lien de parenté, mais tu ne dis rien pour ne pas le brusquer après cette situation traumatique.
Parfaite.
- Et cet homme avec qui vous étiez en garde à vue, comment s’appelait t’il déjà ?
- Steven.
-Voilà. Que devient t’il ?
O-O-Oui, il est important pour l'enquête...
- Tout ce qu’on sait, c’est qu’il travaille à Starbucks.
Et aussi que c'est la pire merde que l'humanité ait produit ces quinze derniers siècles, œuvres de fiction incluses.
- Je sais. J’étais simplement curieuse. Pour une raison que j’ignore, j’ai pensé à lui quand je vous ai vu ici.
Son intuition file au-dessus des liens logiques pour voler droit vers la vérité
Parfaite.
- Le passé c’est le passé. Ne vous excusez pas. L’important, c’est que vous ayez reconnu votre erreur et tiré des leçons de celle ci.
Ne me mets pas des stickers comme ça
Je vais devenir LOCO
- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
vous vous rapprochez de lui tout en lui laissant un minimum d’espace.
10 cm ?
- Ça te dit qu’on…
OUI
- A ma droite se trouve un véritable architecte du logos. Armurier, disciple d’Alain Soral et figure de proue du RN en Normandie, voici Michel Vanlerberghe !
Lui, en prison, il fait les pipes et le café. Je lui ai tout appris et il me dit même plus bonjour.
- Qu’est-ce qu’on s’en bat les couilles de la courtoisie ! Que le débat commence !
Commence par parler poliment, espèce de sac à foutre
- Je pourrais m’arrêter là et quitter ce débat sans élaborer, mais ce ne serait pas digne de l’intellectuel que je suis.
Quitter ce débat, ce serait digne de l'untermensch que tu es
J’ai croisé le capitaine DeFleur à Lidl
Je suis un homme de gôche comme vouzémoi, regardez, je fais mes courses à lidl
Avec tout le respect que j’ai pour vous Roger, je pense qu’avec vous, cette ville sombre de plus en plus dans la décadence.
Il faut donc renforcer les effectifs des fonctionnaires de police en allouant plus de fonds à ce service public ?
Tel un fauve, Roger bondit de la table, et plaque Michel au sol avec violence.
Gauche du travail, un classique
Bon, bien joué, Michel : tu t'es comporté comme une petite tant0uze soumise aux merdias comme d'habitude, mais quelqu'un de compétent t'a filé un coup de main salutaire
« Remerciements spéciaux : Serj et Daron Arnakian ».
TIENS TIENS TIENS
- MON MEILLEUR AMI EST MORT ! Et tout ça pour quoi ? Pour un vieux classeur ! On comprenait que dalle à ce qu’il y avait d’écrit dedans ! Qu’est-ce que je suis conne !
Friendzone jusqu'au bout le type
J'ai pas osé
J'ai respecté le silence de la métisse démoniaque aussi
- Si j’ai le temps, peut-être que j’irais chez Starbucks pour parler à ses collègues. Ça fait longtemps que j’y suis pas allée en plus.
Coup de foudre confirmé. Ce BG putain. J'en connais un qui va être aussi vert que son chapeau
Bien sûr, les besoins de l'enquête et son intelligence hors du commun lui font établir ce lien intuitif
- Elle veut être prise
dans des bras,idiot.
Faut dire qu'avec un Lieutenant qui préfère planifier ses passages au Starbucks plutôt qu'enquêter...
BON
J'ai gardé mon calme jusqu'ici, mais là, c'est trop
Tant va la cruche à l'eau qu'elle se fend
Il faut bien se mettre en tête que le Lieutenant...
Ah
Je file... Vous m'avez jamais vu 
Hmm... Plus tard...
Les différentes intrigues commencent à se relier, ça devient très plaisant à lire. On sent qu'on se rapproche de la fin et il y a beaucoup de choses qui se mettent en place.
Le moment émotion avec Dennis est très réussi. J'ai apprécié que la météo se mette au diapason des tourments de l'âme de ses amis et de sa sœur démoniaque.
J'attends l'arbitrage vidéo, mais je pense que le choix 3 n'était pas le plus mauvais.
