La dépression, cette petite chose vicieuse qui vous emmène dans des montagnes russes contre votre gré.
J’ai plongé délicatement dedans sans jamais m’en rendre compte, j’essayais de me convaincre que j’étais comblée et heureuse dans ma nouvelle vie. Mais plus les semaines passaient plus les signes étaient présents, je les voyais sans vouloir admettre que c’était vrai. Alors, j’ai fais la fête, j’ai bu plus que de raison chaque week-end mais ça ne changeait rien, non, pire encore, j’ai voulu que chaque jour soit une fête sans prendre en compte que tout ce que je voulais c’était boire pour éprouver de la joie, de la bonne humeur. Et voilà, que mon unique plaisir, me fait à présent pleurer, chaque goutte d’alcool devient des torrents de larmes qui ne s'arrêtent plus. Je me sens si triste, je ne sais pas pourquoi et ça ne s'arrête pas. Alors je cesse de boire un temps et ça va un peu mieux, je mets donc mon état sur le compte de ce foutu alcool, j’ai juste l’alcool triste, c’est ce que je me dis.
Et voilà, que je passe mes journées à ne rien faire, à n’avoir envie de rien faire, j’attends juste que le temps passe mais ça va, je me sens normal, je suis pas triste. Mais là encore, je me sens seule, je me sens vide et en réalité, je cherche le moindre prétexte pour trouver la source, la source de quoi ? je ne sais pas, mais si j’ai des problèmes alors peut-être que j’aurais une raison de pleurer mais tout va bien dans ma vie… enfin ça, c’est ce que je pensais. Arrive ce jour, où j’apprends des choses, mon monde s’écroule, je ne dors plus, je cherche le moindre médicament pour dormir mais rien y fait, je ne dors pas et je prends pourtant plus que le dosage recommandé, je devrais dormir, mais je suis réveillée par mes pensées, tout ce que je ressens, toutes les émotions, les sentiments ne font que m’écorchées. J’ai perdu tout ce à quoi je m'accrochais désespérément, tous mes choix sont remis en question. Pourquoi encore une fois je mérite de souffrir ? Ce n'est pas moi qui me suis fait du tort, non, c’est une personne que j’aime évidemment, qui d’autres pourrait nous faire souffrir, si ce n’est ceux que l’on aime ? Et bon finalement, l’alcool, c’est pas mal et puis bordel, pourquoi c'est cette personne qui me fait souffrir, qui me remonte le moral ?
Et ça va mieux, je suis juste en colère, tout va pour le mieux sinon. Puis vint la seconde chose qui vous fait replonger dans un état de détresse, je rage, je déteste la terre entière mais ça va, je vais bien. La dépression ? non quand même pas (hahaha). J’ai du mal à ressentir quoi que ce soit, il n’y a plus rien en moi, j’ai fais taire ce qui me faisait vivre un enfer, alors je dors, je dors et je dors, je n’ai plus le goût à quoi que ce soit, j’ai juste envie de dormir et d’oublier. Mais tout va bien, rien de grave, je suis là et en vie.
Et voilà que le drame de ma vie survient, je le vis mal, c’est trop, comment je supporte encore une épreuve, c’est trop je craque, oui, JE SUIS EN DÉPRESSION, c’est plutôt clair, mais faut pas se laisser abattre, alors je me concentre sur une seule émotion, la colère, et y’a rien d’autres en moi, mais au moins je garde la tête haute. Et je survis, tout va bien, ça y est je ne suis plus en dépression me dis-je.
Une fois que la colère est passée, je me sens bien, je donne même de foutu conseils aux autres, leurs disant qu’il faut combattre la dépression, se trouvait une activité, une route, conseil que je m’applique et je pense enfin m’en être sorti… Et la je pense, que je suis heureuse, la vie est belle, je me change les idées, je m’empêche de penser.
Et là, c’est le pire, c’est vicieux, TOUT revient, je me suis trop changé les idées, parce que tout revient, tout, et c’est là, vous voulez tout oublier. Je me retrouve une nuit en pleine détresse émotionnelle, je me dis que la vie n’est que souffrance et qu’il suffirait de pas grand chose pour que tout s’arrête et je suis là, je suis seule et je comprends qu’il me faut de l’aide, y’a ce numéro SOS qui faudrait que j’appelle, je passe la nuit à regarder ce numéro en pleurant, sans pour autant appeler et je me résous finalement à aller dormir, non pas sans larmes. Les jours passent et je suis au fond du trou, j’avance difficilement, j’en veux à tout le monde, je suis agacée, triste, rien ne va. Je finis un soir par craquer devant quelqu’un. Cette personne me fait regarder plusieurs choses en face et depuis ça va doucement mieux, j'essaye depuis de me retrouver, dès reprendre goût à la vie, j’essaye de retrouver, peu importe quoi, des choses qui m’ont apportés joie ou satisfaction par le passé, j’essaye d’avoir des envies, n’importe lesquelles, je fais ce que j’aime et ça va, je vais bien mais je reste cette fois consciente que le chemin est encore long, que je suis fragile et qu’à tout moment, ça peut repartir, mais pour l’instant je tiens bon, j’essaye de me guérir réellement cette fois. Je sens enfin le soleil sur ma peau et j’ai l’impression de renaître doucement.
Je n’oublis pas, que j’ai eu des pensées d’une danse avec la grande faucheuse, alors c’est pour ça que j’écris, parce que je me dois de ne pas oublier qu’à un moment j’ai craqué pour éviter que ça revienne un jour, enfin en tout cas, que ça revienne sans crier gare.
POST AVANT : Gpalu
Je voulais juste écrire et c’est fait voilà