Nous voulons substituer, dans notre pays,
la morale à l’égoïsme,
la probité à l’honneur,
les principes aux usages,
les devoirs aux bienséances,
l’empire de la raison à la tyrannie de la mode,
le mépris du vice au mépris du malheur,
la fierté à l’insolence,
la grandeur d’âme à la vanité,
l’amour de la gloire à l’amour de l’argent,
les bonnes gens à la bonne compagnie, le mérite à l’intrigue,
le génie au bel esprit,
la vérité à l’éclat,
le charme du bonheur aux ennuis de la volupté,
la grandeur de l’homme à la petitesse des grands,
un peuple magnanime, puissant, heureux, à un peuple aimable, frivole et misérable,
c’est-à-dire, toutes les vertus et tous les miracles de la République, à tous les vices et à tous les ridicules de la monarchie.“