Cimer pour cette suite très fournie, repose-toi bien l'OP 
Et aussi que c'est la pire merde que l'humanité ait produit ces quinze derniers siècles, œuvres de fiction incluses.
Un peu de mesure... entre le peintre autrichien IRL et Emma Bovary, on a déjà des indétronables 
- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
vous vous rapprochez de lui tout en lui laissant un minimum d’espace.
10 cm ?
- Ça te dit qu’on…
OUI
Ce passage 
Tant va la cruche à l'eau qu'elle se fend
Rien compris. Tu bois trop d'eau si tu veux mon avis 
Tant va la cruche à l'eau qu'elle se fend
Rien compris. Tu bois trop d'eau si tu veux mon avis
Tu gagnerais à en mettre dans ton vin si tu veux mon avis 
- A défaut d'avoir assisté à la petite-mort de Célestin, on va voir la grande
- L'auteur s'est déjà exprimé à ce sujet. Il serait temps de vous y faire. 
C'est moi qui me charge de vous répondre aujourd'hui. Brad fait la sieste. Qu'il est mignon quand il dort ! 
- Mignon ? Moi je dirais vulnérable. Et si on lui dessinait une moustache ? 
- Non. Si tu le touches, je te ferais retourner dans les murs 
- Bouh... 
- Mon poing dans sa gueule
- Pourquoi le frapper quand tu peux le manger ? 
- La forêt t'a rendue complètement folle ma belle. Va te faire soigner. 
- Quelqu'un a besoin du Docteur ? 
- Non merci Docteur Qui. On se passera de vos services 
- Dis, c'est pas lui qui a une mère bonne ? Celle qui nous a fait visiter Rasoir TV. Elle va avoir besoin de quelqu'un pour la consoler
- C'est vrai qu'elle est jolie. Je dirais même qu'elle est à croquer. 
- Et c'est moi qu'on traite de tarée. 
- Ne fais pas comme si j'avais tort Misty. Si Brad était réveillé, il te dirait la même chose que moi. 
- Pas faux. Mais tu seras toujours une grosse folle à mes yeux. 
- Oh, le Monsieur Madame. On sait toujours pas par quel bout le/la prendre celle la. Vous avez compris ? Le "bout"
- Fuck les signes astros, c'est lequel votre Monsieur Madame préféré ? Moi c'est Mme Câlin. 
- Moi je te verrais plus comme Mme Dodue. 
- Et toi t'es Mme Chipie. 
- Mme Chipie hein ? J'aime bien. Je pense que Brad serait M. Silence vu qu'il n'a toujours pas parlé à son crush. 
- Laisse le tranquille ! Il le fera quand il sera prêt. 
- Il n'est pas prêt de sortir la sweet en tout cas. Elle restera coincée dans le monde des idées comme lui l'est dans le célibat. 
- Si tu le dis 
Coup de foudre confirmé. Ce BG putain. J'en connais un qui va être aussi vert que son chapeau
O-O-Oui, il est important pour l'enquête...
- Ces deux là oublient que le lieutenant Milonakis est lesbienne, cf le chapitre 5 de la première partie de l'arc final https://www.jeuxvideo.com.com/forums/message/1306858304 
- Ce qui signifie plus de Zadra pour nous ! 
- Ca va aller Bloop. On va bien s'occuper d'elle. Si tu veux tu pourras nous regarder. 
- ... 
- Je crois voir où il veut en venir...
- On va décidément la payer chère cette virée dans la cave
- Origine des jeunes dans la cave ? 
- Ils sont français Misty. Ne fais pas sauter le topic s'il te plaît. 
- Ben voyons. 
Il faut bosser le cardio
- T'as entendu Shauna ? Faut aller courir 
- Seulement si tu viens avec moi. 
- Je crois que je préfère rester dans les murs, c'est moins fatiguant 
Sa soeur va vraiment devenir démoniaque
- Je comprends pas pourquoi cette jeune femme est qualifiée de démoniaque. Elle m'a l'air très gentille. 
- Tape Ash Kash sur internet. Et je crois que l'auteur a un grief avec les femmes métisses. 
- Ah. 
Ne me mets pas des stickers comme ça
Je vais devenir LOCO
- Elle n'est pas attirée par toi mec. Lâche ça 
- C'est bien ton genre de remuer le couteau dans la plaie Misty 
- Arrête Shauna. Tu sais très bien à quel point c'est marrant de faire ce genre de trucs. 
- Je vois pas de quoi tu parles 
Un peu de mesure... entre le peintre autrichien IRL et Emma Bovary, on a déjà des indétronables
- T'oublies Shauna 
- Très drôle 
- C'est pas drôle du tout. 
- Vraiment pas 
- La ferme 
J'attends l'arbitrage vidéo, mais je pense que le choix 3 n'était pas le plus mauvais.
D'après l'arbitrage vidéo (ou VAR pour les footeux), le pire choix était le 2, car Célestin aurait été blessé assez gravement, ce qui l'aurait handicapé pour un bon moment. 
Quant au choix 1, il aurait eu comme conséquence la surveillance de Célestin et Célestine par les arméniens, et une moindre liberté d'action dans le cadre de leurs enquêtes. Vous avez fait le bon choix chers lecteurs 
Ces deux là oublient que le lieutenant Milonakis est lesbienne, cf le chapitre 5 de la première partie de l'arc final Spoil
- Ce qui signifie plus de Zadra pour nous !
- Ca va aller Bloop. On va bien s'occuper d'elle. Si tu veux tu pourras nous regarder.
- ...

Bon, au moins, on a fait le bon choix... 
Le 01 mars 2026 à 21:41:14 :
Ces deux là oublient que le lieutenant Milonakis est lesbienne, cf le chapitre 5 de la première partie de l'arc final Spoil
- Ce qui signifie plus de Zadra pour nous !
- Ca va aller Bloop. On va bien s'occuper d'elle. Si tu veux tu pourras nous regarder.
- ...
Bon, au moins, on a fait le bon choix...
![]()
T'as pas répondu à la question. C'est lequel ton monsieur madame préféré ? Tiens le lien si tu sais pas de quoi je parle https://monsieurmadame.fr/personnage/ 
"Bloop" c'est M. Sale après ce que je viens de lui mettre pour sa revue
Et moi, je suis Mme Sage, évidemment 
Le 01 mars 2026 à 22:49:17 :
"Bloop" c'est M. Sale après ce que je viens de lui mettre pour sa revue![]()
Et moi, je suis Mme Sage, évidemment
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Cela va de soi 
- Ces deux là oublient que le lieutenant Milonakis est lesbienne, cf le chapitre 5 de la première partie de l'arc final
L'info n'était pas certaine. On pouvait penser qu'elle avait dit ça pour se débarrasser de Steven. Mais donc tu viens de confirmer. La nouvelle doit pas être facile à encaisser pour l'homme au chapeau 
Ça veut dire qu'elle devient officiellement éligible à faire partie de l'expérience Célestine 
- Ca va aller Bloop. On va bien s'occuper d'elle. Si tu veux tu pourras nous regarder.
Beurk 
- Je comprends pas pourquoi cette jeune femme est qualifiée de démoniaque. Elle m'a l'air très gentille.
- Tape Ash Kash sur internet.https://image.noelshack.com/fichiers/2025/37/7/1757813572-misty-18-removebg-preview.png
Je l'ai fait... à part une beauté il y a rien d'autre. Je comprends pas plus 
Le 02 mars 2026 à 00:25:19 :
- Ces deux là oublient que le lieutenant Milonakis est lesbienne, cf le chapitre 5 de la première partie de l'arc final
L'info n'était pas certaine. On pouvait penser qu'elle avait dit ça pour se débarrasser de Steven. Mais donc tu viens de confirmer. La nouvelle doit pas être facile à encaisser pour l'homme au chapeau
Ça veut dire qu'elle devient officiellement éligible à faire partie de l'expérience Célestine
Je retiens surtout ça perso, cette déglinguée sera probablement motivée à détourner une noble gardienne de la paix 
Bon, faut :
1/ Prouver que le café de papa a été drogué, le micro traffiqué + saisir l'ARCOM pour faire fermer RasoirTV pour ingérence politique grave
2/ Avoir une scène de threesome avec Joaline et Mélanie
Ça veut dire qu'elle devient officiellement éligible à faire partie de l'expérience Célestine
- Elle n'est pas mineure la Celestine ? 
- Si mais bon, c'est pas la première fois qu'il nous parle de son "expérience" 